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u BULLETIN
DU
MUSÉE. OCEANOGRAPHIQUE
DEZ MONA ©
N’ 258-278
— la -
MONACO
AU MUSEE OCEANOGRAPHIQUE
EHE 3
TABLE DES. MATIÈRES
PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
ALBERT ler, Prince pe Monaco. — No 268. — Vingt-cinquième campagne
scientifique {Hirondelle I/).
BRÉMENT (Ernest). — Ne 257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synas-
cidies) du Golfe du Lion. (Note préliminaire).
BRÉMENT (Ernest). — No 269. — Sur la presence, en Méditerranée, d’une
variété de l’Aplidium lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarc-
tique. <
Brian (Dr A.). — No 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spé-
cimen de Lernaeopoda longibrachia Brian.
CHELLE (Dr Louis). — No 260. — Les Bromures des Eaux marines.
CHEVALLIER (A.) et VÉRAIN (L.) — No 255. — Emploi de l’électro-aimant
dans l’analyse microminéralogique des fonds sous-marins.
CHEVREUXx (Ed.). — No 262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Am-
phipodes provenant des parages de Monaco et des pêches pélagiques
de la Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée. k
DELAGE (Yves). — No 267. — La question du Goémon de fond.
FAUvVEL (Pierre). — N° 270.— Quatrième note préliminaire sur les « Poly-
chètes » provenant des campagnes de l’Hirondelle et de la Prin-
cesse- Alice, ou déposées dans le Musée Océanographique de
Monaco.
Gain (L.). — No 278. — Mission Comte Jean de Polignac, Louis Gain:
Campagne du Sylvana (fevrier-juin 1913). Liste des Stations.
GREIN (Klaus). — No 266. — Ein Meeres-Photometer.
GurarT (Dr Jules). — No 264. — Crustacés commensaux et parasites de la
baie de Concarneau. (Travail du Laboratoire de Zoologie et de
Physiologie maritimes de Concarneau).
Jousın (L.). — No 272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comes-
tibles des côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l’em-
bouchure de l'Hérault. (Avec une carte).
Jounin {L.). — No 275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes
recueillis au cours des croisières de S. A. S. le Prince de Monaco.
3e Note : Mastigoteuthis magna, nov. sp.
Lemoine (Mme Paul). — No 277. — Quelques expériences sur la croissance
des algues marines à Roscoff. (Note préliminaire).
Marcecet (Henri). — No 258. — | ’arsenic et le manganèse dans quelques
végétaux marins. (Première note préliminaire).
Marcecet (Henri). — No 265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques
végétaux marins. (Deuxième note préliminaire).
Marcerer (Henri). — No 271. — Analyses des huiles préparées à bord des
yachts de S. A. S. le Prince de Monaco lors de ses eretsienes
scientifiques. (Première note préliminaire).
PEsBLes (Florence). — No 263. — Regeneration acöler Plattwürmer.
I. Aphanostoma diversicolor. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mit-
theilung).
PRINGLE Jameson (A.). — No 273. — A note on some Myxosporidia collected
at Monaco.
RicHARD (J.) — No 274. — Campagne scientifique de l’Zirondelle 1] (1913)
Liste des Stations (avec une carte).
Rose (Maurice). — No 276. — Recherches Biologiques sur le Plankton.
(Deuxième note).
Route (Louis). — No 261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys
profundissimus, nov. gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à
6.035 mètres de profondeur dans Océan Atlantique par S. A. S. le
Prince de Monaco.
TERMIER (Pierre). — No 256. — L’Atlantide (Conference faite à l’Institut
Océanographique de Paris, le 30 novembre 1912).
Verain (L.) et CHEVALLIER (A.). — No 255. — Emploi de l’électro-aimant
dans l’analyse microminéralogique des fonds sous-marins.
ZuGMAYER (Erich). — No 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux
provenant des campagnes du yacht Hirondelle II, 1911 et 1912
(avec un tableau de détermination).
ZUGMAYER (Erich). — No 254. — Le Crane de Gastrostomus Bairdi Gill
et Ryder.
TABLE DES MATIÈRES
Le numéro de chaque article se trouvant au bas du recto de
chaque feuillet il est très facile de trouver rapidement l’article
cherché.
Nos 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des campagnes
du yacht Hirondelle IT, 1911 et 1912 (avec un tableau de
determination), par Erich ZuGMAYER.
254. — Le Cräne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich
ZUGMAYER.
255. — Emploi de l’électro-aimant dans l’analyse microminéralogique
des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN, chargé du cours de
physique industrielle a la Faculté des Sciences d’Alger, et
A. CHEVALLIER, chargé des travaux pratiques de minéralogie
ala Faculté des Sciences de Nancy.
256. — L’Atlantide (Conference faite à l’Institut Océanographique de
Paris, le 30 novembre 1912), par Pierre TERMIER, Membre
de l’Institut, professeur à l’École des Mines de Paris, direc-
teur du Service de la Carte géologique de France.
257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du
Lion. (Note préliminaire}, par Ernest BRÉMENT, préparateur
au Musée Océanographique de Monaco.
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins.
(Première note préliminaire), par Henri Marcecet.
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-
naeopoda longibrachia Brian, par le Dr A. Brian.
260. — Les Bromures des Eaux marines, par le Dr Louis CHELLE.
261..-- Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov.
. gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a 6.035 mètres de
profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le Prince
de Monaco, par Louis Route, professeur au Museum d’His-
toire Naturelle.
262:
2103.
204.
a OR RAR EN RE ec
ARRETE a N 2 2 Te Wil LU RE
UE or
Ki - Wels
Sur quelques interessantes especes d’Amphipodes provenant
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la Prin-
cesse-Alice et de l’HXirondelle JI en Méditerranée, par
Ed. CHEVREUx.
Regeneration acöler Plattwürmer, I. Aphanostoma diversi-
color. Mit 4 Textfiguren (Vorläufige Mittheilung), par
Florence Preestes, Ph D., Arbeiten aus dem Laboratorium
des Musée Océanographique in Monaco.
Crustacés commensaux et parasites de la baie de Concarneau
(Travail du Laboratoire de Zoologie et de Physiologie mari-
times de Concarneau), par le Dr Jules GurarT, professeur a la
Faculté de Médecine de Lyon.
L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins.
(Deuxième note préliminaire), par Henri MARCELET.
Ein Meeres-Photometer, par Von Klaus GREIN.
La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, directeur
de la Station Biologique de Roscoff.
Vingt-cinquième campagne scientifique (Hirondelle II). Note
de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco.
Sur la presence, en Méditerranée, d’une variété de l’Aplidium
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, par
Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océanographique
de Monaco.
Quatrième note préliminaire sur les « Polychètes » provenant
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou
déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, par
Pierre Fauve, professeur à l’Université catholique d'Angers.
Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S. A. S. le
Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques. (Pre-
miére note préliminaire), par Henri MArceELET, docteur de
l’Université de Montpellier.
Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des Cötes
de France. La Méditerranée : de Cerbere à l'embouchure de
Herault. (Avec une carte), par L. Jousin, professeur au
Museum d’Histoire naturelle de Paris et a l’Institut Océa-
nographique.
A note on some Myxosporidia collected at Monaco, By
A. PRINGLE JAMESON, Biology Department, Imperial College
of Science and Technology, South Kensington, London.
Campagne scientifique de l’Hirondelle II (1913), Liste des
Stations (avec une carte), dressée par J. RICHARD.
Etudes preliminaires sur les Cephalopodes recueillis au cours
des Croisières de-S.A, S.. le Prince.de Monaco. 322g
Mastigoteuthis magna nov. sp., par L. Jounin, professeur
au Museum d’Histoire Naturelle et à l’Institut Océano-
graphique.
- Quelques expériences sur la croissance des algues marines à
Roscoff. (Note préliminaire), par Mme Paul Lemoine, Docteur —
ès- sciences.
278. - — Mission Comte Jean de Polignac, Louis Gain. en du
Sylvana (fevrier-j -juin 1913). Liste des Stations, par L. Gan,
Docteur ès-sciences.
oe
I Janvier 1913.
BULLETIN
DINSTITUT OCLANOGRAPHIOUR.
Fondation ALBERT Ier, PRINCE DE son
=
| Diagnoses. des Stomiatidés nouveaux
= . provenant _ :
des ‘campagnes du yacht « Hirondelle I »
(1911 et 1912)
= te un TABLEAU DE DETERMINATION)
Par Erich ZUGMAYER
MONACO
SAEs
_Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes :
19 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès
internationaux.
"2° Supprimer autant que possible les abréviations.
3° Donner en notes au bas des peers ou dans un index indications A
© bibliographiques. i
_ 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin.
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (H. B. ) ou
a l’encre de Chine.
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les. papiers
calques les recouvrant. :
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur
| papier procédé.
8° Remplacer autant que possible les planches Dr des figures dans le |
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands‘que
la dimension définitive qu’on désire.
Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le
manuscrit — suivant le tarif suivant :
‚50 ex.: | 400 ex. | 150 ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500 ex.
Un. quart de feuille SE 4E ». |. 5f 20]: 6f80 |. -8f40 | 10 40 17800
Une demi-feuille.......- 15470 6,70 | +8: 805 10, ».| 13 40 192 80
Une feuille entiere....... 8 10 | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80
Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu.
Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a l'adresse suivante :
Musée océanographique (Bulletin), Monaco.
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 253. — 1 Janvier 1913.
Diagnoses des Stomiatidés nouveaux
provenant
des campagnes du yacht « Hirondelle II »
(1911 et 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION)
Par Erich ZUGMAYER
Pendant les années 1011 et 1912, l'AZRONDELLE II ori
un grand nombre de poissons surtout bathypélagiques, dont
S. À. S. le Prince Albert I® de Monaco a de nouveau consenti
à me confier l'étude.
Des espèces et des genres nouveaux semblent se trouver
dans plusieurs groupes des poissons recueillis; J'ai d’abord
étudié la famille des Stomiatidés et j'ai trouvé parmi ceux-ci un
nouveau genre et cinq nouvelles espèces. Ce sont les suivants :
Aristostomias, n. g.
Aristostomias Grimaldii, n. sp.
Campagne de 1912 2'Stn. 2222; 25014 o metres.
Ce nouveau genre se distingue de tous les autres connus
dans la famille en ce qu’i! offre la combinaison de l’absence du
=. : 4 ; — 9 —
plancher de la bouche et la présence d’un barbillon. Comme
chez Photostomias et Malacosteus le plancher de la bouche n’est
pas formé par de la peau, mais par un ligament, qui s'étend de
l'arc hyoïdal à la symphyse mandibulaire, laissant libre l’espace
entre les os dentaires et ce ligament. Le barbillon sed ume
épaisseur moyenne ; 1l dépasse le double de la longueur de la
tete, il est noir et se termine en un renflement leser ct /onlome.
Les nageoires dorsale et anale sont sur la même verticale à
l'arrière du corps ; la ventrale, qui prend naisssance à l'arrière
de la moitié de la longueur totale, n'offre nul trait particulier;;
la pectorale se compose de rayons fins, courts et soyeux, à l’ex-
ception des deux premiers; ceux-ci. portent des rentlements
mous et épais, qui se terminent également en fils, rappelant les
barbillons d’un certain nombre de Stomiatidés. Les rayons de
cette nageoire sont si fins, quil est impossible de dire s'ils sont
divisés depuis leur base ou bien s'il s’agit de rayons indé-
pendants, à l'exception des deux ci-dessus mentionnés.
DEP 00), V6 A6 Crenveser
Des dents non renversables se trouvent sur les mächoires,
des dents renversables sur les palatins et la langue. Les dents
antérieures de la mâchoire inférieure sont très. grandes, en
forme de crochet et elles rappellent celles d’Odontostomus. |
On distingue un grand organe photodotique préorbitaire et
un autre sousorbitaire ; de plus il y a d'innombrables petits
organes sur le-reste de la tete et sur tout le corps: 2
L’aspect général et les proportions rappellent le genre
Malacosteus.
Un exemplaire de 85 millimètres.
Je prie 5. A. S. le Prince Albert I* de Monaco de daigner
accepter la dédicace de cette nouvelle espèce.
Eustomias tetranema, n. sp.
Campagne de: 1912.: Stn. 3202; 3000-0 mètres. Un exem
plaire de 110 millimètres.
Des MP Ad Go
PURE
Ce poisson concorde avec les espèces connues en ce qui
concerne son aspect général, ses proportions et la position de
Brklorsale, qui commence bien en arrière de l'origine de
l’anale. Mais il s’en distingue par la forme de la pectorale, qui
ne consiste qu'en un seul rayon et surtout par la forme du
barbillon. Celui-ci prend naissance à l'arc hyoïdal et s'étend
“Haboid a une distance égale à celle entre le museau et la
pectorale. À ce point il se ramifie de sorte que trois branches
de la même épaisseur s’écartent du tronc; chaque branche
atteint la longueur multiple de la portion basale et elles sont
munies de renflements oblongs se terminant en fils minces.
a partie jdistale du tronc offre les mêmes traits que les
branches.
a Parrière de l’œ1l se trouve un grand organe lumineux,
et des séries d'organes latéraux et ventraux sont également
présentes comme dans les autres espèces.
Eustomias Boureei, n. sp.
Campagne de 1011: Stn. 3270, 3000-0 mètres. Un exem-
plaire gomm,
Deane Ie 1.9... 7,. Aco}.
Eustomias distingué d’E. telranema en ce que le barbillon
n'offre pas de ramification et que la pectorale se compose de
plusieurs rayons. Des espèces FE. braueri et E. obscurus il se
distingue par le fait que la pectorale porte un rayon isolé et
allongé.
Le barbillon a environ trois fois la longueur de la tête ;
il est noir, mince et se termine en un renflement blanc.
La disposition des organes photodotiques est la même que
dans les autres espèces.
se prie M. H. Bourée, aide de camp de S. A. S. le Prince,
d'accepter la dédicace de cette nouvelle espèce.
Melanostomias Braueri, n. sp.
Campagne de 1912 : Stn. 3284, 1000 à o mètres. Un exem-
paire. 119"
DÉC NRA ETS ey env.. 25.
(253)
=
Cette nouvelle espèce se distingue des deux espèces décrites
par M. Brauer (M. melanops et M. Valdiviae) par la formule des
nageoires, surtout de la pectorale, dont le nombre de rayons
n’est que 2 au lieu de 5 ; de plus par le nombre et la disposition
des organes photodotiques ; ceux-ci sont disposés comme suit :
Série latérale : Depuis l’opercule Jusqu'à la ventrale 25e
jusqu’à la fin de la série 10. Série ventrale : sur l’arc hyoidal 8;
sur l'isthmus, 8; après un petit intervalle 5 organes “some
groupés à côté de la pectorale; un autre intervalle; puis 18
organes jusqu’à la ventrale; depuis la ventrale jusqu’à l’anale 123
depuis là jusqu’à la caudale, 9.
La mâchoire inférieure est fortement courbée vers le haut
et elle est plus longue que la supérieure, de sorte qu elletomme
l'extrémité du museau quand la bouche est fermée.
Le barbillon du présent exemplaire est très court, mais
on voit quil a été arraché et qu'il était en voie de régénération.
Je prie M. le professeur A. Brauer de bien vouloir accepter
la dédicace de cette nouvelle espèce.
Echiostoma Richardi, n. sp.
Campagne de 1912 : Stn. 3264, 1000-0 metres. Ünrex m
plaine 2e
Dose AE °C. O 200
Ce poisson offre les caractères génériques d’Echiostoma ;
il se distingue des espèces décrites en ce que la pectoraleves:
présente, mais réduite à un seul rayon, qui est fort à sa base,
très fin à son extrémité. Un grand organe lumineux de couleur
rose-pale à l'arrière de l’ceil.
Je prie M. le Dt Jules Richard, directeur du Amer ze
Monaco, de bien vouloir accepter la dédicace de cette nouvelle
espece.
Astronesthes myriaster, n. sp.
Campagne de rorr : Stn. 3107, 4000 à o mètres. Un exem
DIEM Se
Dis ES. Fea 4.
Pre
Dans ses proportions, ce petit poisson rappelle A. indicus
Brauer, avec lequel il concorde aussi en ce que la dorsale se
termine sur la verticale du commencement de l’anale. Mais il
Sem distingue, comme de toutes les espèces décrites, par le
nombre énorme de ses organes photodotiques. Parmi ceux-ci,
on distingue avec peine les séries d'organes qui s'étendent de
l'isthmus à la pectorale et de là vers la ventrale et l’anale; ces
ergames en séries se perdent presque dans la multitude des
autres, qui ne sont que très peu plus petits que ces premiers ;
iis se trouvent sur toute la tête et presque tout le reste du corps
par centaines; seul le bord inférieur de la mâchoire inférieure
est bordé de chaque côté d'environ 50 organes pigmentes; le
peste de la mâchoire en porte plus d’une centaine, et on en
constate autant sur les joues, les opercules et Visthmus. La
ligne ventrale est bordée d’une double série d’organes au nombre
d’environ 200; sur le reste du ventre et sur les côtés ıls abondent
également; vers le dos ils diminuent en nombre, grandissant
en même temps en circonférence ; sur le dos proprement dit
ils font défaut, ainsi que sur les nageoires et sur le barbillon.
L'œil est entouré de petits organes sans pigment; un grand
organe sousorbitaire et un autre sur l’opercule.
Le barbillon est plus long que la tête, blanc, d'épaisseur
considérable et moyennement renflé à son extrémité.
Le nombre des genres connus dans la famille des Stomiatidés
a été beaucoup augmenté pendant les dernières années. Dans
son tableau de détermination, M. Brauer, en 1905 à 1906,
inémHonne 16 genres; en ce moment, on.en connait 22. Sans
doute, ce nombre ne restera pas stationnaire pour longtemps ;
grâce aux progrès de la technique, on trouvera encore de
nouveaux genres, de sorte que le tableau de détermination, que
je donne ci-contre, deviendra bientôt obsolète ; mais en attendant
de nouvelles découvertes, il rendra service pour quelque temps.
(253)
Tableau de détermination
pour les Genres de la famille des STOMIATIDES
Dorsale entierement ou presque entie-
rement a layant de’ lanale, a
l’arriere de la ventrale et de la
moitie du corps.
Aı Barbulon absent. 07... 2.
B. Barbillon présent
I. Dents maxillaires peu nom-
breuses, à grands intervalles...
Il. Dents maxillaires nombreuses
en une série continue
Dorsale à l’avant de l’anale et de la
moitié du corps.
A. Premier rayon de la dorsale très
allongé, pectorale et écailles pré-
SEITE Sie ne SA Es D ee
B. Pas de rayon allongé, pas de
pectoralc, pascd ecailless: 2... ..%
Dorsale et anale de meme grandeur,
commençant sur la meme verticale
dans le dernier tiers du corps.
A. Plancher de la bouche pas formé
par de la peau, mais seulemeut par
un ligament hyoideo-mandibulaire.
1. Barbillon present...
II. Sans barbillon
aSBectoxalerpresemier ne :
b)’ Sans peetoralee ans "re
B. Plancher de Jar bouche couvert
de peau.
1: Sansabarbilloen Nun nr
IT. Avec un barbillon.
a): Pectonale presente, rayons
homogenes, pas de rayon isole.
ı) Ventrale bien a l’arriere de
la moitie du corps.
a), Ecatlles presentes.
* Ventrale courte,normale.
= Mentraler tres "alloneee,
AUNT OT NC seiner 0 ae 5
ß) Pas d’ecailles.
Barbilionssimple rn,
sBarbillonesranmihios ere:
2) Ventrale voisine a la moitié
du corps.
a) Maxillaire sans dents,
barbillon plus court que
lautete SEEN eee
ß) Maxillaire denté, barbillon
Pls somes chile datete Aer
oer ee
Bathylychnus
Borostomias
Astronesthes
Chauliodus
Idiacanthus
Aristostomias
Malacosteus
Photostomias
Bathophilus
Stomias
Macrostomias
Melanostomias
Nematostomias
Pachystomias
Dactylostomias
A. Brauer
T. Regan
Richardson
Schneider
Peters
Zugmayer
Ayres
Collett
Giglioli
Cuvier
A. Brauer
A. Brauer
Zugmayer
Günther
Garman
en tte en a =
B. II. bj Pectorale absente, ou réduite
à un seul rayon, ou avec
plusieurs rayons dont un est
isolé.
1) Ventrale approchee à la
moitie du corps.
a) Rayons de la pectorale
et. de las ventrale ‘tres
allonges, capilliformes..
ß) Pas de rayons allonges.
*Une bande photodotique
recourbée sur les flancs.
** Pas de bande photo-
HOME UN rt.
2) Ventrale bien à l'arrière
de la moitié du corps.
a) Maxillaire sans dents...
ß) Maxillaire dente.
* Corps moyennement
allonge,hauteur maxima
au milieu de lalongueur.
Corps tres allongé,
hauteur maxima dans
la région céphalique
XX
Dorsale beaucoup plus courte que
l’anale ; elle commence a l'arrière
de l'origine de l'anale dans le
dernier tiers du corps.
DeNoente \:. EEE
Trichostomias
Lamprotoxus *)
Grammatostomias
Opostomias
Echiostoma
Photonectes
Eustomias
Zugmayer
Holt et Byrne
Goode et Bean
Günther
Lowe
Günther
Vaillant
Sie memoire.ou sera deerit ce nouveau genre nest, en ce moment,
pas-encore sorti de la presse ; c’est grâce a l’obligeance de M. E. W. L.
Holt que je peux déjà le mentionner.
(253)
Le Dole est en Er cher renden I, Gas Gree = a =
Berlin et chezM. Le Soudier, 7 170 ‚boulevard Saint- Gomes
a Paris.
. Les numéros u Ballen se vendent séparément aux prix. Be
Suivants et: franco : : DEE
No ‘ Bee Fre. tes = om
235. — Ein Hilfsmittel für direkt Strommessungen in grossen a à
re Meerestiefen, von Klaus GrEın. (Neapel). ....me..unu 7»
236. — Contribution à l'analyse biologique du phénomène-de la
régénération chez les Nemertiens, par le D’ Mieczyslaw-
FE MSN ER Rees new Se de de DC
237. — ‘Recherches biologiques sur le Plankton (première note), Se
os par’. Maurice ROSE says Ye. see paw ns Os a sers er
238. — Note préliminaire sur les « Podosomata » (Pycnogonides) 5 =e
du Musée Océanographique de Monaco, par J. C. C.
LOMAN 0. eevee tee cee cee sesssesseseeseseseehesesseisessess 1 DO
é 230. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Princesse- Re
; Alive, par Edgard HÉROUARDE, 40:23 cea pis 0 ner 18
“240. — Surl’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentr otus
; lividus, par J. RUNNSTRÔM.........444,44,.44.... eee 1 50,
241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis. pendant
En les campagnes de S..A. S. le Prince de Monaco, par A.
RER ee ne Re ee tee Oe
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken Bi phototak-
5 tischer Seetiere; von, KQUS GREINS NT ne een
243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du
_ Musée Océanographique, par Louis RoOULE.............. 2 »
244. — Les Peltogastrides du Musée Oesanbgraplinue, de ek a
par -J. GUERIN-GANIVETS ose esc cence pb nn servis steatee Fo @
245. — L'effet de l’inanition surla larve de l’oursin, par J. RUNNSTROM 2.»
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons
provenant des campagnes de S. A. S. le-Prince de
Monaco, par le?D° Joseph NUSBAUM. ©. rose)
247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez
727.5 “a larve de-VOursin, par L'RUNNSTROÔM. 4,4%... 71 58
248. — - Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note pr CRE €); par.
Ernest PRÉMENT. 32 a ch denis ee et data ee DO
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen
pal vicar. Von Klausuren. oss oo be cis tay pa bas. aa ee
250. — Sur une variété méditerranéenne de l'Aplidium cœruleum .
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire),
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano-
graphique de Monaco:.........,,........4..... Re don)
251. — Campagne Scienti fique de !’ Hirondelle IT (1912), Liste des ;
Stations-(AVEC-UNE CARTE) was 63,0 ves cones se ee HT D
252. — Sür une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania
phacellina, n. sp.) par E. TorseEnr, Professeur a la
Fachlte des. Scientes de: DW... er)
253. — Diagnoses des Stomiatides nouyeaux provenant des cam- =
pagnes-.du yacht « Hirondelle II » (rgır -et 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. 1.»
a
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MONACO. — IMPR. DE MONACG.
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I*, Prince de Monaco)
No 254. — 10 Janvier 1913.
Be Crane
de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder.
Par Erich ZUGMAYER
Dans mon ouvrage sur les poissons dela PRINCESSE-ALICE
(x) j'ai donné une description générale du crane de Gastrostomus,
Pome eu speeitier les détails et [a dérivation génétique des
différents os.
= ja nie dune publication de M: C. T. Regan: {2} j'ai
repris l'étude du crane mentionné, à la fois à l’aide du matériel
déjà à ma disposition et de celui que m'offraient les exem-
plaires qui durant les années 1911 et 1912 furent pêchés par
MÉMRONDELLE IT.
Le crane de Gastrostomus se compose des os suivants, aux
noms desquels je joins les expressions latines.
Nasal (Nasale) | Occipital supérieur (Supraoccipitale)
Ethmoide (Mesethmoideum) Occipital lateral (Exoccipitale)
Frontal antérieur (Ethmoideum | Occipital externe (Epioticum)
laterale) Basilaire (Basioccipitale)
Frontal principal (Frontale) Vomer (Vomer)
Frontal postérieur (Sphenoticum) | Sphenoide (Parasphenoideum)
Mastoidien (Pteroticum) Aile du sphenoide (Prooticum)
Parietal (Parietale)
Le suspenseur, dirigé obliquement vers l’arriere et vers le
bas, se compose de deux os, à savoir, le transversal (Hyoman-
., dibulare) et le jugal (malaire, quadratum). Tous deux sont
énormément allongés et offrent une articulation au point où
u D —
ils sont réunis. Le transversal étant en outre articulé assez
librement avec le mastoïdien, la mâchoire supérieure est mobile
autant dans le sens de l'horizontale que de ja mere
Conformément à la longueur du suspenseur, le maxillaire
même, qui le suit de très près, est aussi plus de sept fois plus
long que le cräne proprement dit. |
A l'étude du premier exemplaire je croyais reconnaître dans
une petite crête osseuse fixée au vomer une trace des interma-
xillaires, mais comme je ne peux retrouver cette erere dans
aucun des cranes étudiés plus tard, il faut admettre que l'in-
termaxillaire fait complètement défaut. Les maxillaires, qui
sont, comme la mâchoire inférieure, couverts de très petites
dents granulaires, se réunissent vers l’avant sans membre
intermédiaire et à un point situé sur la même verticale que
le bord postérieur de l’oeil. L’extrémité de la mâchoire supé-
Tieure n'est réunie au museau que par de la peau. Je ne pen
trouver ici une formation analogue au « movable ethmoidal
rostrum », qui existe chez Saccopharynx ampullaceus Harw. et
qu'a décrit M. Regan (2). On peut, il est vrai, fléchir la partie
rostrale du crâne vers le haut et vers le bas, mais comme le
vomer ainsi que les os voisins suivent cette flexion, elle doit
être attribuée à l’élasticité des os qui contiennent très peu de
substance calcaire, et non pas à une articulation prononcée.
Cette difference entre les cranes de Gastrostomus et de Sacco-
pharynx est augmentée par la présence d’un nasal distinct chez
le premier poisson ; chez Saccopharynx Vethmotde forme
l'extrémité antérieure du crâne, et la partie rostrale est allongée,
tandis qu'elle s’élargit latéralement chez Gastrostomus. D’autres
differences existent encore: Chez Gastrostomus le frontal est
plus petit que le pariétal, comme l'a déjà fait remarquer
M. Regan; chez Saccopharynx, c'est le contraire. De plus, le
frontal postérieur couvre une surface bien plus grande et il
envoie deux extensions en forme de lamelles vers la face dorsale
ainsi que vers la face ventrale de la tête. Cette formation s’ex-
plique par l’elargissement du crane. Les os sont très cartila-
gineux, comme je l’ai déjà remarqué, et très minces ; un agran-
dissement de la tête doit donc diminuer la stabilité, dont le
De) 7 äh) ma" +
RO ee ER A
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poisson a besoin pour diriger ses énormes mächoires : faute de
substance calcaire, la solidification du crâne est provoquée par
la fixation intime des os.
M. Regan est d’avis de ranger Gastrostomus et Saccopharynx
dans deux familles différentes, à savoir, les Saccopharyngidae,
comprenant le seul genre Saccopharynx, et les Eurypharyn-
gidae, comprenant les genres Eurypharynx, Gastrostomus et
Macropharynx. J'ai déjà dit dans mon ouvrage ci-dessus men-
tionne (I), qu'il me semble nécessaire de réunir les genres Gas-
trostomus et Macropharynx en considérant la grande ressem-
blance entre eux et la petitesse et l’état endommagé du seul
spécimen sur lequel le dernier genre est basé. Quant à la sépa-
ration systématique des Æurypharyngidae et des Saccopharyn-
gidae, il faut admettre qu'il existe des raisons assez bien fondées
pour soutenir cette idée, autant qu'on ne trouve pas de membre
intermédiaire.
La position de ces deux familles qu'on a réunies dans l’ordre
des Lyomeri, est très difficile à fixer vis à vis du système général.
Paper exterme est en faveur du voisinage des Apodes.
Günther (3) Boulenger (4) et moi-même nous sommes pro-
noncés à cet égard. Gill (5) cependant et plus récemment C. T.
Regan (2 et 6) sont d'opinion que les Lyomeri n'ont aucune
parenté proche avec les Apodes, tandis que Brauer (8) qui ne
pouvait naturellement pas disséquer son seul spécimen, se borne
à le laisser parmi les Apodes. Le fait que les canaux des organes
Ber sencration sont bien développés, est, en effet, en faveur
d’une séparation, mais beaucoup de traits caractéristiques chez
les Lyomeri rappellent les Apodes. C'est surtout le fait que l’ap-
pareil operculaire est très réduit et le squelette branchial tout à
fate rudimentaire et très éloigné de la tete; de plus que les
intermaxillaires ne sont point développés, que l’appareil hyo-
palatin est réduit à 2 os, que les os du « rocher » (opisthoticum)
et le sphénoïde antérieur (basisphenoïdeum), font défaut ainsi
que le surscapulaire (posttemporale), qu'un condyle exoccipital
n'existe pas, et enfin le fait que les nageoires ventrales et les
appendices pyloriques sont également absents.
M. Regan a cherché à établir des relations de parenté entre
(254)
ER ER a Leet PT PRE EP EE EE RER RO ON nk AO ETES de PR NU A Er a)
RR EA are, BE NOR ne eh ner
x
— 4 —
les Lyomeri et certains groupes des Jnzomi, comme les Syno-
dontidae; en faveur de cette idée il mentionne la similarité du
suspenseur, la grande gueule et le court museau ; on pourrait
encore ajouter, qu'ici comme là il existe des canaux de génération
et que la formation des vertèbres porte aussi quelques ressem-
blances. Mais la vessie natatoire est toujours absente chez les
Lyomeri, tandis qu'elle peut se trouver chez les Inzomz; la l'arc
huméral est toujours attaché au crane; ici cest le contient
et surtout les intermaxillaires. jouent un role de e@ramge:
importance chez les /niomi tandis que chez les Lyomeri il n’y
en a pas du tout. Les Lyomeri semblent donc être aussi éloignés
des Zniomi qu'ils le sont des Apodes, sinon plus encore.
Mais il existe un poisson dont le crane a encore été décrit
par M. Regan (7); c'est le genre Alabes de la famille des
Symbranchidae. Le crane de ce poisson offre des ressemblances
surprenantes avec celui de Gasirostomus. Non seulement parce
qu'il se compose exactement du même nombre d'os, mais les
os sont évidemment de même origine et sont en outre presque
disposés de la même manière. Il est vrai que les deux pariétaux
sont séparés par l'occipital supérieur et que la présence et la
forme des intermaxillaires semblent présenter un trait opposé;
l’aspect externe aussi est assez different. Si cependane nous
considérons que les Lyomeri, grace à leur vie bathypélagique
et leur mode de nutrition forcément changé, ont dû subir des
changements considérables avant d’en arriver à l’état actuel, les
différences ne sont pas si grandes qu’on ne puisse penser à
une parenté ; ıl faudrait avoir et étudier des Gastrostomus ou
Saccopharynx très jeunes pour pouvoir émettre une opinion
plus nette à cet égard. |
J'arrive donc à conclure que Gastrostomus et les autres
Lyomeri constituent un groupe de poissons qu'il ne faut pas
trop éloigner des Apodes, dont les Symbranchidae forment une
branche qui ne s’est pas écartée depuis trop longtemps et qui
a conservé quelques traits de ressemblance avec les L;-omeri;
ceux-ci, il faudra toujours les considérer comme un groupe qui
a souffert une dégénérescence profonde.
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(254)
LITTÉRATURE
I) Zucmaver, E. : Poissons de la PRINCESSE-ALICE etc, Res. Camp.
Scientif. etc. fasc. XXXV, Monaco 1911. HL &
2) Recan, C. T.: Anatomy and Classification etc. Lyomeri; Annals au 3
Mag. Nat. Hist.,.(8), v.. X, 1912.
3) GÜNTHER, A. : Deep ie Bes, CHALLENGER, v. XXII. 1887.
4) une G. A. :’ Teleostet, Canine Nat. Hist. ve Vi agro:
5) Girt & Ryper, Oceanic Ichthyology, Cambridge, U. S. A. 1806.
| 6) Recan C. T., Anatomy and Classification etc. Iniomi. Annals and |
Mag. Nat. Hast: (8) VON IL 1648.) 2 A.
7) REGAN C. T., ou and classification etc, Symbranchoid ke. "8
se => Ibid. y Ixy nors: one
A 8) Braver A., Wiss. Erg. d. deutschen Tiefsee-Exped. Tiefseefische
Ire 1906.
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Le Ballein! est en dépôt chez Frieden
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a Paris. |
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“236, — en a Veanlalyde biblogique ue Dh de. la
\ régénération chez les Némertiens, par le D'' Mieczys slaw
Ce ACP ER Doss Gin ed psa sige ae hen SE ee
. — Recherches biologiques sur le Plankton (première note),
par Maurice ROSE. 3.222 st en RE
— Note préliminaire sur les « Podosomata » (Pycnogonides) à
du Musée Océanographique de Monaco, par J. C. C.
LOMAN +. .sessr cesser recente tresses stress
+
> 230; oe Holothuries nouvelles des campagnes du yacht ‚Princesse- =
‚Alice, par Edgard HÉROUARD: .....:.....4.4., nennen
ae 240. — Sur l'appareil excréteur chez la larve de So tus”
lividus, par J. RUNNSTROM 63. Scenes weno rae ee
241. — Note preliminaire sur les Cirrhipedes recueillis . pendant — De
les campagnes de S. A. S. le Prince de Monaco, Par A. ts
GA RS LE FORUM TUE See Peer eee eee ee cena |
à 242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak-
tischer Seetiere, von Klaus GREIN +... à
243. — Notice sur les Scene conservés dans les collections du. Ve
Musée Océanographique, par Louis RouLe.........:....
2 244. — Les Peltogastrides du Due EN de Mona 0,
- par Je \GUERIN-GANIVET. 444,40. ee ewe e tee puole die ini»
. eA ay L'effet del’ inanition sur la larve de I’ oursin, par Jy RUNNSTRÔM
‚246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons _.
“ii .-provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de. = eS
: 11 % Monaco; par le :D' Joseph NUSBAUM. og co shut eee wee
247 — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez.
‚la larve de l’Oursin, par J. RUNNSTRÔM.: 44. ee tok SG
248. probate (Eudistoma) banyulensis, nov. sp... Synascidie |
1 nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminair é), pa
Ernest BRHMENTe Ne er da di REN Zi
5 249 —Vorlanige Mitteilung, über photographische Lichtmessungen.
; im Meer, von Klaus GREING oo Vie este wont Eat 1
250. a) Sur une variété méditerranéenne de VAplidium ceruleum.
Lahille, Synascidie de la Manche. ‚(Note pt éliminaire), à
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano-
“graphique Je MODACO ng ee NOR RUN DE ne
ap. — ‘Campagne Scientifique. dev!’ Hirondelle I (1912), Liste des
_. Stations (AVEC UNE DART) de ie nee Da IC ENS ESS
252. — Sur une grande Tedania sale de Açores Tedania
phacellina, n. sp. À Apart ee ena ‘Professcurs a bla
“Faculté des Sciences de DEORE aie en re
N Diagnoses des Stomiatides nouveaux ‘provenant. des « sui
pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich Zuomax IR.
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par. Erich
ZUGMAYER eus rite eee.
| “MONACO. — IMPR. DE MONACO.
de Te eleetro-: aimant
l'analyse | mierominératogique
Par. = RAIN = 22
cours de ne industrielle à ala Faculté des Sciences d’ Alger. 2
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tiques de minéralogie à la. Faculté des = Ae peak
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‘Gs MAR12 1913,
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~ internationaux. = a eae : Ne
20 PRE autant que possible les abréviations. a.
bibliographiddes<
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. | GR ET
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc,au crayon Wolf (a. B.) ou:
à l'encre de Chine. en re
60 Ne pas mettre la lettre sur ies dessins originanx mais SU les pa
calques les recouvrant.
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur
papier procédé. te
: 8° Remplacer autant que be les ee par des Égures. dane {
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d'un quart De grands que
la dimension définitive qu’on en
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Les auteurs recoivent 5o exemplaires de leur mémoire. Ils Ne. en |
_ outre, en faire tirer un nombre quelconque + faire te demande sur le
- manuscrit — suivant le tarif suivant : rt
50 ex. | 100 a | 150 ex. 200 ex. | 950 ex. :
[Un quart de feuille ...... Sgt ve 520 6f80 | 80 | 10 40 | 1780 fe Fe
Une demi-feuille. .....:..12470.7.670,.880 | 11. 112 40 | 22 80 |
Une feuille Née 8 10 2 = pee ae oe ag ae) 2 : 80.
u faut ajouter: à ces prix celui des planchés quand il y a lien.
}
Musée océanographique Bulletin), M | onaco.
hg
|
BULLETIN DE EINSTITUT. OCFANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 255: — 15 Janvier 1913.
Emploi de lelectro-aimant
dans l'analyse microminéralogique
des fonds sous-marins.
Par L. VERAIN
Chargé de cours de physique industrielle à la Faculté des Sciences d’Alger.
et
A. CHEVALLIER
Chargé des travaux pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de Nancy.
Dans un mémoire précédent (1), nous avons montré tout le
parti que l'on pouvait tirer de l’usage d’un électro-aimant
construit d’une facon rationnelle, pour l'étude des minéraux
en grains et notamment pour l'étude microminéralogique soit
des fond marins actuels, soit des fonds marins anciens, c’est-a-
dire des roches sédimentaires.
Depuis la publication de ce travail, des renseignements
complémentaires nous ont été demandés relativement à la
construction d’un électro-aimant trieur. Nous pensons répondre
à ces demandes en publiant une nouvelle édition, complètement
transformée, de notre premier mémoire. Sans laisser de côté
les minéralogistes et les géologues qui pourront en tirer leur
(1) A. CHevarLier et L. VÉRAIN. — Sur le triage des minéraux par
Déléciro aimant. C. R. A. S. T. CXLVI p. 487;2 Mars r908 et Bulletin de
la Société des Sciences de Nancy 1° Avril 1908 fasc. III, p. 267-278.
— 5 —
profit, nous nous adressons ici plus spécialement aux océano-
graphes s’occupant de lithologie sous-marine. C’est pourquoi
nous insisterons sur le côté matériel de l’établissement et du
fonctionnement d’un électro-aimant ; nous ajouterons quelques
modifications et simplifications que nous avons cru devoir
apporter à l'appareil primitif et nous terminerons par des
instructions pratiques pour l’etude des fonds marins. :
Historique. — Actuellement, dans les mines, on utilise
l'attraction différente des éléments des roches par un électro-
aimant de puissance variable pour séparer les minéraux ferru-
gineux de ceux qui ne le sont pas. On débarrasse ainsi de la
gangue stérile et dune manière très économique, les minerais
de fer magnétiques ou rendus magnétiques par le grillage.
La première application de cette méthode pour l'étude
scientifique des roches a été faite par Fouqué. Voici sa manière
d'opérer telle qu'il l’a décrite (1).
« Si on prend un électro-aimant en communication avec
« une pile et qu’on le promène au milieu d’une roche pulvérisée,
« les minéraux ferrugineux s’y fixent et 1l suflira d'interrompre
« la communication pour que ces parcelles retombent dans un
« récipient préparé pour les recevoir. On emploie dans ce
« but une pile d’éléments Bunsen grand modèle quil est
« avantageux de disposer en séries parallèles. Plus le nombre
« des éléments est considérable et moins est grande la proportion
« de fer contenue dans les derniers minéraux enlevés par
« l’électro-aimant. Mais sauf pour le fer oxydulé, on n'obtient
« aucun résultat au moyen d’un simple barreau aimanté.
« Deux ou trois éléments suflisent pour la hornblende, l’augite
« ou l’olivine, riches en fer, mais il est nécessaire de prendre
« une pile de huit éléments pour les minerais pauvres en fer.
« Avec un appareil Gramme, mû par un moteur à gaz, on
« peut recueillir en quelques instants le mica ferro-magnésien
« d’un granite — quoique ce minéral ne contienne pas plus
«de 13 °/, d'oxyde de fer, ajoute de Lapparent (2),
(1) Fouqué et Micnei-Lévy. — Mineralogie micrographique. Paris
1879, DE Qi
(2) De LAPPARENT. — Traité de géologie. Paris. Masson 1906, p. 601.
ENTER
« Remarquons cependant que la chlorite qui contient une
« proportion de fer relativement plus considérable, est abso-
« ment rebelle à ce traitement.
Dans un autre ouvrage (1), Fouqué complétait ainsi sa
méthode.
« En remplaçant la pile par une machine électro-magné-
« tique puissante, on augmente la netteté des phénomènes
« d'attraction; ainsi avec une machine électro-magnétique de
« la force de cinquante grands éléments Bunsen, on enlève
« rapidement la biotite des granites pulvérisés, mais la bobine
« de l’electro-aimant, étant de dimensions nécessairement
« limitées, s’échauffe bientôt considérablement et il y a danger
« de voir fondre la gutta qui entoure les fils ».
Depuis cette époque les différents traités spéciaux français
et étrangers, même les plus récents, n’ont fait que reproduire,
à peu près textuellement et sans rien y ajouter, la méthode de
Fouqué telle qu’elle vient d’être décrite.
La préparation longue et fastidieuse de plusieurs éléments
Bunsen, leur nettoyage après l’opération, le tout pour un triage
qui la plupart du temps ne devait durer que quelques minutes,
étaient cause que bien des savants reculaient devant la besogne
et renoncaient a se servir de l’électro-aimant. Fouqué obtenait,
il est vrai, de meilleurs rendements avec une machine Gramme
actionnée par un moteur à gaz; mais cette installation génante
et dispendieuse pouvait rarement être faite dans un cabinet de
minéralogie ou de géologie. Dans certains laboratoires, en par-
meuler a la Faculté des, Sciences de Nancy (2), on: avait
cependant essayé de produire le courant au moyen d’une petite
dynamo mue à la main. Dans ce cas l’aimantation dépendait de
la vitesse imprimée à la machine ; par.suite de l'impossibilité
ou l’on était de maintenir cette dernière constante, il était fort
difficile de retirer d'un mélange un corps défini et à fortiori
d'extraire plusieurs fois de suite le même minéral de différents
mélanges. De plus la manœuvre était très fatigante.
(1) FOUQUÉ. — Santorin et ses éruptions. Paris, Masson 1878, p. 194.
(2) J. THourer. — Précis d'analyse des fonds sous-marins actuels et
anciens. Paris, Chapelot 1907, p. 76.
(255)
— 4 a
Il est facile de supprimer tous ces inconvénients en em-
ployant, comme nous l’indiquerons plus loin, le courant fourni
par une station centrale et réglé par un rhéostat convenable.
Malgré l'énorme avantage qu'on y trouve, les résultats obtenus
avec le modèle d’électro-aimant de Fouqué sont encore très
médiocres. Cela tient à la forme défectueuse du circuit magné-
tique de l’appareil. Il est constitué (Fig. 1) par deux noyaux.
verticaux, portant les bobines magnétisantes, réunis en haut
par une culasse. A la partie inférieure, chaque noyau porte
une plaque rectangulaire en fer doux. La poudre à tirer est mise
en contact de l’un ou l’autre pôle ou des deux à la fois. L’énorme
trajet dans l’air imposé aux lignes de force exige des courants
magnétisants très forts pour produire à la surface inférieure
EET Oee6e0eeececeocvesecoofs
fro 25° eceeeccaces coh”
u reve co ccosecs ulm
Free
des pièces polaires, seule utilisable, une induction capable de
retenir les minéraux diflicilement attirables ; telle était la prin-
cipale cause de toutes les difficultés rencontrées dans l'emploi
pratique de l’électro-aimant.
Pour donner au circuit magnétique une forme plus ration-
nelle, et d'autre part pour éviter des frais d'établissement d’un
appareil complet, nous avons utilisé pour nos premiers essais
le modèle classique de Fouqué, en le modifiant de la facon
suivante. |
L’électro-aimant étant disposé de facon que les noyaux soient
horizontaux (Fig. 2) et placés l’un au-dessus de l’autre, nous
avons remplacé la plaque polaire du noyau inférieur par une
petite plate-forme circulaire de 4°" de diamètre ; en face de son
centre se trouve une pointe quiest le prolongement du noyau
dt sh
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-
— D —
supérieur. Cette pointe est un petit tronc de cône terminé par
une partie légèrement convexe de 5 "" de diamètre. La plus
Easste distance d'entre fer d'un pôle à l’autre est de 4,57”;
elle est suflisante pour qu’on puisse facilement présenter à la
pointe les substances à attirer réduites en grains fins et répandues
sur une feuille de papier.
Description de l'appareil. — Les excellents résultats
obtenus avec cet instrument provisoire nous ont conduits à
étudier un modèle plus en accord avec les idées actuelles sur
les circuits magnétiques.
La figure 3 montre le schéma de la disposition adoptée.
Sur une plate-forme horizontale en fonte sont rapportés un
Fic. 3, Fi: 4:
noyau cylindrique en fer doux de 4°" de diamètre et une petite
Tirle dexperience de mème dimension. Le noyau a 13° de
longueur et il est entouré de l’unique bobine magnétisante dont
léthémmetre est de 8%. A la partie supérieure une culasse en
fonte est fixée sur le noyau. Un trou fileté pratiqué dans cette
eulasse, dans l'axe de la table d'expérience, peut recevoir la
pointe destinée au triage. Cette pointe peut être, grâce au pas
de vis, plus ou moins éloignée de la plate-forme. Pour étendre
les limites d'utilisation de l'appareil nous avons prévu l’emploi
de deux pointes coniques terminées par des calottes sphériques,
Ep mierea.(Bie. 1) de mm de diametre, la seconde 5 de 8™
de diamètre.
Quelle que soit la disposition adoptee, le bobinage doit
être tel que, mis en dérivation sous la tension dont on dispose,
(255)
RUSS URN EN eM ade ge PRE LC. PT ee Fa + Ver TP oes
3 Py 4 . 8
Cae SP Paton te Sh en ae be eae ee ie
il donne le nombre d’ampere-tours maximum dont on ait besoin.
Ce nombre peut être déterminé de la facon suivante : une petite
bobine est enroulée sur la pointe polaire et reliée à un galvano- 1
mètre balistique. On étudie les variations de l’induction au :
point À (Fig. 2 ou 3) en faisant passer des courants connus dans
un nombre connu de spires enroulées sur le noyau. Si l’on 3
représente par une courbe (Fig. 5) cette variation de l'induction 4
à l'extrémité de la pointe polaire, portée en ordonnées pour- ;
les ampères-tours portés en abscisses, on remarque que jusqu’à
un certain amperage, la montée est très rapide et droite; la
courbe présente ensuite un coude, puis un peu au-delà, a partir 3
du point B, la montée est beaucoup plus lente. Il n’y a donc |
pas d'avantage à employer un nombre d'ampères tours supérieur
a celui qui correspond à l’abscisse du point B.
Une fois connu ce nombre d’amperes-tours, que nous
désignerons par J, la section seule du fil à utiliser est fixée et
se calcule par la formule
diese
ns
/ étant la longueur de la spire moyenne, variable avec le
S ( en u)
diamètre du noyau et lépaisseur de la bobine, exprimée en
mètres ; p la résistance de 1 mètre de fil de 17° de zer
(si le fil est en cuivre,p =-0,017 ohms}; U la. tension doses
dispose, exprimée en volts.
Le bobinage devra comprendre un nombre de spires aussi
grand que possible ; 1l importe de remarquer que / dépend
de l'épaisseur qu'on a l'intention et la possibilité de donner à la
bobine.
A titre d'indication un électro-aimant du dernier modèle à un
seul noyau, exige avec une distance d’entre-fer égale om
pour atteindre le point B (Fig. 5) un nombre d’amperes-tours
égal à 5000 environ ; la spire moyenne a 0,139"; pour une
«
tension d'alimentation de 110 volts on est conduit a
5000 0.01 O, I
SS EE nn 0,146 mm2
On emploie du fil courant de 0,45™™ de diamètre isolé par
un guipage de coton ou simplement verni.
a ae
La résistance totale de la bobine est de 115 ohms ; le courant
maximum pris par l’appareil est de 0,965 amperes.
Pour une tension de 220 volts, la section du fil a employer
espa o,35™™ > la résistance de la bobine est de 540 ohms et le
courant maximum de 0,41 amperes.
Les instruments décrits ci-dessus sont destinés a l’alimen-
tation exclusive par du courant continu. II serait néanmoins
possible dutiliser-des électro-aimants fonctionnant avec du
courant, alternatif ; Y
mais leur calcul et
leur réalisation se-
raient entièrement
différents et leur
description sortirait
du cadre de ce mé-
moire. Signalons
toutefois que la né-
cessité de feuilleter
les pièces de fer com-
pliquerait la cons-
truction et condui-
rait à des prix nota-
blement plus élevés.
Pféconomie qui
Pewtrait résulter: oO
autre part dun
auto-transformateur
Induction moyenne en unités C.G.S.
Intensité en Amperes
FIG.
pour l’alimentation n’a pas en entrer en ligne de compte, la
dépense d’énergie de ces appareils étant toujours tres faible.
Pour les laboratoires qui n’ont à leur disposition que du
courant alternatif, la solution la plus recommandable est encore
l'emploi d’un électro-aimant à courant continu qu'on alimen-
tera par une batterie d’accumulateurs ou un petit groupe con-
vertisseur.
L'appareil sera monté de la facon suivante : entre les deux
bornes d’une prise de courant on installe en série un rhéostat,
un interrupteur, un ampère-mètre sensible — le tout fixé sur
(255)
Fa NE PU EURE Re PTE SR RE, hag cg EC ES 2h LEER PA ta Mis RE SERA Ae ONE
: 7 2 ©; : iat fo
oat ie 7
cain en
une planchette horizontale — enfin à côté la bobine de l’electro-
aimant.
La sensibilité de l’ampère-mètre à choisir est déterminée
par le courant maximum à mesurer. Dans le premier exemple
ci-dessus on prendra un ampere-metre allant jusque ı ampère,
le courant maximum étant de 0,965 ampères.
Pour régler facilement l'intensité du courant qui traverse
l’électro-aimant à la valeur voulue, l'emploi d’un rhéostat ordi-
naire mis en série avec l'appareil conduirait à des résistances
trop grandes et par suite à un prix trop élevé pour abaisser le
courant, comme cela peut être nécessaire, au 1/100 de la valeur
maxima. L’électro-aimant destiné à être alimenté par une tension
de 110 volts, a, comme on l’a vu, une résistance de ı 15 ame
re 40:
il faudrait mettre en série avec lui environ 11400 ohms.
L'emploi d’un rhéostat de lampes est peu coûteux, il est vrai,
mais il est peu pratique parce qu'il oblige à ne réaliser qu’un
certain nombre de points. Nous avons imaginé un dispositif très
simple qui permet avec un rhéostat unique de 200 à 250 ohms
de faire tous les réglages avec précision.
Le rhéostat est à variation continue, constitué par un fil en
métal très résistant enroulé en une seule couche sur un cylindre
isolant de 5°" de diamètre et de 30°" de long. Sur ce fil frotte
un curseur mobile réuni à une borne A du rhéostat (Fig. 6) ; les
deux extrémités du fil sont réunies à deux bornes B et C.
Le montage des appareils s'effectue de la facon suivante :
S et S’, sont les bornes dela source de courant, E la bobine
hi
2 g =
de l’electro-aimant dont les bornes sont 6 et 0’, a l’ampere-
mètre destiné à la mesure du courant et qui doit être choisi,
comme il a été indiqué plus haut, de façon à dévier l'aiguille,
à l'extrémité de l’échelle pour le courant maximum 7 utilisable
dans l’electro, lorsqu'il n'y a pas de rhéostat. I est un inter-
rupteur destiné à établir ou à supprimer le courant, I’ un
interrupteur auxiliaire dont on va voir le but.
Supposons que la résistance totale du rhéostat ait été choisie
égale au double de celle de la bobine ; fermons les deux interrup-
teurs, le curseur étant poussé à gauche. Le courant dans l’électro-
aimant est nul car il est shunté par une résistance insignifiante.
En poussant le curseur vers la droite, le courant dans l’électro-
aimant augmente progressivement et lorsque le curseur est
au milieu, il est facile de se rendre compte que le courant dans
électro est +. A ce moment on ramène le curseur à gauche
eisom coupe l'interrupteur I’; le courant est encore et on
peut le faire monter jusque 7 en utilisant toute la course du
~ OS
VS:
rhéostat.
Pour un appareil à 220 volts, on emploierait un rhéostat de
1100 A 1200 ohms.
Le dispositif est extrêmement pratique et permet des réglages
très précis qu'on ne saurait obtenir avec un rhéostat à touches
de contact; ila de plus l'avantage d’être beaucoup plus robuste
Ébrinoins couteux. il entraine toutefois une consommation de
courant un peu plus élevée en raison du shuntage utilisé pour
les faibles intensités, mais la dépense qui en résulte est abso-
lument insignifiante.
Mode opératoire. — L'installation (Fig. 7) est peu encom-
brante et toujours prête à fonctionner. La manœuvre se fait
très facilement et sans aide. La poudre minérale est répandue
sur une feuille de papier placée sur la plate-forme. Pour plus
de commodité on a fixé au noyau inférieur et au même niveau
une plaque de cuivre mince circulaire deg à 10° de diamètre ;
dans ces conditions la feuille de papier étant bien supportée
sur toute sa surface ne peut chavirer et on ne risque pas de
perdre la substance minérale à traiter. On fait alors passer un
(255)
ea a re
> WARE PAR > e SER
> A
Met.
on
courant d’une intensité convenable; en soulevant la feuille de
papier et en mettant la pointe polaire en contact avec la poudre
minérale, les portions ferrugineuses sont attirées et y restent
fixées tout le temps que le courant passe. La feuille de papier
contenant la poudre à trier est remplacée par une autre qui
reçoit, lorsqu'on ouvre le circuit, les minéraux qui ont été
attirés. On recommence l'opération jusqu’à ce que le triage
soit parfait, c'est-à-dire, en employant toujours le même
courant, Jusqu'à ce qu'il n’y ait plus de grains attirés en quantité
? «
appreciable.
I1G. 7.
Il est bon, pour faire tomber tous les grains qui ont été
attirés, de frapper la pointe de l’électro-aimant soit avec un
crayon soit avec le manche du pinceau fin que l'opérateur doit
avoir continuellement en main pour rassembler la poudre à
trier en un petit tas avant de la mettre en contact avec la pointe
polaire. Il est même nécessaire de balayer la pointe avec le
pinceau lorsque les grains sont de très petite dimension. Nous
recommandons aussi de ne pas présenter, à la fois, à la pointe
|
1
4
:
-
|
À
J
1
Lier
à
Fs
3
À
4
= JT —
de l’electro-aimant une trop grande quantité de matière et
spécialement lorsque l’on opère sur des grains excessivement
fins : des portions non attirables ou peu attirables sont en effet
entraindes mécaniquement et pourraient fausser les résultats.
Pour obtenir un triage aussi parfait que possible, on devra
laisser retomber sur la feuille de papier, mais à côté de la
substance à traiter, la partie qui a été une première fois attirée :
ou la reprendra ensuite en fermant le circuit et on répétera
l'opération une troisième ou même une quatrième fois, si cela
est nécessaire, avant de déposer définitivement sur la seconde
feuille de papier les grains qui ont été séparés.
Dans la plupart des cas et pour plus de facilité dans la ma-
nœuvre, on opérera avec une distance d’entre-fer égale à 5™™;
c'est d’ailleurs avec cette distance que le nombre d’amperes-
tours maximum est calculé pour chaque appareil ; mais on
pourra soit l’augmenter soit la réduire facilement d’une quan-
tité connue, le pas de la vis commandant la pointe polaire étant
exactement de 2 "M, En ne laissant que juste l’espace nécessaire
pour passer la feuille de papier recouverte des grains à trier, il
sera possible d'obtenir une induction plus forte que celle
donnée en mettant le bobinage inducteur en dérivation sur le
réseau.
La dépense d'énergie électrique est très faible ; elle est même
presque insignifiante. Elle dépend de la quantité de matière
à trier, du plus ou moins grand nombre de corps différents que
Yon veut séparer et surtout de l’habileté de l’operateur.
En faisant croitre progressivement l'intensité du courant
depuis les valeurs les plus faibles, on peut retirer d’une poudre
minérale donnée autant de portions diversement magnétiques
que l’on veut. Tandis que Fouqué considérait le mica noir
comme diflicilement attirable, la chlorite comme absolument
rebelle et qu’il n’a probablement jamais pu attirer le mica blanc,
nous avons pu, avec notre modèle d’électro-aimant, attirer des
minéraux tels que la muscowite, la pierre ponce ou l’asbeste ne
contenant que quelques centiemes pour cent, c’est-à-dire des
traces de fer.
L'expérience a de plus’ montré qu'on est str, en employant
(255)
la même intensité facile à obtenir et à vérifier par l’ampere-
mètre, d'attirer toujours des grains de même composition et
de même dimension ; la grosseur n’a d'influence que dans de
très faibles limites et seulement lorsque l’on passe de la poudre
impalpable à des grains relativement gros. Nous ajouterons
que le sens du courant n'a aucune influence sur les résultats ;
ils sont les mêmes suivant que la pointe est un pôle nord ou
um) pole sud.
Le courant minimum nécessaire pour attirer un minéral
dépend de la courbure de l’extrémité polaire et de la distance
d’entre-fer. On ne pourra donc jamais construire deux appareils
absolument identiques qui alimentés par un même secteur,
nécessitent rigoureusement le même ampérage pour attirer le
même minéral. Aussi est-il indispensable que dans chaque
cas, on étalonne tout d’abord l'appareil employé. Cette opération
très simple consiste à dresser, pour une distance d’entre-fer
déterminée, un tableau donnant les courants minima nécessaires
pour attirer avec une pointe également déterminée, les divers
minéraux contenus dans les roches ou les fonds marins.
Ces minéraux seront choisis aussi purs que possible; ils
auront été au préalable réduits en grains d’une grosseur moyenne
de o,ı5mm,, déterminée par leur passage entre destamıs de ser
N° 100 et 200. Ces tamis, employés dans l’analyse mécanique
des fonds marins, sont ceux dont on se sert pour le blutage
des farines ; le commerce les fournit donc d’une facon courante.
Le numéro d’un tamis est le nombre de mailles contenues dans
une longueur de 1 pouce soit 270”,
La purification des minéraux types pourra être effectuée
simplement en les soumettant à l’action de l’électro-aimant; on
ne considérera comme faisant partie d’une espèce minérale bien
déterminée que les grains présentant le même aspect et attirés
par le même courant minimum ; on rejettera comme impuretés
ou mélanges les grains de couleur différente et attirés par un
courant inférieur ou supérieur à celui nécessaire pour attirer
la portion principale.
Les résultats, nous le répétons, différent d’un appareil à
l’autre ; mais quel que soit l’électro-aimant employé, en partant
MA | en
du courant le plus faible pour arriver progressivement au
courant maximum, les divers minéraux se trouvent toujours
classés dans le même ordre. Ce tableau permet donc pour ainsi
dire, une analyse élémentaire d’un mélange naturel de grains
de nature différente, comme cela existe dans une roche cris-
talline pulvérisée ou dans un fond marin.
Voici le tableau de différents minéraux et en regard les
courants minima capables de les attirer, obtenu avec l'appareil
qui existe au Laboratoire d’'Océanographie de la Faculté des
Sciences de Nancy où la tension d’alimentation est de 220-230
wolf la pointe polaire utilisée est celle de 3™™, et la distance
entre ter: 5m.
d’ampere.
Les intensités sont exprimées en centiemes
Magnétite 0,00 Meroxene (mica vert) 4,00
Hematite 0,25 Pyrope (grenat) 4,75
Ilmenite 0,50 Peridot (olivine) 5,00 à 6,00
Sidérose Ong 3 Actinote (amphibole) 525
Ilvaite (lievrite) 128 Tourmaline noire 5,50
Almandin (grenat) 2,00 Bronzite (pyroxène) 3573
Grossulaire (grenat) 2,00 Ouvarowite (grenat) Sas
Melanite (grenat) 2,00 Augite (pyroxene) 6,79
Spinelle 225 Pléonaste (spinelle) 6,75
Chlorite 250 Smaragdite (amphibole) 7,50
Glauconie 2,50 Lydienne 7, DO dr U0
Hornblende ferrifère 2,50 Diallage (pyroxène) 870
Biotite (mica brun) 2,50 a 3,00 || Cordiérite 9,00
Serpentine 2,50 à 20,00 || Tourmaline verte 9,30
Chromite (fer chrome) 2 Tremolite (amphibole) 11,00
Malacolite (pyroxene) 2,7 Idocrase 12,50
Axinite 3,50 Diopside (pyroxene) 13350.
Chloritoide 34.50 Enstatite (pyroxene) 15,00
Staurotide - 3,50 Obsidienne 17,20
Epidote 3,715 Asbeste (amphibole) 22,50
Glaucophane (amphibole) 9579 Ponce 35,00
Hypersthène (pyroxène) 4,00 Muscowite (mica blanc) 41.0
Hornblende commune 4,00 Pyrite de fer 41,0
Minéraux contenant souvent des traces de fer et attirés par le
courant maximum de 0,41 amperes, mais avec une distance d’en-
Feier de 27m, :
Corindon, Rutile, Sphène.
(255)
re
\
dé TA =
Minéraux non attirables :
Andalousite, Apatite, Béryl, Calcédoine, Calcite, Corindon
pur, Cryolite, Cymophane, Disthène, Dolomie, Feldspaths
(Orthose et plagioclases), Fluorine, Lépidolite, Leucite, Quartz,
Rutile pur, Silex, Sillimanite, Sphène pur, Topaze, Wollas-
tonite, Zincon,
Si l’on employait la pointe de SP" au lieu de cele 22 3mm.
mais avec la même distance d’entre-fer de Ju I and
courants d’une intensité sensiblement double sauf pour les
premiers minéraux inscrits dans le tableau jusqu’au grenat
exclusivement, où l'intensité varie du triple au quadruple, et
cela par suite du magnétisme rémanent existant toujours en
très petite quantité, il est vrai, mais qui cependant a son
influence sur les minéraux très facilement attirables. Il est
évident que, dans ce cas, les derniers minéraux du tableau,
asbeste, ponce, muscowite et pyrite de fer ne sont plus attirés
par le courant maximum.
Si d'autre part avec la même pointe, on fait varier la
distance d’entre-fer, l'intensité du courant minimum pour
attirer le même minéral est, à partir de 3", à peu près propor-
tionnelle a la distance d’entre-fer. Ainsi, l’épidote, par exemple,
qui exige un courant de
0,0275 amperes pour une distance d’entre-fer de 3",
exigerait 0,0325 — . 4 —
6.087914 = 5 —
0,0600 —— — Ep os
0,0779 — — 15 —
0,1000 — = 20 —
0,1200 — — 25 —
et 0,1400 — -- 30 —
La courbe obtenue avec ces différents chiffres est sensi-
blement une droite.
Le choix des deux pointes et la facilité de faire varier l’entre-
fer permettent donc un grand nombre de combinaisons qui
peuvent avoir leur utilité dans certains cas. Ainsi lorsque l’on
doit séparer divers minéraux tous riches en fer, ıl y a avantage:
Euer
bx ER
A Se
à employer la pointe large avec une grande distance d’entre-fer. -
Au contraire si l’on a à trier des grains peu ferrugineux, on
utilisera la pointe la plus fine avec une faible distance d’entre-
fer. |
Electro-aimant simplifié. — Les résultats excellents
obtenus avec l’électro-aimant qui vient d’être décrit nous ont
engagé à étudier un ensemble d’appareils qui réponde aux
conditions suivantes : être à la fois moins coûteux, plus portatif
Pig. 8;
et pouvoir fonctionner n’importe où, sans être astreint à avoir
recours au secteur dune station centrale, enfin de pouvoir
même sur la platine du microscope — évidemment avec un
faible grossissement — retirer quelques grains d'une poudre
à étudier.
Voici les dispositifs auxquels nous nous sommes arrêtés
et dont l’ensemble est représenté par la figure 8.
La source de courant continu peut être quelconque pour
un appareil installé à poste fixé. Pour l'appareil portatif
(255)
we en ee
nous avons adopté une petite batterie de deux accumulateurs
d’environ 15 ampére-heures; c’est le modele couramment
employé sur les motocyclettes et on peut actuellement trouver
partout à le faire recharger. La tension est donc de 4 volts, le
poids est de 4 kilog. environ. Les accumulateurs, invisibles
sur le dessin sont renfermés dans la boîte sur laquelle est fixé
l’ampere-metre.
Le noyau unique de l’électro-aimant est constitué par un
cylindre de fer doux terminé par une pointe mousse, ayant à
peu ‘près. la forme d’un crayon de 9™™ de dıamemeer 15 ae
longueur. Sur 12% le fer est recouvert d'un bobinage Ge mi ae
cuivre approprié à la tension dont on dispose. Pour une tension
de 4 volts fournie par la batterie d’accumulateurs, le bobinage
serait le suivant : 8 couches de 95 spires de fil de cuivre de 1™
de diamètre recouvert d’un guipage de coton. C’est la bobine
magnétisante ; elle est munie d’un petit interrupteur à ressort
qui peut facilement être manipulé avec le doigt de la main qui
tient l’electro-aimant; ce dernier ne pèse en effet pas plus de
450 grammes. |
Le rhéostat dépend comme le bobinage de l’électro-aimant
de la tension de la source. Pour la tension de 4 volts, il peut être
constitué par un bâton d’ébonite de 15™™ de diamètre roulé en
tore de 15°" derdiameétre et sur lequel, on a dispose em
trois tronçons d’égale longueur de fils de maillechort ayant
respectivement des diamètres de 1, 0,65 et 0,307") "Un contes
glissant permet d'utiliser une longueur variable. Son poids
est de ı kg. environ.
Pour un ensemble comme celui-ci auquel on ne demande
pas une grande sensibilité, un ampère-mètre à fer doux bien
établi est suffisant. Il importe seulement de spécifier au cons-
tructeur de faire la graduation pour des courants croissants
puisque c’est toujours dans ces conditions que l’appareil doit
être utilisé; son poids est de 450 grammes environ.
Tous les appareils, électro-aimant avec son interrupteur,
source, rhéostat, ampère- mètre sont mis en série par des fils
conducteurs souples. Leur section doit être au moins des
car le courant peut atteindre 5 amperes. Il est bon demedes
prendre que de la longueur strictement suflisante pour ne pas
créer de chutes ohmiques qui seraient importantes avec une
aussi faible tension. |
Par suite de sa construction moins rationnelle, l'induction
obtenue avec cet appareil, est plus faible que celle réalisée avec
l’électro-aimant à circuit magnétique à peu près fermé, elle
sera cependant suflisante dans presque tous les cas pour attirer
la plus grande partie des minéraux ferrugineux : l’obsidienne et
l’asbeste, par exemple, quoique pauvres en fer sont attirées ;
seul le mica blanc est rebelle avec le courant maximum de
5 ampères. Ce modèle trouvera donc sa place dans tous les
laboratoires où l’on a à faire des triages de petites quantités de
minéraux. | ia ae ks
On peut même encore simplifier l'appareil portatif qui vient
d’être décrit et obtenir des résultats identiques en remplaçant
les accumulateurs par une batterie de deux piles au bichromate
de potasse de deux litres au moins. En taillant la partie inférieure
des lames de zinc en biseau assez aigu, on évite l'emploi du
rhéostat ; le courant, dont l'intensité est toujours mesurée par
l’'ampère-mètre, est réglé en immergeant les lames de zinc sur
une plus ou moins grande hauteur.
Application à l’analyse microminéralogique des fonds
marins. — Nous avons étudié la relation existant entre la
richesse en fer métallique d’un minéral et l'induction minima
nécessaire pour l’attirer. Si l'on porte en ordonnées la proportion
de fer de différents minéraux, en abcisses l’intensité du courant,
et si l’on joint les différents points par un trait continu on
eecuent (Eie. 9) une courbe tres régulière ayant a peu près
la forme d'une hyberbole équilatère.
Be Pexamen de cette courbe on déduit, parexemple, qu'un
minéral attiré par un courant de 0,002 amperes, contient environ
Bo), de fer, par un courant de 0,005 ampères, 10°/,; par un
éuurant de 0,025 amperes, 2°/,, etc. Signalons cependant que
cette loi ne s'applique pas à la pyrite ordinaire, non magnétique ;
ce minéral bien que renfermant 46, 7°} de fer est difficilement
attiré par le courant maximum de 0,41 ampères.
(253)
hig IRE SAMS à VO GREE Cyn NE a tp D SE TR TR à ER SCT A PE ON RAT TEE PNR CNE OA QE à TG eh. ee
‘ St RS OE PO VER : Nie de Re i ceed es REED
— 18 —
Nous en avons conclu qu'il serait possible de déterminer
rapidement et sans analyse chimique la teneur en fer approxi-
mative d’un minéral ou d’un minerai de fer, en mesurant
l'intensité du courant nécessaire pour l’attirer.
Nous n’entrerons pas plus loin dans ces considérations
purement minéralogiques et nous terminerons ce travail en
donnant quelques instructions pratiques relatives à l’application
Richesse en Fer
Intensité en Amperes
FIG: 9: à
du triage par l’electro-aimant dans l’analyse microminéralogique
des fonds sous-marins.
Les échantillons, après avoir été soumis à l'analyse mé-
canique (1) destinée à caractériser le fond et à le classer soit
comme sable, sable vaseux, vase très sableuse, vase sableuse ou
(1) Pour plus de détails voy. J. TnouLrerT. Precis d'analyse des fonds
marins actuels et anciens. Paris. Chapelot, 1907.
Te A et dans Da
io <=
vase proprement dite, sonttraités par l'acide chlorhydrique
étendu de deux fois son volume d’eau.
Dans le cas de l'étude d’une roche sédimentaire, on com-
mencerait par ce même traitement à l’acide chlorhydrique
étendu. Le résidu, lavé plusieurs fois pour se débarrasser de
l'excès d’acide et du chlorure de calcium, est passé au flacon
trieur afin de séparer l'argile. La portion minérale restante
après décantation et dessication est passée à travers les divers
tamis N° 30, 60, 100 et 200. Chacune des différentes catégories
formant respectivement le sable gros, moyen, fin, très fin et fin-
fin est pesée et mise à part pour être étudiée au point de vue de
sa constitution minéralogique.
Les sables gros, moyen, fin sont examinés à la loupe. Sous
le microscope, même avec un faible grossissement, leurs carac-
tères optiques ne sont pas nets par suite de la trop grande
épaisseur des grains. Par le phénomène inverse les fins-fins,
portion non argileuse ayant traversé le tamis 200, ne con-
viennent pas non plus pour l’analyse au microscope, leur trop
faible épaisseur les rend presque tous incolores et ne laisse
discerner nettement ni le dichroisme, ni la hauteur des teintes
de polarisation. |
L'étude complete et précise d’un fond doit donc porter prin-
cipalement sur le sable très fin, compris entre les tamis N° 100
et 200. Les grains dont le diamètre moyen est de o,15"" ont une
dimension très convenable pour l’observation de tous les ca-
ractères optiques au microscope : couleur, dichroïsme, puissance
de la refringence et de la biréfringence, directions d'extinction
etc., en les immergeant dans des mélanges de naphtaline mo-
nobromee et d'huile de vaseline d'indice de réfraction connu. Il
est recommandé tout spécialement aux minéralogistes, géologues
ou petrographes qui auraient à étudier une roche cristalline par
ces procédés de ne jamais opérer que sur des grains de cette
dimension, c'est-à-dire ayant traversé le tamis 100 et arrêtés
par le n° 200.
Les grains minéraux de sable très-fin sont d’abord traités
par la liqueur Thoulet, dissolution d’iodure de mercure dans
l’iodure de potassium amenée par concentration à la densité 2,8.
(255)
PET ER CU RR DO OR Er SLT AT LP ae SOE TO ES Le
Ce RUE a ce Te Sine tor AL hg, eS N EY ee
BEE Fe
On obtient ainsi deux portions, les lourds et les légers, qui sont
pesées séparément. Le rapport 7, des lourds aux legers, ‘est
variable suivant les échantillons et peut donner leu à des
conclusions intéressantes.
Une petite quantité des grains lourds est soumise à l’action
du barreau aimanté : on enlève ainsi la magnétite. Le reste est
traité par l’electro-aimant et est partagé en trois portions
diversement attirables, par un courant de 0,04 ampères, puis
par un courant de 0,30 ampères. La première, la plus attirable,
renferme quelques grains de magnétite qui ont pu échapper au
triage par le barreau aimanté, toute l’hematite, l’ilménite, le
grenat, le spinelle, la glauconie, l’épidote, la staurotide, le
glaucophane, les pyroxènes et amphiboles riches en fer, la
chlorite, le chloritoide, quelques grains de biotite et de mica
vert, une faible partie des grains ocreux jaunes ou rouges si
fréquents dans les fonds marins.
La seconde portion comprise entre 0,04 amperes et 0,30
amperes contient le reste du pyroxène, de la biorte era
mica vert, un peu de mica blanc, le péridot, les amphiboles
blanches ou peu colorées, les différentes variétés de tourmaline,
la cordiérite, l’idocrase, le magma basaltique et le feldspath
ferrugineux, la grande majorité des grains ocreux et les grains
cristalliniques provenant très probablement de silicates ferru-
gineux, amphibole, pyroxène ou péridot, en voie de décom-
position ou de transformation et qui eux aussi sont abondants
dans les fonds.
‘nfin la troisième portion, non attirée par le courant de
0,30 amperes, renferme le mica blanc, l’apatite, l’andalousite,
le corindon, le disthène, la dolomie, le lépidolite, le rutile, la
sillimanite, le sphène, la topaze, la wollastonite, le zircon.
Ce classement, comme celui résultant de n'importe quel
mode de triage est cependant loin d’être absolu ; les différents
minéraux renferment souvent des inclusions ferrugineuses
qui influent non seulement sur le degré d’attraction, mais aussi
sur la densité. Ainsi un magma basaltique ou un feldspath
ferrugineux peut présenter tous les degrés de richesse en fer
de facon à se trouver classé aussi bien dans les lourds attirables
sidi A te han, din fm
— 31 —
que dans les légers non attirables. D'autre part, il est de toute
évidence qu'il ne faudra pas toujours suivre à la lettre cette
séparation des grains lourds en trois portions avec les ampérages
indiqués. Dans certains cas, il pourra être très utile, pour isoler
par exemple une ou plusieurs espèces particulièrement abon-
dantes ou intéressantes, de faire un plus grand nombre de
parties plus ou moins attirables.
La seconde catégorie de grains triés par la liqueur Thoulet,
c'est-à-dire les légers, de densité inférieure à 2,8, est aussi sou-
mise à l’action de l’électro-aimant dans lequel on fait passer le
courant maximum de o,41 ampères avec une distance d’entre-
Éémréduire a „um, La première portion, attirable, renferme
souvent du mica blanc qui a échappé au triage par la liqueur
d’iodures, quelques grains légers de glauconie, la ponce, l’ob-
sidienne, des grains de magna basaltique ou de feldspath ferru-
gineux pauvres en fer et les grains de quartz ou de feldspaths
recouverts d’une légère couche d’ocre. Le seconde partie, non
attirable, est formée du quartz hyalin et cristallinique, du silex,
de l’opale, de la fluorine et des différents feldspaths.
Il est évident que jamais on ne devra négliger examen mi-
croscopique des fins-fins ; certains minéraux dont la présence
et la fréquence sont importantes à constater, comme le zircon
et la tourmaline, ne se rencontrent même très souvent que dans
cette catégorie par Suite de la très faible dimension de leurs
grains. À plus forte raison, lorsque par suite de certaines circons-
tances, on ne possède d'un échantillon de fond que des grains
minéraux fins-fins, on est bien obligé de les examiner avec
beaucoup de soin si l’on veut connaître la composition minéra-
logique de cet échantillon. On opère alors de la facon suivante :
les fins-fins sont soumis à l’action de l’electro-aimant dans
lequel on fait passer un courant de 0,08 ampères, en prenant
la précaution, comme il a été indiqué plus haut, de reprendre
plusieurs fois la portion attirée du premier coup. Dans l'examen
au microscope, les grains attirés sont immergés dans la naph-
taline monobromée d’indice 1,68, tandis que pour les non-attires
on emploie la liqueur de quartz — mélange de naphtaline et
d'huile de vaseline d’indice 1,648 — qui laisse reconnaitre
(255)
a
pou
immédiatement parmi les grains de quartz et de feldspath, le —
zircon, le corindon, le mica blanc, l’apatite, la dolonme serie
tourmaline.
Pour toutes les opérations décrites ci-dessus, les amperages
indiqués, se rapportant à l’électro-aimant du laboratoire de
Nancy, ne doivent pas être pris en valeur absolue ; ces chiffres
sont seulement relatifs et ne peuvent par conséquent être.
appliqués rigoureusement à aucun autre appareil. L'opérateur
qui voudrait cependant les prendre pour base, devra les réduire
proportionnellement en consultant le tableau analogue à celui
de la page 13, qu'il aura da dresser au préalable pour l'instrument
qu'il possède (1). |
(1) Les divers modèles d’electro-aimant trieur ainsi que leurs acces-
soires, décrits dans ce travail, ont été construits par MM. A. Mees et de
Metz, ingénieurs, actuellement la Société de Construction d’horloges et
appareils de mesures électriques, 42-44 Rue Molitor. Nancy.
1 Ba. est en Apr che Féedhndes Lin
_ Berlin et chez M. Le SON TES boulevard Saint- Germai
à Paris. : À sae
Les numéros nde Bulletin. se vendent séparément | aux x prix
suivants et franco : RE ee...
= Kr
pe ae me es. Be er
238. — Note préliminaire sur les « ne > » Er dey hee
| du Musée Océanographiqué > Monaco, Pan 5 iC. co ER
Lowan.n... NL uses ren ese :
239. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Princesse- ee
Alice, par Edgard HÉROUARD. .:...........,..:...,... 150
240. — Sur l’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus wi
sees lividus; par J- RUNNSTRÖM.. van. igs ceausees see
241. — Note préliminaire sur les Cirrhipédes ue pendant
; les campagnes de S À. S. le Prince de Monaco, par BL
4 AGRI BEA VSS OS VE le ie ats x
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak- ' Se
tischer ‚Seetiere, von Klaus*GReine ayaa. vee wines eo eee
243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections. du ie
Musée Océanographique, par Louis RouLe.............. 2 |
2% — Les Peltogastrides du Musée nee oS Monaco, re
par J. GDERIN-GANIVER: San 00. sas de net as slt = N re >
ÿ
%
2
245. — L’effetdel'inanition surla larve de l’oursin, par 3, RUNNSTRÔM - 4 2 » À
246. — Notes préliminaires sur 1’ Anatomie. comparée des. poissons - Lier
provenant des campagnes de S. À. Se 2: Prince de. TRES
Monaco, par le D: Joseph -NUsBa0M Gc. Gta. AR ee D
247: — Quelques observations sur la variation etla corrélation chez. ne
la larve de l'Oursin, par J. RuUNNSFRÔM.............. ae + 50 \
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp. Synascidie _
nouvelle du Golfe du Lion, (Note pr ‘éliminair eh. er
Ettest BREMENT sway Be den PE
240. — Vorläufige Mitteilung über photögraphische Lite:
RM. Meer, von Klaus Gra oe
250. — Sur une variété méditerranéenne de VAplidium coer uleum 2:
= =. Lahille, Synascidie de la Manche. {Note préliminaire), :
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano-. er
graphique d> Monaco... Re re Sette Ce Eee Vs ee
251. — Campagne Scientifique del Hirondelle II (1912), Liste des Er oe
_ Stations (AVEC UNE CARTE) eas tists vas o> anne SER
252, Sur Une, grande Tedania ‚abyssale des Açores (Tedania pe
; phacellina, n. sp.) par E. Torsenr, Professeur à la
ne Faculté des Sciences: de Due rn
253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux Pre AL a cam--
= pagnes du yacht « Hirondelle II » (ıgıı 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), Dar Erich Re =
254. — Le cräne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich
“ D ae neta
255. — Emploi de l’electro-aimant dans l'analyse microminé- —
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Chargé
de cours de physique industrielle à la Faculté des —
_ Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux ~~
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de -
Nancy He PRE na sane dite Rs Eee ee ee
MONACO,
RTS os Pn JMONAGO; IMPR DE
20 Janvier 1913.
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BULLETIN
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INTITUT DUÉANOGRAPHIQUE |
| (Fondation ALBERT Ier, Prince DE Monica)
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aS L'ATLANTIDE
Par Pierre ‘TERMIER
| Membre de l’Institut, Professeur à l'École des Mines de Paris,
Directeur du Service me la Carte géologique de la France.
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_ 4° Ecrire en italiques tout nom er | Lt LS AP mn pie
‚50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au iso Well: Ei, B. Je
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x a lencre de Chine. © oe : à ee a jee
a les recouvrant. | ae
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au rayon: noir r sur
| . papier procédé. L 5 | hin te
80 Remplacer autant que sable les Le par des re Bane. te
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un es piv panes ger
la dimension definitive qu’on desire. BP Eee
BEER
CASE
_Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ae peuvent, en
outre, en faire tirer un nombre issue, — faire la demande sur le.
manuscrit — suivant le tarif suivant : La
ae 450 ex. | 200ex. | 2
— — - — -
— =
un quart de feuille......| 4f »| 5f20| 6f80 | 8f4o |
One demi-feuille. 201... | 4704-6 704.8 80-
‚ Une feuille entières. =... 810| 9 80 de :
Musée océanographique Bulletin), M Monaco.
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PBDBIETIN DE L INSTITUT. OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
Ne 256. — 20 Janvier 1915.
LATLANTIDE
| Par Pierre TERMIER
Membre de l'Institut, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris,
Directeur du Service de la Carte géologique de la France.
- (Conférence faite à l'Institut Océanographique de Paris,
le 30 Novembre 1912).
Mesdames, Messieurs,
C’est un sombre poème que celui de l’Atlantide, tel qu'il
se déroule à nos yeux, merveilleusement concis et simple,
dans deux dialogues de Platon. On comprend, après l'avoir
- lu, que toute l'Antiquité et tout le Moyen Age, de Socrate a
Colomb, pendant une durée de 1900 ans, aient donné le nom
de mer Ténébreuse à la région océanique qui fut le théâtre
d’un aussi effrayant cataclysme. On la sentait, cette mer, pleine
de crimes et de menaces, plus farouche et inhospitaliere
ama aucune autre; ét l’on se demandait avec terreur ce qu'il
y avait au delà de ses brumes, et quelles ruines, splendides
encore après cent siècles d'immersion, se cachaient sous
limpassibilité de ses flots. Pour affronter la traversée de la
mer Ténébreuse et dépasser le gouffre où dort l’Atlantide, il
fallut à Colomb un courage plus quwhumain, une confiance
presque déraisonnable dans l’idée qu'il s'était faite de la véritable
Th
A 3
4 ~
Ernie
forme de la Terre, un désir quasi-surnaturel de porter le Christ
— à la facon de son patron Saint Christophe,. le sublime
passeur de fleuves — aux peuples inconnus qui L’attendaient
depuis si longtemps, «assis dans l’ombre de la mort»,
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Après les voyages de Colomb, la terreur disparaît, la
curiosité reste. Les géographes et les historiens s'emparent de
la question de l’Atlantide. Penchés sur l’abime, ils cherchent
a déterminer l’exacte position de Vile engloutie; mais, ne
trouvant nulle part d'indication précise, beaucoup d’entre eux
glissent au scepticisme. Ils doutent de Platon, pensant que ce
grand génie a bien pu créer de toutes pièces la fable des Atlantes,
ou qu'il a pris pour une ile aux dimensions gigantesques une
portion de la Mauritanie et de la Sénégambie. D’autres trans-
portent l’Atlantide dans le Nord de l'Europe; d’autres enfin
ne craignent. pas de l'identifier à l'Amérique tout enter.
Seuls, les poètes demeurent fidèles à la belle légende ; les poètes
qui, suivant la magnifique formule de Léon Bloy, « ne sont sûrs
que de ce qu'ils devinent » ; les poètes, qui ne voudraient plus
d’un Océan Atlantique n’ayant aucun drame dans son passé,
et qui ne se résignent pas à croire que le divin Platon les ait
trompés, ou qu'il ait pu totalement se méprendre '.
Il se pourrait bien que les poètes eussent raison, une fois
de plus. Après une longue période dindifference dédaigneuse,
voici que, depuis un petit nombre d'années. la science revient
à l’Atlantide. Quelques naturalistes, géologues, zoologistes ou
botanistes, se demandent aujourd’hui si Platon ne nous a pas
transmis, en l’amplifiant à peine, une page de la réelle histoire
de l'humanité. Aucune affirmation n'est encore permise ; mais
il semble de plus en plus évident qu’une vaste région, conti-
nentale ou faite de grandes îles, s’est effondrée à l’ouest des
Colonnes d’Hercule, autrement dit du détroit de Gibraltar, et
que son effondrement ne remonte pas très loin dans le passé.
™ Le dernier venu de ces poètes de l’Atlantide est une jeune fille,
Emilie de Villers (Les Ames de la Mer, Paris, 1911, chez Eug. Figuière).
‘ 2 FAR à
SS CU MP IE MEN I One Ver TE
D]
En tout cas, la question de l’Atlantide se pose à nouveau
devant les hommes de science : et comme Je ne crois pas que
lon puisse jamais la résoudre sans le concours de l'Océano-
graphie, j'ai pensé qu'il était naturel d’en parler ici, dans ce
temple de la science maritime, et d'appeler sur un tel probleme,
longtemps méprisé et qui maintenant ressuscite, l'attention
des océanographes, l’attention aussi de tous ceux qui, du fond
du tumulte des cités, prêtent l'oreille au lointain murmure de
la mer. |
Relisons d’abord ensemble, si vous le voulez bien, le récit
de Platon. C'est dans le dialogue intitulé Timee ou De la
Nature. Il y a quatre interlocuteurs : Timée, Socrate, Hermo-
Grate et Critias. Gritias a la paroles il parle de Solon, et d’un
voyage que fit ce sage législateur à Saïs, dans le Delta d'Egypte.
Un vieux prêtre égyptien étonne profondément Solon en lui
révélant l'histoire. des origines d'Athènes, très oubliée des
Athéniens. « Je ne t’en ferai pas un secret, Solon — dit le
« prêtre — ; je consens à satisfaire ta curiosité, par égard pour
« toi et pour ta patrie, et surtout pour honorer la déesse, notre
« commune protectrice, qui a élevé et institué ta ville, Athènes,
« issue de la Terre et de Vulcain, et, mille ans plus tard, notre
« ville à nous, Sais. Depuis la fondation de celle-ci, nos livres
« sacrés parlent d’une durée de huit mille années. Je vais donc
« donc t’entretenir brièvement des lois et des plus beaux exploits
« des Athéniens pendant les neuf mille ans écoulés depuis
« qu Athènes existe. Parmi tant de grandes actions de tes con-
« citoyens, il en est une qu'il faut placer au-dessus de toutes
« les autres. Les livres nous apprennent la destruction par
« Athènes d’une armée singulièrement puissante, armée venue
« de la mer atlantique et qui envahissait insolemment l’Europe
« et Asie: car cette mer était alors praticable aux vaisseaux
« et 1l y avait, au delà du détroit que vous appelez les Colonnes
« d’Hercule, une île, plus grande que la Libye et que l'Asie.
« De cette île, on pouvait facilement passer à d’autres îles, et
« de celles-là à tout le continent qui entoure la mer Intérieure.
« Ce quiest en decà du détroit dont nous parlons ressemble à
« un vaste port dont l'entrée serait étroite : mais c’est une véri-
(256)
PR à ne Une Te ln RF Benches PS DE PC SRL A ZE ARC MARS
- ER x ? 55 Et i SES Bare Nee eg ah
m. 4 = ¢
« table mer, et la terre qui l’environne est un vrai continent.
« Dans Vile Atlantide régnaient des rois d’une grande et mer-
« veilleuse puissance. Ils avaient sous leur domination l’île
« entière, ainsi que plusieurs autres îles et quelques parties du
« continent. En outre, de ce côté-c1 du détroit, ils régnaient
« encore sur la Libye jusqu’à l'Egypte, et sur l’Europe jusqu’à
« la Tyrrhénie. Toute cette puissance se réunit un jour pour
« asservir d’un seul coup notre pays, le vote, et tone es
« peuples vivant de ce côté-ci du détroit. Ce fut alors qu’é-
« clatèrent au grand jour la force et le courage d'Athènes. Par
« la valeur de ses soldats et leur supériorité dans l’art militaire,
« Athènes avait la suprématie sur tous les Hellénes; mais,
« ceux-ci ayant été forcés de l’abandonner, elle brava seule
« Veffrayant danger, arrêta l'invasion, entassa victoire sur
« victoire, préserva de l'esclavage les peuples encore libres et
« rendit à une entière indépendance tous ceux qui, comme
« nous, demeurent en decà des Colonnes d’Hercule. Plus tard,
« de grands tremblements de terre et des inondations englou-
« tirent, en un seul jour et en une nuit fatale, tout ce qu'il y
« avait chez vous de guerriers. L’ile Atlantide disparut sous la
« mer. Depuis ce temps-là, la mer, dans ces parages, est devenue
« impraticable aux navigateurs ; les vaisseaux n’y peuvent
« passer, à cause des sables qui s'étendent sur l’emplacement
« de Vile abimée. * » :
Voilà certes un récit qui n’a point la couleur d’une fable. Il
est d’une précision presque scientifique. On peut penser que
les dimensions de l’île Atlantide y sont quelque peu exagérées;
mais 1l faut se rappeler que le prêtre égyptien ne connaissait
pas limmensite de l'Asie, et que les mots plus grande que
l’Asie n'ont pas dans sa bouche la signification qu'ils auraient
aujourd'hui. Tout le reste est parfaitement clair et parfaitement
vraisemblable. Une grande île, au large du détroit de Gibraltar,
nourrice d’une race nombreuse, forte et guerrière ; d’autres
2
îles plus petites, dans un large chenal séparant la grande île de
* Œuvres DE PLATON, trad. par V. Cousin, t. x11, p. 109-113. Paris, chez
Rey et Gravier.
nes else à a à: de eu ee ein ie de RS m nö nam rs LS dis
hr x i 2 . . Mi S
771 ass Cd DENE ore St D dé à à at ts Due a PAR PTT ee ee ae
US 2
la côte africaine ;on passe aisément de la grande île dans les
petites, et de celles-ci sur le continent; et il est facile ensuite de
gagner les bords de la Méditerranée et d’asservir les peuples
qui s’y sont établis, ceux du Sud d’abord jusqu’à la frontière de
l'Egypte et dela Libye, puis ceux du Nord jusqu'à la Tyrrhénie
ef jusqu'a [a Grèce. À cette invasion des pirates atlantes,
Athènes résiste avec succès. Peut-être eût-elle été vaincue,
cependant, quand un cataclysme vient à son aide, engloutissant
Vile Atlantide en quelques. heures, et retentissant, par de
violentes secousses et un raz-de-marée effroyable, sur toutes les
côtes méditerranéennes. Les armées en conflit disparaissent,
surprises par l’inondation des rivages ; et quand les survivants
se ressaisissent, ils s’apercoivent que leurs envahisseurs sont
morts, et ils apprennent ensuite que la source même est tarie,
d'où descendaient ces terribles bandes. Lorsque, longtemps
après, de hardis marins se risquent à franchir les Colonnes
d’Hercule et à cingler vers les mers occidentales, ils sont bientôt
arrêtés par une telle abondance d’ecueils, débris des terres en-
glouties, que la peur les prend, et qu'ils fuient ces parages
maudits, sur lesquels semble planer une malédiction divine.
Dans un autre dialogue, intitulé Critias ou De l’Allantide,
et qui est comme la suite du Timee, Platon se laisse aller à
nous décrire l’île fameuse. C’est encore Critias qui parle. Timée,
Socrate et Hermocrate l’écoutent. « Selon la tradition égyp-
« tienne — dit-il —, une guerre générale s’eleva, il y a neuf
« mille ans, entre les peuples qui sont en deca des Colonnes
@ d Hercule et les peuples venant d’au dela. Dun côté, c'était
« Athènes ; de l’autre, les rois de l’Atlantide. Nous avons dit
« déjà que cette ile était plus grande que l'Asie et l’Afrique,
« mais qu'elle a été submergée à la suite d’un tremblement
« de terre, et qu'à sa place on ne rencontre plus qu’un sable,
« qui arrête les navigateurs et rend la mer impraticable. » Et
Critias nous développe la tradition égyptienne sur l’origine
fabuleuse de l’Atlantide, échue en partage à Neptune et dans
laquelle ce dieu a placé les dix enfants queileut ‘dune mortelle.
» Puts il décrit le -berceau de la race atlante : une plaine située
près de la mer, et s’ouvrant dans la partie médiane de l'ile ; et
(256)
Ba En a Se a N er ee a
ei —>
la plus fertile des plaines; autour d’elle, un cercle de montagnes,
s'étendant jusqu’à la mer, cercle ouvert au midi et protégeant
la plaine contre les souffles glacés du Nord ; dans ces montagnes
superbes, de nombreux villages, riches et populeux ; dans la
plaine, une ville magnifique, dont les palais et les temples sont
construits en pierres de trois couleurs, blanches, noires et
rouges, tirées des flancs mêmes de l’île; çà et là, des mines,
produisant tous les métaux utiles à l’homme ; enfin les bords
de l’île, coupés à pic et dominant de haut la mer tumultueuse !.
On peut sourire en lisant l’histoire de Neptune et de ses fécondes
amours ; mais la description géographique de l’île n’est pas
de celles dont on plaisante, ou qu'on oublie. Elle va si bien,
cette description, avec ce que nous imaginerions aujourd’hui
d'une grande terre émergée dans la région des Acores, et
jouissant de l’éternel printemps qui est l’apanage de ces îles;
terre formée d’un socle de roches anciennes supportant, avec
quelques lambeaux de terrains calcaires de couleur blanche,
des montagnes volcaniques éteintes, et des coulées de laves,
noires ou rouges, depuis longtemps refroidies.
Telle est PAtlantide de Platon; et telle est, d’après le grand
philosophe, l’histoire de cette île, histoire fabuleuse dans ses
origines, comme la plupart des histoires, extrêmement précise et
hautement vraisemblable dans les détails de sa terminaison
tragique. C’est la, d’ailleurs, tout ce que l'Antiquité nous
apprend : car les récits de Théopompe et de Marcellus, beaucoup
plus vagues que celui de Platon, ne sont intéressants que par
l'impression qu'ils nous laissent de l'extrême diffusion de la
légende parmi les peuples des rives méditerranéennes. En
somme, Jusque très près de notre ère, on a beaucoup cru, tout
autour de la Méditerranée, à l’antique invasion des Atlantes,
venus d'une grande ile ou d’un continent, venus en tout cas
d'au delà des Colonnes d’Hercule, invasion brusquement
arrêtée par la submersion, instantanée ou tout au moins très
rapide, du pays d’où sortaient ces envahisseurs.
Voyons maintenant ce que dit la science, touchant la
possibilité, ou la probabilité, d’un semblable effondrement, si
' ŒUVRES DE PLATON, trad. par V. Cousin, t. xm, p. 247 et suiv. Paris,
chez Rey et Gravier.
D bé de de SC on PE a
= 2 à 7 Lu 2 . 3 Ce
SS ee te ee ee di Du
- sa “erg
pe az
7 —
récent, si brusque, si étendu en surface et si colossal en pro-
fondeur. Mais il faut au préalable rappeler les données de la
Géographie sur la région de l’océan Atlantique où le phénomène
aurait dû se produire.
Pour un navire marchant droit vers l’ouest, la largeur de
l'océan Atlantique, par le travers du détroit de Gibraltar, est
d'environ 6400 kilomètres. Un tel navire aboutirait à la côte
américaine dans les parages du cap Hatteras; il n'aurait, dans
son voyage, rencontré aucune terre. Il serait passé, sans les
voir, entre Madère et les Acores; et il aurait laissé les
Bermudes trop loin dans le sud pour que ces îles coralliennes,
très petites et très basses, eussent, aux yeux de son équipage,
émergé de l'horizon marin. Ses passagers n'auraient rien
soupconné du relief des fonds océaniques, si tourmenté pourtant ;
et aucun des mystères de la mer Ténébreuse ne se serait dressé
devant eux.
Mais il eût suffi au navire d’allonger un peu sa route, de se
detourner d’abord vers le sud-ouest, puis vers le nord-ouest,
puis encore vers le sud-ouest, pour reconnaitre successivement
Madère, les Acores les plus méridionales, enfin les Bermudes.
Et si les voyageurs que nous supposons embarqués sur notre
esquif avaient possédé un matériel perfectionné de sondage,
et avaient su s’en servir, ils auraient constaté, non sans surprise,
que les profondeurs marines, au dessus desquelles ils passaient,
sont étrangementinégales. Très près de Gibraltar, le fond descend
à 4000 metres; il se relève brusquement pour former le socle,
très étroit, qui porte Madère ; il retombe à 5000 mètres entre
Madère et les Acores méridionales ; remonte à moins de 1000
mètres au voisinage de ces dernières; se tient longtemps entre
1000 et 4000, au sud et au sud-ouest des Acores, avec de très
brusques saillies dont quelques-unes s’approchent bien près
de la surface de la mer; plonge ensuite jusqu’à plus de 5000
mètres, et même, sur un petit parcours, jusqu’à plus de 6000 ;
se redresse encore, soudainement, en un sursaut qui correspond
au socle des Bermudes ; demeure enfoui sous 4000 mètres
d’eau jusqu’à une faible distance de la côte américaine, et se
relève enfin, en une rampe rapide, vers le rivage.
(256)
Imaginons un instant que nous puissions vider entièrement
l'océan Atlantique, l’assécher d’une façon totale; et, cela fait,
contemplons, de haut, le relief de son lit. Nous voyons deux
grandes dépressions, deux vallées énormes s’allonger du Nord
au Sud, parallèlement aux deux rivages, séparées l’une de
l’autre par une zone médiane surélevée. La vallée de l'Ouest,
qui court le long de la côte américaine, est la plus large et la
plus profonde des deux; elle présente quelques fosses ovales,
sortes de trous ou dentonnoirs descendant à plus de 6000
mètres au-dessous du niveau des rivages, et aussi de rares
piliers — dont un correspondant aux Bermudes — qui, du
fond des gouffres, montent hardiment vers la lumière. La vallée
de l'Est, le long de la côte européenne, puis de la côte africaine,
nous apparaît plus étroite, moins profonde, mais beaucoup
plus accidentée : et de nombreuses pyramides, les unes minces
et fragiles comme celle de Madère, les autres massives comme
celles qui portent les archipels des Canaries et du Cap Vert,
se dressent çà et là, au milieu de la vallée ou près de son bord
|
a tn
à + Ne
Sr a
a a2
oriental. La zone médiane surélevée dessine à nos yeux un très
long promontoire dont l’axe coïncide avec l’axe même de l’abime
atlantique, qui se courbe en S comme les deux vallées et
comme les deux rivages, et qui, partant du Groenland et 1
englobant dans sa masse l'Islande et les îles septentrionales, ;
va s’amincissant vers le sud et finit en pointe sous le 70° degré
de latitude australe. Dans la plus grande partie de son parcours,
ce promontoire a une largeur moyenne d’environ 1500 kilo-
mètres. Loin d’être régulière et à courbure sphérique uniforme,
sa surface est toute bossuée, hérissée de saillies, criblée de
cavités, surtout dans la région des Acores, ce que nous appelons
Açores n'étant que les sommets des plus hautes protubérances.
Il est certain que, dans cette vision d’ensemble de l’océan
tarı et desséché, nous observerions beaucoup d’autres choses,
qui sont invisibles sous l'épaisseur des eaux. Nous verrions,
non seulement la disposition longitudinale que je viens de
décrire et qui nous a été révélée par les sondages, mais aussi
les accidents transversaux, qui ne peuvent pas manquer d'exister,
et sur lesquels, à l’heure actuelle, nous ne savons à peu près
ps
rien, parce que les sondages ne sont pas encore assez nombreux.
La carte de l’archipel des Acores montre clairement que les
neuf grandes îles qui le composent s’alignent sur trois bandes
parallèles, dirigées de l’est-sud-est à l’ouest-nord-ouest : et ces
‘bandes sont jalonnées par les îles sur une longueur totale de
près de 800 kilomètres. Nul doute que de tels alignements ne
ne provongent tres loin sous les: ondes, et qu'ils n'aient une
grande importance dans le modelé du fond océanique. Mais ils
ne sont évidemment pas les seuls. Un jour viendra où les
cartes des fonds de l’Atlantique seront tout à fait précises et
détaillées : on verra alors des lignes de fractures et des bandes
de plis traverser le vaste abime, et courir d'Europe aux Etats-
Unis, ou du Maroc aux Antilles, ou de la Sénégambie au
continent sud-américain.
Donnons maintenant la parole à la Géologie. De même que
l’ceil du peintre perçoit tout un monde de couleurs et de reflets
insoupconné des autres hommes, l’œ1l du géologue est impres-
sionné par des lueurs très vagues et très incertaines qui
illuminent, pour lui seul, la nuit des gouffres, et la nuit, plus
noire, du lointain passé. Et son oreille, sensible comme celle
du musicien, vibre à des murmures, à des craquements, à des
-soupirs, qui viennent des profondeurs de la planète ou des
profondeurs de l’histoire, et que la multitude prend pour l’absolu
silence.
Noict un premier fait. La résion orientale de l’océan
Atlantique est, sur toute sa longueur et probablement d’un pôle
à l’autre, une grande zone volcanique. Dans la dépression qui
longe la côte africaine et la côte européenne et dans la partie
orientale de la bande surélevée qui occupe le milieu de l'océan,
les volcans abondent. Tous les piliers qui atteignent la surface
de la mer y affleurent sous la forme d’iles volcaniques, ou
portant des volcans. L'ile Gough, Tristan da Cunha, Sainte-
inclene,- EAscension, les iles du Cap Vert, les Canaries, la
grande Madère et les îlots voisins, toutes les Acores, l'Islande,
Vile de Jan Mayen, sont, ou intégralement, ouen majeure partie,
formées de laves. Je dirai dans un instant comment certains
dragages, en 1898, ont trouvé les laves, par des fonds de 3000
(256)
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mètres, sur une ligne allant des Acores à l'Islande et à 500
milles environ, ou 900 kilomètres, au nord des Acores. Un
navigateur a constaté, en 1838, l'existence d’un volcan sous-
marin, à l’équateur, par 22° environ de longitude ouest, c’est-
a-dire sur la ligne qui joint l’Ascension à l’archipel du Cap
Vert : des vapeurs chaudes sortaient des ondes, et des bas-fonds
avaient pris naissance, différents de ceux qu’indiquaient les
cartes. Dans les îles que je viens de nommer, beaucoup de
volcans sont encore en activité; ceux qui sont éteints paraissent
éteints d’hier; partout, les tremblements de terre sont fréquents;
ca et la, des îlots, brusquement, surgissent de la mer, ou des
écueils, depuis longtemps connus, disparaissent. La continuité
de ces phénomènes est masquée par l’océan; mais, pour le
géologue, elle n’est pas douteuse. La zone volcanique de
l'Atlantique oriental est comparable en longueur, en largeur,
en activité éruptive ou sismique, à celle qui forme le bord
occidental de l'Amérique et coïncide, dans le Sud, avec la
Cordillère des Andes ; elle est un des traits caractéristiques du
visage actuel de la Terre, tout comme la ceinture de feu de
l'océan Pacifique. Or il n’y a pas de volcan sans un effondrement,
ou tout au moins sans un affaissement, de quelque morceau
de l’écorce terrestre. Les volcans de la ceinture de feu du
Pacifique jalonnent le bord d’une fosse marine profonde, qui
fait le tour de cet océan, et qui, sans doute, n'a pas mi de
s’approfondir ; les volcans de la Méditerranée se dressent sur
la margelle de grands abimes, récemment ouverts et où
d'énormes montagnes sont descendues. Il faut donc qu'il y ait
aussi, dans le fond de l’océan Atlantique, actuellement encore,
une certaine mobilité et que la ride médiane de ce fond, déjà
surélévée, n’ait pas terminé son mouvement relatif d ascension
par rapport à la dépression orientale. Tandis que les rivages
continentaux de cet océan paraissent maintenant immobiles, et
cent fois plus impassibles que les rivages de la mer Pacifique, le
fond de l'Atlantique bouge, dans toute la zone orientale, large
d'environ 3000 kilomètres, qui comprend à la fois l'Islande, les
Acores, Madère, les Canaries et les îles du Cap Vert. C'est là,
actuellement, une zone instable de la surface de la planète ;
ee ects: dde dt Sn te
hu most à: és à
et, dans une telle zone, les plus terribles cataclysmes peuvent à
chaque instant survenir.
Il en est certainement survenu, et qui ne datent que d'hier.
Je demande à tous ceux que préoccupe le probleme de l’At-
lantide d'écouter attentivement et de graver dans leur esprit
cette brève histoire : il n’en est pas de plus significative. Dans
l'été de 1898, un navire était employé à la pose du cable télé-
graphique sous-marin qui relie Brest au Cap Cod. Le cable
avait été rompu ; et on cherchait à le repêcher, au moyen de
grappins. C'était par 47° o’ de latitude nord et 29° 40’ de lon-
gitude à l’ouest de Paris, à 500 milles environ au nord des
Acores. La profondeur moyenne était d’a peu près 1700 brasses,
ou 3100 mètres. Le relevage du câble présenta de grandes
difficultés, et il fallut, pendant plusieurs jours, promener les
grappins sur le fond. On constata ceci : le fond de la mer, dans
ces parages, présente les caractères d’un pays montagneux,
avec de hauts sommets, des pentes roides et des vallées pro-
fondes. Les sommets sont rocheux et il n’y a de vases que dans
le creux des vallées. Le grappin, en parcourant cette surface
très tourmentée, se prenait constamment dans des roches à
pointes dures et à arêtes vives ; il revenait presque toujours
cassé ou tordu, et les tronçons remontés portaient de grosses et
larpes Stries et des traces: de violente et rapide usure. À
plusieurs reprises, on trouva entre les dents du grappin de
petites esquilles minérales, ayant l'aspect d’éclats récemment
brisés. Toutes ces esquilles appartenaient au même genre de
roches. L’avis unanime des ingénieurs qui assistaient au dragage
fut que les éclats en question avaient été détachés d’une roche
nue, d’un véritable aflleurement, acéré et anguleux. La région
d'où provenaient les éclats était d’ailleurs précisément celle où
les sondages avaient révélé les plus hauts sommets sous-marins
‘et absence presque complète de vases. Les esquilles, ainsi
arrachées à des aflleurements rocheux du fond de |’Atlantique,
sont d’une lave vitreuse, ayant la composition chimique des
basaltes et appelée fachylyte par les pétrographes. Nous con-
servons quelques-uns de ces précieux fragments au Musée de
l'École des Mines de Paris.
(256)
— 12 —
Le fait a été signalé en 1899 à l'Académie des Sciences. Peu
de géologues en ont, à ce moment-là, compris la très grande
portée. Une telle lave, entièrement vitreuse, comparable à
certains verres basaltiques des volcans des îles Sandwich, n’a
pu se consolider à cet état que sous la pression atmosphérique.
Sous plusieurs atmosphères, et à plus forte raison sous 3000
mètres d’eau, elle aurait certainement cristallisé. Elle nous
apparaîtrait formée de cristaux enchevétrés, au lieu d’être faite,
uniquement, de matière colloïdale. Les études les plus récentes
ne laissent à ce sujet aucun doute ; et je me contenterai de
rappeler l’observation de M. Lacroix sur les laves de la Montagne
Pelée de la Martinique : vitreuses, quand elles se figent à l’air
libre, ces laves se remplissent de cristaux dès qu’elles se refroi-
dissent sous un manteau, même peu épais, de roches antérieu-
rement solidifiées. La terre qui constitue aujourd’hui le fond
de l'Atlantique, à goo kilomètres au nord des Acores, a donc
été recouverte de coulées de laves. quand elle? était “encore
émergée. Elle s’est, par conséquent, effondrée, descendant de
3000 mètres ; et comme la surface des roches y a gardé l’allure
tourmentée, les rudes aspérités, les arêtes vives des coulées
laviques très récentes, il faut que l'effondrement ait suivi de
très près l'émission des laves, et que cet effondrement ait été
brusque. Sans cela, l’érosion atmosphérique et l’abrasion
marine eussent nivelé les inégalités et aplani toute la surface.
Continuons le raisonnement. Nous sommes ici sur la ligne qui
joint l’Islande aux Acores, en pleine zone volcanique atlantique,
en pleine zone de mobilité, d’instabilité et de volcanisme actuels.
Conclusion nécessaire : toute une région au nord des Acores,
comprenant peut-être les Açores et dont ces îles, dans ce cas,
ne seraient que les ruines visibles, s’est effondrée tout ré-
cemment, probablement à cette époque que les géologues
appellent actuelle, tant elle est récente, et qui, pour nous, les
vivants d’aujourd’hui, est quelque chose comme hier.
Si vous vous rappelez maintenant ce que je disais tout a
l'heure de l'inégalité extreme des fonds au sud et au sud-ouest
des Açores, vous penserez avec moi qu'un dragage minutieux
donnerait, au sud et au sud-ouest de ces îles, les mêmes:
vu do des.
Ro oS
résultats qu'ont donnés, au nord, les opérations de repêchage
du câble télégraphique. Et, devant vos yeux, s’agrandira alors,
presque démesurément, la région effondrée, la région qui s’est
brusquement abimee hier, et dont les Açores ne sont plus que
les témoins, échappés à l’écroulement général.
Mais voici d’autres faits, toujours de l’ordre géologique.
L'abime atlantique, presque tout entier, semble être de date
relativement récente; et, avant l'effondrement de la région
acorienne, d’autres effondrements s’y étaient produits, dont
l'ampleur, plus aisément mesurable, confond l'imagination.
Depuis qu’Eduard Suess et Marcel Bertrand nous ont
appris à regarder la planète, et à déchiffrer les lentes ou rapides
transformations de son visage à travers les injures des siècles
sans nombre, nous avons acquis la certitude de l'existence
d'une très ancienne liaison continentale entre le Nord de
Europe et le Nord de Amérique, et d’une autre liaison
continentale, très ancienne aussi, entre la massive Afrique et
l'Amérique du Sud. Il y a eu un continent nord-atlantique,
comprenant ensemble la Russie, la Scandinavie, la Grande-
Bretagne, le Groenland, le Canada, auquel s'est agrégée plus
tard une bande méridionale, faite d’une grande partie de l’Europe
centrale et occidentale et d’un immense morceau des Etats-
Unis. Il y a eu aussi un continent sud-atlantique, ou africano-
brésilien, allant au nord jusqu’au bord méridional de l’Atlas,
a l’est jusqu'au golfe Persique et au canal de Mozambique, à
l’ouest jusqu’au bord oriental des Andes et aux sierras de
Colombie et de Vénézuela. Entre les deux continents, passait
la dépression méditerranéenne, cet antique sillon maritime, de
largeur incessamment variable, qui forme écharpe autour de
la Terre depuis le début des temps géologiques, et que nous
voyons encore si profondément marqué dans la Méditerranée
actuelle, la mer des Antilles et la mer de la Sonde. Une chaîne
de montagnes, plus large que la chaine des Alpes, et peut-être
aussi haute, en quelques-unes de ses parties, que le majestueux
Himalaya, s’est dressé autrefois sur le bord méditerranéen du
continent nord-atlantique, embrassant les Vosges, le Plateau
central français, la Bretagne, le Sud de l'Angleterre et de
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l'Irlande, et aussi Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et, dans
les Etats-Unis, toute la région des Appalaches. Les deux côtes
qui se regardent, à 3000 kilomètres de distance, par dessus les
eaux atlantiques, celle de la Bretagne, de Cornouailles, du Sud
de l'Irlande d’une part, celle de Terre-Neuve et de la Nouvelle-
Ecosse d’autre part, sont parmi les plus belles côtes à rias qui
soient au monde: et leur rias se font face. Dans l’une comme
dans l’autre, les plis de l’ancienne chaîne sont coupés brus-
quement, et souvent normalement, par le rivage; et les lignes
directrices de la chaine européenne se prolongent exactement
par celles de la chaine américaine. Ce sera, dans quelques
années, une des joies des océanographes, de constater, en
levant la carte détaillée des fonds entre l'Irlande et Terre-Neuve,
la persistance d’une allure plissée, d’une allure montagneuse
orientée, sur l'emplacement de cette vieille chaîne engloutie.
Cette vieille chaîne a recu de Marcel Bertrand le nom de
chaine hercynienne. Eduard Suess la nomme chaine des
Altaides, parce qu’elle vient de la lointaine Asie; et les
Appalaches, pour lui, ne sont plus que les Altaïdes américaines.
Ainsi, la région de Atlantique Nord, jusqu’à une époque
de ruine dont le début ne peut pas être précisé, mais dont la
fin est tertiaire, c’est-à-dire relativement récente, a été occupée
par une masse continentale que bordait, au sud, une chaine de
montagnes : et tout cela s’est effondré, bien avant l’effon-
drement de ces terres volcaniques dont les Acores semblent
être les derniers vestiges. A la place de l'Atlantique Sud, il y a
eu, de même, pendant bien des milliers de siècles, un grand
continent, maintenant descendu très profondément sous la
mer. Il est probable que ces mouvements de descente se sont
produits en plusieurs fois, les contours de la Méditerranée qui
séparait alors les deux continents se modifiant fréquemment
au cours des âges. Dès le milieu du Crétacé, la Méditerranée
s’avancait jusqu'aux Canaries, et son rivage méridional, à ce
moment-là, était très près de l'emplacement aujourd’hui occupé
par ces îles : nous avons, à ce sujet, un précieux repère,
récemment trouvé par M. Pitard, et très exactement daté par
MM. Cottreau et Lemoine. La région des îles du Cap Vert,
— 15 —
ala même époque, appartenait encore au continent africano-
brésilien.
Pendant que la Méditerranée, en cette région atlantique,
s’agrandissait par l'effondrement graduel de ses rivages, elle se
morcelait peut-être, et en tout cas son fond s’accidentait, par
la propagation au dessous d’elle de nouveaux plis et de nouvelles
rides. Dans ce large et profond sillon, où les sédiments venus
des deux continents du Nord et du Sud s’accumulaient sur
d'énormes épaisseurs, le mouvement s’est en effet propagé,
qui a donné naissance en Europe, pendant les temps tertiaires,
à la chaîne des Alpes. |
Jusqu’oü s’est étendue, dans la région atlantique, cette
chaîne tertiaire, cette chaîne alpine ? Et quelle a été, toujours
dans la même contrée aujourd’hui océanique, l’ampleur de ses
dénivellations ? Des fragments de la chaine sont-ils montés
assez haut pour se dresser, quelques siècles durant, au-dessus
des ondes, avant de rentrer, soudainement ou lentement, dans
la nuit sans étoiles ? Les plis des Alpes et de l’Atlas se sont-ils
propagés jusqu’à la mer des Antilles ? Et faut-il admettre, entre
nos Alpes et la Cordillère des Antilles — qui n’est elle-même
qu’une avancée sinueuse de la grande Cordillère des Andes —,
une liaison tectonique, comme nous admettons — depuis que
Suess nous l’a montrée — une liaison stratigraphique ? Questions
encore sans réponse. M. Louis Gentil a suivi, dans l'Atlas
occidental, les plis de la chaîne tertiaire jusqu’au rivage de
l’océan, et il les a vus, ces plis, s’abaissant graduellement, s’en-
noyant, comme disent les mineurs, descendre dans les flots : la
direction qu'ils ont, sur cette côte d'Agadir et du cap Ghir, est
telle que, prolongés par la pensée, ils nous conduiraient aux
Canaries. Mais pour avoir le droit d’aflirmer que les Canaries
sont des fragments surélevés de l’Atlas englouti, il faudrait
avoir observé des plis dans leurs dépôts crétacés : et je ne crois
pas que cette observation ait été faite. L'Atlas, comme chacun
sait, est seulement l’une des branches de la grande chaîne
tertiaire ; il est le prolongement dans le Nord de l'Afrique du
système montagneux de l’Apennin. Quant aux vraies Alpes,
qui sont la branche principale de la même chaîne, on les suit
(256)
SO =
sans peine jusqu'à la Sierra-Nevada et jusqu’à Gibraltar. Par
dessous le détroit de Gibraltar, elles se réunissent au Rif. Mais
le Rif, où quelques géologues veulent voir le prolongement du
système alpin tout entier, ne correspond certainement qu’à une
partie de ce système: toute une bande septentrionale de plis
alpins, sortis de dessous les nappes de la Sierra-Nevada, marche
vers l’ouest, au lieu de se diriger vers Gibraltar. Je les vois,
sous les terrains récents, traverser l’Andalousie, former une
étroite bande sur la côte d’Algarve, et finalement, au cap Saint-
Vincent, brusquement coupés et ne manifestant aucune tendance
à l’ennoyage, se cacher dans la mer. Leur direction prolongée
nous mènerait à Santa-Maria, la plus méridionale des Acores,
où l’on connaît des sédiments miocènes, non plissés. Au total,
on a de fortes raisons de croire au prolongement atlantique des
plis tertiaires, de ceux de l'Atlas vers les Canaries, de ceux des
Alpes vers les îles méridionales des Açores : mais rien ne permet
encore, ni d'étendre très loin, ni de limiter très près ce prolon-
gement. Les sédiments de Santa-Maria prouvent seulement que,
à l’époque miocène, c'est-à-dire quand les grands mouvements
alpins étaient terminés en Europe, un rivage de la Méditerranée
passait non loin de cette région des Açores, rivage de continent
ou de grande ile. Un autre rivage de la même mer miocene
passait près des Canaries.
De toute facon, la géographie a singulièrement changé
dans la région atlantique, au cours des dernières périodes de
l’histoire de la Terre ; et l'extrême mobilité du fond de l'océan,
manifestée actuellement par une telle multiplicité de volcans
et une telle étendue de champs de laves, date assurément
de loin. Effondrements pendant les temps secondaires, élar-
gissant la Méditerranée et faisant disparaître les ruines de la
chaîne hercynienne ; plissements, dans toute la zone méditer-
ranéenne, pendant la première moitié de l’ère tertiaire, modifiant
les fonds de cette mer et faisant surgir, ici ou là, près de sa
côte septentrionale, des îles montagneuses ; effondrements
encore, à partir du Miocène, dans la zone méditerranéenne
plissée et dans les deux aires continentales, allant jusqu’à la
ruine définitive des deux continents et à l’effacement de leurs
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spa. À
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rivages ; apparition, alors, dans le fond de l’immense domaine
maritime qui résulte des ces affaissements, d’un modelé nouveau,
dont la direction générale va du Nord au Sud, et qui masque
ou, tout au moins, affaiblit l’ancienne empreinte ; jaillissement
des laves, un peu partout, dans les îles qui subsistent, et qui
sont des ruines, et dans le fond même des mers, ce jaillissement
étant la compensation nécessaire et inévitable de la descente,
se nrolonde, de pareils morceaux de. lécorce : tel est, en
raccourci, l’histoire de l'océan Atlantique depuis quelques
millions d’années. Beaucoup d'épisodes de cette histoire ne
seront jamais datés de facon précise; mais nous savons que
certains d’entre eux sont tout à fait récents. M. Louis Gentil
nous a apporté, à cet égard, de bien intéressantes observations,
relevées au long des côtes marocaines. Le détroit de Gibraltar
s’est ouvert au début du Pliocène. Déjà à l’époque tortonienne,
la mer baignait le rivage d'Agadir; et donc, à cette date déjà,
Madère et les Canaries étaient séparées du continent. Mais
les couches tortoniennes, et même les couches plaisanciennes,
sur ce rivage marocain, sont dénivelées et plissées. Il y a donc
eu, dans la zone où se prolongeait l'Atlas, des mouvements
importants postérieurs au Plaisancien, par conséquent quater-
naires. Le chenal qui sépare Madère et les Canaries de la masse
africaine s’est encore approfondi dans les temps quaternaires,
c'est-à-dire tout pres de nous.
Telles sont les données de la Géologie. Extrême mobilité
de la région atlantique, surtout à la rencontre de la dépression
méditerranéenne et de la grande zone volcanique, large de 3000
kilomètres, qui court, du Sud au Nord, dans la moitié orientale
de l'océan actuel; certitude de la survenue d'immenses effon-
drements, où des iles, et même des continents, ont disparu ;
certitude que quelques-uns de ces effondrements datent d'hier,
sont d’äge quaternaire, et qu'ils ont pu, par conséquent, être
vus par l’homme ; certitude que quelques-uns ont été soudains,
ou tout au moins très rapides. Voilà de quoi encourager ceux
qui se fient encore au récit de Platon. Géologiquement parlant,
l’histoire platonicienne de l’Atlantide est extrêmement vrai-
semblable.
(256)
RER SRE el TR ER ON is cn te de A tt : Er, -
2 Zu À CE EEE FR ze ER rois da
Du TN ds
Consultons maintenant les zoologistes. C’est un jeune
savant français, M. Louis Germain, qui va nous répondre: et
je regrette vraiment beaucoup de ne pouvoir lui donner
réellement la parole et de n'être ici que son très insuflisant in-
terprète. | |
Tout d’abord, l'étude de la faune terrestre actuelle des îles
des quatre archipels, Açores, Madère, Canaries, Cap Vert, a
convaincu M. Germain de l’origine nettement continentale de
cette faune ; il y relève même de nombreux indices d’une adap-
tation à la vie désertique. En particulier, la faune malaco-
logique se rattache à celle de la région circaméditerranéenne,
tandis qu’elle diffère de la faune équatoriale africaine. Les
mêmes analogies avec la faune circaméditerranéenne s’observent
dans les Mollusques du Quaternaire.
En second lieu, les formations quaternaires des Canaries
ressemblent à celles de la Mauritanie et renferment les mêmes
espèces de Mollusques, par exemple les mêmes Helix.
De ces deux premiers faits se dégage, pour M. Germain,
cette conclusion nécessaire, que les quatre archipels ont été lies
au continent africain jusqu’à une époque très voisine de la nôtre,
tout au moins Jusque vers la fin du Tertiaire.
Troisième fait : 1l y a, dans les Mollusques actuels des quatre
archipels, des espèces qui semblent être les survivantes d’especes
fossiles du Tertiaire européen ; et pareille survivance existe
aussi dans la série végétale, une fougère, l’Adiantum reniforme,
actuellement disparue d'Europe, mais connue dans le Pliocène
du Portugal, continuant aujourd’hui de vivre aux Canaries et
aux Acores.
M. Germain déduit de ce troisième fait la liaison, jusqu'aux
temps pliocènes, avec la péninsule ibérique, du continent qui
embrassait les archipels ; et la coupure de cette liaison pendant
le Pliocene:
En quatrième lieu, les Mollusques Pulmonés qu’on appelle
Oleacinidæ ont une répartition géographique singulière. Ils ne
vivent que dans l'Amérique centrale, les Antilles, le bassin
méditerranéen, et les Canaries, Madère et les Acores En
Amérique, ils ont gardé la grande taille qu'ils avaient en
i
4
4
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— 19 —
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Europe à l’époque miocene; dans le bassin méditerranéen et
dans les îles atlantiques, ils se sont fortement rapetissés.
Cette répartition géographique des Oleacinide implique
évidemment l'extension jusqu'aux Antilles, aux débuts du
Miocène, du continent qui embrassait Acores, Canaries et
Madère, et l'établissement, pendant le Miocene ou vers sa fin,
d'une coupure entre les Antilles et ce continent.
Restent deux faits, relatifs aux animaux marins et qui
paraissent ne pouvoir s'expliquer, l’un et l’autre, que par la
persistance, jusque très près des temps actuels, d’un rivage
maritime courant des Antilles au Sénégal, et, même, reliant
la Floride, les Bermudes et le fond du golfe de Guinée. Quinze
espèces de Mollusques marins vivent à la fois dans les Antilles
et sur les côtes du Sénégal, et ne vivent pas ailleurs, sans que
cette coexistence puisse s'expliquer par le transport des em-
bryons. D'autre part, la faune de Madréporaires de l’ile San-
Thomé, étudiée par M. Gravier, comprend six espèces : une ne
vit, en dehors de San-Thomé, que dans les récifs de la Floride;
et quatre autres ne sont connues qu’aux Bermudes. Comme
la durée de la vie pélagique des larves de Madréporaires est
seulement de quelques jours, il est impossible d’attribuer au
jeu des courants marins cette étonnante répartition.
En tenant compte de tout cela, M. Germain est conduit à
admettre l’existence d’un continent atlantique lié à la péninsule
ibérique et à la Mauritanie, et se prolongeant assez loin vers le
Sud, de facon à posséder quelques régions au climat désertique.
Au Miocène encore, ce continent va jusqu'aux Antilles. Il se
morcelle ensuite, d’abord du côté des Antilles, puis dans le
Sud, par l'établissement d'un rivage marin qui va jusqu’au
Sénégal et jusqu’au fond du golfe de Guinée, puis enfin dans
l'Est, probablement au Pliocène, le long de la côte d'Afrique.
Le dernier grand débris, finalement abimé et n’ayant plus alors
laissé d’autres vestiges que les quatre archipels, serait l’At-
lantide de Platon.
Je me garderai bien, dans mon incompétence, d'émettre le
moindre avis sur la valeur zoologique des faits signales par
M. Germain et surle degré de certitude des conclusions qu'il
(256)
SET CP TN Se RTS eS ER a nee RE DS LA RDV SN RL in
—— 2
en tire. Mais comment n'être pas frappé de la concordance
presque absolue de ces conclusions zoologiques, et de celles ot
nous a conduits la Géologie ? Et qui pourrait maintenant, en
présence d'un accord aussi complet, établi sur des arguments
si différents, douter encore de la conservation, jusqu’à une
époque très voisine de nous, de vastes terres émergées dans la
partie de l'océan qui se trouve à l’ouest des Colonnes.
d’Hercule ?
Cela suflit ; et voilà ce qu’il faut retenir de notre brève
causerie. Reconstituer, même approximativement, la carte de
l’Atlantide, restera toujours une opération difficile. Actuel-
lement, il n’y faudrait même pas songer. Mais il est tout-a-fait
raisonnable de croire que, longtemps après l’ouverture du
détroit de Gibraltar, certaines de ces terres émergées existaient
encore, et, parmi elles, une ile merveilleuse, séparée du con-
tinent africain par une chaîne d’autres îles plus petites. Une
seule chose reste à démontrer, la postériorité du cataclysme qui
a fait disparaitre cette ile à l'établissement de l'humanité dans
la région occidentale de l'Europe. Le cataclysme n’est pas
douteux. Des hommes existaient-ils alors, qui aient pu en subir
le contre-coup et en transmettre le souvenir ? Toute la question
est là. Je ne la crois pas du tout insoluble; mais il me semble
que, ni la Géologie, ni la Zoologie ne la résoudront. Ces deux
sciences me paraissent avoir dit tout ce qu’elles pouvaient dire ;
et c'est de Anthropologie, de l’Ethnographie, enfin de l’Ocea-
nographie, que j'attends maintenant la réponse definitive.
En attendant, libre à tous les amoureux des belles légendes
de croire à l’histoire platonicienne de l’Atlantide! Non seu-
lement la science, la plus moderne science, ne leur en fera pas
un crime ; mais c’est elle-même qui, par ma voix, les y invite.
C’est elle-même qui, les prenant par la main, et les conduisant
sur la rive de l'océan fertile en naufrages, évoque à leurs yeux,
avec les milliers de navires désemparés, submergés ou réduits
à l’état d’épaves, les continents, et les îles sans nombre, ense-
velis au fond des abimes.
Pour moi, je ne puis plus ne pas penser aux brusques mou-
vements de l’écorce terrestre, et, parmi eux, à ce phénomène —
étrange et terrifiant de la disparition presque soudaine de
quelque pan de continent, de quelque élément d’une chaine de
montagnes, de quelque grande ile, dans un gouffre de plusieurs
milliers de mètres de profondeur. Qu'un tel phénomène se soit
produit, et même répété à bien des reprises, au cours des
dernières périodes géologiques, et qu’il ait souvent atteint une
ampleur gigantesque, c'est ce dont aucun géologue n’a le droit
de douter. On s'étonne parfois que de semblables cataclysmes
n'aient pas laissé de traces sur nos rivages, sans réfléchir que
c'est la soudaineté même de leur survenue et de leur fuite qui
les rend difficilement saisissables. Aucun d’eux, à la vérité, ne
s’est déchainé, sans provoquer un abaissement du niveau
moyen des mers ; mais la compensation ne s’est point fait
attendre, et le rapide soulèvement d'un autre compartiment du
fond océanique, ou la sortie, plus lente, et à tout jamais inima-
ginable, des fleuves sous-marins de laves, a bientôt rétabli
l'équilibre : tant est précise la balance où sont pesés, d’un côté
les abimes, de l’autre les montagnes.
Et quand je relis ainsi, dans ma pensée, les pages terribles
de l’histoire de la Terre, volontiers, devant la mer qui sourit,
indifférente, devant la mer « plus belle que les cathédrales », je
songe au dernier soir de l’Atlantide, auquel ressemblera peut-
étre te dernier soir, lex grand soir », de l'Humanité. Tous les
jeunes hommes sont partis pour la guerre, par delà les îles du
Levant et les lointaines Colonnes d’Hercule; ceux qui sont
restés, hommes d’äge mûr, femmes, enfants, vieillards et prêtres,
interrogent anxieusement l'horizon marin, espérant y voir
poindre les premières voiles, annonciatrices du retour des
guerriers. Mais, ce soir, l'horizon est vide et sombre. La mer
semble devenir ténébreuse ; et, comme elle, le ciel se charge de
menaces. Depuis plusieurs Jours, la terre a frémi et tremblé.
Le sol s’est fendu, ca et là, exhalant des vapeurs brülantes. On
dit même que, dans la montagne, des cratères se sont ouverts,
par où jaillissent des fumées et des flammes, et qui lancent en
Yair des pierres et des cendres. Maintenant, il pleut partout une
poussière grise et chaude. La nuit est venue tout-à-fait, effroya-
blement noire: et l’on ne verrait rien, si l’on n'avait allumé
(256)
Bra aes
quelques torches. Prise soudain d’une terreur folle, la multitude
se rue dans les temples ; mais voici que lestemples s’ecroulent,
cependant que la mer s’avance, envahissant le rivage, avec une
clameur atroce qui couvre, invinciblement, toutes les autres
clameurs. Quelque chose passe, qui pourrait bien être la
Colère de Dieu. Puis tout s’apaise ; il n’y a plus ni montagnes,
ni rivage ; il n’y a plus que la mer insoucieuse, endormie sous
le ciel du Tropique aux astres innombrables ; et, dans le souffle
des alizés, j'entends chanter la voix du poète immortel :
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées ;
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez, le soir, quand vous venez vers nous !
TE
Le Bulletin est en dépôt ee Friedlander, 11, Cabas
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- Germain
a Paris.
Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix
suivants et franco :
Nos :
239. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Pri incesse- =
Alice, par Edgard:HrRrovarp. ss cvs sok. een
- 240. — Sur l’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus
lividus, par JERUNNSEROM nn onen
eh
241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis pendant
les campagnes de S.. A. S. le Prince de Monaco, par A.
GRUVEL ee ee es ee
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak-
tischer Seetiere, von Klaus GREIN., ee
243. — Notice sur les Selaciens conservés dans les collections du :
Musée Océanographique, par Louis RouLe..........,...
244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, |
par J. GUÉRIN-GANIVET. .............. ses sresoseseee
245. — L'effet de l’inanition surla larve de l’oursin ‚par J. RUNNSTROM
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons
provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de
Monaco, par le D' Joseph Nuosgaun.n nee
247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez
la Tarvé deTOursin, par J.-RUNNSTROM.. 50... ae seh
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par
Ernest BREMENT 054 60% ce ie de canette etre ee eee
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen
im:Méer;-von Klaus GREIÏN. 2,04 nen. on CT TO
250. — Sur une variété méditerranéenne de ER lidium cœruleum
Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire),
par Ernest BRÉMENT, préparateur he Musée Océano-
graphique dé Monaco sn 4) eee ewan ts caved em
251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des‘
Stations (AVEC UNE CARTE) iss Se dose es eee
252. — Sur une ne Tedania abyssale des Açores /Tedania
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, Professeur à la
Faculte.des- Sciences de-Dijon.. an Ses
253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des cam- _
pagnes du yacht « Hirondelle II» (1911 et 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER.
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich
ZUGMAYER ... oo... . ee Chee ee eee Bra a EEE CE re
255. — Emploi de lee aimant dans l’analyse micromine-
ralogique des fonds sous-marins, par L. V£raın Charge
de cours de physique industrielle à la Faculté des
Sciences d’Alger, et A. CHEvALLIEr Chargé des travaux .
pan de minéralogie à la Faculté des Sciences de
ancy Knunsesennnnenesuesnennsnsrsenntnseneenerenenunnne
256. — L’Atlantide, par Pierre Termıer, Membre de l’Institut, Pro-
fesseur a l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte géologique de la France..,..................
MONACO, — IMPR DE MONACO.
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Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies)
- du Golfe du Lion. |
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(Note préliminaire) —
Par Ernest BREMENT —s_.
z Préparateur au Musée Océanographique de Monaco.
MONACO: -
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Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes:
10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées. par les Congrès à
internationaux. ie
2° Supprimer autant que possible les abréviations: ù SE
3° Donner en notes au bas des pages ou dans un index les ‘indications pee
bibliographiques. - eve.
4° Ecrire en italiques tout nom are latin. : rf
5° Dessiner sur papier ou So bien blane au crayon Wolf (H. B. Jo
à l'encre de Chine. , RÉ
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les moe | &
calques les recouvrant. en ER
7° Faire les ombres au trait sur Papice ordinaire < ou au crayon ı noir sur,
papier procédé. >
8° Remplacer autant que possible les Sishches par des figures dans ie.
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que
la dimension definitive qu’on desire. |
Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le
manuscrit — suivant. le tarif suivant :
50ex. | 100 ex. | 150ex. | 200ex. | 250ex. | 500eK |
Un quart de feuille......| 4f » | 5f20| 6f8o | 8f40 | 10 40 Lorie Se
Une .demi-feuille.........| 470) 670} 8 80 | 11° » | 13 40 | 22 80
Une feuille entiere.......| 8 ro | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80.
—
Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand ilya lieu.
Adresser tout ce qui concerne le "Bulletin a l'adresse suivante : =
Musee océanographique (Bulletin), Monaco.
BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco)
No 257. — 30 Janvier 1913.
Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies)
du Golfe du Lion.
(Note préliminaire)
Par Ernest BREMENT .
Préparateur au Musée Océanographique de Monaco.
Les deux Didemnidés qui font l’objet de cette description
préliminaire, ont été récoltés l'automne dernier, aux environs
de Banyuls-sur-mer, par le ROLAND, vapeur du Laboratoire
Arago. L'un d'eux appartient au genre Didemnum Sav. [Lep-
toclinum] l’autre au genre Poly syncraton Nott [Diplosomoides
Lah.]
DibEMNUM [LEPTOCLINUM] PEYREFITTENSIS D. Sp.
Une seule colonie, chalutée entre Cerbére et le Cap Pey-
refitte, à 2 miles au large, par 55-60 mètres de profondeur. Elle
enrobait sur toute sa longueur un rhizome bifurqué d’Arundo
donax de 30 centimètres de longueur sur 4 centimètres de .
diametre (dimensions de chacune des branches du rhizome
chaluté). Sur la couleur générale, qui est d’un jaune miel tirant
sur le créme, se détachent les lignes sinueuses pellucides des
dépressions cloacales délimitant les cœnobies sensiblement
w
— 2 —
polygonales (1). Le cormus a quelque peu le facies d'une Eponge
par suite de sa surface accidentée où l’on observe en outre des
cavités oblongues, à rebords épaissis, que se sont creusés des
Amphipodes commensaux. L’épaisseur du cormus peut atteindre
5 millimètres.
Fic. 1. — D. peyrefittensis n. sp. Masse viscérale vue du côté gauche. La
partie inférieure de l’cesophage et le bord interne de la face gauche de
l'estomac sont cachés par le spermiducte ; de même une moitié de
l'intestin moyen et une petite partie du spermiducte sont recouverts
par les ovules.
Les spicules étoilés, à un petit nombre de sommets, sont
répartis dans toute l'épaisseur du cormus, bien que. plus
(1) Le dessin ainsi figuré rappelle beaucoup celui que Drasche (Die
Synascidien der Bucht von Rovigno, Wien 1883) a donné dans l’aquarelle
de son D. iridentatum (fig. 41, Taf. vit).
4 : RT
a ae ee ee à Die ee Bei TR N U ee u N
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:
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Siete ee ee,
vor
abondants vers la base de celui-ci; de même ils sont un peu
plus denses autour des tubes buccaux des ascidiozoïdes. Les
six lobes buccaux sont peu développés. La couronne tentaculaire
comprend seize tentacules disposés en 3 cycles de grandeurs
différentes. La branchie possède 4 rangées de trémas allongés,
ceux-ci étant au nombre de 6-7 par demi-rangée. Les lan-
eure de Lister peuvent devenir une fois et demie plus
longues que les trémas.
La figure ı représente la masse viscérale vue du côté gauche.
L’cesophage, allongé, refoule ae
A
sa région cardiaque (Fig. 2). |
Le post-estomac, etroit vu En
de face, est tres large vu de . hi
profondément l'estomac dans
Coke ei Se termme, par une
partie tronquée (Fig. 2). L’in-
testin moyen est allongé. Le
rectum présente à sa base les
dilatations habituelles dues
aux c@cums-rectaux;,.vu.de
côté et un peu dorsalement
(ite, 2), ıl décrit, au niveau
de l’estomac, une boucle sur
le trajet de laquelle s’épa-
Houissent les. tubes rénaux,
Geux-ci se réunissent en ‘un
canal qui se jette dans l’es-
tomac, au tiers inférieur de
sa hauteur. FiGa2s— 2). peyrepntiensisn. Spa vue
D u, | Be latero-dorsale du tube digestif
u coté gauche, le fol- montrant la boucle du rectum, les
licule testiculaire masque la mubesı temaux ev, leur. debouche
| : dans l’estomac.
plus grande partie de l’anse
montante du rectum.\ Il est unique, bien développé et
BE peniniduete décrit autour de «lui neuf tours de spire
né 1) Dans son trajet à travers le sac viscéral, le sper-
miducte se renfle beaucoup, puis diminue notablement au
niveau du sphincter cesophago-rectal (Fig. 1). Les ovules, en
(257)
— 4 —
partie appliques sur le spermiducte, occupent le fond de l’anse
digestive.
PoLYSYNCRATON [DiPLOSOMOIDES] CANETENSIS N. SP.
Une colonie, draguée le 1% octobre 1912 entre Aral
Canet, sur la vase côtière, par une profondeur de 50 metres
environ. Elle s'était développée autour d'un rhizome d’Arundo
donax ; sur une longueur de 20 centimètres et une largeur de
10 centimètres, le rhizome était complètement enrobé par le
cormus ; l'épaisseur de ce dernier est de deux millimètres ; en
certains points, elle atteint trois millimetres.
La colonie avait une couleur générale vieux rose sur laquelle
se detachaient, sous l'aspect d'autant de points noirs arrondis,
les orifices buccaux des individus. Vers le rebord des cloaques
communs, la couleur vieux rose passait au rouge foncé,
celui-ci s’attenuant graduellement le long des ramifications
divergeant de l'ouverture du cloaque commun (réseau des
égouts cloacaux).
Le cormus est assez mou au toucher; en quelques régions
seulement, il adhérait assez fortement à son support. La tunique
commune renferme des spicules, qui par leur forme étoilée
et leur répartition, rappellent ceux du P. Lacazei G. Le tube
buccal est surmonté de six lobes triangulaires, étroits et pointus.
La couronne tentaculaire se compose de 16 tentacules disposés
en 3 cycles. La paroi péribranchiale est très réduite ; .elle ne
recouvre la branchie que dans sa partie antérieure ; au-delà,
elle ne forme qu'une étroite bande ventrale entourant l’endostyle.
La branchie présente 4 rangées de trémas allongés, ceux-ci
étant au nombre de 6-7 par demi-rangée. Sur sa face gauche,
entre le sillon antérieur et la première rangée de trémas, existe
un grand espace imperforé. Les languettes de Lister sont
plus longues que les trémas. Par suite du grand développement
des muscles des sinus transverses et des faisceaux musculaires
dorsaux, la branchie est extrêmement contractile et il est rare
d'obtenir bien étalées les deux dernières rangées de trémas.
La fig. 3 reproduit l'aspect de la masse viscérale vue du
Roo
LE aes
côté droit. En ce qui concerne le tube digestif, il est à remarquer
que le post-estomac, large au début, diminue graduellement ;
il est allongé et passe à l'intestin moyen, ovoide, enfoncé plus ou
moins dans le rectum, par suite du développement des organes
reproducteurs qui compriment le rectum. Le conduit rénal
Pre: 3. — 2. canetensis n. sp. Viscères, vus du côté droit. Sur les follicules
testiculaires est appliqué le cordon ovarien. Le rectum, sur une partie
de sa largeur, est masqué par le spermiducte.
débouche à la partie inférieure de l'estomac; les tubes rénaux
sont très dilatés et présentent souvent des extrémités ampul-
liformes (fig. 4).
Les organes reproducteurs, lorsqu'ils ne sont que moyen-
nement développés, c'est-à-dire tels qu'ils sont représentés
(257)
Dore
dans la fig. 3, occupent la région dorsale du sac viscéral. Les
follicules testiculaires, au nombre de 4 chez la plupart des
ascidiozoïdes examinés, recouvrent partiellement le rectum,
vus du côté droit; mais chez nombre d'individus, leur accrois-
sement est tel que, vus de ce même côté, l'intestin moyen et
presque toute l’anse rectale logée dans le sac viscéral, sont
entièrement cachés. Le spermiducte décrit une spirale de
Fig. 4. — P. canetensis n. sp. Vue dorsale du sac viscéral montrant
les 4 follicules testiculaires, , le spermiducte et l'ovaire: Une
portion seulement du rectum est représentée avec, à sa surface,
les dilatations des tubes rénaux.
3 à 4 tours au sommet des testicules (fie. 3 et 4, pue ai,
renfle progressivement pendant son trajet à travers le sac viscéral
pour diminuer notablement (comme le font d’ailleurs l’ceso-
phage et le rectum à cet endroit) au niveau du sphincter du
pedicule cesophago-rectal.
L’ovaire est appliqué sur la face droite de la masse testi-
SM dig ee ous ES Brute if ds
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Sarg Te Be IT en Te
Bu
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culaire; les ceufs, chez certains individus, atteignent une grande
dimension et font alors hernie à la partie inférieure du sac
viscéral.
Deux autres espèces de Polysyncralon sont connues sur
les côtes de France : le P. Lacaze: Giard et le P. massiliense
Daumézon.
Le P. Lacazei trouvé par Giard et étudié par Lahille (1890
Thèse, p. 129-136) diffère du P. canetensis par sa couleur rouge
cramoisi ou pourpre,son aspect velouté, son épaisseur en général
plus grande. Il s’en distingue en outre par les principaux
caractères anatomiques suivants : la couronne tentaculaire
comprend 12 tentacules, le nombre des trémas branchiaux est
fréquemment de dix par demi-rangée, les parois stomacales
sont beaucoup plus épaissies et le post-estomac se termine
par une partie élargie et tronquée, à l'inverse de ce quia lieu
chez P. canetensis. Les follicules testiculaires sont moins
développés individuellement que chez cette dernière espèce ;
mais par contre, ils peuvent devenir plus nombreux. Chez des
cormus de P. Lacazei récoltés au Cerf (environs de Roscoff)
à la fin août, la plupart des ascidiozoïdes examinés possédaient
chacum 6 follicules testiculaires. Le P. Lacazei a été signalé’ à
“Verres reprises tant sur les côtes de la “Manche qu’en
Méditerranée.
Le P.massiliense Daum. a été décrit par Daumézon (1908) (1)
sous le nom de Didemnoides massiliense. Cette espèce habite
le Golfe de Marseille, où elle existe sous deux formes (l’une noir
d'encre, l’autre jaune clair) disposées en larges plaques épaisses
de deux millimètres au maximum. L'auteur ne donne aucune
figure de son espèce; il indique que la branchie possède
4 rangées de stigmates sans en préciser le nombre par rangée,
que l’estomac est globuleux et lisse et qu'il y a plusieurs follicules
testiculaires. Le spermiducte décrirait une spirale de 6 tours.
(Laboratoire Arago, a Banyuls-sur-mer et Laboratoire
du Musée Océanographique de Monaco).
(1) 1908. — DaumÉzon. — Note phylogénétique sur une nouvelle
espèce d’Ascidie composée, Didemnoides massiliense n. sp. (C. R. Soc.
Biologie, 1908, t. II, p. 179-180).
(257)
Le Bulletin est en dépôt +. Friedländer, 11, Caras oa
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240. — Sur l'appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus _
: lividus, par J, RUNNSTROMS 20.23 2:20 anos. eee
241. — Note préliminaire sur les Cirrhipédes recueillis pendant
Bs les campagnes de S A. S. le Prince de Manga? par A.
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken. positiv phototak- -
=. tischer Seetiere, von Klaus Grping. sesh ana
243. — Notice sur les Sélacions conservés dahs les collections du ae
Musée Océanographique, par Louis RouLE.............% 2.
244. — Les Peltogastrides du Musée ee de Monaco,
par Je GUERIN-GANIVET Sa sn a ol rs ne
245. — L’effet de l’inanition surla larve de l’oursin, par 3. Runners EN
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons —
© provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de —
5 Monaco, par:le-D' Joseph Nusgaumsen „nei peewee tb aee”
-247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez
| la larve dé l'Oùrsin, par Ji. RENNSTRÔM... 5... (occu ee 2
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. SP., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par
Ernest. DREMENT dia Binge cea ut. tas soe coasts see NT non
249. — Vorlaufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen —
im Meer; von ‚Klaus. 'GREIN SEL. sivas sna Rete eae ee
250. — Sur une variété méditerranéenne de Hh lidium eopruleum.
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note preliminaire), —
par Ernest BRÉMENT, te “= Musée Océano- ES
graphique dé MONACO’. sees Gs dires ne es Bute Does CO
251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle ZI: (1912), Liste des
“Stations (AVEC. UNE CR TE er ras sn et leo pie es Sate re PR
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores. (Tedania
Faculté de mn. sp.) par E. TopseEnt,. Professeur à la
aculté des a de Dijon.) ee
253. — Diagnoses des ‚Stomiatides nouveaux provenant des cam-
pagnes du yacht « Hirondelle II » - (1911 et 1912) |
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich en,
254. — Le cräne de Gastrostomus Baw. Gill et Ryder, En Erich
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255. — Emploi de l’electro- aimant 5 l'analyse micromine-
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN pps
de cours de physique industrielle, à la Faculté dés
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des-trayaux =~ =
ratiques de minéralogie ala Faculté des Sciences | COS Pe
ancy. choses ses eee nee
256. — L’Atlantide, par Pierre Termıer, Membre de l’Institut, Pro=
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service res
de la Carte géologique de la France en ea ne “er
227 — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du.
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Par Henri MARCELET.
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___ outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la. demande sur le
: . manuscrit — suivant le tarif suivant: 3 Os eo: a ee hae
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Um quart de feuille......] 4 » | 5f20 | 6f80 | 8f4o | 10 40 re 17680 lee.
- Une feuille entière: 22... "8 "10.980 |13 80] 16-20 | 19 407 35 80.
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Musée océanographique Bulletin), Monaco. =
BUEFETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco)
No 258. — 20 Fevrier 1913.
Larsenic et le manganese
dans quelques vegetaux marins.
(Premiere note préliminaire)
Par Henri MARCELET.
La présence, dans les algues, de l’arsenic et du manganèse
est connue depuis longtemps, cependant il nous a paru inté-
ressant de rechercher si deux algues d'espèce différente vivant
côte à côte, fixaient chacune une même quantité d’arsenic et de
manganèse, ou si cette fixation était en quelque sorte spécifique
de leur espèce. Il semble au premier abord que ces algues,
vivant dans un milieu de composition constante, doivent se
saturer uniformément des sels en dissolution dans le milieu
qui les baigne. Or les quelques résultats que nous avons obtenus
semblent indiquer que la présence de l’arsenic. par exemple,
dans les algues, n’est pas due à une absorption indifférente de
ce métalloïde, mais à une fixation en quelque sorte élective et
en quantité probablement définie permettant d’aflirmer le rôle
essentiel que ce corps joue dans la vie de la plante. Quant au
manganèse nous donnerons dans une prochaine note les résultats
de nos recherches et les quelques observations que l’on peut en
déduire.
Avant de rapporter nos résultats qu’il nous soit permis de
manifester notre très respectueuse reconnaissance envers S. À.
RE
S. le Prince de Monaco qui a bien voulu nous ouvrir les portes
de son Institut Océanographique et mettre à notre disposition
les éléments qui nous ont permis de chercher à élucider ce
problème de biologie marine. x
L’arsenic.
M. A. Gautier a signalé (1) que l’arsenic se trouvait chez les
végétaux « richement iodés et en particulier dans les algues,
marines et terrestres ». Il indiquait qu'il avait trouvé dans les
algues restées une ou deux semaines à l’air pour les dessécher :
Poids de matière Poids d’arsenic
a) Algues:de mer en expérience par too gr. de substance
Fucus vesiculosus 1578" ous! 1.30
— digitatus 120 Or 2
— serratus 85 ©... 002
bj Algues d’eau douce
Spirogyra 25 0 040
Cladophora So O 008
Autre Cladophora 350 O 008
d’où il concluait que l’arsenic était en beaucoup plus grande
quantité dans les algues iodées que dans les algues d’eau
douce.
Poursuivant ses recherches sur les algues fossiles il trouvait :
Arsenic p. too gr. de substance
à l’état naturel
Boghead d’Autun 2 MEL Oe)
— — 2 50
— — 2: 1100
O 03
— d'Australie
et sur les algues non chlorophylliennes, et en particulier sur
(i) A. GAUTIER. Bullet. Soc Chimigue, A Tanv. 190512. o>:
ROLE
les sulfuraires, les barégines, et la glairine il constatait toujours
la présence du métalloïde ; en effet « 180 grammes de glairine
de Luchon pesée à l’état humide et répondant seulement à
3 grammes 6 de matière sèche, presque uniquement formée de
soufre, ont donné o milligramme o13 d’arsenic, ou o milli-
gramme 36 pour 100 grammes de matière sèche ».
M. A. Gautier continuant ses recherches trouve l’arsenic
dans le plankton à la dose de o milligramme 0025 pour la
quantité de plankton contenue dans un litre d’eau de mer
(moins de six milligrammes). Puis il recherche le métalloïde
dans l’eau de mer, le sel marin, le sel gemme etc. Dans l’eau
de mer il distingue l’arsenic sous différents états et les dose
separement:
A.(ı) Eau de mer puisée à 30 kilomètres des côtes de Bretagne
et à 5 mètres de profondeur.
Pour un litre d’eau
Arsenic minéral o m8" 009
— organique O 0008 (environ)
— organisé indosable en un litre
B. Même eau de mer
Arsenic total 0. 010
Dans une autre série d’experiences faites sur les prélèvements
effectués sous les yeux de S. A. S. le Prince de Monaco en vue
des Açores, et sur la même verticale, mais à des profondeurs
différentes M. A. Gautier a trouvé :
Eau de l'Atlantique (Acores)
Profondeur Arsenic par litre
Stn. 1394 ron O.282025
— 1535 07.010
Sl h427t — 207 150419 (abou8T.du fond) Oo o80
(i) a. GAUTIER. Bullet, Soc. Chim., 5 Sept. 1903, p. 864.
(258)
Comme suite à ces travaux MM. Tassily et Leroide (1) ont
recherché l’arsenic dans quelques algues et ont démontré que
cet arsenic persistait dans les substances qui en dérivent.
Quantités traitées , Especes à Arsenic en milligrammes
en grammes pour Ioo gr.
100 Chondrus crispus 0.070
70 Fucus vesiculosus 0.010
SO Mousse de Corse 0.025
100 Laminaria digitata 0.050
100 — saccharina 0.010
100 = flexicaulis 0.010
Ces auteurs ont opéré leurs recherches sur les algues fraiches
et lavées, mais elles retenaient encore de 20 à 30 pour cent d’eau.
Poursuivant ces travaux nous avons recherché l’arsenic
Pd
dans un certain nombre d’algues marines. Ces algues ont été
lavées puis mises à sécher à l'air et passées à l'étuve à 100°
pour en terminer la dessication. Dans ces conditions fous nos
résultats se rapportent au produit sec. Nous avons opéré toutes
nos recherches sur 100 grammes de plante sèche et la technique
de destruction de la matière organique a été celle indiquée par
M. G. Bertrand. Nous avons auparavant très minutieusement
étudié tous nos réactifs pour être certain de l’absence de l’arsenic.
Les anneaux que nous avons obtenus ont été dosés compara-
tivement à une échelle d’arsenic établie au moyen d’une solution
titrée de ce métalloïde.
Provenances Espèces Arsenic en milligrammes
Monaco Cladophora utriculosa 0.08
Juan les Pins Cystoseira a. | 8.10
—— 7 Badına, payent 0.09
— Cystoseira b. 0.04
= Ulva lactuca 0.02
— Halopithys pinastroides 0.02
— Jania rubens 0.30
== Wrangelia penicillata 0.40
— Laurencia obtusa 0.50
(1) WAssırry et LEROIDE, Bullet. Soc. Chim., Janv. zoıı. ps 03:
2
— D —
Concarneau Ascophyllum nodosum 0.005
— Fucus serratus 0.04
Monaco Ulva lactuca 0.015
— Spheerococcus coronopifolius 0.40
l'examen de ce tableau montre que l’arsenic n’est pas
uniformément réparti dans les algues marines.
Si l’on reprend ces résultats et qu'on les classe par quantités
décroissantes d’arsenic, on observe que les quantités de métal-
loïde semblent décroitre avec la teneur (apparente) en chloro-
phylle.
Provenances Especes Arsenic en milligr.
Juan les Pins Laurencia obtusa 0.50
= Wrangelia penicillata 0.40
Monaco Sphærococcus coronopifolius 0.40
Juan les Pins Jania rubens 0.30
— Cystoseira a. 0.10
— Padina pavonia 0.09
Monaco Cladophora utriculosa 0.08
Juan les Pins Cystoseira b. 0.04
Concarneau Fucus serratus 0.04
Juan les Pins Halopithys pinastroides 0.02
= Ulva lactuca 0.02
- Monaco Ulva lactuca 0.015
Concarneau Ascophyllum nodosum 0.009
En effet les Ulva lactuca, Ascophyllum nodosum, toutes algues
très vertes, contiennent très peu d’arsenic à l'inverse des Wran-
gelia, Jania, Padina qui, peu colorées, en contiennent davantage.
On ne peut invoquer pour expliquer ces différences énormes,
les variations de la teneur de l’eau de mer en arsenic, car toutes
les algues prises à Juan les Pins proviennent d’un même endroit
et ont été ramassées à peu de jours d'intervalle. Il faut donc
admettre que l’arsenic est fixé d’une facon en quelque sorte
spécifique à chaque espèce d’algue et non dépendante du lieu de
sa récolte — exemple Ulva lactuca pris à Monaco et à Juan les
(258)
Pins fixent à peu près la même quantité d’arsenic — et que
cette fixation paraît correspondre à une coloration moins verte
des algues. | DE |
Cette observation est exactement opposée à celle qui a été
faite par MM. Jadin et Astruc (1) dans leurs recherches sur
l’arsenic dans les végétaux « terriens ». D’après leurs résultats |
« dans une plante, les parties chlorophylliennes sont plus riches
en arsenic que les parties privées de lumière ». |
Nous constatons l'exactitude de cette observation dans la
teneur en arsenic d'un échantillon de Posidonia, dans lequel |
après avoir dosé l’arsenic total nous l’avons recherché sépa-
rement dans les racines et: dans ‚les feuilles Ges dernières
contiennent une quantite d’arsenic plus grande que les racines:
:
2
Quantités traitées Arsenic en milligrammes
en grammes pour 100 gr.
100 Posidonia plante entière 0.040
100 — feuilles 0.045
100 — racines 0.035
Mais il ne faut pas oublier que les Posidonia sont des Gra-
minées.
-
Il semble donc résulter des quelques dosages que nous
avons effectués que :
1° L’arsenic n'est pas uniformément réparti dans les algues
marines ;
2° Contrairement à ce qui s observe chez les végétaux « ter-
riens » les quantités d’arsenic paraissent être en raison inverse
de la teneur apparente en chlorophylle ;
3° L'observation de MM. Jadin et Astruc sur l’augmentation
de l’arsenic chez les végétanx « terriens » dans les parties chlo-
rophylliennes des plantes se trouve confirmée par les dosages
effectués sur les’ Posidonia. a
(1) Bulletin de, Pharm. du Sud-Est xn-1912, p. 597.
The
5
Le Bulletin est en dépôt ches Frieländer- SS “ Carlstrasse, Re
Berlin et chez M. 2 ee eae, boulevard Saint- Cerna
a Paris" ea
Les numéros du Bulletin. se vendent séparément aux prix
suivants et franco : aS Pe des
241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis pendant SS az de
en, les campagnes de S A. S. le Prince de Monaco, par A. - +.
z CRUEL nn ee I SR
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototdk- = Re
tischer Seetiere, von Klaus GREIN ..........,:.......,.2 ene Va =
243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections. du. PARCS Se
Musée Océanographique, par Louis RouLE.....,.....,.. 2 »
244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de ee
par J. GubRin-Ganivety au u Midi euro ee a Cee dei
245. — L'effet de l’inanition sur la larve de l’oursin, par J. RUNNSTRÔM Fa le PT.
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparee des poissons Cane TER
us des campagnes de S. A. S. les Prince „de Se
onaco, par le D° Joseph Nussaum. :....,,. PR Se RSA ea
247. — Quelaues observations sur la variation et la corrélation cher LE DES he
la larve de l’Oursin,-par J~ RUNNSTROM.. «ses 00 1 50 4
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., _ Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), Par
Ernest BRÉMENT....2.. 4.4 cesse sens sessseseses 1 50°
— Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen Seed BS
im Meer, von Klaus GREING SE Gs ee a 5 ae
250. — Sur une variété méditerranéenne de In Ablage er = Be Sa
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note preliminaire), _ Set ee
par Ernest BRÉMENT, préparateur > Musée Océane — Sie re
graphique de Monaco... wu. ann ce D ee
251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle II (1912), Liste des .|1
me _ Stations (AVEC UNE GEBEN EE ee ee Pan Ge die a
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Agores (Tedania |
hacen, ii osp:) par -E: Torsents ea, ala
acmlte des. Sciences de Dijon 2... ee
253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des -cam= = Ae
_ ~pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912) —
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. of 5
ae — Lé crâne de Gastrostomus. Bairdi Gill et Ryder, par. Erich
ZUGMAVER: «0 42 te ve pda ee ber ee. AN
255. — Emploi de létecire: aimant dans eae microminé- ue
_ ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Chargé
de cours de physique industrielle à la Faculté des
-. Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des. travaux 7 >
Is de minéralogie à la Faculté des Sciences de
ANC es eects eee eee e cee e cesses es resserre der sseeenses ED
249
256. — - L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro-
eur ay eae des Mines de Paris, ns ae Se Co
257. — Sur As nouveaux Didemnidés. (Synascidiesl. au Golfe du ees
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ...,.... mee )
258. — - Liarsenic et le manganèse dans. quelques végétaux marins. i
pains note ee) per RSS PROS re it =i
MONACO,
— IMPR. DE MONACO. _
te, et i 7 RESET,
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Sur un cas d’anomalie présenté
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Les auteurs sont priés des se conformer aux cat suivantes : ee
nn u ı° Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès
intérnationaux. ; : +3 ; ns Gr Pr ER
2° Supprimer autant que Bosse les abreviations. ee
ee 30 Donner en notes au bas des pages ou dans un ee ae indications | =
ie. bibliographiques. Si A er i
Bs 4° Ecrire en italiques tout nom nee latin, fe DE a ey Pa à
een 5° Dessiner sur papier ou bristol bien plane au crayon Wolf LS B. )o
=. a l’encre de Chine. = “ Er
en 6° Ne pas mettre la lettre sur les eur originanx mais sur les papiers.
calques les recouvrant. ë ms Amen
2 7° Faire les ombres au trait sur r papier ordinaire ou au crayon noir sur.
papier procédé. | ze | a
80 Remplacer autant que possible les Hughes par de far. das
ne en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus Brands, que court
a dimension pees qu’on désire. Hs
de * EEE
: * * ‘
a Les auteurs recoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en. >
= .. outre, en faire tirer un nombre rn te — faire la: demande sur lee ;
Se manuscrit — suivant le tarif suivant : A ee ec. aes
: 50 ex. 100 ex. | 150ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500ex |
: ‘Un quart à feuille......| 46 m _5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | :
d Une demi-feuille;.. x... | 4.70%]. 6°70 <8 80 l'150» 1340 ee Bone
© - Une feuille entière... | 8-10 |: 0 80 | 43 80 4 x6/20 | 19 407 35 80 1.
: Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. =
a : 2 — mr : San } 4
re Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a fates suivante :
ae Musée océanographique (Bulletin), Monaco. ar
mas oS
BULLETIN DE L INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I*, Prince de Monaco)
No 259. — 25 Février 1913. |
Sur un cas d’anomalie présenté
par un spécimen
de Lernaeopoda longibrachia Brian.
Par le Dr A. BRIAN.
/
En étudiant les matériaux des Copépodes parasites des
Campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco, j'ai
pu dernièrement établir et décrire une nouvelle espèce de Ler-
naeopoda que j’ai appelée L. longibrachia d’ après le caractère
d'extrême longueur de ses appendices brachiaux (1). Un seul
échantillon de cette espèce provenant d’un Eimopterus pusillus
(St. 3o11), poisson abyssal, avait jusqu’à présent pu être observé
par moi. Le D' Richard m’a envoyé tout récemment à examiner
un autre magnifique spécimen du même Copépode parasite
provenant d’un hôte différent, Centrophorus squamosus (St. 3321)
capturé à une grande profondeur (920).
Ce dernier spécimen de Copépode, quoique devant se
rattacher à l’espece de Lernaeopoda longibrachia déjà citée,
présente une particularité remarquable sur laquelle je tiens à
attirer l’attention.
(1) Brıan (A.) Copépodes parasites des Poissons et des Echinides pro-
venant des Campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco.
_ Résultats des Campagnes etc. Fascicule xxxvui, p. 39, Pl. xu, fig. 1-12
Monaco. 1912.
— 92 —
Nous savons que dans le genre Lernaeopoda les deux ap-
pendices thoraciques provenant de la transformation de la
première paire de pattes maxillaires, sont généralement séparés
entre eux, et ne sont réunis qu’au bout par un bouton chitineux
impair servant pour fixer l'animal sur le poisson. Dans notre |
POS EN CPE EC PTT FAT
Fıc. ı. Extrémite des bras
et bouton chitineux de
Lernaeopoda longibra-
chia.— Spécimen ano-
mal, parasite du Cen- Fic. 2. Lernaeopoda longibrachia. —
trophorus squamosus. _ Spécimen typique provenant de
St: 3927. ’Etmopterus pusillus, St. 3o11.
spécimen cela ne se vérifie pas entièrement Les deux bras sont
détachés sur une longueur de quelques millimètres près de leur
base seulement (1), dans la plus grande partie de leur longueur
ils sont réunis, pour ainsi dire, collés ensemble, ne formant à
première vue, qu'un seul long prolongement impair un peu
déprimé, au bout duquel est fixé le bouton chitineux. |
(1) Une simple trace de division est à peine observable au sommet de
ces bras, avant leur point de fixation au bouton chitineux.
leon
En examinant mieux l'échantillon avec une loupe, on
s'aperçoit facilement que les bras ne sont pas totalement con-
fondus l’un avec l’autre. Regardés par transparence ils laissent
voir comment l'enveloppe tegumentaire chitineuse seulement
les embrasse et les réunit, mais dans leur structure intérieure
chaque bras montre encore son indépendance. Les muscles
rétracteurs longitudinaux et les muscles circulaires trans-
verses sont séparés pour chacun des deux appendices. En
comparant la structure de ces bras dans les espèces et genres
différents de la famille des Lernaeopodidae et d’après l'examen
de bon nombre de spécimens du même genre Lernaeopoda, il
m'a été facile de me convaincre que l’anomalie que je présente,
est une particularité sans importance pour la détermination,
un caractère individuel qu'il est toutefois bon d'enregistrer pour
la meilleure connaissance de l'espèce. Il est vrai que pour
mieux juger si le cas de cette monstruosité est exceptionnel, il
faudra attendre d’avoir à notre disposition d'autres spécimens.
Mais puisque la Lernaeopoda longibrachia est rare et qu'il sera
difficile d’en avoir plusieurs échantillons, 1l me suflira d’avoir
examiné ce qui se vérifie en général dans les formes voisines de
Lernaeopoda. Je peux donc aflirmer que jamais il ne m'est arrivé
de trouver dans aucun individu la fusion des deux appendices
brachiaux ni même dans des genres très proches.
La fusion des bras est selon moi probablement le résultat
d’une plus forte dégénérescence causée par le parasitisme ; et en
effet nous la retrouvons comme caractère persistant, dans les
genres Anchorella et Naobranchia qui entre tous les Lernéo-
podiens sont les genres les plus déformés par la vie parasitaire.
Si cela se présente comme phénomène inusité dans un
individu Lernéopodien supérieur en organisation à l’Ancho-
rella, cela peut-être s'explique en supposant que les influences
de la vie parasitaire se sont fait sentir sur lui plus rigoureu-
sement, avec des résultats plus évidents même pendant la
courte durée de la vie individuelle.
. Sidans notre spécimende Lernaeopoda les bras sont anormaux
et ontdonné lieu ades remarques, le bouton chitineux qui cons-
titue leur terminaison, n’a rien de caractéristique et n’est pas
(259)
— 4 =
différent de l'appareil adhésif correspondant de l’autre spécimen
typique. Il ressemble à la forme de bouton qu’on retrouvecommu-
nément dans le genre Lernaeopoda. C’est un godet très évasé que
j'ai pu voir enfoncé dans la peau de l'hôte, et entouré sur le bord par
un relief du même tégument. Kurz (1) étudiant anatomiquement
le bouton chitineux dans plusieurs genres de Lernéopodiens a
cru voir dans son organisation l'adjonction d’un morceau
impair (Ansatzstück) qui formerait la base du godet. Cela n’est
pas exact ou du moins une telle organisation n’est pas la règle.
Il a été démontré par Neresheimer (2) que ce morceau impair
n'existe pas dans les spécimens de Lernéopodiens examinés
par lui. On ne peut considérer le bouton chitineux séparé de
sa portion basilaire. L'observation faite dans plusieurs genres
montre que le godet de fixation provient de la fusion de deux
portions originairement divisées des pattes maxillaires, et en
effet dans notre espèce, le bouton est parcouru dans son intérieur
par deux canaux qui entrent directement à travers la paroi
basale, dans les bras et se maintiennent séparés.
Les appendices brachiformes dans le spécimen que nous
venons d'étudier, quoique collés ensemble, sur une grande
longueur, s’allongent, se courbent, se contractent dans tous
les sens parfaitement comme dans un échantillon normal. Ces
bras développés entièrement ont une longueur presque triple
de tout le reste du corps du parasite. Le tégument est ridé
transversalement mais sans trace de segmentation. La longueur
de ces bras est environ de 31 à 32 millimètres, tandis que la
longueur du corps de l’animal sans les appendices postérieurs
est à peu près de 11,5 millimètres. Chaque bras dans sa partie
séparée près de la base, montre un diamètre de 1 millimètre
et une section transversale presque circulaire. Après leur
soudure la section de l’appendice impair ainsi formé devient
elliptique et le diamètre plus grand de cette section se réduit
(1) Kurz W., Studien über die Familie: der Lernaeopodiden p. 424.
Zeitschrift f. wissensch. Zoologie XXIX. Bd. 1877.
(2) NERESHEIMER, ENG., Studien über Süsswasser Lernaeopodiden,
Berichte a. d. K. Bayer. Biolog. Versuchsstation in München. Bd. H,
Stuttgart 1909.
ADS
re
‘ee
Br EUR
à o,80™™ et même a 0,65 millimètres tout près de la partie
distale. Tout à fait au bout il apparaît une nouvelle trace de
division des bras avec un léger renflement avant de donner
origine au bouton. Les deux appendices post-abdominaux ont
chacun 7™™ de longueur : les sacs ovifères 15,5" de longueur (1).
Ainsi la longueur totale de ce spécimen, y compris la longueur
des bras, des sacs ovifères, est de 58™™ à peu pres. L’abdomen,
dans sa partie plus renflée, du côté postérieur, est large de
a
3- à nn du côté antérieur dans sa portion plus amincie
son épaisseur est de 1 = à 2™™.
Le bouton chitineux dans sa partie plus évasée présente
un diamètre de o,7"" tandis que le pédoncule n’a plus que 0,1™™
de largeur. |
L'organisation de ce spécimen de Lernaeopoda longibrachia,
pour le reste du corps surtout pour les appendices antennaires
et buccaux, n’est pas différente de celle que nous avons déjà
fait connaître pour l’échantillon qui nous a servi comme type
pour la fondation de l'espèce, et qui, à cause de son hôte est
tout à fait abyssal (voir l'ouvrage cité).
Comme nous l'avons dit, il a été pris sur la peau d’un
Centrophorus squamosus et ce dernier avait été capturé le
3 septembre 1912 à la profondeur de 920" entre 47° 40’ 10”
fate Ne et 7057 W. long. Greenwich., a la Station 3321 des
Campagnes Scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco.
(1) Un des deux sacs n’est pas entier : il a été évidemment tronque,
et ne présente que 12mm de longueur.
(259)
LAS
| ST
CAR
Le Bulletin est en. dépot chez cd IT, Care.
Berlin et chez M. Le ponding. 1747178 boulevard Saint- Germain
a Partis. rad Ro
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suivants et franco > TEE SES en =
Wie ce ; Se path ee eet Be : et ER
242. — Eine elektrische a zum Anlocken positiv >
tischer Seetiere, von Klaus GRAIN Le,» re
243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du
LA
Musée Océanographique, par Louis Rover... . no
244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, :
; par J. \GuERIN=GANIVET. Kan a N M re
245. — L’effet de l’inanition surla lärve de l’oursin, par J. Ro
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons
. : provenant: des: campagnes de S; A. S, le Prince de
Monaco, par le D' Joseph NusBaum...:.........,...,...
— Quelques observations sur la variation et la corrélation chez
247
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, NER préliminaire), par:
Ernest BREMEN”. on = St Soden wna eee See DO TES
249. — Vorläufige Mitteilung über serie Lichtmessungen
1m Meer, von Klaus GREIN« . coussins ete doses ee ee
250. — Sur une variété méditerranéenne de l’Aplidium cceruleum
‚ Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), -
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- |
sraphique de Monaco. en
251. — Pampas Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des : =
Stations (AVEC UNE DABTE) Sy street PR
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania —
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, wa, à - da
Faculte desy Sciences dé ion SSI eee eee
253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des : cam-
- 757." pagnes -du yacht‘-« Hirondelle TH»: (1911 29r2)2:
(AVEC UN TABLEAU. DE DETERMINATION), par Erich Er. fe
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, Bes Erich
7s AT CNS TER oo ce de PO nr cee hn ete à te de
255. — Emploi de l’électro-aimant dans de microminé- .
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Chargé —
de cours de physique industrielle à la Faculté des
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de
Naney sau eur an æ
256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro-
fesseur à l’Ecole.des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte géologique de la France. LR Ras PO
257, — oe deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du
: Lion, (Note préliminaire), par Ernest BREMENT- ........ I
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins.
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET ....
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-
naeopoda longibrachia Brian, par le Dr A . BRIAN wee ee
MONACO. — IMPR. DE MONACO.
lä.tarve de l'Oursin, paf J; RUNNSTROM.+ 0250
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Par M. le Dr Louis CHELLE.
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| 30 Mars 1913.
TITUT OCEANOGRAPHIOUE
mures des Eaux marines.
‘internationaux. x a oe es
20 Supprimer autant que a. ie He : "apa SRE sae
_3e Donner en notes au. bas des Baer ou dans un index les indications | =
_ bibliographiques. EEE es SR RON
= = 5 7;
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. Bee
50 Dessiner sur papier ou Be bien blaue au crayon Wolf Mm. B. à ou
Fa, à l'encre de Chine. er ir WR ee En
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8° Remplacer autant que * Fe Fo. par des. ae dake le
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ ‘un quart ay grands me.
la dimension définitive gıron desire, 7 en een oe
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Les auteurs reçoivent 50 nes de eu mémoire. ‚Is peuvent, en
outre, en faire tirer un nombre Auen _ faire la demande sur le
manuscrit — suivant le tarif suivant : ee Fi <= x
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MUELETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 260. — 30 Mars 1913.
Les Bromures des Eaux marines.
Par M. le Dr Louis CHELLE.
Lorsqu’on examine les diverses analyses d’eaux de mer qui
ont été publiées, on est frappé des différences considérables que
présente leur teneur en bromures d’une mer à l’autre et, surtout,
des divergences qui s’accusent, pour une même mer, dans les
chiffres fournis par des expérimentateurs différents. |
C’est ainsi que Laurent n’a pas trouvé de bromures dans la
Méditerranée, alors que Bibra a dosé 08'406 de brome combiné
dans l’océan Atlantique. C’est ainsi, encore, que Mialhe et
Figuier ont trouvé 08'106 d’ion-brome dans la Manche et Makin
08'025 seulement, soit une quantité environ quatre fois moindre.
Quinton, frappé de ces divergences, écrivait à ce sujet en
1904 dans son livre si documenté sur l'Eau de mer milieu or-
ganique. « Il est possible que ces proportions de brome soient
« exagérées. Le chlore, le brome et l’iode forment une famille
« étroite. Leur dosage respectif, dans une dissolution où ils se
« trouvent mélés est délicat, le chlore, par exemple, pouvant
« rester uni au brome dans des proportions sensibles. Les
« chimistes modernes (A. Carnot, Baubigny) ont donné des
« procédés de séparation qu'il serait utile d'appliquer au dosage
« plus précis du brome dans l’eau de mer. D'autre part, dans
« son travail sur l’iode, A. Gautier émet la pensée qu'une partie
« de brome marin n'existe pas à l’état minéral dans l’eau de
« mer, mais à l’état organique. Il est donc probable que la
Dre
« proportion de brome subira une réduction dans les analyses
« futures (1).
Les résultats analytiques auxquels Quinton fait allusion et
dont il a bien vu le point faible — la difficulté du dosage des
bromures en présence de grandes quantités de chlorures — sont
assez anciens, les plus récents datant de 1808. |
Or, à notre connaissance, il n'a point été fait, depuis cette
époque, de travaux mettant la question au point et utilisant soit
les procédés auxquels fait allusion Quinton, soit toute autre
technique plus rigoureuse que les anciennes méthodes.
Dans ces conditions, nous avons cru devoir reprendre com-
plètement le dosage des bromures dans les eaux marines, en
nous servant de la méthode déjà indiquée par nous (2) et qui
est celle que nous avons employée dans notre note : Etude d’en-
semble sur le dosage et la diffusion des bromures dans les eaux
minérales françaises (3). |
Avant de donner les résultats de nos déterminations, nous
pensons utile de reproduire ici les résultats anciens et, pour
mieux montrer les divergences entre tous ces divers documents,
nous donnerons dans une colonne spéciale la valeur du rapport
entre les ions chlore et brome en l’exprimant sous la forme
Le de façon à obtenir un quotient affectant le chiffre des
unités.
En consultant le tableau suivant, on voit que les quantités
de chlore contenues dans les eaux marines ne varient que dans
de très faibles proportions et on peut dire qu’il y a sur ce point
accord entre tous les auteurs. Cependant pour la mer Noire et
la mer d’Azof, on constate que ces eaux renferment beaucoup
moins de chlore que les autres eaux marines ; cela tient à ce
que, dans ces mers, débouchent des fleuves importants et à ce
(1) Quinton, L’Eau de mer milieu organique, p. 222.
(2) G. Denıcks et L. CHeLLe, Nouveau réactif du chlore et du brome
libres et combinés (Bull. des trayaux de la Soc. de Pharm. de Bordeaux,
NOV. 1912, p. 470). |
(3) L. CHeire, Étude d'ensemble sur le dosage et la diffusion des
bromures dans les eaux minérales françaises (Bull. des travaux de la Soc. de
Pharm. de Bordeaux, février 1913, p. 49).
— 3 —
que l’évaporation ne peut contre-balancer pour elles ces apports
d’eau douce. Dans nos analyses personnelles on trouvera un cas
| = = zul = 2 eS
MERS S22 |222 AUTEURS Sols
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i = = a = Cope
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anni, Top 32015222, MARIN LEG 4... oe ost, an. 7.2
Merdlrlande:;....-. 19.766) 60.9| Thorpe et Morton, 1871 (?)....| 3 0
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Méditerranée ....... 21750991 Om IMÉdUrEeNME)E EME. Re. sh. »
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identique pour la mer Noire et un autre cas se rapportant à la
mer Baltique, où la dilution doit être attribuée ici à l'apport
d’eau douce provenant de la fonte des glaces polaires.
En ce qui concerne le brome, il est facile de constater les
grandes discordances qui existent entre les différents auteurs,
1000Br,
CI
lui aussi varie dans de très grandes proportions, c’est ainsi que
pour l’Océan on trouve que ce rapport oscille entre 3.2 et 20.9
et pour la Manche entre 1.2 et 5,9. Si maintenant nous exa-
minons ce rapport pour l’ensemble des mers, nous trouvons
comme valeurs extrêmes 0.5 et 20.9, c’est-à-dire qu'il varierait
de mA 40.
Ces quelques remarques nous montrent nettement qu'il est
impossible de savoir ceux de ces différents dosages qui sont
ainsi que nous l’avons dit plus haut. Quant au rapport
() Janin, Hydrologie, Mineralogie, p. 449. — Quinton, loc. cit., p.218.
PROUNTON loc. cit, p. 210.
(3) Janin, loc. cit.
(260)
u ?
exacts. Il y avait donc bien nécessité absolue de faire sur ce
point de nouvelles et rigoureuses déterminations. Voici la
technique que nous avons suivie : |
L'eau marine est étendue au dixième avec de l’eau distillée.
On prend 5 centimètres cubes de cette dilution que l’on met
dans un tube à essai de 20 centimètres de longueur et 15 mil-
limètres de diamètre, on ajoute o“2 de CIH pur, puis 1 cen-
timètre cube de SO*H”® pur, puis encore 1 icentimetre cube de
réactif fuchsiné et o“2 d’une solution de chromate de potasse à
10 p. 100 ; après chaque addition on agite. Sans laisser refroidir
le contenu du tube, on ajoute 2 centimètres cubes de chloro-
forme et on agite vivement environ une demi-minute. Le chlo-
roforme se sépare, coloré en rouge violet dénotant la présence
de brome. Pour détruire l’émulsion du chloroforme, il y a
intérêt à ajouter, après l’agitation, 5 centimètres cubes de CIH
à 4 ou 5 p. 100 en volume. On fait la même opération avec
une solution bromurée de titre connu et se rapprochant le plus
possible de celle que l’on soupçonne dans l’eau examinée. Un
expérimentateur qui a pratiqué quelques-unes de ces recherches
arrive très vite, étant donnée la teinte du chloroforme, à savoir
le titre de la solution bromurée avec laquelle il doit faire sa
comparaison. Le chloroforme est alors décanté ou puisé direc-
tement dans le tube à essai au moyen d’une pipette eflilée et on
compare les colorations obtenues au colorimètre. La quantité
de brome trouvé sera alors multipliée par 10 à cause de la
dilution et on aura ainsi la dose de ce métalloïde par litre.
Des opérations analogues peuvent être faites avec des
dilutions différentes, notamment après avoir étendu l’eau au
1/5 ou même au 1/20.
Pour avoir des résultats absolument rigoureux et définitifs,
il est bon d’effectuer les opérations de contrôle avec des solutions
bromurées additionnées suffisamment de CINa exempt de bro-
mures pour que leur titre en chlorure soit aussi voisin que
possible de celui des eaux marines essayées.
Simultanément, nous avons dosé dans ces eaux le chlore des
chlorures. Nous avons aussi établi, pour chaque échantillon
1000 Br
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Le tableau suivant donne les résultats de nos expériences.
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RE PAIEMENT eme ee, 2698 . 5 7 7) 250
Dien editerrandée!(Toulon)... .…...... ..... Saison <0 77.00 3.6
Bler.Mediterranee (1); No... „ae. unes cu 21566.0 78.0 3.6
— NON Pate tent 21566.0 78 0 30
— No Er A AR RE AR 21832.0 79.0 920
— No a Soe. sente 21832 0 78.0 3.
Orean Laeiique (ti. 2.2: ee, RER 19063.0 74.0 328
(") Cette eau nous a été envoyée par M. le Consul de France a Santiago
de Cuba.
() Eau prise à 4 kilomètres au large de Puerto Militar (Puerto Bel-
grano), près Bahia Blanca (République Argentine), le ro janvier 1913.
Envoyée par M. le Consul de France a Bahia Blanca.
(2) ‘Cette-eau a été ‘prélevée en rade de Suez le ro décembre ‘1912 «et
nous a été envoyée par M. le Consul de France à Suez.
(‘) Eau prise au large par les soins de la capitainerie du port de Venise
le 13 décembre 1912 et envoyée par M. le Consul de France à Venise.
(?) Eau prélevée en rade de Sébastopol le 28 décembre 1912 et envoyée
par M. le Consul de France de cette ville.
(%) Eau prise à Orskär hors du golfe. N. lat. 60° 31° 30”, E. long. 180
13’ 20”, le 6 décembre 1912 ; envoyée par M. le Consul de France à Gefle
(Suède).
(} Echantillons envoyés par M. le Directeur du Musée océanographique
de S. A.S. Albert Ier, Prince de Monaco. L’eaua été prise à 13 kilometres
au large du Musée, dans la même verticale, sur un fond de 1,652 mètres,
par 7° 32? E. Gr. — 420 38’ N. Les numéros ı et 2 ont été pris à la surface,
à la température de 130 29. Le numéro 3 a été prélevé à 1,000 mètres de
profondeur ; la température était de 13029. Le numéro 4, à 1,200 metres,
la température étant de 120 98.
(3) Cette eau a été prélevée le 14 janvier 1913 au milieu de la baie de
Valparaiso (Chili) et nous a été envoyée par M. le Consul de France à Val-
paraiso.
(260)
SERS ak
Dans ces recherches il n’y a pas a craindre que la coloration
rouge du chloroforme soit due à l’iode en dissolution, car nous
avons trouvé que le milieu sulfochromique que nous employons
pour libérer le brome, ne décèle l’iode que lorsque celui-ci se
trouve à la dose d’au moins 10 milligrammes par litre. De plus,
nous avons montré que, par l’emploi de quelques gouttes d’une
solution de bisulfite de soude, on pouvait enlever l’iode du chlo-
roforme sans atteindre, en quoi que ce soit, la teinte due au
bromure (1). Sr
Enfin la calcination ménagée soit en présence d'un alcali
caustique pur, soit de magnesiez n’augmente pas d’une manière
appréciable la quantité de brome décelable à notre réactif, c’est-
a-dire de brome ionisable et à l’état. de bromure. Ceci exclut
l’idée que le brome marin soit pour une part importante et
même sensible, sous forme de dérivés organiques, comme l'est
l’iode d’après les beaux travaux du professeur A. Gautier et
du D' A. Bourcet.
ConcLusions. — Il résulte de nos determinations :
1° Qu’a l’encontre de ce qu’on aurait pu penser après avoir
examiné les documents jusqu’à ce jour publiés sur les bromures
Br
des eaux marines, le rapport ET de ces eaux est d’une grande
constance puisqu'il n’oscille qu'entre des limites comprises
seulement entre les chiffres 2,0 (2) et 3,8 et qu’il montre que le
brome des différentes mers examinées représente environ de
3 à 4 millièmes de la quantité totale du chlore ;
2° Que ce rapport est très constant pour une mer donnée,
malgré la différence soit en surface, soit en profondeur des
(1) G. Denıcks et L. CHeLe. Nouvelle méthode pour le dosage rapide
des bromures dans les eaux naturelles (Comptes rendus de l’Acad. de Méd.,
janv. 1913, et Hydrologica, revue mensuelle, 25 février 1913.)
(2) On remarquera que le chiffre le plus faible, 2,9, est donné par les
eaux de la mer Baltique et de la mer Noire, qui ont subi des dilutions d’eau
douce ayant amené peut-être des diffusions un peu différentes des chlorures
et des bromures. En dehors de ces deux mers, anormales, le rapport
Br: Cl estencore plus remarquablement constant, puisqu'il ne varie plus
qu'entre les valeurs très rapprochées 3,4 et 3,8.
pt idees
see
endroits de prélèvement (3,4 pour locéan Atlantique ; 3,6 pour
la Méditerranée) ;
3° Qu’a l’encontre de l’iode (A. Gautier, Bourcet) le brome
des mers existe en majeure partie sinon en totalité sous forme
de bromures et non à l’état de combinaisons organiques.
Nota. — Nous comptons étendre ces recherches aux eaux
d’autres mers ou océans dès que les échantillons que nous
attendons nous seront parvenus et aussi à la teneur en brome
de Pair marin.
Extrait du Bulletin des travaux de la SocHere de Pharmacie de Bordeaux
(Mars 1915.)
(260)
Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander is Cane
Berlin et chez M. Le Soudier, Neal, boulevard Saint- re
a Paris.
Les num£ros du Bulletin se ee séparément aux. prix Ä
suivants et franco : | ner a
Nos
243.
244.
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen er
250.
. — L’effet de l’inanition surlalarve de l’oursin ‚par J; RuNNSTRÖM
— Diagnoses des Stomiatides nouveaux Pot des cam-
. — Emploi de l’electro-aimant dans l'analyse micromine-
. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du
— L’arsenic et le manganese dans quelques végétaux marins.
. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-
— Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du
Musée Océanographique, par Louis RouLe...........,..
— Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, ©
par J. GUÉRIN-GANIVET. See eee ees e ence renee ere ere
— Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons.
provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de:
Monaco, par le D' Joseph NUSBAUM ce ee 2 me
— Quelques observations sur la variation etla corrélation chez
la larve de l’Oursin, par.J,. RÜNNSTRÔM. TE oy 02.02.00
— Polycitor (Eudistoma) banyulensis, ‘nov. Sp., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par
Ernest BREMENT SSH at SE ie a SEE yeh Mee ERDE HI ED
im Meer, von Klaus GRÉINSS 2. 20 er ee
— Sur une variété méditerranéenne de l’Aplidium cœruleum \
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), |
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano-
graphique. deMonaco.. u... «sev var na
— Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des ~
Stations (AVEC UNE CARTE)... eee e eve scie ne 0e 08 0
— Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, FAOfesSenre a Ja
Faculté des Sciences de Dijon..........................
pagnes du yacht « Hirondelle IT » (rg11 et 1912) -
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich ZUGMAYER. _
— Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gillet Ryder, par Erich —
LALG MANDIR so Seok TR ha Pe pe ase en a a SES OUT EE
. ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge
de cours de physique industrielle à la Faculté des.
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux —
Be de minéralogie à la Faculté des Sciences de
ANCYressesssess esse sanssaeneereseenessesssetensessess
— L’Atlantide, pe Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro- |
fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte; séolopique dé la France in. ices awe ey
Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET ....
naeopoda longibrachia Brian, par le D’ A. Brian .......
— Les Bromures des Eaux marines, par M. le D: Louis
CHELAIE a Eee covey es ee D
“MONACO. — IMPR. DE MONACO.
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1 OCEANOGRAPIIIOUE
} 2 - ‘is
Boe {Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco)
a TICE : > RELI M INAIRE SUR GRIMALDICH THYS PROFUN-
DISSIMUS nov. gen, nov. Sp. POIS SON. ABYSSAL. RECUEILLI
as 035 MÈTRES DE PROFONDEUR DANS L'OCÉAN ATLAN-
PIQUE PAR = 24 ‚8% LE PRINCE DE: MONACO.
Par Louis ROULE
Professeur : au Muséum d’ Histoire Naturelle.
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MONACO.
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internationaux. ss N Ser SER
2° Supprimer autant ue possible les abréviations ay eae A
> D eae
D ee | STETS Fe se : oe a
a Ecrire en italiques tout nom sie | latin. ave oe a
a l’encre de Chine. es 5 | RS ga og a es ou
6° Ne; pas mettre la jevtre’ sur les jae originanx. mais sur. les papiers
ir. les TecOu Tante ee en SL dd à Li
la
noie définitive quo on désire.
Le
_ manuscrit — suivant le tarif suivant :
Petite ne Me ayes F
100 ex. AS er. 200 ex. |
io 60 | ua tes
4 670.880 | 11 »4 13%
: 19 80 | 232 80, 16. 207]
: Um. quart de Feuille: =e
Une demi-feuille.. os %
ne feuille entiére. . Le
Las 8 Pines é 7
fl faut ajouter à ces. prix celui. des planches s quand il y. a | lieu,
LES DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
| (Fondation ALBERT I", Prince de Monaco)
No 261. — 15 a Fons:
Notice préliminaire sur Grimaldichthys pro-
fundissimus nov. gen., nov. sp. Poisson
abyssal recueilli à 6.035 métres de pro-
fondeur dans l'Océan Atlantique par S.
A. S. le Prince de Monaco.
Par Louis ROULE
Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle.
Campagne de 1901 : Stn. 1173, par 6035 mètres de pro-
fondeur. Chalut.
Cette Station, située dans l'Océan Atlantique, par 12° 07’ 30”
Lat. N. et 35° 53’ Long. W, est au S.W. des Iles du Cap
Vert. |
Ce Poisson, dont l’exemplaire est unique et en bon état de
conservation, appartient à la famille des Brotulides. Il est sü-
rement le plus abyssal de tous ceux que l’on a recueillis et
décrits Jusqu'ici; sa cote de profondeur dépasse de plusieurs
centaines de mètres les plus fortes que l’on ait mentionnées, Il
constitue un genre nouveau et une espèce nouvelle.
Je désigne le genre par le terme de Grimaldichthys (Gri-
maldi, nom patronymique de la famille regnante de Monaco;
IX®US, poisson) en le dédiant à S. A. S. le Prince ALBERT I",
— 2 —
qui l’a pris dans ses dragages. Je donne à l’espèce le qualificatif
de profundissimus, qui exprime suffisamment son remarquable
habitat.
GRIMALDICHTHYS NOV. gen.
Diagnose essentielle. — Corps assez épais, massif en
avant, effilé en arrière, couvert de petites écaillles juxtaposées
et incluses dans le tégument, formant des rangées régulières sur
le tronc et irrégulières sur la tête. Ligne latérale présente et
entière, mais peu distincte, surtout dans la moitié antérieure
du tronc.
Préopercule inerme. Opercule armé d'une forte épine. —
Pectorales grandes, dont tous les rayons sont filamenteux et
libres sur la majeure part de leur longueur. — Ventrales bifides,
insérées sur l’isthme. — Caudale adjacente, c’est-à-dire privée
d’un pédoncule caudal qui la séparerait de la dorsale et de
l’anale, mais distincte toutefois de ces deux nageoires et non
confluente avec elles, munie de rayons qui sont libres et fila-
menteux comme ceux des pectorales.
Diagnose différentielle. — Ce genre appartient, dans la
famille des Brotulidés, à la sous-famille des Bythitines, caracté-
risée par sa privation d’un pédoncule caudal, faisant que la
caudale se trouve adjacente, ou entièrement confluente, avec les
nageoires dorsale et anale. Il entre, parmi les groupes de
cette sous-famille, dans une section que l’on pourrait qualifier
de Nématoptéryginés, car elle se caractérise par ce fait que
plusieurs rayons des pectorales sont libres et filamenteux. Cette
section renferme actuellement quatre genres: l’un d’eux est Gri-
maldichthys ; les trois autres sont Dicrolene Goode et Bean,
Mixonus Günth., Pteroidonus Günth.
Grimaldichthys diffère des trois autres genres par ce carac-
tère que tous les rayons de ses pectorales sont libres et fila-
menteux, alors que les rayons inférieurs seuls ont cette dispo-
sition chez Dicrolene G. et B., Mixonus Günth., Pteroidonus,
Günth.
pue |
Grimaldichthys diffère en outre : de Dicrolene G. et B., par
son préopercule inerme et sa ligne latérale complète; de
Mixonus Günth., par la grande taille relative de son épine
operculaire,par sa ligne latérale complète et sa caudale adjacente ;
de Pteroidonus Gunth., par son préopercule inerme, la grande
taille relative de son épine operculaire, ses ventrales bifides, sa
ligne latérale complète, et sa caudale adjacente.
Le tableau suivant donne le relevé des ressemblances et des
différences entre ces quatre genres.
Grimaldichthys,
Dicrolene,G.etB.|Mixonus, Gunth.| Pteroidonus, Gunth. L. Roule
Préopercule 3 épines Inerme 3 épines Inerme
Opercule 1 épine forte | 1 épine faible 1 épine petite 1 épine forte
Pectorales Rayons inf. filamenteux|Rayons inf. filamenteux| Rayons inf. filamentenx [Tous les rayons filam.
Ventrales Bifides Bifides | Simples Bifides
Caudale Adjacente Confluente Confluente Adjacente
Ligne \ ae Complete et peu
EHER Incomplete Indistincte Incomplete ar
Dicrolene G. et B. appartient à l'Océan Atlantique, comme
Mixonus Günth. et Grimaldichihys L. Roule. - Pleroidonus
Günth. a été recueilli dans les grands fonds du Pacifique, sur
les cötes du Japon.
Il est à remarquer qu’un Brotulidé abyssal de l’Atlantique,
Barathrites iris Zugm., récemment décrit par Zugmayer,
recueilli par S. A. S.le Prince de Monaco à 3465" de profondeur,
au S.W. des Acores, ressemble grandement, d’après [allure
generale et la coloration, à Grimaldichthys. Il en diffère
toutefois, entre autres caractères, par ses pectorales de confor-
mation normale avec tous les rayons unis, par sa caudale
confluente, et par ses yeux plus grands.
GRIMALDICHTHYS PROFUNDISSIMUS, NOV. SP.
Be35 106; V2 D 120 environ, A: go environ; C..8.
L'espèce étant unique et représentée jusqu'ici par un seul
exemplaire, il n’est donc pas possible d’établir sa diagnose
essentielle, ni sa diagnose différentielle, ni un relevé de ses
variations. Son étude présente doit se borner à la description
de l'échantillon.
(261)
LOUE
Le corps s’épaissit en avant, pour atteindre, vers l'occiput,
le maximum de ses dimensions dans le sens transversal ; sa
section à ce niveau est sensiblement circulaire, car sa hauteur
égale sa largeur. Il s’amincit progressivement et se comprime
latéralement vers l'arrière ; au milieu du tronc, la largeur ne
fait guère que le tiers de la hauteur ; elle en fait seulement le
quart non loin de l’origine de la nageoire caudale.
La tête, grosse, arrondie, molle, est quelque peu déprimée
en dessus. Elle fait un peu moins du sixième de la longueur
totale du corps, caudale comprise. Elle porte un museau épais,
saillant et court, peu proéminent en avant, surtout étendu en
hauteur. La mâchoire inférieure et le plancher buccal sont
relativement minces. Les lèvres sont molles et bien ourlées.
La bouche, grande et bien fendue, dépasse fortement en arrière
le niveau de l’ceil; la distance du bout du museau à la com-
missure buccale est supérieure à la moitié de la longueur de la
tête, et sensiblement égale au double de la distance du bout
du museau à l’œil. Les narines antérieures, petites et privées
de tube nasal, sont percées immédiatement au-dessus de la
lèvre supérieure. Les narines postérieures, grandes et bien
ouvertes, sont situées auprès des yeux et directement en
avant d’eux. Les yeux, petits, mais visibles, sont protégés
par la peau, qui les recouvre d’une membrane mince et trans-
parente. |
Les écailles couvrent le corps entier. Elles sont petites,
minces, égales, incluses dans le tégument, et laissent apercevoir
au travers d’elles les plans musculaires sous-cutanés. Elles ne
s’imbriquent pas, et se juxtaposent exactement. Celles du tronc,
rangées avec régularité en diagonales croisées, ont la forme
de losanges qui, par leur juxtaposition, dessinent un menu
damier ressortant avec netteté. Celles de la tête, des joues, des
opercules, moins régulières et moins nettes, ont plutôt des
contours polygonaux. On compte, sur le tronc, environ 140 de
ces écailles sur une ligne longitudinale, et 25 à 26 sur une Bu
diagonale transversale.
Les dents sont nombreuses, petites, villeuses ou en cardes-
fines, et nettement localisées, car elles s’assemblent par plaques
FPE
AE RC
dentaires aux contours précis. : La mâchoire supérieure et la
voûte buccale portent cinq plaques den-
taires : l’une médiane et impaire, Îles
quatre autres latérales, paires et symé-
triques. La plaque médiane, ou vomé-
rienne, a la forme d’un croissant lar-
gement ouvert, dont la partie centrale
serait renflee; elle porte 6 à 8 rangées
de dents sur cette dernière partie, et 3
à 4 sur les deux branches latérales. Les
plaques paires composent deux groùpes,
l’un externe, l’autre interne. Le groupe
externe est celui des plaques maxillaires,
longues et ‘étroites, étendues depuis
entrée de la bouche, où elles s'arrêtent
à une certaine distance l’une de l’autre,
jusqu’à la commissure buccale, et pour-
vues de 4 à 5 rangées longitudinales
dei dents. Le groupe interne est celui
des plaques palatines, plus courtes et
ovales, qui commencent en arrière de
la plaque vomérienne pour finir au
niveau de la commissure buccale, et
munies dans leur partie la plus large
de 7 à 9 rangées de dents. La mâchoire
inférieure et le plancher buccal portent
également cinq plaques dentaires. Deux
d’entre elles, les plaques mandibulaires,
paires et symétriques,longuesetétroites,
s'opposent aux plaques maxillaires supé-
rieures, et leur correspondent assez exac-
tement; elles s’interrompent en avant,
à une petite distance l’une de l’autre, à
droite et à gauche d'un tubercule mu-
queux médian logé sur la symphyse.
Les trois autres plaques sont placées sur
Grimaldichthys profun-
dissimus L. R.,vude côte,
aux 30 environ, dé ses
dimensions.
la saillie linguale qui se dresse au milieu du plancher buccal;
(261)
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wi
l’une, antérieure, simple et franchement médiane, de forme
ovalaire, s'étend du 1° arc branchial jusqu’au niveau du 3° arc;
les deux autres, postérieures, égales, paires et symétriques,
plus petites, sensiblement circulaires, sont attachées à une
zone élargie du massif lingual d'où partent les arcs branchiaux
de la 4° paire. En outre, quelques. denticules=rsolés ou
rassemblés par petits groupes, garnissent l’extrémité antérieure
de la saillie linguale, ou se rangent assez régulièrement sur les
arcs branchiaux des 2°, 3° et 4° paires. Quelques papilles
muqueuses, de même forme et de mêmes dimensions que les
dents, se disposent par places auprès des plaques dentaires. Ces
papilles ont la consistance et la couleur violette foncée de la
muqueuse buccale. Par contre, les dents et leurs plaques sont
d'une teinte jaune translucide, qui les fait trancher avec netteté
sur le reste de la parol.
Les fentes operculaires sont grandes et bien ouvertes. Les
replis branchiostèges, largement disjoints en dessous, s’unissent
très en avant, à peu près au niveau de la verticale de l’ceil. Chacun
d'eux contient 8 rayons branchiostèges, dont les quatreinferieurs
sont plus petits et moins apparents que les quatre supérieurs.
Les pièces operculaires sont bien marquées, mais minces et
molles. Le préopercule s’étire, dans sa partie inféro-postérieure,
en une courte lame plane aux angles légèrement arrondis.
L’opercule s’étire également, sur son bord postérieur, pour
former une lame recouvrante ; il porte, sur son bord supérieur
et un peu enretrait, une forte épine, qui dépasse sensiblement
le bord operculaire, et se dirige en arrière et en haut. Il existe
4 branchies de chaque côté.
Les nageoires pectorales, longues, dépassent en arrière l’anus
etle début de l’anale. Elles portent 15 à 16 rayons, qui ne s’u-
nissent entre eux que dans leur extrême région basilaire, et
demeurent libres sur la plus grande part, les neuf dixièmes
environ, de leur longueur ; ainsi dissociés, ils prennent tous un
aspect filamenteux caractéristique. Ils sont d'’inégales longueurs.
Les plus longs, qui sont aussi les plus nombreux, occupent la
région médiane. Les plus courts sont les inférieurs et les
supérieurs ; leur longueur égale seulément la 1/2 ou le 1/3 de
Siar
celle des autres. Les nageoires ventrales, courtes, juxtaposées,
ont chacune 2 rayons distincts qui divergent dés leur base. Le
rayon externe est le plus long ; sa longueur égale environ 1 fois
et 1/3 celle de l’interne. |
La nageoire dorsale, longue et continue, commence au-
dessus de la base des pectorales ; elle s’étend jusqu’à la base de
la caudale, mais ne s’unit pas à elle, et lui est seulement adja-
cente. Elle porte environ 120 rayons, minces, flexibles, et sen-
siblement égaux, sauf en ce que la plupart de ceux de la moitié
postérieure sont un peu plus hauts que ceux de la moitié
antérieure ; plusieurs des rayons les plus longs se dégagent de la
nageoire proprement dite, de manière à avoir un sommet fila-
menteux. Les rayons ultimes, et les plus proches de la caudale,
décroissent de hauteur jusqu’au dernier sur un petit espace,
rendant ainsi plus nette la séparation de la dorsale d’avec la
caudale. La nageoire anale, dans son ensemble, est conformée
comme la dorsale. Elle est toutefois plus courte, car elle com-
mence au niveau de la region posterieure des pectorales, et un
peu moins haute. La nageoire caudale comprend 8 rayons qui,
minces, isolés sur leur étendue presque entière comme ceux des
pectorales, ayant ainsi une allure filamenteuse, lui donnent
l’aspect d’un petit pinceau terminal. Sa longueur fait le 1/7° en-
“iron de celle du reste du corps.
L'examen anatomique a été fort succinct, en raison de l’im-
portance de l’unique échantillon. Les cœcums pyloriques
semblent faire défaut. L’estomac renferme un magma alimentaire,
où l’on discerne des débris de Crustacés. Le foie comprend deux
lobes symétriques, qui entourent le haut de la poche stomacale.
L’intestin postérieur décrit une anse avant d'arriver à l'anus.
Les glandes sexuelles n'ont pas été vues. Le péritoine, très
pigmenté, est d'une teinte extrémement foncée, qui se laisse
discerner par transparence depuis l'extérieur.
La coloration générale est pâle, sauf dans la région antéro-
ventrale, dont l’abondante pigmentation interne, apparaissant
par transparence, modifie la teinte en la rendant plus intense,
et en changeant le ton. Les téguments, dans leur ensemble, sont
décolorés, et à peu près privés de pigment. Cette décoloration
(261)
A
n’est point causée par le séjour dans le liquide conservateur,
car on la constate également sur la note de couleur pfise d’après
l’anımal frais. La teinte générale du tronc, sauf dans sa partie
ventrale antérieure à l’anus, est jaune pâle uniforme, sans taches
ni points. La partie ventrale située en avant de l’anus, et la
tête, sont d’un gris violacé accentué. La cavité operculaire, la
cavité buccale, montrent une teinte violette très foncée, et
presque noire par places. Les nageoires impaires ont la même
couleur jaune pâle que le tronc, sauf au sommet des plus longs
rayons, où se trouvent de petites taches ponctuées de bistre, ou
de violacé. Les rayons des pectorales ont aussi leurs régions
terminales de couleur gris-violacé ; les deux rayons des ventrales
sont pourvus de cette même teinte sur leur longueur presque
entière.
DIMENSIONS PRINCIPALES.
Millimètres
Longueur totale du corps, caudale comprise 220
Hauteur maxima du corps (région operculaire) : on
Hauteur minima du corps (base de la caudale) Ae
Largeur maxima du corps (région operculaire) 30
Distance du bout du museau à l'anus 78
Longueur de la tête 33
Distance du bout du museau à la commissure buccale 21
Distance du bout du museau à l’orbite FOr.
Diamètre de l’œil 3
Espace interorbitaire 14
Longueur de la dorsale 152
Longüeur de l’anale ss iB
Longueur de la caudale 28
Longueur des pectorales (les plus Isc rayons) | 58
Longueur des ventrales ex
E : = 4 f
br AE ee he D cc RS ee a ee ee
a à
SALSA nr
Le Bulletin est en chet chez Friedlander, Ca. a
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, Roule Sint Germain —
a Paris. Er a
ar
Les numéros du Bulletin se EME séparément aux prix
suivants et franco : |
245. — L'effet de l’inanition sur la larve de l’oursin, par J. RUNNsTROM 2 »
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons >
provenant des campagnes de S.’A. S. le Prince de. =
Monaco, par le D° Joseph Nusmum.... no.
247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez er
la ‘larve de 1’Oursin,,par J. >RUNNSTRÖM.. 0.228, 1.50
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie
nouvelle du Golfe du Lion, (Note Preknnanoy, par Re
Ernest BRÉMENTSE 2, San RS A Pl Se cee an ee
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen
ith: Meer, von Klaus (GREING zn 2 nen D TON
250. — Sur une variété méditerranéenne dé l’Aplidium cœruleum >
- -Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire),
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- ~ 3
gravhique -de, MonacOs0c ss. i dary cos ce tee a sie ds ae ae
251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle I 6192 Liste des ‘ fa aes
77 Statlons (AVEC UNE GARTE) CE af 2 veal cece one cee NN aes
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Atom (Tedania eal
phacellina, n. sp.) par E.-Topsenr, en a la PARCS
Faculté des: Sciences:de Dijon. 0424 Ne OS
.253..— Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam-
pagnes du yacht. « Hirondelle I » (igrr et ,ror2}l . Re
_ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich Zucmayer. I a =
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Pres. FU
ZUGMEVER SN 2: cons, droit eyes ogee nas Re a er
1255. Emploi de l’électro-aimant dans l’analyse microminé- AR aces
ralogique des fonds sous-marins, par L. Virain Chargé ©
de cours de physique industrielle à la Faculté des
Sciences d’Alger, et A. ChevaLLıer Charge des travaux CE D AVR
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de REITEN
NA CYR oes See ee de as et Se Do 0 CUIR EE
256. — L’Atlantide, par Pierre TERMIER, Membre de r Institut, Pro-.
€ AS fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Divecie an du Service eee.
de la’ Carte géologique de la France. ....,.........=..2 7.50
257. — Sur deux nouveaux Didemnidés +S rase Mes) du Golfe CR tee PAR
A Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ I D ©
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. »
(Première note préliminaire). par Henri MARCBLET..... Zn DB
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler re Von
naeopoda longibrachia Brian, parle Dt A. Brian ....... — ea eae
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D' Louis
CHELLE ,..,....siveite sas seeeteree es denen nennen
261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimusnov.
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a-6.035 metres
: ARR de profondeur dans l'Océan Atlantique pars. Ar Side. 4 |
f ‚Prince de Monaco, par Lowis RouLe..3.,.,......... ED
ms, MONACO. — IMPR (DE MONACO. |
ZINSTITUT OCEANOGRAPHIOUE.
| Fondation À ALBERT Jer, PRINCE DE Monaco)
| PÉLAGIQUES DE LA PRINCESSE- ALICE PDE L’HIRON-
“DELLE I EN MÉDITERRANÉE.
Par Ed. CHEVREUX.
I O0 a
000 N
wi X N)‘
MONACO
intérnationaux. : Se
. 20 be autant que possible les abréviations.
bibliographiques. UE 3 an
4 Ecrire en ra tout nom en latin.
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au 1. crayon” Wolf m. B. 2
_à l'encre de Chine. En | BR
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur r les. papiers ES
calques les recouvrant. armen ee
ee Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ¢ ou au “crayon noir sur
| „Papier procédé. |
La
manuscrit - — suivant le tarif s suivant : +
M.
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Sr ni 150 ex. 200 ex.
— by — | 4 — —
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Un Hee de feuille . PSS Sd ya ten 6f 80 Her
Une demi-feuillévs 00. | 4.701.879: Ss Sos rh.
= Une feuille entière... cine OO EOE = Be 13 a = ae
Musée ooéanographigue Bulletin), Monaco,
PULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 262. — 30 Avril 1913.
Sur quelques interessantes especes dAm-
phipodes -provenant des parages de
Monaco et des pêches pelagiques de
la Princesse-Alice et de l'Hirondelle II
en Méditerranée.
Par Ed. CHEVREUX.
Les recherches zoologiques effectuées par MM. J. Richard
et L. Sirvent aux environs de Monaco, tant à la côte qu’au
cours des opérations océanographiques de l'EÉIDER et du
STENO, leur ont. procuré, en dehors d’un grand nombre
d’Amphipodes communs et dont l'énumération ne présenterait
aucun intérêt, quelques formes peu connues ou nouvelles pour
la faune méditerranéenne. En voici la liste :
HiPPOMEDON BIDENTATUS Ed. Ch.
Cette espèce ne semble pas rare dans les grands fonds de la
Méditerranée, au large des cotes de France et de Corse (5, p. 87,
fig. 4 du texte) et les nasses de la PRINCESSE-ALICE en ont
capturé un certain nombre d’exemplaires, par des profondeurs
de 1500 à 2500 mètres (Stns. 506, 769 et 1100). La capture
d'une femelle de 7. bidentatus, dans un dragage effectué par
EE acu
’EIDER (Stn. 0352) à environ 2300 mètres au large du Musée
Océanographique, par la profondeur relativement faible de
133 à 145 mètres, montre que cette forme n’habite pas exclu-
sivement les abysses. L’exemplaire de ’EIDER ne diffère pas
du type des grandes profondeurs et, comme lui, ne possède
pas d'organes apparents de vision.
Hapcoops Deira Varzeı Ed. Ch.
x
Ce nom a été donné (4, p. 47) à un Amphipode, décrit par
M. Della Valle comme étant Haploops tubicola Lillj., et qui
a été pris très rarement sur les fonds coralligenes du golfe de
Naples, par 20 à 40 mètres de profondeur. _L’EIDER en a
dragué deux exemplaires aux environs de Monaco, par 250-300
mètres de profondeur (Stn. 0299).
STENOTHOE VALIDA Dana.
Dana désigne sous le nom de Stenothoe valida un Amphi-
pode de Rio Janeiro qui, d’après la description du célèbre
zoologiste américain, s’écarterait de toutes les Stenothoe connues
par la forme de l’article basal de ses péréiopodes de la troisième
paire. On sait que, chez les Stenothoe, cet article diffère de
l’article correspondant des péréiopodes des deux paires suivantes
par sa forme étroite, qui le fait ressembler à l’article basal des
péréiopodes des deux premières paires. Or, Dana décrit l’article
basal des péréiopodes de la troisième paire de S. valida comme
semblable à celui des deux paires suivantes, c’est-à-dire
fortement dilaté en arrière. D'autre part, Della Valle (zo, p. 566,
pl. LVIII, fig. 74 à 79), qui reprend la description de S. valida,
d’après des exemplaires de Naples, en lui donnant comme
synonymes Probolium polyprion Costa et Probolium megacheles
Heller, dit que le lobe de l’article basal est plutôt grand dans
les pattes des cinquième et sixième paires (péréiopodes des
troisième et quatrième paires). |
En m’appuyant sur l'important caractère mentionné paf
Dana et par Della Valle, j'ai cru pouvoir décrire comme espèce
nouvelle, sous le nom de Stenothoe assimilis (7, pag. 4, fig. 4
à 6 du texte) un Amphipode trouvé en assez grand nombre sur
le coffre du port de Monaco le 24 janvier 1903, et qui, très
voisin de S. valida, n’en diffère que par la forme étroite de
l’article basal de ses péréiopodes de la troisième paire.
M. Alfred O. Walker, qui a repris récemment l’examen de
S. assimilis à propos d’un Amphipode des côtes du Pérou (27,
p. 621 et 22, p. 31), ayant quelques doutes sur la validité de
l'espèce de Monaco, demanda au D' Paul Mayer d’examiner les
péréiopodes des exemplaires de S. valida ayant servi à la
. description de Della Valle. La réponse fut que la phrase de la
description : « nei piedi thoracici del 5° et 6° paio la squama
del 2° articolo e piullosto grande » contenait un lapsus calamı
et qu’il s’agissait des pattes des sixième et septième paires.
Stenothoe valida Della Valle et S. assimilis Ed. Ch. sont
donc incontestablement synonymes, mais j’hésitais encore à
admettre une erreur dans la description de Dana quand une
heureuse circonstance est venue lever tous mes doutes. En
examinant un lot d’Amphipodes, envoyé autrefois par Fritz
Müller au Muséum de Paris, j'ai trouvé une Stenothoe provenant
de Desterro (Brésil)et ne différant en aucune facon de S.assimilis.
Il faut donc admettre que Dana a commis une erreur dans sa
description de S. valida et S. assimilis passe en synonymie,
avec Probolium polyprion Costa et Probolium megacheles
Heller.:”
Mara HiroNbELLE Ed. Ch.
L’EIDER a dragué un mâle de cette espèce dans la baie
de Roquebrune, par une profondeur de 35 à 20 mètres (Stn.
0373). |
L’AIRONDELLE avait dragué cet Amphipode dans les parages
des Açores (4, p. 84, pl. XI, fig. 1) par 130 mètres de profondeur.
Ila été repris dans les mêmes parages par la PRINCESSE-ALICE,
en 1897. En Méditerranée, il a été trouvé, à marée basse, dans
le sud de la Tunisie, à Sfax et à Djerba (8, p. 218) et M. Adrien
(262)
— 4 —
Dollfus en a dragué un exemplaire à Cannes, par 2 à 5 mètres
de profondeur.
Tauirrus Attuaupr Ed. Ch.
Cette petite forme terrestre a été trouvée dans les serres du
palais de Monaco. Son véritable habitat semble limité à quelques
iles de la zone tropicale de l’hémisphère sud : Les Sechelles,
Madagascar, l’archipel des Gambier (6, p. 489). Elle a été im-
portée, avec des plantes exotiques, dans les serres chaudes du
continent européen. En France, sa présence a été signalée dans
les serres du Jardin des Plantes de Paris et dans une serre,
près de Cambrai; le D' Léger m’en a communiqué des
exemplaires provenant des serres du jardin public de Grenoble.
En Ecosse, M. Alex. Patience m’en a envoyé quelques spécimens,
trouvés dans les serres du jardin botanique de Glascow. Enfin,
le Talitroides Bonnieri Stebb., trouvé à Gand dans les mêmes
conditions et qui n’a été ni décrit ni figuré, est peut-être identique
au Talitrus Alluaudi.
HYALE CARINATA (Sp. Bate).
C’est une espèce très rare et encore assez mal connue. Sp.
Bate l’a décrite, sous le nom d’Allorchestes carinatus, d’après
un mâle appartenant aux collections du British Museum et
dont la moitié postérieure du corps manquait. Cet exemplaire
provenait des côtes d'Italie. Grube (77, p. 388) a donné, sous le
nom de Nicea longicornis, la description d’une femelle de cette
espèce, unique exemplaire trouvé sur la côte de l’île de Lussin,
dans l’Adriatique. Heller (72, p. 12, pl. I, fig. 34, 35) a décrit,
sous le nom de Nicea crassipes, des exemplaires des deux sexes,
provenant de l’île de Lesina. Une femelle de 77. carinata a été
trouvée sur la côte d'Algérie, près du cap Tedlès. L’EIDER
a pris plusieurs femelles de la même espèce au moyen de
fauberts traînés devant le Cap d’Ail, par 42-12 metres (Stn.og1).
Je n’ai jamais vu le mâle de 7. carinala.
CAPRELLA HIRSUTA Mayer.
Les exemplaires de cette espece, pris au cours d une peche
au gangui effectuée pres de l'entrée du port de Monaco, par
10 mètres de profondeur, différent sufisamment du type pour
constituer une variété que je propose de nommer longimana.
En effet, tandis que les gnathopodes postérieurs du mâle
décrit par M. Mayer (74, p. 77, pl. IT, fig. 19 et pl. IV, fig. 26
à 20) possèdent un propode à
peu près aussi large que long et
dont le bord antérieur est très
fortement convexe, ce propode,
beaucoup plus allongé chez le
mâle de Monaco, présente un
bord antérieur relativement peu
Fonwese, Ia fig. 1. représente les
gnathopodes d'un mâle adulte,
long de 5™™, On voit que la
largeur du propode des gna-
thopodes postérieurs n'atteint
qu’un peu plus de la moitié de
sa longueur. Ces proportions se
retrouvent chez un jeune mâle
feo de dons. Chéz ces deux
exemplaires, la dent proximale
du bord palmaire du propode
est suivie d’un sinus très pro-
fond, qui. n'existe pas chez le
type du golfe de Naples. Enfin, les soies qui garnissent le bord
antérieur du propode sont beaucoup plus courtes et plus rares
chez la forme de Monaco.
Fic. t.— Caprella hirsuta longt-
mana. Gnathopodes >< 35.
PHRONIMA STEBBINGI Vosseler.
DT Vosseler (20, p. 2g°et p..36, plalV,fig. 4:&.10).a montré
que la forme décrite par Stebbing (78, p. 1348, pl. CLIX) et
par Bovallius (2, p.382, pl. XVI, fig. 48 à 50) sous le nom de
(262)
pall 5 pe
Phronima pacifica Streets n’était pas la véritable P. pacifica,
mais une espèce nouvelle, à laquelle il a donné le nom de
P. Stebbingi. Cette espèce a été prise par la PRINCESSE-ALICE
en de nombreuses stations de l’Atlantique nord, mais on n’avait
pas encore signalé sa présence en Méditerranée. L’EIDER en a
obtenu des exemplaires provenant des Stations 01494 (4 mai
1911, au large de Monaco, filet Nansen, o-140 mètres) et 02000
(g juillet 1912, au large de Monaco, filet à grande ouverture avec
lampe Grein, 0-250 mètres). Deux femelles de la même espèce
avaient déjà été capturées par la PRINCESSE-ALICE au large
du cap de Gate, côte méridionale d’Espagne (Stn. 2290, filet
Richard à grande ouverture, 0-1300 mètres).
HYPERIOIDES LONGIPES Ed. Ch.
M. Vosseler a déjà signalé l'habitat de cet Amphipode dans
le Golfe de Naples, sous le nom d’Hyperia sibaginis ? Stebbing.
Il semble commun dans les parages de Monaco, ou de
nombreux exemplaires ont été pris dans les stations suivantes :
- Stn. 0541, 4 février 1909, à environ 7000 mètres du Musée,
filet à grande ouverture, 0-308 mètres. — Stn. 01589, 30 juin
1911,au large de Monaco, filet à grande ouverture, 0-600 mètres.
— Stn. 1732, 1 décembre 1911, au large de Monaco, filet à
grande ouverture, 0-350 mètres. — Stn. 01913, 5 Juillet 1911,
au large de Monaco, filet à grande ouverture avec lampe Grein,
0-800 mètres. Gi | |
D’autre part, cette espèce a été prise, au cours des campagnes
de la PRINCESSE-ALICE, dans neuf stations de la Méditerranée
occidentale. On sait qu’elle est très commune dans l'Atlantique
nord. La PRINCESSE-ALICE et l'HIRONDELLE II l’y ont
trouvée dans quarante-trois stations différentes. |
PARATHEMISTO OBLIVIA Kroyer
La présence de cette espèce n’avait pas encore été signalée
‘en Méditerranée. Les exemplaires de l’EIDER, capturés par le
filet Richard à grande ouverture en rade de Beaulieu, par 0-50
— 7 ==
mètres (Stn. 01710), ne different pas de la forme prise commu-
nément par la MELITA au large de la côte occidentale de France,
entre Pen March et la frontière d'Espagne.
EUPRONOE MINUTA Claus.
EIDER, Stn. 016, filet Richard à grande ouverture, 0-100
mètres. Deux jeunes males. — Stn. 0557, filet Richard à grande
ouverture, o-150 mètres. Un mâle adulte.
— —, N
> és
N
Fic. 2. — Eupronoe minuta. — A, antenne superieure; B, antenne in-
- ferieure ; C, mandibule ; D, gnathopode anterieur ; E, gnathopode pos-
térieur. (Toutes les figures X 63).
Claus {9, p. 53, pl. XIV, fig. 7 à 12) assigne comme habitat
à cette espèce l'océan Pacifique et Stebbing (78, p. 1516) la
décrit sans la figurer, d'après des exemplaires pris par le
CHALLENGER dans le Pacifique sud. Lo Bianco la cite comme
(262)
Re
ayant été trouvée dans le Golfe de Naples et M. Steuer signale
sa présence dans l’Adriatique. Je crois devoir reprendre ici la
description de cet Amphipode, qui n’a été qu’incomplötement
figure par Claus.
Corps assez obèse, mesurant 3™ de longueur, bord dorsal
lisse et arrondi. Tête beaucoup plus haute que le corps et
atteignant à peu près les deux tiers de la longueur du mésosome.
Partie antérieure de la tête un peu prolongée inférieurement,
ce prolongement étant arrondi au bord distal. Mésosome
notablement plus court que le métasome. Plaques coxales bien
nettement délimitées des segments correspondants du mé-
sosome. Plaques coxales de la première paire deux fois aussi
hautes que celles des deux paires suivantes et fortement pro-
longées en avant et en bas. Angle postérieur des plaques épi-
mérales du dernier segment du métasome arrondi.
Premier article du pédoncule des antennes supérieures deux
fois aussi long que l’ensemble des deux articles suivants.
Premier article du flagellum aussi large et beaucoup plus long
que le pédoncule, bord postérieur fortement convexe, garni
d’une épaisse rangée de longues soies, bord antérieur très court,
un peu concave, portant, à son extrémité distale, une tigelle
sensitive. Deuxième et troisième articles à peu près d’égale
taille, mais de grosseur très inégale, portant quelques tigelles
sensitives. Quatrième article très grêle, aussi long que l’en-
semble des deux articles précédents.
Antennes inférieures comprenant cinq articles libres, les
deux derniers, généralement considérés comme représentant le
flagellum, n’atteignant, dans leur ensemble, qu'un peu plus
de la moitié du dernier article du pédoncule.
Chez les mâles de même taille que celui ayant servi à cette
description, mais sans doute incompletement adultes, (Stn. 016), .
le premier article du flagellum des antennes supérieures ne
porte pas de soies, les articles suivants sont seulement au
nombre de deux, le dernier article du flagellum des antennes
inférieures, absolument rudimentaire, offre l’aspect d’une petite
épine.
Palpe des mandibules bien développé. Premier article le
—— 9 —
plus long de tous, deuxiéme article un peu plus court que le
troisième.
Article basal des gnathopodes antérieurs fortement tordu,
dilaté dans sa moitié distale. Article méral très large dans sa
partie distale, qui se divise en deux lobes arrondis; lobe pos-
térieur garni de spinules et prolongé jusqu’aux deux tiers de la
longueur de l’article suivant. Carpe très dilaté, un peu plus
large que long, bord antérieur se prolongeant pour former une
petite dent, bord postérieur fortement convexe, garni de spinules.
Fic. 3. — Eupronoe minuta. — A, B. C, péréiopodes des troisième, qua-
trième et cinquième paires ; D, uropodes de la dernière paire et telson. :
(Toutes les figures X 48).
Propode assez étroit, beaucoup plus long que le carpe, rétréci
dans sa partie distale ; bord antérieur convexe, bord postérieur
presque droit. Dactyle grêle, légèrement courbé, n’atteignant
pas la moitié de la longueur du propode. |
Gnathopodes postérieurs un peu plus longs que les gnatho-
podes antérieurs. Article basal un peu tordu, dilaté dans sa
moitié distale. Article méral plus large que long. Bord antérieur
(262)
du carpese prolongeant pour former une dent aiguë, qui déborde
sur le bord antérieur du propode. Lobe postérieur triangulaire,
n’atteignant pas tout à fait au niveau de l'extrémité du propode,
bords garnis de spinules. Propode ovalaire, un peu plus de
deux fois aussi long que large, bord postérieur épineux. Dactyle
grêle, presque droit,
Article basal des péréiopodes des deux premières paires un
peu dilaté dans sa moitié distale. Article méral assez dilaté en
arrière. Carpe un peu plus long que l’article méral. Propode
grêle, beaucoup plus long que le carpe. Dactyle long et grêle,
un peu courbé.
Article basal des péréiopodes de la troisième paire étroi-
tement ovale, plus de deux fois aussi large que long. Bord
antérieur un peu concave en son milieu, prolongé inférieu-
rement pour former une grosse dent arrondie. Bord postérieur
convexe. Article méral dilaté dans sa partie distale. Carpe étroi-
tement ovale, un peu plus long que l’article méral, bord antérieur
garni de spinules. Propode très étroit, plus long que le carpe,
garni de spinules au bord antérieur. Dactyle long et grêle, à
peine courbé.
Article basal des péréiopodes de la quatrième paire un peu
plus long et beaucoup plus large que celui des péréiopodes
précédents, bord postérieur fortement convexe, bord antérieur
un peu concave, bord inférieur du lobe distal droit. Ensemble
des articles suivants n’atteignant que les deux tiers de la
longueur de l’article basal. Prolongement de l'article meral
atteignant l’extrémité du carpe, bord antérieur de ce prolon-
gement garni d’une rangée d’épines. Propode ovalaire, un peu
plus long que le carpe. Dactyle très court.
Article basal des péréiopodes de la cinquième paire deux
fois aussi long que large, bord antérieur un peu concave, bord
postérieur fortement convexe. Article terminal un peu plus de
deux fois aussi long que large.
Branchies plissées, bilobées dans les péréiopodes de la
quatrième paire seulement. |
Branches des uropodes de la première paire un peu plus
longues que le pédoncule, robustes, lancéolées, finement denti-
Es CS 4
À
’
;
culées sur leurs deux bords, la branche externe étant beaucoup
plus large et un peu plus longue que la branche interne.
Pédoncule des uropodes des deux paires suivantes très court,
branches laminaires, extrêmement minces, ne portant ni soies
ni épines.
= Telson subtriangulaire, un peu plus large que long, extrémité
arrondie, n’atteignant pas tout à fait le milieu des branches des
uropodes de la dernière paire.
Chez l’exemplaire décrit ci-dessus, le prolongement du
carpe des gnathopodes postérieurs diffère assez fortement de
la description et du dessin de Claus (9, p. 53, pl. XIV, fig. 9).
M. Steuer a remarqué que ce prolongement était de forme assez
variable et pouvait même différer dans les deux gnathopodes
d’un même exemplaire, Chez les mâles non adultes de la Stn.
016, les gnathopodes postérieurs affectent une forme assez
voisine de celle du type de Claus et l'extrémité du telson dépasse
un peu le milieu des branches des uropodes de la dernière paire.
La PRINCESSE-ALICE a pris quelques exemplaires de cette
espèce en Méditerranée, dans le golfe de Gênes (Stn. 385) et au
nord du Maroc (Stn. 2704). Quelques autres ont été pris dans
l’Atlantique nord, à l’ouest de Gibraltar (Stn. 2016) et dans
les parages des Canaries (Stn. 815) et des Acores (Stn. 2159).
GLOSSOCEPHALUS MiLNE-Epwarpsi Bovallius.
En 1887, Bovallius (7, p. 35) établit le genre Glossocephalus
pour contenir deux espèces, G. Milne-Edwardsi et G. spiniger,
dont WH donne une courte ‘diagnose. En 1890, il décrit ces
espèces avec quelques détails (3, p. 106 et p. 108, pl. V, fig.
5 à 9). Voici comment il les différencie :
Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs
lisse. Péréiopodes de la cinquième paire plus longs que l’article
basal des péréiopodes de la quatrième paire. 7. G. Milne-
Edwardsi. |
_ Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs
armé d’une forte dent. Péréiopodes de la cinquième paire plus
(262)
DEEP PR et ya i aed
i. P #1 id. 2;
courts que l’article basal des péréiopodes de la quatrième paire.
2. Ge spiniger:
M. Steuer (79, p. 682, pl. III) a décrit récemment une
troisième espèce de ce genre, sous le nom de Glossocephalus
adriaticus. Il la caractérise ainsi : .
Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs
Fic. 4. — Glossocephalus Milne-Edwardsi. — A, B, antennes supérieure et
inférieure d’un mâle adulte; C, antenne supérieure d’un jeune mâle
de 8mm; D, antenne supérieure d’une femelle de 11mm; E, gnathopode
antérieur du jeune mâle; F, gnathopode antérieur du mâle adulte.
(AG .D x 63; Baer AIR Sea: CAR
armé d'une petite dent à sa partie distale. Péréiopodes de la
cinquième paire plus longs que l’article basal des péréiopodes
de la quatrième paire. 3. G. adriaticus.
Un jeune male de Glossocephalus, de 8"" de longueur, et
une femelle adulte, mesurant ıo®m, ont été pris par l'EZDER
en rade de Beaulieu avec le filet Richard à grande ouverture,
eas a 5
pe dy Ae Ee ee mT nt at ee ee ef
LÉ T A CE
par o-50 mètres (Stn. 01710) et j'ai pu les comparer à une
quinzaine d’exemplaires de la même espèce, provenant d’une —
pêche de surface de la PRINCESSE-ALICE, effectuée entre les
Baléares et la côte d'Afrique. L'étude de ces Amphipodes m'a
montré leur identité avec G. adriaticus, mais il ne me paraît
pas qu’il diffèrent spécifiquement de G. Milne-Edwardsi, les
caractères employés pour distinguer les trois espèces du genre
Glossocephalus me semblant de valeur contestable.
Le caractère tiré de la présence ou de l’absence d’une dent
au bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs
semble de peu d'importance quand on connaît la grande
variabilité de beaucoup d’Amphipodes pélagiques. On a vu
plus haut que les gnathopodes postérieurs d’Eupronoe minuta
présentaient des variations encore plus accentuées.
J'ai représenté (fig. 4, E) le gnathopode antérieur d'un male
incomplètement adulte, dont l’antenne supérieure est figurée
en C. Chez ce mâle, qui mesurait 8™™ de longueur, la dent du
propode est remplacée par une petite épine. Au contraire, un
mâle adulte (fig. 4, F), long de 1o"" et dont les antennes sont
figurées en A et en B, présente, au bord postérieur du propode,
une dent aiguë, suivie d’une dent plus grande, arrondie. Une
femelle adulte, portant des embryons, possède des gnathopodes
antérieurs armés de deux dents, comme ceux du mâle adulte.
Chez une autre femelle, de même taille, la deuxième dent
Héxister pas, mais la première est très développée. Il-ne me
semble donc pas possible de Sappuyer sur la presence ou
l’absence de ces dents pour caractériser une espèce.
Le second caractère, qui s’appuie sur les longueurs relatives
des péréiopodes des deux dernières paires, est, à mon avis,
plutôt un caractère sexuel qu’un caractère spécifique. J'ai
figuré ici les péréiopodes des deux dernières paires d’un male
et les mêmes péréiopodes d’une femelle. On voit que, chez
Paie les pereiopodes de la dernière paire (fig. 5, B)
sont presque aussi longs que l’ensemble des trois premiers
articles des péréiopodes précédents (fig. 5, A). Chez la
femelle, au contraire, les pereiopodes de la derniere paire
(fig. 5, D), dont l’article basal est beaucoup plus large que
(262)
PES UT * PP ZR OY EP RED RSE PC TT PTS eee ON ee eee AP. PRE LR Lt aes ay
RU a
oy > be 5 FRERE Nr ‘ à ER
> } = at PAPA Bass
x PATES
RS
celui du mâle, ne dépassent pas la longueur de l’article basal
des péréiopodes précédents (fig. 5, C). Or, le G. Milne-Edwardst
Bov., dont les péréiopodes postérieurs sont allongés, est un
mâle. Le Glossocephalus adriaticus décrit et-figuré par M. Steuer
et qui possède des péréiopodes postérieurs plus longs que
B D
Fic. 5. — Glossocephalus Edwardsi. — A, B, péréiopodes des deux
dernières paires d’un mâle de 8mm; C, D, pereiopodes des deux
dernières-paires d’une femelle de ıomm; E, urosome, uropodes et
telson du mâle (pour la clarté du dessin, un seul uropode des premiere
et deuxième paires a été figure); F, G, uropodes des premiere et
troisième paires d’une femelle de 11mm) (A,B,C, DX 27; u E 5
G x 48).
l’article basal des péréiopodes précédents, est aussi un mâle.
Par contre, G. spiniger Bov., aux péréiopodes postérieurs
courts, est une femelle. |
En résumé, les caractères invoqués pour séparer spéci-
fiquement les trois formes de Glossocephalus étant de nulle
valeur, ‘il. faut ‘en conclure que ce genre n'est représente
actuellement que par une seule espèce, qui doit prendre le nom
de Glossocephalus Milne-Edwardsi Boy. :
ne AE
’ Jai représenté (fig. 4, D) l’antenne inférieure d’une grande
femelle de 11™™ de long. Le pédoncule comprend deux articles,
comme chez le mâle adulte. Le flagellum, à peu près de la
longueur du pédoncule, est biarticulé, le premier article portant
quatre tigelles sensitives, tandis que le deuxième article,
beaucoup plus étroit et de moitié moins long que le premier,
n'en porte qu’une.
Les branches des uropodes de la première paire sont plus
inégales que dans la description et dans les dessins de Bovallius,
la branche interne n’atteignant qu’un peu plus de la moitié
de la longueur de la branche externe. La branche interne des
uropodes de la dernière paire est notablement plus courte que
la branche externe.
Je crois devoir faire suivre le présent travail, consacré aux
Amphipodes des parages de Monaco, par l’énumération d’un
certain nombre d’espèces rares, provenant des pêches pélagiques
de la PRINCESSE-ALICE et de l'HIRONDELLE II en Medı-
terranée.
Cyamus GLosicipiTis Lütken.
>
Campagne de 1897: Stn. 771, à environ 60 milles au large
d’Alicante, sur Globicephalus melas 9. — Campagne de 1902:
Stn. 1253, entre Monaco et la Corse, sur un Globicéphale J'. —
Campagne de 1908 : Stn. 2689, au nord de Minorque, sur
Globicephalus melas. — Campagne de 1910 : Stn. 3050, à
12 milles dans le sud d’Adra, côte méridionale d'Espagne, sur
deux Globicephalus melas G'. — Campagne de 1911: Stn. 3155,
entre Almeria et l’île d’Alboran, sur deux Globicéphales. —
Nombreux exemplaires.
C’est probabiement cette espèce que Risso a désignée (75,
metro) sous lé nom de Cyamus Cet: Latreille et (76,.p. 103)
sous le nom de Pygnogonum Ceti, et qui habiterait, selon lui,
sur les Balénoptères et les Scombres. Cyamus globicipitis a été
pris par la PRINCESSE-ALICE, dans les parages des Acores,
sur un Grampus griseus et par | HIRONDELLE II, dans les
mêmes parages, sur un Pseudorca crassidens G'.
(262)
PER
VIBILIA CULTRIPES Vosseler.
Campagne de 1906 : Stn. 2320, au large de Monaco, filet
Richard à grande ouverture, 0-2300 mètres, 1 9. — Campagne
de. :1908.:-:Stn. 2704, «entre Almeria et l'ile d’Alborn mer
Richard à grande ouverture, o - 1665 mètres, 1 9. — Campagne
de 1909 : Stn. 2916, au sud de Formentera (îles Baléares), filet
Richard à grande ouverture,o-1000 mètres, 29 de grande taille,
mesurant 12%" du bord antérieur de la tête au bord postérieur
du deuxième segment du métasome.
Cette espèce a été décrite par Vosseler (20, ps 42a, pr 21
fig. 6 à 18) d’après quelques exemplaires pris au filet vertical
par o-400 mètres, dans l'Atlantique, au voisinage de l’équateur.
La PRINCESSE-ALICE l’a capturée dans les stations suivantes
de l’Atlantique nord, au moyen du filet Richard à grande
ouverture: Stn. 1540, golfe de Gascogne, o-1500 mètres. —
Stn. 1760, parages des Canaries, o- 3000 mètres. — Stn. 2269,
entre les Acores et Gibraltar, o - 3000 mètres. — Stn. 2285, au
large du Portugal, o-3000 mètres. Jusqu’ici Vibilia cultripes
n’a jamais été prise à la surface.
DAIRELLA LATISSIMA Bov.
Campagne de 1894: Stn. 385, golfe de Gênes, surface, 1 Q',
49. — Campagne de 1909: Stn. 2916, au sud de Formentera
(îles Baléares), filet Richard à grande ouverture, 0 - 1000 mètres,
120: |
La présence de cette espèce en Méditerranée n’avait jamais
été signalée. La PRINCESSE-ALICE l’a prise dans deux stations
de l'Atlantique nord : Stn. 518, entre les Acores et Lisbonne,
surface, ı Œ. — Stn. 1639, entrée du golfe de Gascogne, filet
Richard à grande ouverture, 0-3000 mètres. 1 J\.
Lyc#orsıs THEMISTOIDES Claus.
Les péchés de la PRINCESSE-ALICE et de HIRONDELLE II
dans l’Atlantique et dans la Méditerranée ont ramené un certain
|
1
+
à
— 17 ur
nombre d’Amphipodes appartenant à la famille des Phorcidæ,
qui comprend les deux genres Lycæopsis Claus et Phorcor-
rhaphis (1) Stebbing. L'examen de ces exemplaires m’a conduit
a la conclusion, tres inattendue, que Phorcorrhaphis est la
forme mâle de Lycæopsis. |
Les stations d'où ces Amphipodes proviennent sont au
nombre de quatorze, dans l'Atlantique, et de trois, dans la
Méditerranée. Le total des exemplaires obtenus est de 54 : 15 Q',
39 ©. Or, toutes les femelles affectent la forme Lycæopsis et tous
les mâles adultes, la forme Phorcorrhaphis.
Les exemplaires provenant de la Méditerranée appartiennent
tous à une même espèce. Ils proviennent des stations suivantes :
Campagne de 1894 : Stn. 385, golfe de Gênes, surface, 2 6,
3 ©. — Campagne de 1905: Stn. 2301, au nord de Minorque,
filet Richard à grande ouverture, 0-2375 mètres, 1 ©. —
Campagne de 1908 : Stn. 2695, filet Richard à grande ouverture,
0-2595 mètres, 1 ©.
Il m'a été possible de comparer ces Amphipodes à des
exemplaires de la même espèce, recueillis par la MELITA dans
les quatre stations suivantes de la Méditerranée : Stn. 425, au
large de Nice, 1 OG, 1 9, 2 jeunes exemplaires. — Stn. 475, cap
d'Antibes, 1 9. — Stn. 585, au large du cap de Fer (côte
d’ Algérie), 3 c', 1 ©. — Stn. 700, Golfe de Bône, 1 ©.
La forme femelle de cette espèce ne diffère en aucune facon
de la femelle de Zycæopsis themistoides Claus (9, p. 67, pl. XIX,
Ho 1,12 et 16 à 24) trouvée dans le port de Messine. J'ai
représenté ıcı (fig. 6) les principaux caractères d’une femelle,
longue de 5™™, provenant de la station 385; j'y joins une courte
description. |
Premier segment du mésosome plus long que l’ensemble
des deux segments suivants.
Antennes supérieures composées d’un pédoncule triarticulé,
le premier article étant un peu plus long que l'ensemble des
deux articles suivants, et d’un flagellum qui comprend un
premier article très robuste, aussi long que le pédoncule et
(1) En remplacement de Phorcus M. Edw., employé en 1826 par Risso
pour designer un genre de Mollusques.
(262)
id x : RR 268 N Fe mal re ae Mi TREUEN is ERDE STAR R ass eo
nm 10 =
portant quelques grosses tigelles sensitives, et un article ter-
minal très grêle, n'atteignant que le tiers de la longueur du
premier article. ae
Gnathopodes antérieurs courts, article basal. ovalaire,
presque aussi long que l’ensemble des quatre articles suivants,
propode un peu plus long que le carpe, rétréci dans sa partie
Fic. 6. — Lycæopsis themistoides, Q adulte. — A, antenne supérieure ;
B, gnathopode antérieur ; C; gnathopode posterieur ; D, EIG, LE
pereiopodes ; 1, uropode de la deuxième paire ; J, uropode de la der-
niere paire et telson. (A, 1, J x 485 BC x 34, DE ER
distale, dactyle grêle, court, régulièrement courbé. Gnathopodes
postérieurs plus longs que les gnathopodes antérieurs, article
basal étroit, son bord antérieur étant un peu convexe, articles
suivants tres étroits, propode non subchéliforme, dactyle grêle
et allongé, presque aussi long que le propode et courbé seulement
à son extrémité.
0
4
x
4
Sl
Péréiopodes des deux premières paires d'inégale taille.
Propode aussi long que l’article méral dans les péréiopodes de
la première paire. Péréiopodes de la deuxième paire notablement
plus allongés que les péréiopodes précédents, propode beaucoup
plus long que l’article méral. Péréiopodes de la troisième paire
ne dépassant pas en longueur les péréiopodes précédents,
article basal ovale allongé, crénelé au bord antérieur, articles
suivants étroits, dactyle très petit. Péréiopodes de la quatrième
paire atteignant à peu pres le double de la longueur des péréio-
podes précédents, article basal ovalaire, portant quelques
crénelures dans la moitié distale de son bord antérieur, article
méral dilaté dans sa partie distale et denticulé au bord antérieur,
carpe un peu plus long que l’article méral, propode courbé,
beaucoup plus long que le carpe, ces deux: articles étant
denticulés au bord antérieur, dactyle très petit. Péréiopodes de
la dernière paire très réduits, bien que possédant tous leurs
articles, et n’atteignant guère que le tiers de la longueur
des péréiopodes précédents, article méral, carpe et propode
subégaux, dactyle très petit.
Branches des uropodes de la première paire subégales, un
peu plus longues que le pédoncule. Branche externe des
uropodes de la deuxième paire beaucoup plus courte et plus
étroite que la branche interne. Pédoncule des uropodes de la
dernière paire n’atteignant pas tout à fait la moitié de la longueur
de la branche externe, qui est beaucoup plus étroite et un peu
plus courte que la branche interne. Dans les uropodes des
trois paires, la branche externe est crénelée au bord interne
et la branche interne est crénelée sur ses deux bords, dans sa
moitié distale.
Telson subtriangulaire, presque aussi large que long,
dépassant à peine le pédoncule des uropodes de la dernière
paire.
Le mâle adulte de cette espèce ressemble beaucoup à
Phorcorrhaphis Edwardsi Stebbing, trouvé dans le Pacifique
Be CHALLENGER (16; p. 1455, pl.:CLXXXT,. Jai figuré
ici (fig. 7) les principaux caractères d'un exemplaire de 6"" de
longueur, provenant de la station 385, comme la femelle décrite
ci-dessus. En voici une courte description :
(262)
Be gy
Flagellum des antennes supérieures comprenant un article
tres dilaté, deux fois aussi Jong que le pédoncule, garni d’un
grand nombre de rangées de soles, suivi de trois petits articles
subterminaux, diminuant graduellement de longueur et de
largeur. Antennes inférieures composées d’un pédoncule
triarticulé, le dernier article étant aussi long que l’ensemble
des deux articles précédents, et d’un flagellum biarticulé, plus
court que le dernier article du pédoncule.
Fic. 7. — Lycæopsis themistoides, ©" adulte. — A, antenne supérieure ;
B, gnathopode antérieur; C, gnathopode postérieur > D Fete
H, péréiopodes; I, uropode de la dernière paire et telson. (A, IX
48: By Cv 343° D, BSR GR rg.
Gnathopodes et péréiopodes des deux premières paires
semblables aux appendices correspondants de la femelle. Péréio-
podes de la troisième paire beaucoup plus longs que les péréio-
podes suivants. Article basal étroit, crénelé à l’extrémité du
bord antérieur. Articles suivants filiformes. Article méral plus
-et a figuré ses antennes, n’a
‚pas fait allusion à l’aspect si
paire ressemblent à ceux de
un certain nombre d’exem-
plaires d’äges différents on
trouve tous les passages entre
-podes. J’ai figuré ici (fig. 8)
Pantenne supérieure et les
long que l'article basal, propode aussi long que l’ensemble de
l’article méral et du carpe, dactyle droit, atteignant la septième
‚partie de la longueur du propode. Péréiopodes de la quatrième
paire de même forme que ceux de la femelle, mais plus robustes,
article méral beaucoup plus dilaté dans sa partie distale, propode
à peine courbé. Péréiopodes de la septième paire un peu plus
longs que ceux de la femelle.
Telson aussi large que long, dépassant de beaucoup le
pédoncule des uropodes de la dernière paire.
On pourrait se demander
pourquoi Claus, qui a vu un
jeune mâle de L. themistoides
spécial des péréiopodes de la
troisième paire. L’explication
en.est simple. Chez le très:
jeune mâle de cette espèce, les
péréiopodes de la troisième
la femelle et, en examinant
les deux formes de péréio-
péréiopodes des troisième et
quatrième paires d’un jeune ee een
A Fe. 2 ae. 3 ä
mâle, long de 4%, pris au rieure ; B, C, péréiopodes des
large de Nice. On voit que troisième et quatrième paires. (A
Sr | Sos BC 27)
les péréiopodes de la troi- 2
sieme paire n'ont pas encore pris l’aspect filiforme des mêmes
péréiopodes chez l’adulte. Ils sont plus courts que les péréio-
podes suivants et leur dactyle est encore courbé. Les péréiopodes
de la quatrième paire sont à peine plus robustes que chez la
femelle. Le flagellum des antennes supérieures de cet exem-
plaire ne porte pas les soies qui caractérisent le mâle adulte.
(262)
a —
En dehors des trois stations méditerranéennes citées plus
haut, la PRINCESSE-ALICE a pris Lycæopsis themistoides
dans six stations de l’Atlantique, comprise entre 20 et a
53° de latitude nord. |
Il résulte de ce qui précède que la famille des Phorcidæ est
représentée, en l’état actuel de nos connaissances, par un genre
unique qui doit prendre le nom de Zycæopsis, en vertu de la
loi de priorité. D'autre part, les dénominations de Phorcus et
de Phorcorrhaphis disparaissant, le nom de Phorcidæ n’a plus
de raison d'être et je pense que ‘la famille représentee par
l’unique genre Zycæopsis devra prendre le nom de Lyceopside.
La PRINCESSE-ALICE et l'HIRONDELLE II ont pris,
dans l'Atlantique, une seconde espèce de ce genre: Lycæopsis
Zamboangæ (Stebbing). Cet Amphipode, dont le mâle seul était
connu Jusqu'ici, a été décrit par Stebbing, sous le nom de
Phorcorrhaphis Zamboange (18,-p. 1452, pl. CXXX), d'après
deux exemplaires provenant, l’un, des parages des Philippines,
l’autre, des environs de Madère. Au cours de sa campagne de
1888, l'HIRONDELLE en a pris deux exemplaires dans les
parages de Acores (4, p. 148, pl. XVIII, fig. 1}. Irma été
possible d'examiner un certain nombre d'exemplaires des deux
sexes de cette espèce, provenant des pêches de la PRINCESSE-
ALICE et de l’'HIRONDELLE II dans dix stations de l’Atlan-
tique nord et, bien que ce sujet s’écarte du cadre du présent
travail, je crois utile d’en dire quelques mots.
Le mâle est suffisamment caractérisé par ses Ders de
la quatrième paire remarquablement robustes et par la forme
très spéciale de ses uropodes de la dernière paire et de son telson.
La femelle, dont j'ai figuré ici les principaux caractères (fig. 9),
diffère bien nettement de la femelle de L. themistoides. Le
dactyle des gnathopodes postérieurs, régulièrement courbé, est
aussi long que le propode et porte, vers son extrémité, une
petite échancrure garnie d’un cil. Les péréiopodes des deux
premières paires affectent la même longueur et la même forme.
Les péréiopodes des deux paires suivantes sont plus robustes
que chez l'espèce précédente, les dactyles sont beaucoup plus
aHongés, le propode des per ciorodes de la quatrieme paire nest
\ «
Oey A ÉD ee a u na
FE a
pas plus long que l’article méral. Les péréiopodes de la dernière
paire sont plus allongés. Le telson, de forme absolument
différente, beaucoup plus long que large et brusquement rétréci
dans sa partie distale, se rapproche assez du telson du mâle,
mais il est beaucoup plus court et n’atteint pas le milieu des
branches des uropodes postérieurs,
N
Fic. 9. — Lycæopsis Zamboangæ, ©. — A, B, gnathopodes antérieur et
posterieur;C, D, E, F, péréiopodes des deuxieme,troisieme, quatrième
eEr’einguieme paires; G, uropodes et telson. (A, B < 81; C, D,-E,
e485 G >< 63).
Bovallius (7, p. 29) a donné une courte diagnose d’un
Lycæopsis de l'Atlantique, L. Lindbergi, et Stebbing (76,
Er 735%) dectitune autre espèce de ce genre, L..Paulı. La
première de ces espèces est bien nettement différenciée, entre
autres caractères, par la forme dilatée, ovale, de l’article basal
de ses péréiopodes de la dernière paire. Quant à L. Pauli, je le
crois synonyme de L. Zamboange, mais, puisque les deux genres
(262)
Lycæopsis et Phorcorrhaphis se réduisent à un seul, le nom
spécifique Zamboange, employé à la page 1452 de l'ouvrage de
Stebbing, a la priorité sur Pauli, employé seulement page 1450.
Cette espèce .a été captürée par. LAUIRONDErLE I
PRINCESSE-ALICE et l’'HIRONDELLE II dans onze stations
de l'Atlantique, comprises entre 30° 47’ et 38° 06’ de latitude
nord. Le CHALLENGER en avait pris un exemplaire dans les
parages de l'équateur.
STREETSIA CHALLENGERI Stebbing.
Campagne de 1912 : Stn. 3170, ‚entre les Baléaresset la
côte d'Algérie, filet Richard à grande ouverture, 0-2500 mètres,
2 ©. Le plus grand exemplaire, qu portait des embryons, me-
sufait.23 Mm de longueur.
Cette espèce a été décrite par Stebbing d’après une femelle
prise par le CHALLENGER dans le Pacifique nord. Au cours
de sa campagne de 1806, la PRINCESSE-ALICE en a obtenu
un exemplaire, un mâle long de 21 "", trouvé dans l’estomac
d’un Germon (Stn. 760). Un autre mâle, un peu plus petit, a été
pris par l'ATRONDELLE II, avec le filet Richard à grande
ouverture, par 0-4000 mètres, au large de la côte occidentale du
Maroc (Stn. 3089). Une femelle de cette espèce avait déjà été
capturée dans le détroit de Messine (77, p. 153).
STEBBINGELLA TYPHOIDES (Claus).
Campagne de 1912 : Stn. 3170, entre les Baléares et la côte
d'Algérie, filet Richard à grande ouverture, 0-2500 metres. I G,
des" de longueur:
Claus assigne comme habitat à cette rare espèce l'Océan
Indien et la Méditerranée.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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Prince de Monacos par bouts Roufe 3... unse von d
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant = =.
des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la
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Berlin et chez M. Le Soudier
a Paris.
AVIS
Bulletin est en dépôt chez Friedlander, 1 1, Carlstrasse, |
, 174-170, boulevard Saint-Germain I
Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix ;
suivants et franco : ee re on 4
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247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez … Be:
Id larve de.l’Oursin, par J. RUNNSTROM.\:.<¢ e503 4s aves Sr 00: 4
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie … 2
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par 3
Ernest BREMENT ES od SL ET A LE OS EL EP ER A. DOS À
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen = rt
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250. — Sur ane variété méditerranéenne de l’Aplidium ceeruleum ie,
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), À
par Ernest BRÉMENT, préparateur. au Musée Oceano- . 4
graphique de Monaco, ss sie nos eye :
251. — Campagne Scientifique de |’Hirondelle II (1912), Liste des =
Stations (AVEC: UNE. CARTE}: et ann en 6 omy an en ce nee ee! J
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania : 3
phacellina, n. sp.) par ‚E. Topsenty Professeur a Ja Su a
Faculté des Sciences de Dijon. wi... . 6 vei se ccwcscdssanee 108] fe
253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam- — a
pagnes du yacht « Hirondelle IT » (1911 et 1912) ~ : Ne
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. I». :
254. — Le crane de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich Sue x
LUGMANER ee Rm gels © Ouch Ge 95 wt tasses Ne ENS EE I »- 4
255. — Emploi de l’électro-aimant dans l'analyse micromine- Su
ralogique des fonds sous-marins, par L. V£eram Charge
de cours de physique industrielle a la Faculte des
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux -
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de …
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256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro-
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
dela Carte géologique de la France... 7 507
257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfedu
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ......... 1 »
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins,
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET .... 1»
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de-Ler-. =
oe, naeopoda longibrachia Brian, par le D" A. BRIAN..,..... 1»
260. — Les Bromures. des Eaux marines, par M. le Dt Louis
CHELLE sss. Sis oi no Shc wee Re ns 2 de va st ane dune de We mn erate 0 eee
261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. =. ~
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres >
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S.A. S.le
Ed. CHEVREUX. «secu ces entamer ost Cumin ve vin pk oa ee 2.
MONACO. — IMPR. DE MONACO.
(Fondation ALBERT ‘Jer, : Banc DE Monaco) ~
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Les auteurs sont aries de se does aux indications suivantes : ERS
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2° Supprimer autant que possible les abréviations. Er
“ 3e Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indieations de
bibliographiques. | ee ou
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. taie: open
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf ca B. 8) 0 u D En
à l’encre de Chine. TAN
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur tes papiers 2
calques les recouvrant. : aes See Sy;
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur
papier procédé. eye he ae
8° Remplacer autant que Sostibte les planches par des figures dans le 1414
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que. ne FOX
la dimension définitive qu’on desire. ae a NE ee
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ak Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Hs peuvent, € “en ER
a | outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur des eee
manuscrit — suivant le tarif suivant : a aT sein pa eee ER:
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Un quart de feuille......| af » | 5f20 | 6f8o | 8f4o | ro 40 17680 Fes
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Une feuille enteo nenn 8 10 9 80 | 13 80 ee > 40 35 80
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Adresser tout ce qui \ concerne le Bulletin a l'adresse suivante : zZ oe de =
Musée océanographique (Bulletin), Monaco, as
BULLETIN DE L INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 263. — 1 Mai 1913.
Regeneration acöler Plattwürmer.
I. Aphanostoma diversicolor.
Mit 4 Textfiguren.
(Vorläufige Mittheilung)
Von Florence PEEBLES, Ph. D.
(Arbeiten aus dem Laboratorium des Musée Océanographique
in Monaco.)
Die Regenerations fähigkeit acöler Plattwürmer wurd ezuerst
im Jahre 1905 von Stevens (1) durch ihre an Poly-choerus cau-
datus angestellten Experimente erwiesen. Bei dieser, nur mit
wenig differenzirten Organen ausgerüsteten Art, verlaufen die
Regenerationsprozesse langsam, und, nach Boring (ı), scheinen
sie auf der Umbildung der alten Gewebe zu beruhen, indem in
allen Fällen der neue Teil « ganz von Zellen, die aus dem
alten Teile wandern » aufgebaut wird. Dieser Regenerations-
. modus wird von den Autoren als Beispiel von Morpholaxis
hingestellt.
Während eines kurzen Aufenthaltes im « Oceanographischen
Institut» von Monaco begann ich Experimente mit Aphanosloma
diversicolor, einer hinsichtlich der Structur komplizierteren
(1) N.M. Stevens, and A. M. Boring. Regeneration in Polychoerus
caudatus, Part I, Observations on Living Material. N. M. Stevens. Journal
of Experimental Zoölogy, Vol. IT, 1905.
2
Form als Polychoerus, indem sie ein Sinnesorgan (Statocyste)
sowie eine kleine Ansammlung von Gehirnzellen besitzt. Auf-
gefunden wurden meine Versuchstiere in grosser Zahl an
den Seitenwänden der Aquarien, wo sie auf den dort angesie-
delten Algen herumkrochen. Ihre Lange schwankt zwischen
0,6 und 1,2 mm. Für die experimentelle Untersuchung sind sie
deshalb nicht besonders geeignet, weil sie weich und gegen -
Wechsel der Temperatur sowie der Seewasser koncentration
sehr empfindlich sind. Die Durchschneidung der Würmer
wurde, während sie in einem winzigen Wassertropfen umher-
krochen, auf einem Objecttrager vermittelst eines Skalpels vor-
genommen. Die Stücke wurden sodann in feuchten Kammern
auf ausgeschliffenen Objectträgern so lange gehalten, bis die
Wunden geschlossen waren, und weiter in kleine Glasschalen
überführt, wo das Wasser täglich gewechselt wurde.
Exp. 1. Wird ein Tier in der Mitte quer. durchgeschnit-
ten (Fig. ı.), so schwimmt die vordere Hälfte (A) rasch in
derselben Richtung fort, in der sich der Wurm
vor der Operation bewegt hatte, wogegen die
hintere Hälfte (B), nach einigen heftigen Dreh-
bewegungen, zu schwimmen aufhört, und viele
Stunden hindurch in einem halb kontrahierten
Zustande verharrt. Innerhalb 24 Stunden bildet
der Vorderteil (A) einen neuen Schwanz, wogegen
die Entwicklung der Geschlechtsorgane eine
längere Zeitdauer erfordert. Zuerst weten ec
männlichen Reproduktionsorgane auf, erst nach
Fıc.ı. Ihnen die weiblichen. Aber keines der regenerierten
Tiere produzierte Eier, obgleich sie mehrere
Wochen nach der Operation noch lebten und diese an Würmern
mit reifen Eiern vorgenommen worden war. Die hinteren
Stücke (B) befestigen sich in der Regel mit dem Schwanzende
am Boden des Gefässes, oder kriechen auf den Algen, wenn
solche vorhanden sind. Die in diesen Stücken enthaltene Eier
werden nach und nach ausgestossen; aber ihre Entwicklung
schreitet nicht über das Gastrulastadium hinaus. Der Statocyst
wird nicht regeneriert.
or
Exr. 2. In dieser zweiten Serie von Experimenten wurden
Mien yurmerin-3 Teile zerlegt. (Fig. 2, A, B,C). Das vordere
mit Gehirn und Statocyst ausgerüstete Stück schwamm rasch,
und zwar meist in Drehbewegung umher und bildete in kurzer
Zeit einen Schwanz; Reproduktionsorgane dagegen
gelangten nie zur Entwicklung. Das Mittelstück
(B) schliesst sich an beiden Enden ab, und bietet
nach einigen Tagen die Gestalt eines normalen
Tieres dar. Nie wird der Statocyst regeneriert,
wogegen die Reproduktionsorgane zur Aus bil-
dung gelangen und auch sonst der regenerierte
Wurm sich normal verhält. Das Schwanzstück (C)
pflegte in den meisten Fallen ohne irgend welche
Zeichen von Ergänzung zu sterben. Nur von
piece der „grössten Würmer erreichten die Eons
Endstiicke die normale Gestalt, schwammen
auch viele Tage umher, wobei sie aber immer kleiner wurden
und schliesslich abstarben.
Exp.3. Mehrere Würmer wurden, wie Fig. 3 darstellt, in 4
Stücke zerlegt. Kopf und Schwanzstück verhielten sich so wie
unter Exp. 2 beschrieben worden ist. Das Mit-
ie telstück wurde weiter in eine rechte und in eine
linke Hälfte zerlegt (Fig. 3, B und C). Nur wenige
dieser Experimente hatten Erfolg, weil die Kör-
permitte meistvon Nahrung ausgefüllt ist,die beim
Zerschneiden austliesst, und sodann die beiden
Hälften kollabieren. In einigen Fällen jedoch
bildeten. sich aus diesen Hälften. sehr > kleine
Würmer von normalem Aussehen; aber keinerlei
Organe entwickelten sich, und nachdem die
es A Würmer mehrere Tage hindurch . umherge-
schwommen waren, gingen sie zu Grunde.
Exp. 4. Da in keinem Falle das Sinnesorgan regencriert
worden war, so unternahm ich dieses vierte Experiment, wobei
dem Tiere das Vorderende gerade hinter dem Statocysten
abgeschnitten wurde (Fig. 4). Das vordere Stück (A) schwamm
eine Zeit lang umher, nahm auch die Gestalt des normalen
oo
[®)
Vv
ae
Wurmes an, ohne jedoch irgend ein Organ zu regenerieren. Das
hintere Stück, das nahezu die Grösse des ganzen Tieres
besitzt, bildete eine neue Spitze und begann nach 24 Stunden
umherzukriechen oder zu schwimmen. Es lebten
solche Stücke mehrere Wochen ohne dass aber
ein neuer Statocyst regeneriert wurde.
REAKTION GEGEN SCHWERKRAFT. Da ich über
eine Anzahl von Individuen verfügte, die keinen
Statocysten und, dem Anscheine nach, auch kein
Gehirn besassen, war es möglich ihr Verhalten
mit dem normaler Würmer zu vergleichen; ich
hoffte so die Funktion des Statocysten bestimmen
zu können. Da dieses Organ bei anderen Tieren
Fic. 4. mit der Wirkung der Schwerkraft und mit der
Erhaltung des Gleichgewichtesin Beziehung steht,
so waren meine ersten Versuche auf die etwaige Reaktion der
abnormen Würmer gegen die Schwerkraft gerichtet.
Normale, nicht gestörte Exemplare von Aphanostoma pfle-
gen an den Seitenwänden der Gefässe, in denen sie gehalten
werden, hinaufzukriechen ; sobald sie jedoch beunruhigt wer-
den, so sinken sie rasch auf den Boden. Hebt man sie mit einer
Pipette vorsichtig an den Wasserspiegel, so fallen sie vertikal
mit dem Kopfe voran, nur selten dabei Halt machend oder in
Schwimmbewegung geratend. Regenerierte Tiere ohne den
Statocysten dagegen, die ebenso an den Wasserspiegel gebracht
wurden, verharren entweder da, oder sinken langsam in hori-
zontaler Lage mehrere Zentimeter hindurch, um sodann zur
Oberfläche des Wassers zurückzukehren und an den Seiten-
wänden ihres Wohnortes umherzukriechen. Nach einiger Zeit
gelangen sie auf den Boden und verbleiben da so lange als sie
nicht gestört werden.
REAKTION AUF MECHANISCHE. REIZE. Individuen ohne Stato-
cysten sind mechanischen Reizen gegenüber ebenso empfind-
lich wie normale Würmer ; aber nach starker Reizung vermögen
die erstgenannten nicht so rasch ihr Gleichgewicht wiederzu-
erlangen. Sie schwimmen auf einer Seite, überschlagen sich,
und in die Rückenlage versetzt, pflegen sie sich nicht so
‘
3
SENS ACER
wie normale Tiere sofort umzudrehen. Als Stimulus wurde
bei diesen Versuchen ein an einem Glasstabe befestigtes Haar
verwendet. Werden sie damit beunruhigt, so wenden sich die
Tiere von der gereizten Seite weg. Am empfindlichsten ist
das Vorderende. Ä eA
REAKTION GEGEN [icut. Sonnenlicht wirkt auffallend so-
wohl auf normale, als auch auf ihres Statocysten beraubte
Würmer. Ihre Bewegungen werden rapid und nachdem sie
in den verschiedensten Richtungen umhergeschwommen,
suchen sie sich dem Lichte zu entziehen. Die normalen Wür-
merreagieren aber hierbei rascher und andauernder; mit ihnen
kann das Experiment mit dem gleichen Erfolge oft wiederholt
werden, wogegen bei den regenerierten Exemplaren in diesem
Falle das Licht bald zu wirken aufhört.
Weitere Experimente sind nötig bevor irgend welche
definitiven Schlüsse über die Funktion der Statocysten der Acöla
gezogen werden können ; vorderhand lässt sich nur als wahr-
scheinlich hinstellen, dass die Würmer nach Verlust dieses
Organes weniger empfindlich gegenüber den aüsseren Bedin-
gungen und weniger erholungsfähig gegen heftige Reize
sind. Das spätere Studium der Histologie regenerierter Würmer
wird nachzuweisen haben, ob bei ihnen ein neues Gehirn
gebildet worden ist oder nicht, und ob ferner die den Statocys-
ten umgebenden Nervenzellen fehlen. Für den Fall dass sie
fehlen, würde sich das Ausbleiben der Reaktion auf gewisse
Reize erklären lassen. Mit einer ausführlicheren Untersu-
chung dieser Species sowie auch anderer Acöla bin ich
gegenwärtig in der zoologischen Station von Neapel beschäftigt.
Gerne benutze ich diese Gelegenheit um dem Director des
Oceanographischen Institutes, Herrn Dr. J. Richard, sowie
Herrn Dr. M. Oxner, für das während meines Aufenthaltes in
Monaco mir erwiesene Entgegenkommen meinen besten Dank
auszusprechen.
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248. — Polycitor. (Eudistoma) banyulensis, nov. Sp: Be
nouvelle du Golfe du Lion, Brose préliminaire), Ber D
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249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen ne 2 ne Ce
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phacellina, n. sp.) par E. Torsenr, Professeur a la, ET a We,
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253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux BES a des cam- ER,
: -pagnés du yacht « Hirondelle lI», (1911 et 1912) >= -
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), Pos Erich ZUGMAYER I») |
254. — Le crane de Gastrostomus en Gill et Byers: par Erich ae
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255. — Emploi de 1’électro-aimant “dans l'analyse microminé- Fe
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Fes : = ;
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Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des TAYAUX or
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de
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256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro- YY
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service FERRER AR
de la Carte géologique de la France... =I 50.
257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfe du
= 2440; (Note pr élimihaire), par Ernest BRÉMENT. ........
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins.
(Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET .... —
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ber ee
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260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D'_ Lo
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261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus nov.
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli &:6.035 mètres |
de profondeur dans l'Océan Atlantique ee SA = le
Prince dé Monaco, par LoursRoube. 4 ares on eee
262. — en quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant.
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la
Princesse-Alice et de |’ Hirondelle IT en editor tape: par
Ed. CHEVREUX:.,. essen au D sn Gate ee Bee oe es
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. é Aphanostoma diversion ce
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
N° 264. — 5 Mai 1913.
Crustacés commensaux et parasites
de la baie de Concarneau.
Par le Dr Jules GUIART.
Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon.
(Travail du Laboratoire de Zoologie et de Physiologie maritimes
de Concarneau).
DECAPODES.
Pinnotheres pisum (Linné 1758).
Ce commensal a été rencontré par J. Bonnier (2) dans la
cavité palléale des Lamellibranches suivants : Mytilus edulis,
Cardium edule, Tapes decussata, Tapes pullastra et Mya
arenaria.
[SOPODES.
CYMOTHOIDÉS.
Nerocila bivittata (Risso 1816).
Ce parasite, assez rare, a été rencontré par J. Bonnier (2)
fixé sur différents Poissons et en particulier sur des Raies.
Nerocila maculata, H. Milne-Edwards 1840.
Ce parasite a été rencontré assez fréguemment par J. Bonnier
(2), fixé sur des Sardines. |
—— Die
Anilocra physodes (Linné 1758).
Ce parasite, connu des pêcheurs sous le nom de Pou de
Vieille, se rencontre assez communément sur Labrus bergylta,
fixé sur l’un des flancs, en arrière de la tête.
Anilocra frontalis, H. Milne-Edwards 1840.
Nous avons rencontré un exemplaire de cette espèce fixé sur
une Jeune Plie (Pleuronectes platessa).
Ceratolhoa œstroides (Risso 1828).
J. Bonnier (2) aurait rencontré ce parasite assez rarement
sur les Labres, où on a dû souvent le confondre avec une
Anilocre.
BoPYRIDÉS.
N'ayant pas étudié personnellement ces parasites, voici la
liste des espèces signalées par J. Bonnier (2 et 3) dans la baie
de Concarneau.
Leponiscus pollicipedis, Giard 1887.
Ce parasite habite la cavité incubatrice du Pollicipes cornu-
copiae (1 pour 200). |
Podascon haploopis, Giard et Bonnier 1886.
Ce parasite habite la cavité incubatrice de l’Haploops tubi-
cola.
Gnomoniscus podasconis, Giard et Bonnier 1886.
Ce parasite habite la cavité incubatrice du parasite pré-
cédent (Podascon haploopis).
Entoniscus Mülleri, Giard et Bonnier 1886.
Ce parasite habite la cavité viscérale de Porcellana longi-
cornis.
Portunion menadis, Giard 1886.
Ce parasite habite la cavité viscérale du Carcinus menas.
(1 pour 100).
Portunion salvatoris, Kossmann 1881.
Ce parasite habite la cavité viscérale du Portunus arcuatus
(6 pour 100).
ee pes
Cancrion floridus, Giard et Bonnier 1886.
Ce parasite habite dans la cavité viscérale des petits exem-
plaires de Xantho floridus (3 pour 900).
Ione thoracica (Montagu 1808).
Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Callianassa
sublerranea.
Cancricepon pilula (Giard et Bonnier 1886).
Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Xantho flo-
ridus (1 pour 900).
Pleurocrypta galatheae, Hesse 1865.
Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Galathea
squammifera (rare).
Bopyrus crangorum (Fabricius 1708).
Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Palæmon
serratus. Il y est beaucoup plus rare que dans la Manche, car,
pendant un mois de séjour à Concarneau, nous n'avons eu
l’occasion d’en observer qu’un seul exemplaire.
ONISCIDES.
Ligia oceanica (Linné 1758).
Nous avons trouvé un exemplaire de ce Cloporte marin
sur la peau d’un Carcharias glaucus. Etant donné que ce
Crustacé vit normalement sur les pierres et les rochers du rivage,
il s’agit certainement d’un cas de pseudo-parasitisme. Il sera
passé sur la peau du Requin au moment où celui-ci aura été
jeté sur le sol par les pêcheurs. Nous avons tenu néammoins à
signaler ce cas, qui pourrait, à première vue, en imposer pour
du parasitisme. |
ANCEIDÉS.
Gnathia maxillaris (Montagu 1808).
Deux exemplaires adultes (Anceus) existent dans le Musée du
Laboratoire de Concarneau. Les formes jeunes parasites
(Praniza) existent donc certainement sur les Poissons de la
région. En effet Van Beneden (7) en a observé sur des Vieilles
(Labrus bergy lta).
(264)
— 4 2
Gnathia Halidayi (Spence Bate 1858).
J. Bonnier (2) dit avoir recueilli cet Isopode sur des valves
de Pecten. Les formes jeunes parasites doivent donc exister
également.
AMPHIPODES.
Iscea Montagui, H. Milne Edwards 1830.
C’est un des commensaux les plus communs a Concarneau.
Il existe en effet sur toutes les Araignées de mer (Maza squinado)
et dans une position constante. Il se loge, au voisinage de la
bouche. dans la cavité d’insertion des antennes internes, ainsi
qu’à la base des pattes-mächoires et au-dessous d'elles. Il existe
généralement en grand nombre sur un même hôte. Leur colo-
ration rouge à tous deux constitue un fait intéressant d’adap-
tation.
Hyperia medusarum (Müller 1776).
Ce commensal des Méduses serait, d’après J. Bonnier (2),
commun à Concarneau chez Rhizostoma Cuvieri, Aurelia aurita
et Cyanea capillata. Quand on rencontre un banc de Méduses
par temps calme, il serait facile d'observer les allées et venues
de ces petits Amphipodes autour de leur hôte, dont ils ne
s’eloignent guère et qu'ils rejoignent à la première alerte.
COPEPODES.
NICOTHOIDES.
Nicothoe astaci, Audouin et Milne-Edwards 1826.
Se rencontre parfois en nombre considérable sur les branchies
du Homard (Homarus vulgaris). On peut aussi l’observer sur
les branchies de la Langouste (Palinurus vulgaris).
CALIGIDES.
Chalimus (Fig. 1).
Ce parasite était fixé sur la nageoire caudale d’un jeune
Labrus viridis capturé aux Glénans; il en existait plusieurs
LAN EE
exemplaires longs de 2 à 4™. C'est le stade chalimus d’un
Calige dont nous n’avons pu déterminer l'espèce. Le parasite
était fixé sur la nageoire entre deux rayons; un cercle d’inflam-
mation entourait le point de fixation du filament adhésif.
Calızus Guerini, n. sp. (Fig. 2).
Nous avons trouvé ce Calige aux Glénans sur une feuille
de Laminaire. N’ayant pu le faire rentrer dans une espèce
connue, nous sommes heureux de
le dedier à M. Guérin-Ganivet, le
dévoué Préparateur du Labora-
toire de Concarneau.Cette nouvelle
espèce est voisine du Caligus rufi-
maculatus, dont elle se rapproche
par la forme générale du corps et
Fıcsr.
par les taches roussâtres du segment génital, mais elle en diffère
notablement par la grandeur du céphalothorax et la réduction
considérable de l’abdomen. L’exemplaire rencontré est une
femelle adulte. Sa caractéristique est la suivante.
(264)
‘ ree
eis ik
Longueur : du corps 7.6"; largeur 2.2" 5. Ta cp
représente a elle seule les deux tiers de la longueur du corps.
Elle est elliptique, plus longue que large, plus étroite en avant
qu’en arrière. Bord frontal droit, nettement incisé au centre,
avec une ventouse très nette de chaque côté et deux antennes
assez grandes. Les yeux sont situés très en avant de la carapace.
Troisième anneau thoracique libre dépassant à peine les angles
postérieurs de la carapace. Quatrième anneau thoracique
(segment génital) bilobé, couvert dorsalement de tâches rous-
sâtres, à peu près aussi long que large et mesurant environ
la moitié de la largeur de la carapace. Abdomen rudimentaire
logé entre les lobes postérieurs du dernier anneau thoracique.
Il ne faut pas s'étonner de la rencontre de ce Calige sur
une feuille de Laminaire. En effet tous les Caliges adultes
sont capables de nager librement dans la mer. Il s’agit néanmoins
d’une espèce parasite, qui se rencontrera quelque jour sur un
Poisson.
Caligus curtus, Müller 1785.
M. Guérin-Ganivet nous en a adressé quelques exemplaires
provenant de la peau du Gadus pollachius.
Caligus minimus, Otto 1828.
Ce parasite, qui vit dans la bouche et sur les branchies du Bar
(Labrax lupus), a été observé à Concarneau par Van Beneden(z).
Caligus brevipedis, Basset-Smith 1806.
Nous avons rencontré ce parasite dans la cavité branchiale
de Motella tricirrala.
Caligus diaphanus, Nordmann 1832.
Ce parasite, qui vit sur la peau, dans la cavité branchiale
et sur les branchies des Trigles, semble avoir été observé à
x
Concarneau par Van Beneden (rz). Nous rapportons à cette
espèce un Calige que M. Guérin-Ganivet a trouvé en assez
grand nombre sur la peau du Belone vulgaris.
Caligus scombri, Basset-Smith 1896 (Scott emend).
Nous en avons rencontre un exemplaire sur la face interne
de l’opercule d’un Scomber scombrus. Il présentait un abdomen
un peu plus court et un peu plus renflé que dans l'espèce type
Sr SW Ces
figurée par Basset-Smith, mais cela pouvait tenir à un certain
degré de contraction. Par contre M. Guérin-Ganivet nous a
adressé un assez grand nombre d'exemplaires tout à fait
caractéristiques, qu’il avait rencontrés sur la face interne des
opercules d’un Pelamys sarda.
Caligus pelamydis, Kröyer 1863.
M. Guérin-Ganivet nous en a adressé plusieurs exemplaires
trouvés par lui dans la cavité buccale d’uu Pelamys sarda.
Cette espèce est beaucoup plus volumineuse que la précédente,
le segment génital beancoup plus long et l’abdomen nettement
formé de deux segments. Beaucoup d’autres caractères s'opposent
du reste à la fusion de cette espèce avec la précédente, comme
le voulait Wilson (8, p. 596).
Lepeophtheirus Nordmanni (H. Milne-Edwards 1840).
Des exemplaires mâles et femelles ont été trouvés en grand
nombre sur la peau d’un Orthagoriscus mola. Ils appartiennent
à la collection du Laboratoire de Concarneau.
Elytrophora brachyptera, Gerstæcker 1853.
Nous en avons trouvé trois exemplaires fixés sur les branchies
d’un Germon (Thynnus alalonga) pêché il est vrai dans l’Atlan-
tique par des pêcheurs de Concarneau. Il s'agit de femelles,
longues de 10 à 11""et se rapportant absolument à la diagnose
er aux dessins de Gerstæcker (34, p. 62, pl. III). Cette espèce
avait été étiquetée autrefois Dinemalura thynni sur les exem-
plaires du Musée de Vienne, puis Kröyer en avait fait le genre
Pneus. Mais ce genre et cette espèce doivent tomber en
synonymie, lElytrophora brachyptera de Gerstæcker ayant été
créé dix ans plus tôt.
Dinematura producta (Müller 1785).
Un grand nombre d'exemplaires de ce Calige existent dans
la collection du Laboratoire de Concarneau. Ils n'étaient pas
déterminés et ne portaient pas d'indication d’höte, ni d’origine.
Ce parasite peut se rencontrer sur la peau de différents squales,
toutefois sur les côtes de Bretagne il semble plus fréquent sur
le Lamna cornubica, d'où proviennent vraisemblablement les
exemplaires en question.
(264)
EN Si
Pandarus bicolor, Leach ı816. ‘
Van Beneden (7) dit avoir rencontré cette espèce sur Acan-
thias vulgaris.{l est probable qu'il a du l’observer dans la bouche
ou sur les branchies ; cependant cette espèce a été aussi observée
sur les nageoires de différents Squales.
Cecrops Lalreillei, Leach 1816 (J. Guiart emend).
De nombreux exemplaires existent dans la collection du
Laboratoire de Concarneau. Ces exemplaires, non déterminés,
avaient été capturés sur les branchies d’un Poisson-lune
(Orthagoriscus mola).
Anthosoma crassum (Abildgaard 1794).
Deux exemplaires de ce rare et intéressant Crustacé existaient
dans la collection du Laboratoire de Concarneau. Ils n’étaient
pas déterminés et ne portaient pas d’indication d’origine, mais
il est vraisemblable qu'ils provenaient aussi d’un Lamna
cornubica. Ces exemplaires sont remarquables par leur teinte
foncée et par le gonflement des lames, qui sont particulièrement
épaisses.
DICHELESTUDES.
Lernanthropus Kröyeri, Van Beneden 1851.
Ce parasite, qui vit sur les branchies du Bar (Labrax lupus)
a été observé à Concarneau par Van Beneden (7).
Pseudocycnus appendiculatus, Heller 1865.
Nous avons eu l’occasion d’en trouver un exemplaire soli-
dement fixé sur le bord libre de la branchie d'un Germon
(Thynnus alalonga) rapporté par les pêcheurs de Concarneau.
PHILICHTYDÉS.
Leposphilus labrei, Hesse 1866.
Ce parasite est très fréquent sur les Crénilabres (Crentlabrus
melops) péchés aux Glénans. Il vit dans les écailles de la ligne
latérale en formant une petite tumeur rougeâtre de la grosseur
d’une lentille.
LERNÆIDÉS.
Lernæa branchialis, Linne 1758.
= oi
Nous avons trouvé deux exemplaires de ce curieux parasite
profondément fixés dans la région branchiale d’un Gadus
morrhua existant dans la collection du Laboratoire de Con-
carneau. Un troisième exemplaire était réduit à la tête, restée
dans les tissus, alors que le corps avait été arraché.
Lernæonema encrasicoli (Turton 1807).
Nous avons trouvé un exemplaire de ce parasite dans la
collection du Laboratoire de Concarneau. Il avait été récolté
sur le dos d’une Sardine (Clupea pilchardi) dans les muscles
de laquelle la tête était profondément enfoncée. C’est le Pavillon
des pêcheurs. Il existe chez la Sardine, le Sprat et l’Anchois.
Lernæonema sprattae (Sowerby 1806).
Ce parasite, très voisin du précédent, existe sur l'œil des
mêmes Poissons. Il se reconnaît à son cou moniliforme. On
nous a affirmé son existence sur les Sardines de Concarneau.
CHONDRACANTHIDÉS.
Chondracanthus cornutus (Müller 1777).
Cette espèce, qui vit sur les branchies des différentes espèces
de Pleuronectes, a été observée à Concarneau par Van Beneden
(z) sur le Pleuronectes platessa.
LERNÆOPODIDÉS.
Clavella uncinata, Müller 1777.
Ce parasite, qui vit sur les nageoires et surtout dans la
cavité branchiale et sur les branchies des Gadidés, a été observée
à Concarneau par Van Beneden (7) sur le Lieu (Gadus luscus).
CIRRHIPEDES.
KENTROGONIDES.
Sacculina carcini, Thompson 1836.
Cette espèce est très commune sur les côtes de Bretagne;
elle est aussi répandue à Concarneau qu’à Roscoff. Elle est fixée
sous l’abdomen du Carcinus menas.
(264)
oe
Sacculina phalangi, Hoek 1878. |
Cette Sacculine est parasite du Sienorhynchus rostratus.
C’est en l’etudiant, à Concarneau, que Giard, en 1886, eut ©
l'honneur de découvrir le phénomène biologique si curieux de
la castration parasitaire (5 et 6). En effet les Sténorhynques
de la baie de la Forêt étaient alors parasités dans la proportion
de 2°/,; mais d’après Guerin-Ganivet {7, p. 5o) ce parasite
semble aujourd’hui avoir disparu de la région de Concarneau.
Te ee sl Aha en
BIBLIOGRAPHIE
I. Van BENEDEN, Liste des parasites trouvés à Concarneau. Catalogue
manuscrit de la faune (Bibliothèque du Laboratoire de Con-
carneau), p. 7.
2. J. Bonnier. Catalogue des Crustacés Malacostracés recueillis dans la
Baie de Concarneau. Bulletin scientifique du département du Nord,
(AIX 1887. :
3. J. Bonnier. Contribution a l'étude des Epicarides : les Bopyridae,
Lille, 1900.
4. A. GERSTECKER. Urber eine neue und eine weniger bekannte Sipho-
nostomen-Gattung. Archiv für Naturgeschichte, XIX, 1853, p. 58-
79, pl. [Fret IV.
5. A. Grarp. De l’influence de certains parasites Rhizocéphales sur les
caracteres sexuels exterieurs de leur höte. Comptes rendus de
l’Académie des Sciences de Paris, CII, séance du 5 juillet 1886.
6. A. Grarb. La castration parasitaire et son influence sur les caractères
extérieurs du sexe mâle chez les Crustacés Décapodes. Bulletin
scientifique du Département du Nord, XVIII, 1887, p. 1-28.
7- J. GUERIN-GANIVET. Contribution à l’étude systématique et biologique
des Rhizocéphales. Travaux scientifiques du Laboratoire de Zoo-
logie et de Physiologie maritimes de Concarneau, III, 1911, fasc. 7.
8. C. B. Wırson. North american parasitic Copepods belonging to the
Family Caligidae. Part. 1: The Caliginae. Proceedings of the
United States National Museum, XXVIII, 1905, p. 479-672, pl. V-
XXIX.
asParis ce
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Nos | 227 AR, en <i
249. — Vorlaufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen CRO, Dr
im Meer, von. Klaus GREINGS. cas 0e te er M ee ee
250. — Sur une variété méditerranéenne de EA lidium cceruleum —
a Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire),
par Ernest BRÉMENT, préparateur = Musée Océano- :
graphique de: MONACO sine aot hm we eee OR ES
251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle I (1912), Liste des ne:
Stations (AVEC UNE CARTE) I. 00 en ee D er
252. — Sur une sue Tedania abyssalé des Açores (Tale ME
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, Professeur dela xe et
Faculté. des’ Sciences .de Dijons sacs ais u See
-253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux Progen an des cam-
pagnes du yacht « Hirondelle I » (1911 et 1912)
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), aay Erich ZUGMAYER. I »
254. — Le crâne de en Baird: Gill et rer par Erich
ZUCMANER Sa 956 aD eue ne tele Se PT
255. — Emploi de Velecko. aimant dans l'analyse. microminé-
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRaIn Chargé ESS
de cours de physique industrielle à la Faculté des : :
Sciences d'Alger, et A. CHEvaLLiER Charge des travaux, -
pratiques de minéralogie a la Faculté des Sciences de
256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Protos th emt
fesseur a »Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service ern
de la Carte géologique de la France....... Be en.
257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfedu = sai NR
Lion, (Note préliminaire), par Ernest -BRÉMENT iur... oi 9
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux Marias: re nn
(Première note préliminaire) par Henri MARCÉLET .... ı» ~
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Le son
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan....... nn»
260. — Les Bromures des Ee ee par M. le Dr SS
261. — Notice en sur Gr me profundissimus nov.
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres =.
é de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le
Prince de Monaco, par Louis RouLE.:..2,..:.4...: 5205 = 098
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant |
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la
Princesse-Alice et de l'Hirondelle II en HER par,
Eid SCHEVREUX CS. cy dete owe ae en ee Cl
263. — Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi-
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von.
Florence -DEEBEES, Dh. DI ties wai cies whe ee
264. — Crustaces commensaux et en de la baie de Concarneau, alae
— par le ‚D* Jules GTA RE 6 metre rentrent unge LT 90!
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STITUT OCÉANOGRAPHIQUE ||
: (Fondation ALBERT ler, PRINCES DE Monaco) = : 4
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| dans quelques végétaux marins. a
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‘Les auteurs sont priés de se conformer aux indications « suivantes : i OF
10 Appliquer les regles de la nomenclature adoptées pa les Congrès ne
internationaux. Ve : Le
2° Supprimer autant que possible les abréviations. EDEN “re
3° Donner en notes au bas des pages ou dans un ‘index les indications se 2 3
S “bibliographiques. à | a
= 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. - — RAN ar hag
en 5° Dessiner sur papier c ou bristol bien Braue au crayon Wolf (a B. x Oe
ee a l’encre de Chine. ; Red ee
6° Ne pas mettre la lettre sur Jes dessins originanx mais sur les papiers.
calques les recouvrant. en
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon r noir sur.
papier procédé. | | |
| 80 Remplacer autant que possible les planches par des figures diné le ETES
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands QUE oe
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Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en
en outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le
manuserit — suivant le tarif suivant : RE N
{
50 ex. | 400 ex. | 150 ex. | 200 ex. | 250ex. | 500 ex.
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Un quart de feuille...... |) 4f » 520 _6f80 | 8f40 | ro apt u ER
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Une feuille entiere...... .| 8 10 | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80 |
Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. a
74 ) N ST Le
Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a Tate suivante : a Ss
Musée océanographique (Bulletin), Manso. ER EN
UCLETIN DE, L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco)
No 265. — 10 Juin 1913.
[ee nenn
L'arsenic et le manganèse
dans quelques vegetaux marins.
(Deuxième note préliminaire)
Par Henri MARCELET.
Le manganèse.
Dans une note précédente (1) nous indiquions la présence
constante de l’arsenic dans les végétaux marins. Tout en con-
tinuant ces recherches il nous a paru intéressant d’y doser paral-
lèlement le manganèse dont l'existence a été signalée dès 1865
par Forchhammer dans quelques algues notamment dans les
Zostera marina. Mais des résultats quantitatifs n'ayant pas été
indiqués jusqu'ici (2) nous venons de reprendre cette question,
très favorisé dans notre tâche par les travaux de M. G. Bertrand
(3) et nous avons recherché et dosé le manganèse dans les
végétaux marins mis fort aimablement à notre disposition par
le Musée Océanographique grace à la bienveillante attention de
5.45. le Prince de Monaco.
La technique suivie pour cette recherche a donc été celle
(1) Bullet. Inst. Océanog. No 258. - 20 Févr. 1913.
(2) Quinton « L’eau de mer milieu organique » 1912, p. 231:
Bj Berreann, Bullet. Soc: Chim. T. IX. 1971. p. 361.
RT, tert ER a TEEN AT 2) Laits 17 Po D APT ERA nS ele Th RAR A ta, BE DO Bl Se
3 Fu hr NEE a => PIRE ATP) RE, ¥ ayn R NE MIA
ea RAT >. | “ BT EM Ann
a ; }
— 9 —
indiquée par M. G. Bertrand (1). Les algues préalablement
desséchées ont été câlcinées ; les cendres, reprises par Fa
chlorhydrique, et traitées deux fois par l'acide sulfurique pour
éliminer les chlorures. Le résidu repris par l’acide azotique
dilué, puis filtré, a été porté à un volume connu et une portion
de ce filtrat correspondant à un poids connu d’algue a servi à
doser colorimétriquement le manganèse qu’elle renfermait.
Pour cela le liquide a été traité par le nitrate d'argent et le
persulfate de potassium ; le sel de manganèse oxydé et trans-
formé en permanganate a été dosé comparativement à une
échelle type obtenue dans les mêmes conditions, en partant
d’une solution titrée de se! de manganèse. Dans des essais
préalables nous nous étions naturellement assuré 1° de l'élimi-
nation complète des chlorures qui peuvent gêner la réaction,
2° que les lavages azotiques des résidus avaient complètement
entrainé tout le manganèse.
D'une façon générale nous avons opéré sur 20 gr. de plante
sèche et les liqueurs de lavage ont été portées 22007 zul
Lithothamnium glaciale a exigé des lavages plus prolonges.
Enfin, les dosages ont été effectués sur 10° de liqueur corres-
pondant en général à 1 gr. de plante et les résultats exprimés en
milligrammes rapportés à 100 gr. de plante sèche.
Provenances Espèces Ae BG
Juan les Pins Cystoseira : 6.0
Monaco Ulva lactuca 29
Juan les Pins Ulva lactuca 2.
— Corallina officinalis 22.5
Monaco Codium tomentosum go
— Codium tomentosum Fao
Concarneau Ascophyllum nodosum 2.5
Juan les Pins Janıa zubens 20.0
Monaco Cystoseira amentacea 1.9
Juan les Pins Wrangellia penicillata 18.1
_ Halopithys pinastroides 36.3
(1) G. BEertranD. Loc cit.
: EDER
Monaco Sphoerococcus coronopifolius 9.0
Concarneau Fucus serratus 1540
Sin 2534 (1) Lithothamnium glaciale 8.7
Juan les Pins Padina pavonia 9.0
Comme pour l’arsenic nous avons aussi recherché et dose
le manganèse chez les Posidonia.
Monaco Posidonia feuilles 16.6
= Posidonia racines 6.0
Ces quelques dosages mettent en évidence des quantités
énormes de manganèse dans les végétaux marins, et on peut
constater aussi que ce metal, comme l’arsenic, n'y est pas uni-
formément réparti, bien que ces végétaux vivent tous dans un
milieu de composition constante. Cette répartition ne semble
avoir aucune analogie avec celle précédemment observée pour
l’arsenic ; en effet, en mettant en regard les dosages que nous
avons indiqués dans notre précédente note, et ceux exprimés
aujourd'hui, on ne trouve aucune concordance, chez les algues,
entre les teneurs en arsenic et en manganèse.
Arsenic Manganese
Provenances Especes en milligr. enmilligr.
p- 100 p. 100
Juan les Pins Cystoseira 0.10 6.0
— Padina pavonia 0.09 9.0
Monaco Ulva lactuca | 0.015 2.2
Juan les Pins Halopithys pinastroides 0.02 3622
- Jania rubens 0.30 20.0
— Wrangelia penicillata 0.40 18.1
Concarneau Ascophyllum nodosum 0.005 Dee
— Fucus serratus 0.04 15.0
Monaco Sphoerococcus coronopifolius 0.40 9.0
Nous remarquons seulement une analogie chez les Posidonia.
Arsenic en milligr. Manganese
P+ 100 en milligr. p. 100
Posidonia feuilles 0.045 16.6
— racines 0.035 6.0
(1) Stn. 2534. - Karlsö (Norvège).
(265)
ene RU OTS MR IONE a ROME Ts SONS eT a ae
” s CS san ve ER DE ME ie Sr re
Fe ~ 5
x ex. Là
#
BIST qu
Les quantités d’arsenic et de manganèse sont plus élevées dans
les feuilles que dans les racines. Cette constatation avait été déjà
faite en 1898 par M. Pichard (1) : « Le manganèse parait se
concentrer dans les parties de la plante en activité végétative,
dans les feuilles, les jeunes pousses...» et cette observation a
été confirmée ces derniers temps par MM. Jadin et Astruc (2)
qui reprenant la question de l’arsenic et du manganèse dans
la série végétale sont arrivés aux mêmes conclusions.
En résumé, d’après les quelques résultats que nous avons
obtenus il semble que: |
1° Le manganèse exisle en quantité considérable chez les
végétaux marins.
2° Il n'y est pas uniformément réparti.
3° La leneur des algues en manganèse ne concorde pas avec
la teneur en arsenic.
4° Les Posidonia (Graminées) renferment davantage d’arsenic
et de manganèse dans les parties chlorophylliennes que dans
les racines, fait déjà signalé chez les végétaux «terriens» par
M. Pichard et plus récemment MM. Jadin et Astruc.
{1} Quinron, Loceit: p.285:
(2) Janin et Astruc, Bullet. Pharm. Sud-Est XII-1912 p. 597 et idem
Il-ı913, p. 85.
‚a Paris. Er Fes
: 260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D Louis —__
be Bulletin est en depöt chez Friedlander, 1 11, sn : aes
Berlin et chez M. Le Soudier, eek. boulevard Saint-Germain
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No : = ee Pr Be Cou
250. — Sur une variété modiceancenne de 14 Avlidinvn ieee ER = ER
Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire), he ees
par Ernest BRÉMENT, préparateur. “Musée Ocean ee
graphique de Monaco a. ee bens a Nb ee ee x de
251. — Campagne Scientifique de l' Hirondelle II (1912), Liste des +
Stations (AVEC UNE CARTE). ...sessesesseessscstessenene © ER
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores” ‘(Tedania Fes de,
phacellina; n::sp.)<par. E. FoPsenr, Professeur a. dar
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-253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam- .
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_ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich Zucmayer, 1.»
254. — -Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gillet Ryder, par Erného ee
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255. — Emploi de l'électro-aimant dans l'analyse microminé- | ~~ |
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256. — L’Atlantide, par Pierre Termrer, Membre de l’Institut, Pro-. a te!
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257. — Sur deüx nouveaux Didemnidés (Synascidies) du SE air EN «
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258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques Végétaux marins. oe.
(Première note préliminaire) par. Henri MARCELET .... a » :
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- Se
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261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. … = om
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres = BER AL RG
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Prince-de Monaco, par Louis Router. 2... oe a=
* 262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes | provenant,"
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la
Princesse-Alice et de l’Hirondelle IJ en Méditerranée, par - . ~
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263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- nn
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige: Mittheilung), von
: Florence PEEBLES; PhD 72 Reste ee OR
264. - — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Copies |
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265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. ~
en ua note a] Pat ci MARCELEN. „2. .
MONACO. — “IMPR. DE MONACO.
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Une demi-feuille. 3. 3 | 4701 0 70. 880|ıı » 13 40 1228|
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 266. — 28 Juin 1913.
Eın Meeres-Photometer
Von Klaus GREIN.
In einer früheren Mitteilung (1) habe ich ein Photometer
beschrieben, welches von D' W. F. Ewald für die Unter-
suchung des Lichtabfalls im Meer konstruiert worden war.
Dasselbe hat sich vorzüglich bewährt und es wäre unnötig für
die selben Zwecke ein neues Instrument zu bauen, wenn nicht
unvorhergesehener Weise die von jeher schon schwierig zu
lösende Frage der Farbfilter in ein akutes Stadium getreten
wäre. Die Firma Wratten & Wainwright in Croydon, welche
die benôtigten Gelatine-Farbfilter geliefert hatte, weigert sich
ferner derartige seewasserbeständig gefasste Filter herzustellen,
- da der resultierende Gewinn nicht im Verhältnis stiinde, zur
verwendeten Mithe. Heute, da es gelungen ist diese Gelatine-
filter in anderer Weise dauernd vor den Einflüssen des
Seewassers zu schützen, ist diese Weigerung nur zu begrüssen,
da die seinerzeit gelieferten sehr teuren Filter sich nicht als
haltbar erwiesen haben. An einer unbemerkbaren Stelle frass
sich das Seewasser durch den die Schutzgläschen verschliess-
enden: Kitt und nach und.nach breitet sich die Zerstörung
über das ganze Filter aus, so dass es trübe wird und endlich
seine selektierende Wirkung verliert.
(1) Untersuchungen über die Absorption des Lichts im Seewasser,
er teil. Annales de l'Institut océanographique,: Tom. V, Fase. VI,
Paris 1913.
(266)
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Durch die nunmehr nötigen Veränderungen würde aber
die Photometerdose so schwer werden, dass sie sich nicht
mehr in der von D' Ewald eingeführten Weise am Gestell
befestigen liesse und so war ich genötigt, in engstem Anschluss
an die Konstruktion Ewald’s ein ganz neues Instrument zu
bauen, welches im Folgenden beschrieben werden soll (1).
Der Rahmen O des Photometers (Fic. 1) wird an beliebiger
Stelle des Kabels C mittels zweier Schrauben befestigt, was
bei ungünstigen Tiefenverhältnissen die Anwendung eines
« Vorläufers » gestattet. Er trägt auf seiner Oberseite die
Fallgewichtsführung A und die Auslösestange B, in sein
Inneres wird die Photometerdose G geschoben und durch
die Hebel N’ befestigt. Durch: -Verstellung‘ der "Klemme
lässt sich die Federspannung der Auslösevorrichtung regulieren,
Verstellung der Klemme K° bewirkt Moment = oder Zeit-
verschluss, gleich wie bei Ewald’s Photometer. Der Boden
der Dose G hat vierinnen quadratische, aussen runde Öffnungen,
durch die das Licht zur photographischen Platte gelangen
kann und welche durch die Gläschen J geschlossen sind. Die
innere Öffnung misst genau 1°" im Geviert, so dass die
sefundenen Lichtmengen in Lux-Sekunden ausgedrückt werden
können. Das quadratische Gläschen, so wie das untere runde,
ist mit Kanadabalsam eingekittet. Auf diese wird die Gelatine-
folie gelegt und darauf wieder ein unverkittetes rundes Gläschen.
Durch eine Gummidichtung und den Ring M werden Gläschen
und Filter aufeinander gepresst und so die Gelatinefolien vor
Seewasser geschützt.
An Stelle der Gelatinefilter und der sie schützenden Glä-
schen lassen sich auch Farbgläser der Firma Schott & Gen. in
Jena einkitten, doch werde ich über der Erfolg dieser Filter erst
im zweiten Teil der « Untersuchungen über die Absorption .
des Lichts im Seewasser» berichten.
Der Verschluss der Dose besteht aus der Kassettenplatte P,
welche auch zur Aufnahme der photographischen 19 X 197"
Platten dient, der Gummiplatte E, der Druckplatte D und
(1) Hergestellt von der Firma R. Fuess in Steglitz-Berlin.
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(266)
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der Flügelschraube F. Die Funktionsweise dieses Verschlusses
ist ohne Weiteres verständlich. In Folge der Kompression
durch Drehung der Flügelschraube F weicht die Gummi-
platte E nach den Seiten aus und erfüllte die Binnen,
Inneren der Dose. So wird das Eindringen von Seewasser
verhindert und es erübrigt der von mir früher verwendete
« Ballon compensateur» von Regnard (l. c. Seite 5). Zwischen
D und F wird ein Stück Filtrierpapier gelegt um dem Anein-
anderhaften der beiden Platten zu begegnen.
Ueber der Dose befindet sich der Deckel L, durch dessen
bei J sichtbare Öffnung die Platten belichtet werden können.
Ueber dieser Öffnung wird ein etwa go fach verzögerndes
Rauchgläschen der Type «F. 3815» von Schott & Gen.
angebracht, falls kurzwelliges Licht in geringen Tiefen gemessen
werden soll. Die Spirale Sp. besorgt die Drehung des Deckels
L, der im Dunkelkasten aufgezogen und durch den Hebel H
festgehalten wird. Die Auslösung erfolgt wie bei Ewald’s
Photometer. Fic. 2 zeigt die Oberseite der Dose, mit den eben
genannten Vorrichtungen. Durch ein-zwei-oder dreimaliges
Umdrehen des Deckels lassen sich Momentaufnahmen von
0,5, 0,25 und o,1 Sekunden erreichen. Durch Einführung eines
neuen Fallgewichtes (Fic. 3.), welches dem von Riva kons-
truierten (1) nachgebildez ist, werden Zeitaufnahmen von einer
Sekunde an ermöglicht, gegen drei Sekunden mit den früher
verwendeten.
Der Grenzwinkel für einen aus der Luft ins Wasser
einfallenden Lichstrahl ist abhängig von der Wellenlänge des
Lichts und der Dichte des Wassers ; für Blau und Seewasser
von etwa 35°/, beträgt er rund 48°. Das Öffnungsverhältnis
des Photometers ist nun so gewählt worden, dass bei diesem
Grenzwert Blau die Mitte der photographischen Platte, Rot
noch den Rand derselben trifft.
So ist es möglich, jeden Spektralbezirk von seinem ersten
Auftreten am Morgen bis zu seinem endgültigen Verlöschen
(1) Beschrieben von Dr J, Richard, im « Bulletin de l’Institut océano-
graphique » No 150.
(266)
ps ans À
am Abend zu untersuchen und da über jeder der vier Platten
einer Dose (das jetzt in Verwendung stehende Instrument
besitzt zwei Dosen) ein anderes Farbfilter liegt, das Photometer
also nicht eingeholt zu werden braucht, so kann die Zusammen-
setzung des in gegebener Tiefe vorhandenen gemischten Lichts
bestimmt werden.
Nur innerhalb der Wendekreise, wenn die Sonne am Mittag
für den Ort im Zenith steht, fällt das Licht vollkommen
senkrecht ins Wasser ein. Zu jeder anderen Stunde aber und
an jedem anderen Ort der Erde werden die Strahlen schräg
einfallen. Dies bringt die Gefahr mit sich, dass die Fallgewichte
die sich am Photometer ansammeln, zwischen Lichtquelle und
Platte geraten und so das direkte Licht vollkommen abblenden
können. Dies ist auch bei anderen Photometern möglich, von
jenen mit vertikaler Lage der Platten garnicht zu sprechen.
Bei dem hier beschriebenen Instrument kommt nun noch
der Schatten hinzu, den etwa der Oberteil des Gestelles werfen
könnte. Dennoch ist die Berücksichtigung eben dieser Möglich-
keiten mit Ursache gewesen, zentrale Aufhängung der Photo-
meterdose an Stelle der exzentrischen nach D' Ewald zu
setzen.
Alle Aufhängeleinen haben nämlich die Tendenz sich im
Wasser zu drehen und zwar beim Ablassen und Einholen in
gegensinniger Richtung. Die exzentrische Aufhängung der
Dose bei Ewald’s Photometer und der grosse Widerstand, den
der Querschnitt der Dose dem Wasser bietet, verhindern nun
die Drehung in solchem Masse, dass das Photometer wie
rasend zu rotieren beginnt, wenn es aus grösseren Tiefen an
die Meeresoberfläche gelangt. Kommt also im Wasser eine
Platte während der Exposition in den Schatten der Fall-
gewichte zu stehen, so ist anzunehmen, dass sie auch in dieser
Stellung längere Zeit verbleibt. Die zentrale Aufhängung
hingegen ermöglicht ein leichtes Rotieren und da die Dosen
meines Photometers sehr schwer sind, so pendeln sie vermöge
ihrer Trägheit noch lange hin und her, wenn auch das Kabel
schon zur Ruhe gekommen ist. Ich gab meinem am Ende einer
1" langen Tiegelgusstahlleine von 2,3™" Durchmesser befes-
tigten Photometer im Seewasser die Spannung einer einzigen
Umdrehung und beobachtete, dass es fast zwei Minuten lang
um seine Suspensionsachse pendelte. Je tiefer nun das Photo-
meter hinabgelassen und je länger demzufolge die Expositions-
zeit einer Platte wird, desto grösser ist auch die Drehungs-
tendenz des Kabels. Man kann also annehmen, dass auf jede
Sekunde Exposition auch eine annähernd gleiche Zahl von
Rotationen fällt, so dass sich die hieraus resultierenden Fehler
ausgleichen. |
Bei Verwendung des Momentverschlusses kann allerdings
die Exposition im Schattenkegel der Fallgewichte erfolgen,
aber dann sind so grosse Lichtmengen vorhanden und der
Unterschied zwischen gerichtetem und diffusem Licht ist ein
so bedeutender, dass diese fehlerhafte Belichtung augenblicklich
kenntlich wird. |
(266)
ER Le Bulletin est en dépôt chez ride Ir, Cause À
Le ‚Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- nt |
à Paris." 3
Les numéros du Buletié se vendent séparément aux. prix
suivants et franco :
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250. — Sur une variété méditerranéenne de ir lidium ae Rh
Lahille, Synascidie de la Manche. ote preliminaire), ae
: _ par Ernest BRÉMENT, préparateur eS Musée Océano- © fates
aes graphique de MOnaCO.......4...,4...ee secs sets ED ;
; 251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle Il (1912), Liste des …
es “Stations (AVEC UNE CARTE)......s.sssesrssssuossesseseese ID
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania
phacellina, n. sp.) par E. Torsent, Professeur à a
Faculté des sd de Dijon ova seine ar een
Pied 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux sea des cam-
nie pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912). Re
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), ba Erich ZUGMAYER./ ı 9». 5
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, Br Erich
LUGMAYERG 0S pias to den re bie ae era a PE
255. — Emploi de l’électro-aimant dans l'analyse microminé-
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Chargé
de cours de physique industrielle à la Faculté des
Sciences-d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de
Nancy. ae ea note er da are ae Me de a PE
à 4S as 256. — L’Atlantide, par Pierre -Termier, Meinbre de l’Institut, Pro-
ER fesseur al’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service :
de la Carte: géologique de la France...:...,.....1,14 190 |
Mn: 257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT: ........ 1.»
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. fee:
(Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET-.... e SO ae
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- He EN
naeopoda longibrachia Brian, par le Dt A. Brian....... 1 » |
260. — Les Bromures des Eaux marines, paf M. le D' oe ge by ES
EN. 261. — Notice préliminaire sur Gr A profundissimus DOVE VAE
ae: gen., nov. Sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètrés = 7 >
Dune de profondeur dans l'Océan Atlantique par.S. A Side 275
Men le Prince de Monaco, par Louis ROUE. 222.122. ae
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes OPA
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la © |
Princesse-Alice et de!’ Hirondelle II en Mein Par See
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263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Ankenadtäna diversi- TE
.. color. Mit 4, Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), Non
Florence PEEBLES-Ph- DD... nano nen
264. — Crustaces commensaux et parasitesde la baie de Crane ee
CEA - par le Dr Jules GUIART a snennennenenennenenennnenenserne, 1 50 pre
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MONACO. — IMPR. DE MONACO.
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6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur tes papiers N
calques les recouvrant. |
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur.
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as Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en
| outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur. ;
manuscrit — suivant le tarif suivant: — su ee er
50 ex. | 100 ex. | 150 ex. | 200ex. | 250 ex. | 500ex. |
Un quart de feuille. .| af » | 5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | 17f80 |
Une demi-feuille.........| 470 | 6 70 | 88o\ır » | 13 40 | 22 80 | -
Une feuille entiere.......| 8 10 9 80 | 13 80 | 16 20. 1940) 3986 - ,
- Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand ily a lieu. ae a Ne Se :
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| Adresser | tout ce qui concerne le Bulletin à l'adresse suivante : Re
Se Musée océanographique (Bulletin), Monaco. Lau i
BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 267. — 30 Juin 1913.
La question du Goémon de fond.
Par Yves DELAGE.
Directeur de la Station Biologique de Roscoff.
Parmi les questions qui entrent dans le programme de
l’Océanographie, dans la conception moderne, si Justement
élargie de cette science, une des plus importantes au point
de vue utilitaire est celle des Goémons. Je n’ai pas la prétention
de l’envisager ici tout entière : il faudrait pour cela un volume.
Je veux, dans ces quelques pages, attirer l’attention sur un
point particulier, et surtout fournir quelques données numé-
riques dans un problème où elles seraient si utiles et où elles
sont si rares.
Au point de vue utilitaire, les Goémons s'imposent à notre
attention par leurs relations avec l’agriculture, la pisciculture
er Findustrie. Laissant tout à fait de côté le point de vue
botanique, on peut distinguer dans les goémons trois sortes
principales : les Fucus, les Himantalies et les Laminaires.
Les Fucus (F. serralus, vesiculosus) appartiennent aux
Goémons dits « de rive»; ils occupent la partie la plus élevée
Be ja zone qui découvre à chaque marée. Ils sont récoltés
à la faucille, par les riverains, dans certaines conditions
parfaitement réglementées, et sont utilisés comme engrais
dans l’agriculture. Leur importance est capitale, moins au
point de vue de l’abondance que des qualités très particulières
de l’engrais qu'ils fournissent.
— 2 —
Un peu plus bas, mais toujours dans la limite de l’oscillation
des marées, se rencontrent les Himantalies, (Himantalia lorea)
connues sous le nom vulgaire de «filets», exploitées dans
les mêmes conditions, quoique avec un peu plus de difficulté,
et servant aux mêmes usages.
Enfin, commencant à la partie la plus basse de cette même
zone et s'étendant jusqu’à une profondeur de 15 à 25 mètres
au-dessous du zéro des cartes marines, se trouvent de vastes
champs de Laminaires (L. saccharina, digitata, saccorhiza
bulbosa) désignées généralement sous le nom de « Goémon de
fond » si caractéristiques par leurs immenses frondes hautement
décoratives, et leurs courtes queues ou (saccorhiza) les énormes
bulbes anfractueux situés à leur base.
C’est à cette dernière sorte d’Algues que sePréféne exclu.
sivement le présent travail.
En raison de leur situation, les Laminaires sont exploitées
partie à pied, par les paysans riverains, partie en bateau, par
des mariniers qui, négligeant la pêche se sont consacrés à
cette industrie ou font alterner l’une avec l’autre ces deux
sortes d’occupations, pêchant en morte eau et récoltant les
Laminaires en grande marée.
En ce qui concerne les relations avec la piscine
l'importance des Goémons habitant la zone qui n’asseche
jamais est beaucoup plus grande que celle des Goémons de
rive:
L'idée, un moment à la mode, que les Goemons de fond
constituent de vastes frayères pour le poisson a été abandonnée ;
mais il n’en reste pas moins, que dans ces épais fourrés, nombre
d'espèces utiles trouvent, non seulement une obscurité favorable
et un abri contre Îeurs ennemis les. Selaciens pelagiqucs
et les cétacés carnivores, mais aussi une nourriture abondante
aux dépens des mille espèces d’Invertebres qui viennent y
chercher eux aussi un abri contre la lumière et contre une
trop grande agitation de l’eau. Dans la zone des goémons de
rive, au contraire, ne règne pas une tranquillité suffisante pour
que des conditions semblables se trouvent réalisées.
L'exploitation des Goémons de rive est depuis longtemps
RÉ eae
aussi intense que le permet la croissance et la multiplication
de ces algues; mais il n’en est pas de même pour le Goémon
de fond qui, jadis fort négligé, est soumis aujourd’hui à une
exploitation chaque jour plus sévère, parce qu'il est beaucoup
plus abondant et surtout beaucoup plus riche en certains
principes recherchés par l’industrie. C’est presque exclusivement
à cette sorte que l’on peut s'adresser pour l'obtention des
soudes de varech (produit brut de l’incineration des algues) et
pour la fabrication de l’iode et du brome aux dépens de ladite
soude et aussi pour la fabrication de la norgine, substance
analogue à l’Agar-Agar et servant aux mêmes usages.
En raison de ses usages industriels, qui chaque jour
deviennent plus multiples, l’exploitation du goémon de fond
menace de s'étendre, et il y a lieu d'examiner si cette extension
ne pourrait pas nuire à l’abondance de certaines espèces de
poissons.
Pour apporter un document utile à l'examen de cette
question, J'ai cherché à déterminer quel était, avec les procédés
de récolte actuellement en usage, pour le goémon de fond, le
rapport entre la surface exploitable et la surface totale occupée
par ces algues. Mes observations ont porté sur une longueur
de côte de 79 milles, s'étendant de la rivière de Lannion jnsqu’a
l’Ile Vierge.
Grâce la connaissance très approfondie des moindres détails
de cette côte que possède le patron au bornage, Hyacinthe Le
Mat, qui commande le dundee «Cachalot» de la station de Roscoff
et les autres embarcations de cette station, il a été possible de
tracer sur les cartes trois lignes, l'une suivant le o, qui marque
à peu près la limite, du côté de la terre, des goémons de fond
exploités en bateau ; la seconde, marquant la limite extrême des
mêmes goémons du côté du large; et la troisième, intermédiaire
aux deux autres, suivant la cote de 4 " au dessous du zéro qui
représente du côté du large la limite extrême du goémon exploi-
table.
Cette exploitation, en effet, se fait par le procédé que voici.
Le bateau, est monté en général par deux hommes qui, au moyen
de faucilles emmanchées au bout d’une perche de 4", se
(267)
eye
penchent le long du bord, coupent les laminaires au ras du fond
et, avec une merveilleuse adresse, les disputent au courant. les
embarquent et les entassent dans le bateau jusqu’à ce que celui-
ci soit plein.
Il est à remarquer que, malgré l’adresse à laquelle nous
venons de faire allusion, une moitié environ du goémon coupé
leur échappe et est emporté par le courant. Ces masses de
goémon ne sont pas perdues ; elles sont, tôt ou tard, en très
majeure partie, ramenées à la côte par les vents du large et les
tempêtes et constituent le «goémon de dérive» que les riverains
ramassent. Mais, en raison du séjour prolongé dans l’eau, ces
algues sont plus ou moins altérées et constituent un goémon de
qualité inférieure. On voit combien est grossière une exploi-
tation qui gaspille ainsi le produit qu’elle recherche.
Après le tracé de ces lignes, pour calculer les surfaces com-
prises entre elles, M. VIès, Préparateur de la station de Roscoff,
qui a bien voulu faire pour moi ce travail, a eu recours au
moyen ingénieux et bien connu qui consiste à décalquer les
contours, les transporter sur un papier bien homogène, découper
ces surfaces en suivant exactement les contours et déterminer la
grandeur de ces surfaces par une simple pesée.
Voici le tableau résumant les résultats numériques auxquels
nous sommes arrivés :
Surfaces en milles carrés
TT —
L = S” Cp
pants ” ”)
Régions. Re Surface | Zoe Zone non oh ze
e cole ù
en milles | totale | exploitable | exploitable 3: 5
Ile Vierse. Pontusval 15.5122, 0% 75 Me
Bontusval. Perroch 2222 a1, 0% FO 4 ide 62
Berroch. Bes en Eros 21.0. 17 3,3 7.03 64
Beg en Fry. Lannion 15 O50), 2054 0,4" 38 50
Ps | ee | ee EEE ans
Totaux ou moyennes © 79° | 32,2:|:13,3 | 187 Ja
Entre Lannion et Beg en Fry la céte est en partie sablonneuse
et privée de laminaires, en partie formée de falaises plus ou moins
accores où la bande de laminaires est très étroite, ce qui
;
3
|
1
|
|
Can iy LE.
explique à la fois la petitesse des surfaces et l’indécision des
résultats. Dans de telles conditions, le Goémon est peu
exploitable, aussi paraît-il plus justifié de ne pas tenir compte
dans les totaux et les moyennes de cette quatrième région.
En faisant cette exclusion, les résultats deviennent les
suivants :
Er 64. milles
SE 3164
Sr, 1250
SR TOS)
= — 500,0
= — 501335 0/0
Nous ferons remarquer que S”’ a été directement mesuré
et non calculé par différence, ce qui explique pourquoi S” + S’”
n’est pas égal à S’, et ce qui montre en même temps, par la très
petite différence entre S’ et S” + S”’ une grande concordance
qui inspire toute confiance dans les résultats.
Tous ces chiffres étant évidemment fort approximatifs, 11
est indique de, les: simplifier et de conclure que la zone
exploitable des Laminaires représente en moyenne les 4/10 de
la surface totale occupée par ces algues.
Mais, zone exploitable ne veut pas dire zone régulièrement
exploitée.
Les algues qui se trouvent à 4" au-dessous du zéro ne
peuvent être atteintes par des faucilles emmanchées de 4" de
long que lorsque la basse mer atteint le zéro des cartes marines
c'est-à-dire un petit nombre de fois dans un siècle. Le plus
souvent, dans les grandes marées, le niveau de la basse mer
oscille autour d’une hauteur d’environ 1" au-dessus du zéro,
à laquelle les Laminaires peuvent être régulièrement exploitées.
Dans ces conditions le rapport de la surface exploitée à la
surface tombe à 3/10, disons pour être très large, 1/3.
Telle est la conclusion numérique à laquelle nous aboutissons
(267)
ui es
finalement et qui va nous fournir les données des conclusions
pratiques qui nous restent à établir (1).
Dans le conflit entre les intérêts contradictoires de la pêche
et de l’industrie, intérêts également respectables, il semble
que l’on observe convenablement la juste mesure en sacrifiant
à l’industrie 1/3 de nos prairies de Goemon de tond ex en
réservant à la protection du poisson les deux autres tiers.
Ce serait certainement aller trop loin que de pız 2 ume
importante population de son gagne pain pour augmenter de
quelques dixièmes la surface des abris nécessaires au poisson.
Il semble donc que, par un heureux hasard, une juste répartition
soit née du conflit des intérêts aveugles.
Mais les choses en resteront-elles là ?
Tout le monde sait combien la consommation de l’iode
s’est subitement accrue à la suite de la découverte d’une nouvelle
utilisation de ce produit dans la chirurgie. La teinture d’iode,
dont les usages étaient jadis fort restreints, coule aujourd’hui
à flots tous les matins dans les hôpitaux et dans les maisons
de santé sans compter, en temps de guerre, les ambulances
militaires; il est à croire que cette consommation est loin
d’avoir atteint son point culminant. Il est donc à prévoir que
les demandes du Goémon vont s’accroître et que de nouvelles
usines s’etabliront sur nos côtes pour le traitement de ces algues.
Pour autant que nous sachions, la création de ces usines
est libre et, sauf les restrictions locales pouvant résulter des
enquêtes de commodo et incommodo, aucune autorisation n’est
nécessaire pour les établir. Il semble qu'il n’y ait pas lieu
de restreindre cette liberté, et cela d’autant plus que certains
industriels auraient trouvé le moyen d'extraire Viode des
Goémons sans les incinérer au préalable : les Goémons traités
par ces procédés nouveaux garderaient, après extraction de
l’iode, un aspect à peu près normal et conserveraient, paraît-il,
(1) De lavis des pêcheurs, la zone vraiment exploitée a peu près
en tous temps n’exéderait pas 1/3 de la zone totale exploitable au-dessous
du o. Mais, comme d’autre part on emploie quelquefois une faucille de
6 mètres et qu'il est juste de rattacher au Goémon de fond la bande de
Laminaires qui, située à moins de r mètre au-dessus du 0 émerge rarement,
je maintiens le rapport de 1/3 adopté ci-dessus ; mais on peut le considérer
comme un grand maximum.
— 7 —
au moins en grande partie, les qualités nécessaires pour étre
utilisés avantageusement dans l’agriculture (1).
Mais il résulte de cette étude que la conclusion ci-dessus
a pour facteur essentiel le mode de récolte actuel du Goémon,
au moyen de la faucille emmanchée, longue de 4”, qui oblige a
laisser intacts les deux tiers des prairies sous-marines de ces
algues. Il est à prévoir que, si la consommation d’iode augmente,
si les usines se multiplient, si les demandes de goémon
s’accroissent, les zones actuellement exploitées deviendront
insuffisantes et que l’on cherchera et trouvera de nouveaux
moyens d'atteindre les Laminaires de la zone profonde au
moyen de grappins, de dragues spéciales ou de nouveaux
engins que saura bien découvrir l’ingéniosité des intéressés.
Cela pourrait alors créer un sérieux danger pour les
intérêts de la pêche. La chose est tellement évidente qu'il est
inutile d’en développer la démonstration. Le seul moyen
d'éviter ce mal est de réglementer le mode de récolte du
goémon de fond qui, actuellement est absolument libre. Il
suffirait pour cela de consacrer par décret l'autorisation de
la faucille emmanchée de 4" er d'interdire rigoureusement
l'emploi de tout autre procédé permettant d’atteindre le goémon
à une plus grande profondeur.
En résumé, nous croyons utile de réglementer ce qui con-
-cerne la récolte et l’utilisation du goémon de fond de la manière
suivante :
1° La récolte du goémon de fond au moyen de faucilles
emmanchées, longues d’au plus 4", est libre. La création des
usines destinées à l’utilisation de ce produit n’est soumise à
aucune autorisation autre que celle pouvant résulter des
enquêtes locales de commodo et incommodo (1).
(1) Les usines en question pourraient, paraît-il, livrer à l'Agriculture
ces goémons privés d’iode au prix de 3 fr. à 3 fr. 50 la tonne, au lieu de
6 fr. à 6 fr. 50, prix des goémons vierges.
(1) Il est d’autant plus nécessaire de ne point contrarier l’établissement
de ces usines que les goémons qu’elles pourraient traiter peuvent aller à
l’étranger, leur récolte et leur exportation étant libres. C’est ainsi que, dans
le département du Finistère, en particulier dans la région de St-Brieuc, une
maison allemande expédie à Hambourg environ 3000 tonnes de goémon
frais, dont l’agriculture et l’industrie nationales sont ainsi privées, tandis
que la maison allemande, qui traite ces goémons pour l'extraction de la
norgine, fait 15 millions d’affaires dont profite ce pays, à qui nous rachetons
une partie de la norgine extraite de nos goémons.
(267)
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29 à récolte du goémon au moyen de tout autre engin que.
celui mentionné ci-dessus est rigoureusement interdite, si ces
a engins nouveaux peuvent permettre d’ atteindre le goémon à une
Br plus grande profondeur.
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en AVIS
|
Le Büllee est en dépôt chez Piiediandér 1 LÉ, | Carlstrasse, |
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, bowie ars Saint- Gare
à Paris. | LIT
Les numéros Au Bulletin se det séparément aux. prix
suivants et franco 3" ne + me ee er
Nos x : ; # h & bs
251. — Campagne Scientifique de l'Hirondelle I ( (1912), Liste des +
| Stations [AVEC-UNE CARTE)... ovata my oe te eee
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores [Tedania-
hacellina, n. sp.) par E. Topsenr, POR SE a Jay
aculté des ee de Dion ee
253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des cam- :
- pagnés du yacht « Hirondelle II» (1911 et 1912) —
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich ZUGMAYER.
254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich.
ZUGMATER, dechire so: et ere er Men à
255. — Emploi de l'électro-aimant dans l'analyse -micromine- 3
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Charge ie
de cours de physique industrielle a la Faculté des
Sciences d’Alger, et A. CHEvaLLiER Chargé des travaux ~
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de
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256. — L’Atlantide, = Pierre TERMIER, Membre del’ Institut, Pro- |
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte géologique de la PIANC. +. cscs eens sees à
257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe due
Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BrEMENT. 3.0.5.0.
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. ;
(Premiére note préliminaire) par Henri MARCELET : Dave
_ 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-
ee _naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan.......
-260. — Les Bromures -des Eaux marines, par M. le De Tome:
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261. — Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus nov. —
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a 6:035 metres.
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À. le
Prince de Monaco, par Louis ROULE.......:.............
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes Serena
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la
£ . Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, f par.
Ed. init an.
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi-
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorlaufige Mittheilung), von
. Florence PEEBLEs, Ph. D... res
264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cotanean AS
É par le D* Jules Ga ee ns
‘365. — L’arsenicet le manganèse dans quelques. végétaux marins. ©
(Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET. 027 <4.
266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN. D Pa eae
267. — La question du Goémon de fond, par Yyes Deikon, =
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Les. auteurs sont priés de se conformer aux indications suivante
10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès | a
internationaux. — / : a
2° Supprimer autant que ‘possible les abréviations. | Pre, ae
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les s indications | FR
_ bibliographiques. MITTE
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latins 23 8 os Sp
50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (He B. ) ou a
a l’encre de Chine. SS | Ne
60 Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur rles papiers
calques les recouvrant. © N : Be
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur. Hs ï
papier procédé. a NR ie
8° Remplacer autant que possible les planches ba des een dans le . <
a en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que»
a dimension définitive qu’on désire. | Be ar
Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur : mémoire. Ils peuvent, en. a 2
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le. |
manuscrit. — suivant le tarif suivant : > BEER N 3 = a > Le à
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Ua quact de foule = dit al ao) oo | eee ae 40 | 1780 | ane
‘Une demi-feuille.........| 4 70 | 6 70] 8 80] 11 » | 13 40 | 22 80
_ Une feuille: entière... | 8 10| 8,80 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80
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[1 faut ajouter à ces prix celui des planches quand ily a lieu. N
Adresser tout ce qui concerne Te Bulletin à a l'adresse suivante :
Musée BPESRORT genius (Bulletin), Monaco.
pie TS eas Tp dS LU LS AU L SEA SEAL N
BULLETIN DE L’INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco)
No 268. — ret Juillet 1913.
Vingt-cinquieme campagne scientifique
{ Hirondelle II).
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO.
_ J’ai conduit cette campagne dans la région des Acores et
de Madère après avoir quitté Toulon le 19 juillet 1912, et je
meat remminée au Favre. le 4- septembre. L'ATRONDELLE
étendit ses recherches vers Ouest jusqu’à 35°, 43 de longitude
ouest par 39° 18° latitude nord.
Quelques opérations avec les filets bathypélagiques avaient
eu lieu dans la Méditerranée au mois d’avril.
Le personnel scientifique embarqué se composait de MM. le
D' Richard, directeur du Musée océanographique de Monaco;
Gain, algologiste ; Ranc, physiologiste ; Odon de Buen, docteur
ès sciences, envoyé par les laboratoires biologiques espagnols ;
Bourée, lieutenant de vaisseau ; Tinayre, artiste peintre.
Le commandant d’Arodes me secondait pour la navigatiou.
Les travaux scientifiques se répartissent entre les opérations
suivantes :
31 sondages dont 5 avec le tube sondeur Buchanan jusqu’à 4135m,
8 avec le sondeur Léger jusqu’à 1883m et 18 avec lest seul jusqu'à 5300m,
1 prélèvement d’eau avec température à 4135m.
3 opérations de chalut à étriers jusqu’à la profondeur de 5300™ qui,
tout en rapportant de précieuses récoltes, n’ont rien fourni de nouveau,
parce que les êtres qui vivent sur le fond même et qui sont accessibles
a —
à l'engin susdit nous sont à peu près tous connus, au moins en ce qui
concerne cette région de l’Atlantique.
5 descentes de palancres a gros hamecons j jusqu’à 1500m et qui ont
donné, comme précédemment, plusieurs espèces de Squales; un Centro-
phorus squamosus portait un Copépode parasite sans doute nouveau,
d’après le Dr Brian, et appartenant à la famille des Lernoeopodides.
3 nasses en eau profonde et qui ont été perdues.
2 pêches au large, avec projecteur électrique, ayant procuré des
Poissons, des Calmars et des Crustacés.
6 opérations jusqu’à 2500m avec le filet Richard a grande ouverture,
pour la recherche des petits organismes de la faune bathypélagique. On
ne peut leur attribuer jusqu'ici qu'un résultat digne d'être signalé : la
presence d'une petite) larve de poisson, porteur d’yeux télescopique et
voisine de Aulastoma longipes. —
21 opérations avec le filet Bourée en vitesse, jusqu’à 4500m. Comme
pendant les dernières campagnes, les filets de ce groupe, plus ou moins
modifiés pour permettre la capture des animaux de taille moyenne
appartenant à la faune bathypélagique, ont servi pour la continuation
des recherches qui formaient le but principal de ces campagnes.
Le filet en question a rapporté de nombreux) Poissons
parmi lesquels M. Zugmayer estime que la Science gagnera
six espèces nouvelles et un genre nouveau : 1 Aleposomus,
2 Eustomias, 1 Astronesthes myriaster, 1 Melanostomias,
1 Arıstostomias. | ;
Ces opérations ont également fourni des larves extrêmement
rares pour lesquelles M. Roule n’a pu encore déterminer les
Poissons auxquels elles appartiennent. Ce savant établit,
néanmoins, la nouveauté de l’une d’elles qui est longue
d'environ 11™ et caractérisée par de grands yeux télescopiques,
ainsi que par une abondante pigmentation en taches irregulie-
rement disséminées. Elle ne provient pas d'une profondeur
plus grande que 1000”. |
Le résultat le plus interessant de ces opérations est la
confirmation du fait signalé par moi voici déjà bien des années
et récemment encore par Murray et Hjort, concernant la
migration verticale diurne et nocturne de certains organismes.
Seulement nous trouvons aujourd’hui beaucoup plus d’ampleur
a ces oscillations qui semblent amener, pendant la nuit, vers
200" de la surface des animaux que, le jour, on ne retrouye
plus que vers 4500". Les opérations du filet Bourée permettent
la même observation en ce qui concerne des Crevettes et des
BEIN Le
Céphalopodes. Ces derniers animaux, pris en grand nombre
et examinés par M. Joubin, ont été reconnus très intéressants,
bien qu'ils ne nous apportent aucune nouveauté remarquable.
Tous proviennent d'opérations atteignant 4500”, représentent
la faune pélagique, sont adaptés à la natation et habitent les
niveaux éloignés du fond, sans jamais ramper sur le sol. La
plupart sont à peine connus et beaucoup s sont porteurs d’organes
producteurs de lumière.
Je citerai un exemplaire de Meleagroteuthis Hoylei Pfefter
dont la peau renferme des plaques cornées hérissées d’Epines ;
il est muni de plusieurs centaines d’appareils lumineux qui
en font un des Céphalopodes les plus étincelants. Plusieurs
exemplaires des Histioteuthide. Cinq Pyroteuthis margaritifera
Rüppell dont les yeux portent des perles du plus bel orient
et lumineuses. Un Teuthonema Joubini dont le jeune seul
était connu. Cing Galiteuthis armata aux yeux noirs énormes,
tandis que leur corps est presque incolore et transparent.
Une Liocranchia nouvelle. Plusieurs especes de Céphalopodes
octopodes, notamment Æledonella diaphana très mal adaptée
à la natation, mais qui se défend contre ses ennemis par une
extrème transparence. |
Le petit filet Bourée, en vitesse, a servi une fois jusqu’à
500" pour aider aux observations ci-dessus mentionnées.
197 opérations, pour la recherche du plankton, ont été
effectuées avec le filet fin étroit de Richard sur tout le parcours
de la campagne.
Dix séries d'opérations permettant de doser le plankton
microscopique d’après le niveau et le moment de la journée,
afin d'établir le rapport qui existe entre ces deux éléments,
bin été exécutées par M. Gain. Dans ce but un tuyau en
caoutchouc était descendu successivement à plusieurs niveaux
jusqu’à celui de roo"etchaque fois un volume d’eau fixe était aspiré
par une pompe. On tamisait ensuite ce volume d’eau pour
en extraire les produits recherchés.
Enfin M. Albert Ranc a entrepris une étude complète de
la glycémie chez les animaux marins dans le but de vérifier
la loi physiologique du parallélisme des niveaux thermomé-
(268)
trique et glycémique et d'apporter une contribution à l'étude er
de la fonction glycogenique chez les animaux à forte réserve =
de graisse hépatique. : AUSSER
Un certain nombre d’experiences ur fine sur le sang
de la tortue de mer (Thalassochelys careita). Elles ont donné
les résultats suivants :
Sucre libre pour 1000 Sucre nie pour 1000 |
de sang. "de sang.
gr
Tortue mosis 2 35, 220,88 nn
Fe) no 3); fed 20.88 1,13
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(Extrait des Comptes rendus de l’Académie des Sciences, g juin 1913).
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Le Bulletin est en 1 depen chez Fsdländer, Ei Cole
- Berlinet chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- ‚Germain Spies
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Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix
suivants et franco : _ | | = aes
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*phacellina, n. sp.) par E. Torsent, Professeur à 2 BOE
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pagnes du yacht « Hirondelle IT » (197 r “EOP BPs ns ene Ais
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254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich u
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: fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du SELyYK eh
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257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du FLD co
Lion, (Note préliminaire); par Ernest BRÉMENT. :.,.2, ı » “fo o
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. PIE er
(Premiere note préliminaire) par Henri MaRCELET..... - 1 »
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- >
naeopoda longibrachia Brian, par fe/D? A. "Brian, arme
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis EEE Sie
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+ gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres |
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des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la -..]
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De par lé Dr Jules Guiart, 1. cece eee ens beter eee kes eee DO 5
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(Fondation ALBERT ler, Priver DE Monaco) as
- Sur la présence, en Méditerranée, =
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d'une variété de l'Aplidium lacteum Huitf, |
_ Synascidie arctique et subarctique.
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1° Appliquer les règles de la nomenclature adoptées pre les. Congrès co
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bibliographiques. SA ES A
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique jtm ee oe un
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6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins SCENE mais sur les papiers >
calques les recouvrant. Er ere BE Fe :
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur.
papier procédé. : RE we i
8° Remplacer autant que possible les Sñches par des fares ‘dans le
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un qe plus LS que. |
la dimension définitive qu’on désire. D ee ss |
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Les auteurs reçoivent 50 Re de leur mémoire. Ils peuvent, en. a =
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur Je
manuscrit — suivant le tarif suivant : 3 ;
50ex. | 100ex. | 150 ex. | 200ex. | 250ex. 500 eR. | =
Un quart de ne sors rate 560 |” 680 BF40 ro 40 17680 r =
Une demi-feuille.........| 470| 670| 8 80] 11 » | 13 40 | 22 80 | .
Une feuille 8 10 | 9 80 | 13 80 3 20 | 19 49° us
Il faut ajouter à ces prix celui des planches a il ya lien. = er = aS
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Adresser tout ce qui concerne le Bulletin. a dadiisss suivante
Musée océanographique (Bulletin), | Monaco. % Ver as
BULLETIN DE L'INSTITUT OGEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
No 269. — 18 Juillet 1913.
Sur la présence, en Méditerranée,
dune varié# de lAplidium lacteum Huitf,
Synascidie arctique et subarctique.
Par Ernest BREMENT
Préparateur au Musée Océanographique de Monaco
La Synascidie qui fait l’objet de cette Note préliminaire
provient des parages de Monaco, ou elle fut chalutee au mois
deJuin de cette année, par l’EIDER, vapeur du Musée Océa-
nographique. Elle représente une variété nouvelle dun Apli-
dium déjà connu sur la côte occidentale de Norvège et dans
POcéan Glacial Arctique, l’Aplidium lacteum Huitf.
APLIDIUM LACTEUM Huitf. var. MORTOLAENSE Var. nov.
Bes Cormus, récoltés en Juin par l’ÆIDER au moyen du
chalut à perche, entre la Pointe de la Mortola et la frontière
italienne, sont assez nombreux sur les fonds vaseux, où ils
vivent à une profondeur de 100 mètres environ.
Les colonies forment des masses irrégulières, de dimensions
et d'aspect variables, mesurant pour la plupart 5 centi-
mehes de lone sur 4 centimètres de large et 1 centim. 1/2
d'épaisseur. Leur surface est tantôt presque tabulaire, tantôt
— À —
parcourue par des sillons profonds qui la divisent en lobes
saillants assez souvent inégaux et irrégulièrement arrondis.
Mais les cormus sont susceptibles d'atteindre des dimensions
beaucoup plus grandes: l’un d’eux, en particulier, mesurait 12
centimètres de long sur 6 cent. 1/2 de plus grande largeur ; l’un
de ses lobes, situé à la périphérie, atteignait 5 centimètres de
hauteur. Ce cormus, dont l'épaisseur moyenne était de 2 cent.
1/2 environ, reposait sur le fond par une large base parfaitement
plane. ce 3 .
Au sommet des lobes, se trouvent les cloaques communs,
peu visibles, ordinairement circulaires, quand les lobes sont
surélevés ; leur diametre est alors d’environ. 2 millimétres.
Quand les lobes sont étalés ou dans le cas de cormus tabulaires,
ils prennent l’allure de fentes dont la longueur atteint 1 cen-
timétre et la largeur 2 à 3 millimètres. Quelle que soit leur forme,
leurs bords restent peu élevés et à contour simple ou irregulie-
bement cremele.
La tunique commune est translucide et la coloration jaune
pale des colonies est due au pigment ocre des parois stomacales
des zoides, la branchie étant incolore et les organes repro-
ducteurs de teinte grisätre. A son intérieur, la tunique n’ag-
glutine pas de corps étrangers. Dans les colonies jeunes, on
remarque, seulement 4 la base, des tubes d’Annélides ou des
rameaux de Bryozoaires qui jouent le rôle de support autour
desquelles elles se développent.
Outre les cellules arrondies, la tunique commune renferme
de nombreuses cellules fusiformes et étoilées.
Les ascidiozoïdes sont disposés sans ordre apparent à la
surface des cormus, serrés les uns contre les autres meme
vers la base sur laquelle repose la colonie. Leur longueur
moyenne est de 3 millimètres et ils offrent deux parties bien
nettes: l’une est formée par la branchie transparente; l’autre,
à peu près de même longueur, mais de largeur moindre de
moitié, représente les viscères.
Le tube. buccal présente. six lobes tmangulaipess ea
filets tentaculaires sont assez courts et au nombre de douze
disposés en 3 cycles de grandeurs différentes, ceux du dernier
cycle étant très réduits.
Re —
MN My,
N
ZUM
S
Aplidium lacteum Huitf. var. mortolaense
var. nov. — Ascidiozoide vu du côté gauche.
La partie terminale du spermiducte est seule
représentée et les muscles longitudinaux ne
sont figurés que sur la branchie.
AR
L’orifice cloacal s’ouvre un
peu au-dessous du niveau du
milieu de la branchie, au - ni-
veau de la troisième et parfois
de la tquatuème rangee. de
inémass il me présente mi. tube
ni languette et son rebord est
simplement circulaire.
La paroi péribranchiale est
transparente ; sa musculature
comprend, de chaque côté de
la branchie, six à huit muscles
allant se bifurquant à des ni-
veaux divers au fur et à mesure
de leur descente le long de ta
branchie ; de ‘sorte que: vers
le milieu de celle-ci, on observe
fréquemment douze à quatorze
filets musculaires de direction
légèrement oblique.
La branchie est large, bien
développée par rapport aux
autres parties de l’ascidiozoide;
sa longueur, de la base du tube
buccal à l'ouverture cesopha-
sienne, Est d'environ 1"%5 pour
une largeur moindre de moitié.
Elle offre la particularité de ne
posséder qu’un nombre réduit
de rangées de trémas. celles-ci
se montrant constamment au
nombre de cinq chez les nom-
breux individus que j'ai exa-
minés. À la partie supérieure de
la branchie, entre le sillon péri-
coronal et la première rangée de
wermas, existe um assez grand
espace imperforé. Les trémas, au
(269)
ri
nombre de douze à quatorze par demi-rangée, sont allongés,
assez rarement ovalaires. Les côtes transverses sont bien
indiquées et les languettes de Lister, larges et triangulaires à
leur base, ont une longueur supérieure à celle des trémas. Elles
sont situées au-dessus des quatrième et cinquième trémas
dorsaux gauches.
Le tube digestif est relativement réduit, bien que présentant
nettement les cinq divisions habituelles ; la région œsophago-
rectale est assez courte. L’estomac et le tiers inférieur du rectum
sont colorés en jaune ocre, le reste du tube digestif restant
grisatre. L’estomac possède dix à douze cannelures longitu-
dinales non bifurquées et s’étendant au moins sur les 3/4 de sa
hauteur. L’ascidiozoide étant vu du côté gauche, le rectum
croise l’œsophage avant de venir déboucher au niveau de la
partie supérieure de la quatrième rangée de-trémas où il se
termine sans oreillettes anales bien nettes.
Le post-abdomen est plus long que le tube digestif: sa
longueur est fréquemment d’un millimetre; celle dir tupe
digestif étant environ d'un peu plus de la moitié. Chez la plupart
des ascidiozoides examinés, le post-abdomen renfermait un
petit nombre d’ceufs a la partie supérieure et dix a douze
testicules bien développés, étroitement serrés les uns contre les
autres. Chez le vivant, leur partie centrale est grisatre, la partie
périphérique étant presque incolore. Le spermiducte, dans sa
partie terminale quiest seule représentée dans la figure ci-dessus,
devient volumineux : sa largeur atteint parfois celle du rectum
en cet endroit.
Beaucoup d’ascidiozoides présentaient un diverticule incu-
bateur dont la partie inférieure atteignait, dans la plupart des
cas, le niveau supérieur de l’estomac.
Je n’ai pas connaissance qu’on ait signalé, tant sur les côtes
de France qu’en Méditerranée, d’Aplidien dont la branchie ne
possède que cing rangées de trémas. Mais il existe des Synas-
cidies d’habitat très éloigné qui présentent ce caractère: Je
citerai à ce point de vue l’Aplidium lacteum Huitf. et PA. agu-
Ihaense Hartm.
C’est a l’Aplidium lacteum Huitf., Synascidie arctique et
NAS SR
sub-arctique que je rattache, au moins présentement, la forme
méditerranéenne que je viens de décrire. L’A. lacteum, d’abord
décrit et figuré par HuitTreLbt-Kaas (1806, p. 15, Pl. 51, fig. 14-
16) se trouve assez communément, sur la côte occidentale de
Norvège, aux environs de Bergen (Espever, Bommelhuk,
Hakelsund) où ses cormus vivent a une profondeur de 60 à 200
fathoms sous forme de masses irrégulières dont les plus grandes
ont un diamètre de 2 centimètres. Leur épaisseur paraît faible ;
chez la colonie représentée grandeur naturelle par Huitfeldt-
RES 800, Pl.u, fig.14);elle est d'environ 3%" contre une
foneueur de ra mm et une largeur de ro",
Les cormus sont d’un bleu laiteux, parfois d’un blanc
grisätre sur lequel ressortent les individus blancs. Ceux-ci, non
Ordonnes en Systèmes, atteignent 2™" 5 de longueur et 3™™ de
largeur. Les six lobes buccaux sont courts; l’orifice cloacal, situé
très bas, apparaît souvent complètement circulaire. Le ganglion
Metvevix) est.tres proeminent. La branchie des zoides, fort
contractée, ne laissait voir que très difficilement environ cinq
rañgées de tremas. L’estomac présente huit à douze cannelures
longitudinales. Le post-abdomen, qui constituait à peu près la
moitié de la longueur totale de l’ascidiozoide, était rempli
d'œufs dans ses deux tiers supérieurs.
L'étude de l’A. lacteum Huitf. a été reprise par HARTMEYER
qui a eu à sa disposition deux cormus de cette espèce provenant
du Spitzberg. Les colonies étaient dressées, d’une forme plus
ou moins en massue (1903, text-fig. 46 et 47); la plus grande
De uralte nomm de long sur 13™™ de larse er 109% d'épaisseur.
L’ascidiozoide peut atteindre 3™™ 5 de long. Hartmeyer (1903,
p. 338-340) a donné une description détaillée des caractères
qu'il lui était possible de voir, mais malheureusement l’état de
forte contraction des ascidiozoïdes n’a pu lui permettre d'établir
les particularités de la branchie, sauf que celle-ci possède cinq
(peut-être six) rangées de trémas. L’estomac présente dix à
douze cannelures et le rectum croise l’cesophage du côté gauche.
Par contre, il n'y a pas de séparation entre le post-estomac,
Pintestin moyen et le début du rectum (Pl. xm, fig.. 16),
Depuis, l'A. lacteum a été mentionné par REDIKORZEW, qui
(269)
Rah Bea
l’a trouvé à la Nouvelle Zemble, dans la mer Blanche et sur la
cote mourmane (1908, p. 34).
Si l’on compare entre elles les descriptions de Huitfeldt-
Kaas et de Hartmeyer, on remarque que, dans les deux cas, les
colonies sont relativement petites, les plus grandes dimensions,
observées par Hartmeyer, étant de 227% de long sur ma
large et 10™™ d'épaisseur. Les caractères anatomiques prin-
cipaux des ascidiozoïdes sont très semblables. On se rend compte
aisément que la contraction plus ou moins grande des individus
ait empêché de préciser les caractères de la branchie (nombre
des trémas branchiaux par demi-rangée, position et dimensions
des languettes de Lister) et de reconnaitre les filets tentaculaires
Mais, d'autre part, ces caractères sont d'importance secondaire;
dans la figure donnée par Huitfeldt-Kaas, une des demi-
rangées compte neuf trémas ; il est très vraisemblable que ce
nombre doit aller jusqu’à douze, car les trémas dorsaux et
ventraux, sensiblement plus réduits chez une branchie bien
étalée, deviennent indistincts dés que la contraction se produit.
C’est également à la contraction qu'il faut attribuer, comme’l’a
fait remarquer Hartmeyer (1903, p. 340), les écarts observés
dans les rapports de longueur existant entre les différentes
régions de l’ascidiozoïde, le post-abdomen résistant mieux que
le tube digestif et mieux surtout que la branchie, aux effets de
la contraction. Celle-ci entraîne en plus l'impossibilité de voir
une séparation tant soit peu indiquée entre le post-estomac,
l’intestin moyen et la base ‘du: rectum. D’ailleurs, le tube
digestif de lA. lacteum montre deux caractères essentiels : la
présence de cannelures stomacales au nombre de dix à douze
et la particularité que présente le rectum de croiser cons-
tamment l’œsophage du côté gauche. La première de ces
particularités est très importante : outre qu’elle contribue à
rattacher notre forme méditerranéenne à l’A. lacteum, elle la
distingue nettement d’un autre Aplidium, également méditer-
ranéen, lA. griseum Lah., dont la branchie a une composition
très voisine, mais dont les parois stomacales ne possèdent que
six cannelures. Quant au fait du croisement de l’œsophage (1),
(1) Huitfeldt-Kaas ne le mentionne pas, mais la figure qu’il donne
(Pl. 1, fig. 15) le montre nettement.
ee
il convient ici d’en tenir compte: il est présent, aussi bien chez
les individus examinés par Huitfeldt-Kaas et Hartmeyer, que
chez les nombreux ascidiozoïdes, provenant des cormus
recueillis à la Mortola, que j'ai observés. De plus, sa constance
chez l'A. lacteum et sa variété méditerranéenne permet de les
distinguer d’une forme très voisine au point de vue de l’ana-
tomie de l’ascidiozoide, A. agulhaense Hartm.
L’Aplidium agulhaense décrit et figuré par HARTMEYER (1912,
ps 356-358, Pl. xxxvın, fig. 4, Pl. xxiv, fig. 11) provient du banc
d’Agulhas, situé à l'Ouest du Cap de Bonne-Espérance. Trois
colonies, en forme de petites massues, furent recueillies par
102" de profondeur : Ja plus grande mesurait 10"" de longueur
dont 4 pour la tête et 5 pour le pédoncule ; dans la colonie
figurée par Hartmeyer (Pl. xxxviu, fig. 4), la plus grande largeur
est atteinte vers la partie médiane de la tête, où elle est de 8™.
Les ouvertures des cloaques communs sont visibles. Les prin-
cipaux caractères anatomiques des ascidiozoïdes sontles suivants
map 357, Pl. xLw, fig. 11): ouverture .cloacale à tube très
court, à bord circulaire, paraissant entièrement lisse, dépourvu
de languette anale ; branchie bien développée, mais ne possédant
ue cing rangées de tremas, au nombre de 12 environ par
demi-rangée ; tube digestif assez court, à estomac assez
spacieux, un peu plus long que large et pourvu de douze
cannelures longitudinales. Mais le rectum ne croise pas l’œso-
phage.
En résumé, la présence commune des caractères ana-
tomiques suivants : — Orifice cloacal à rebord circulaire, ne
possédant n1 lobes, n1 languette, branchie à cinq rangées de
trémas, estomac pourvu de huit à douze cannelures, rectum
croisant l’cesophage du côté gauche — fait que je considère la
Synascidie recueillie dans les parages de Monaco, comme une
variété del Aplidium lacteum Huitf., variété caractérisée par les
grandes dimensions que peuvent atteindre ses cormus et aussi
— jusqu’à présent du moins — par son habitat méditerranéen,
aux environs de la Pointe de la Mortola, d’où son nom de
mortolaense. |
J’associe donc provisoirement ces deux formes, malgré
(269)
ung
limprécision qui subsiste dans la composition de la branchie
de l’A. lacteum Huitf. dont les auteurs n'ont eu aerpder 1
des échantillons très contractes. Par contre, HARTMEYER, dans
un mémoire récent (1912°, p. 281-283), considère comme appar-
tenant à l’A. pallidum (Verrill), les deux cormus qu'il avait
rattachés en 1903 à l’A. lacteum Huitf. (1). Ilse range ainsi a
l'opinion émise par Van NAME (1910, p. 400 et p. 403-404) pour
qui l'A. lacteum Huitfeldt-Kaas 1896 est très probablement
identique à I’A. pallidum (Verrill) 1871 espèce nord-américaine
trouvée en divers points du Golfe de Saint-Laurent, au large
de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse, D'après van Name,
les deux espèces ont des caractères anatomiques presque con-
cordants, la seule différence importante étant que la forme
américaine ne montre pas moins de sept rangées de trémas,
caractère qui, ajoute van Name, est sujet à une bonne part de
variation individuelle. A cela, je ferai observer qu'il existe,
en effet, chez les Synascidies dont le nombre de ransees de
tremas devient supérieur à neuf, une certaine fluctuation dans
ce nombre : telle branchie, pourvue habituellement, chez une
espèce donnée, de 11 rangées, peut en comprendre dede
treize. Mais dès que ce nombre tombe à sept, il semble devenir
très constant. J’ai eu l’occasion, sur les côtes de la Manche (en
particulier aux environs de Saint-Vaast-la-Hougue et de Roscoff),
d'examiner beaucoup d’ascidiozoides provenant de divers cormus
d’A. zostericola Giard : j'ai toujours trouvé 7 rangées de trémas
à la branchie. L’A. lacteum var. mortolaense ne varie pas dans
sa composition branchiale et ıl ya tout lieu de croire qu'il en
est de même pour l'A. lacteum Huitf. Egalement sous ce rapport,
YA. pallidum semble présenter la même fixité que l’A. zostericola
et, si une identification s'impose, c’est bien plutôt, à mon avis,
entre ces deux espèces (2). On observe, dans les deux cas ale
(1) C’est également à l’A. pallidum (Verrili) que, dans le mémoire cité,
Hartmeyer rapporte 5 colonies provenant de Rödberg (Trondhjemsfjord) et
10 colonies récoltées au Fär Oer.
(2) D'abord décrites très sommairement, presque a la même époque,
l’une par Giard en 1872, l’autre par Verrill et Smith en 1873, elles ont ete
réétudiées depuis : pour l’A. zostericola Giard par LAHILLE (1890, p. 216-
219, fig. 117) et pour lA. pallidum (Verrill) par van NAME (1910, p. 400-404,
fig. 22),
meme longueur de lascidiozoïde étalé (4 mm.), la meme
proportion entre le thorax et l'abdomen, une forme et une
situation semblables de l’orifice cloacal (situé au niveau
ooo, 5 et 4° rangées de tremas), une composition
Menmaue de la branchie (7 rangées de trémas à douze
trémas environ par demi-rangee), un aspect semblable de
l'estomac dont le nombre de cannelures oscille autour de
douze (1). L’analogie se poursuit dans l'aspect extérieur qui est
Geli de cormus jaune pâle de dimensions relativement
réduites.
er fe nombre. peu éleyé de ses rangées de tremas, l'A.
lacteum Huitf. var. morlolaense nov. var. se relie à une autre
espèce méditerranéenne provenant du Cap Béarn (partie Sud-
Ouest du Golfe du Lion), l'A. griseum Lah., dont les cormus,
fixés sur des tubes d’Annélides, ont en moyenne 4 centimètres
de long sur ı centimètre de large. Entre autres caractères
analogues, on peut citer la simplicité de l’orifice cloacal et les
six rangées de trémas que possède la branchie de lA. griseum.
Dis) lespece décrite par LAmiLLe (1890, p. 215) possède des
caractères qui lui sont propres et qui l’opposent a l’Aplidium
lacteum var. mortolaense : ils résident principalement dans l’opa-
cité et la forte musculature de la paroı péribranchiale et surtout,
dan 2c nombre peu élevé, six seulement, des cannelures
stomacales.
L’Aplidium lacteum Huitf. var. mortolaense se joint donc
à la série des espèces du genre Aplidium ayant un orifice cloacal
simplement circulaire {c'est-à-dire ne possédant ni lobes ni
languette), une branchie à nombre réduit de rangées de trémas
et un estomac pourvu d’un nombre moyen de cannelures (10-
12). Les espèces de cette série sont peu nombreuses (la plupart
des Aplidium ont un orifice cloacal lobé ou à languette et une
branchie possédant au moins une dizaine de rangées de trémas)
(1) Sur la figure donnée par Van Name (text.-fig. 22), le post-estomac,
l’intestin moyen et la base du rectum ne sont pas délimités entre eux. Une
difference à noter est que le rectum croise l’æœsophage à gauche.
(269)
et, en outre, originaires de localités très diverses : parmi les
formes dont la branchie comprend cinq rangées de trémas,
l’Aplidium lacteum Huitf. habite la côte de Norvège et les mers
arctiques, l'A. lacteum var. mortolaense a été chaluté en Médi-
terranée, dans les parages de Monaco, A. agulhaense Hartm.
provient du banc d’Agulhas situé à l'Ouest du Cap de Bonne-
Espérance par 35° 29’ de latitude Sud et 21° 25° de longitude
Ouest. Parmi les formes dont la branchie possède 7 rangées de
trémas, je citerai l'A. zostericola Giard et l'A. pallidum (Verrill).
L’A. zostericola est abondant en certains points de nos côtes de
Bretagne; lA. pallidum est une espèce nord-américaine
recueillie principalement au voisinage de Terre-Neuve et de la
Nouvelle-Écosse. Enfin l'A. ceruleum Lah., où lé nombre
des rangées de trémas est de huit à neuf, se trouve dans la
Manche (Côte Nord de Bretagne).
(Laboratoire du Musée Océanographique de Monaco).
OUVRAGES CITÉS
1903. HARTMEYER (R.), Die Ascidien der Arktis (Jena, Fauna arctica, Bd.
DIN, Lief. 2%p 02-412, 52 text-fig.sl af. ıy-xiv).
1912.4 HARTMEYER (R.)., Die Ascidien der Deutschen Tiefsee-Expedition
(Iena, Wiss. Ergebn. Deutschen Tiefsee - Expedition auf dem
Dampfer « Valdivia », Bd. xvı, 3 Heft, p. 225-392, Taf. xxxvir-
XLVI, 10 text.-fig.)
1912.6 HARTMEYER (R.), Ascidien aus dem Skagerrak, dem Trondhjems-
fjord und von den Fär Öer. (Kjobenhavn, Videnskab. Meddel.
natur. Foren.1 Kjobenhavn, Bd. 63, p. 261-286, 3 fig.).
1896. HuiTrELDT-Kaas, Synascidiæ (den Norske Nordhavs Expedition.
Om stiania. NV ol. xxii, n01,27 p., 2.pl.).
2890. kansıe (W.), Recherches sur les Tuniciers des côtes de France
(Toulouse, 328 pages, 177 fig.).
1910. Van Name (W. G.), Compound Ascidians of the Coasts of New-
England and neighboring british provinces. (Proc. Boston Soc.
Nan Eiisö., Vol. 34, no nr p. 330-424, 23. text.-fig., Pl. 34-39).
1908. REDIKORZEw (W.), Die Ascidien der Murman-Küste (Trav. Soc.,
Nat. St-Petersbourg, Vol. xxxıx, Liv. 1, p. 19-36).
(269)
- EN. Br
ME? END
Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander, Act de
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint Germain x
a Paris. | RES :
Les numéros do, Bulletin se vendent séparément aux prix.
suivants et franco : eee SS PR eee
Nos = ; _ ; ere N + & 5 Fr. € CR. IR
ay 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cama ne
re ; pagnes du yacht « Hirondelle I » (1911 et r912). = EUER
SL _ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), pad Erich ZUGMAYER. 1. >.
- | © 254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par ‚Erich = ER
: : ZUGMAYVER: Scan pantalon ee seen ce ee SE
255. — Emploi de l’electro-aimant dans, l’analyse micromine 4. Fe
à = ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge ER
FR A ae de cours de physique industrielle 4 Ja Fate des sr nee
ae Sciences d'Alger, et A. CHEvaLLiEer Chargé des trapaur rer
Be de minéralogie a la Faculté des Sciences de +
ÄNEY ne Oat ae den» give a ee ee ee ae #32 »
250, L'Adhatde Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro- 4 ae
fesseur a l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service D oad be
£ .de la Carte géologique de la France.......... sonne... a ee
257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du #y
es. Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 1 pe
er 258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. _ a ae
BEE = (Premiere note preliminaire) par Henri MARCELET u, 21 Die
x 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-. ER
ee naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brian ....... | Zn u HE e
| _260. — Les Bromures des Eaux marines,” par M. le Dr Louis eat
5 CHELLES 22 ee ee
ee 261. — Notice préliminaire sur Gr imaldichthys. profundissimus nov. ne
Pin pre _gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres AE
bon. AS Me de profondeur dans l'Océan Se par S. Le in a ET
ee = > © Prince de Monaco, par Louis Roue..... nn... 2 sr DD
262. — Sur quelques interessantes espèces. d’Amphipodes De ae SEA SE
32 i | des parages de Monaco et des pêches pélagiques dla |
Bez sr LrincesseAlice ci de P Hirondelle ITen MERE par SR US Se
Ed. CHEVREUX.......4....4444..eeesceeirsceseesssese ae Re ree
re 263 — Regeneration acöler Plattwürmer. 1. Aphanostoma. diversi- re
ee a A ; color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von.
es ee Florence Prrsuns, PhD... en, Jen a
264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de ee 208
2 ; par le Dr Jules GUIART 4 05s nun ee nenn nennen case ae PE
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. — Le
| u PUR (Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET «1 eee a es Seg hc =
D - 266. — Ein Meeres- Photometer, Von Klaus GREIN. ee Les or 8, =) x z
IE ie 267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, EEE
ee : - Directeur de la Station Biologique de *Roscoffy TES sa pe re ges
ee 268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle IL), LÉ Loan
ee 20.22. Note decs, À S- HE PHnce ALBERT pE MONACO. «rer we
ie 269. — Surla presence, en Méditerranée, d’une variété des Aplidium — re
<a : lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, par — et
i \ x 9 Ernest BRÉMENT-.........:... conso ce a seen se Br : )
. os MONACO. — IMPR. FE wer
1 OCÉANOGRAPHIQUE
27
(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) |
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| l'Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou
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u. MON A C Oo. “Me N Se
2 7 Sere te 23 en 5 5 N EE T ”; > =
intérnationaux, : (phi ee ee
29 Supprimer autant que possible les abréviations. ur
bibliographiques.
=. ge Ecrire en italiques tout nom eplenfihane latin.
5° Dessiner sur papier ou bristol bien nn au crayon Wolt (H. B. .) ou
a l'encre de Chine. ER Ne cer. a
__ 6° Ne pas mettre la lettre. sur les dessins originanx mais sur les papiers ae
=
x Se
calques les recouvrant. = | Re nur
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au | crayon ı noir sur = x
papier procédé. Creme PS |
8° Remplacer autant que Fassbe foe planches par des de e
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ un eee plus grands que —
la dimension définitive qu’on désire. Si ee
Les auteurs reçoivent 50 ee de leur mémoire. Hs: peuvent, a CR
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur. le Ne,
manuscrit — suivant le tarif suivant : FEES Pe. NÉE Te ope i
= S0ex. | 100 ex. | 150 ex.” 200 ex. 20e. | 500 ex.
— > — — ee Ha Ds u
Un dure de feuiNe,,.,.) 462 5f20 | 6f80 840. “10 40.
=
Une demi- er 4 70) 6 70: 8 So.) 11 9 -13 40 | in ;
‚Une feuille entière. 870 9 80 | 13 Le ge 20 | ee + Bo. $
ll faut ajouter. à ces prix celui ides planches. quand il ag a Heu.
BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco)
Ne 270. — 22 Juillet 1913.
Quatrieme note préliminaire sur les PoLy-
CHETES provenant des campagnes de
l'Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou
déposées dans le Musée Océanographique
de Monaco.
Par Pierre FAUVEL
Professeur à l’Université catholique d’Angers.
Famille des APHRODITIENS, Savigny
TRIBU DES HERMIONINES, Grube
Genre Aphrodite, Linné
APHRODITE ACULEATA, L.
Stn. 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 269, au large
de Dartmouth,63 mètres. — Stn. 515, Atlantique, 2028 mètres.
— Stn. 576, Acores (surface ?). — Stn. 866 Acores, 599 mètres.
— Stn. 939. Norvège, 177 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440
mètres. — Stn. 2990, Golfe de Gascogne, 2320 mètres. —
Entre le Cap S! Hospice et le Cap Roux N° 18. — Stn. 022,
0576 environs de Monaco.
Presque tous ces spécimens sont de petite taille.
Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée.
Genre Hermione, Blainville
HERMIONE HYSTRIX, Savigny
Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 45,
Golfe de Gascogne, 160 mètres. — Stn. 85, Golfe de Gascogne,
180 mètres. — Stn. 633, au large de Monaco, 69 mètres. —
Stn. 801, Baie de Porto Santo, 100 mètres. — Stn. 1152, Iles
du Cap Vert,52 mètres. — Stn. 1262,au S. de Monaco, 48 mètres.
— Stn. 1204, près de Monaco, 123 mètres. — Stn. 1304, Banc
de la Joséphine, 208 mètres. — « Melita » (Belle Isle et Gabès). —
Pointe de la Vieille 7 Décembre 1911 et 10 Mars 1903. — Stn.
022-000-079-01 40-0576-01065-01073-01276-02058.
Environs de Monaco, N° 2284.
Atlantique, Manche, Mer du Nord, Méditerranée, Océan
Indien.
Genre Leetmatonice, Kinberg
LÆTMATONICE FILICORNIS, Kinberg
Letmatonice Kinbergi, BaırD.
Stn. 42, Golfe de Gascogne. — Stn. 46, Golfe de Gascogne.
— Stn.211, Acores, 1372 metres. — Stn. 486, Golfe de Gascogne,
1674 mètrés. — Stn. 673, Acores, 2252 metres, — om or
Norvège, 343 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440 metres. —
Stn. 1304, Banc de la Joséphine, 208 mètres. — Stn. 2986,
Golfe de Gascogne, 4870 métres. — Stn. 2994, Golfe de
Gascogne, 5000 mètres. — Stn. 2997, Golfe de Gascogne,
4965 mètres. — Stn. 3006, Golfe de Gascogne, 2779 mètres.
Suivantles individus le feutrage dorsal présente des différences
de développement assez notables.
Atlantique, Mer du Nord, Pacifique (Japon), Mers Aus-
trales (?). |
Genre Pontogenia, Ciaparède
PoNTOGENIA SERICOMA, Ehlers
Station 594, près la pointe de S. Antonio (Acores) 54 mètres,
sur une ancre ramenée du fond.
Les deux spécimens représentant cette espèce correspondent
bien à la description d’Ehlers.
Atlantique (La Havane - Acores).
PoNTOGENIA CHRYSOCOMA, Baird
. Hermione chrysocoma, Barro.
Pontogenia chrysocoma, CLAPARED®.
Pontogenia chrysocoma, SAINT-JOSEPH.
Aphrodite echinus, (JUATREFAGES.
Côte de Böne, 20 Mai 1904, dans les racines de Posidonia,
3-5 metres, (M. Chevreux).
Baie de Roquebrune, 30 Janvier 1909.
Station 02096. Environs de Monaco.
Le spécimen de Bône est un bel exemplaire de cette inté-
ressante espèce mesurant 35 mill. Celui de Roquebrune est
plus petit. Aux soies brunes sont mélangées quelques soies
noires.
Méditerranée.
TRIBU DES POLYNOINÉS, Grube
Genre Lepidonotus, Leach
LEPIDONOTUS SQUAMATUS, L.
Siauon 58, Belle-Isle en Mer, 10 mètres. — Stn. 47, Golfe
de Gascogne, 19 mètres. — Stn. 269, au large de Dartmouth,
(270)
— 4 —
63 mètres. — Stn. 272, près du Dogger Bank, 52 mètres. —
Stn. 273, Manche, 70 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres.
— Luc-sur-Mer (M. Dollfus).
Atlantique, Manche, Mers du Nord, Pacifique Nord (Japon).
LEPIDONOTUS CLAVA, Montagu
Polynoë clypeata, GRUBE.
Polynoé grubiana, CLAPAREDE.
Stn. 225, Acores, 129 mètres. — Baie Pim (Fayal) 13 Aout
1888. — Madère, Mai 1889, sur les Spondyles. — Stn. 504,
San Antonio. — Stn. 1763, Las Palmas, Littoral. — Port de
Monaco, 22 Novembre 1909, N° 965 - N° 1609 - N° 1662. —
Chaînes de l’Eider. — Cap Roux — Baie de Beaulieu. —
Stn. ogt - 0585-01073 environs de Monaco.
Manche, Atlantique, Cap de Bonne Espérance, Médi-
terranée, Mer des Indes.
Genre Halosydna, Kinberg
HALOSYDNA GELATINOSA, M. Sars
Alentia gelatinosa, MALMGREN.
Station 1203, Boa Vista, 91 mètres. — Stn. 2534, Karlsö. —
Stn. 3046, Atlantique, sur épave.
Les spécimens de la Stn. 3046, recueillis sur une épave,
sont très nombreux et de grande taille.
Atlantique Nord, Madère, Iles du Cap Vert, Mers du Nord,
Manche.
Genre Pseudohalosydna, N. Gen.
Corps court, aplati, a segments peu nombreux. Les élytres,
au nombre d’au moins 20 paires, sont insérées sur les segments
NET eae
ee. 7 2, 20; 205.32, puis 33, 34, 35, 36,37 etc. Elles
recouvrent le corps.jusqu’ä son extrémité postérieure. Le lobe
céphalique porte 3 antennes disposées comme chez les Lepi-
donotus. — Parapodes birèmes. — Soies toutes simples, les
dorsales longues et fines, les ventrales supérieures capillaires,
les inférieures aciculaires. — Diffère d’Eulepis par la forme du
prostomium, et de ses appendices, la forme des pieds et les soles.
— Diffère d’Aalosydna par les soies et par l'insertion des élytres.
PSEUDOHALOSYDNA ROSEA, N. Spec.
Station 224, pres de Corvo (Açores), 1213 mètres. Chalut.
D
Fic. 1. — Pseudohalosydna rosea n. sp., a, Partie antérieure. — b, Para-
pode. — c, Soie aciculaire ventrale >< 60. — d, Pointe d’une soie
dorsale X 60.
Diagnose. — Corps aplati, insensiblement atténué posté-
rieurement, complètement vêtu; une quarantaine de sétigères.
— Prostomium à 3 antennes dont les latérales, grêles, à extrémité
renflée en toupie, sont plus longues que le prostomium et ont
une insertion marginale. — Palpes glabres, allongés. — Cirres
tentaculaires à gros cératophore avec acicule et fortes soies. —
Trompe à 26 papilles; 4 mächoires brunes, fortes, à lame
latérale non dentelée. — Elytres, au moins 20 paires, non
(270)
a <a
frangees, couvertes de nombreuses petites papilles jaunätres,
chitineuses, en aiguillon. Elytres insérées sur les segments
2, 4, 53 Ts... 23, 20, 29, 32 ..et ensuite sur chaque seen m
Parapodes birèmes, à très longs cirres dorsaux sans papilles
et cirres ventraux plus courts que le pied. Rame dorsale petite,
conique, à acicule saillant, engainé. Soies dorsales très longues,
fines et épineuses. Rame ventrale plus grande, à acicule saillant,
engainé, tronquée obliquement et élargie à l'extrémité, portant
2 faisceaux de soies : les supérieures capillaires, longues, fines,
barbelées en spirale; les inférieures courtes, aciculaires, disposées
sur une seule rangée verticale.
Un seul spécimen mesurant 72 mill. de longueur, sans
compter la trompe dévaginée de 13 mill., la largeur du corps
est de 18 mill., pieds compris.
Cette espèce est intermédiaire entre les Halosydna et les
Fulepis mais ne peut être rattachée à aucun de ces deux genres.
Atlantique (Acores).
Genre Macellicephala Mc’ Intosh
MACELLICEPHALA MIRABILIS, Mc’ Intosh
Oligolepis violacea, LEVINSEN.
Macellicephala violacea, Wire.
Station 1344, Açores, 1095 mètres.
Cette espèce n’est représentée que par un seul spécimen
dont l'aspect général rappelle les Hésioniens, comme l'a déjà
fait remarquer Mc’ Intosh.
L'étude de cet individu confirme bien l’idée émise par
Treadwell de l'identité de cette espèce et de l’Oligolepis violacea
de Levinsen, étudiée ensuite en détail par Wiren.
C'est un nouvel exemple des Annélides, déjà nombreuses,
communes à l'Atlantique Nord et au Pacifique Sud.
Atlantique, Groënland, Acores, Mer de Kara; Pacifique,
Nouvelle-Zélande, (Hawai ?). |
MACELLICEPHALA ABYSSICOLA, N. Spec.
Station 2964, Golfe de Gascogne, 4380 mètres.
Diagnose. — Forme courte, large, aplatie. — 18 sétigères.
— Prostomium bilobé, sans yeux, cornes frontales filiformes ;
pas d’antennes latérales; antenne impaire à gros cératophore
cylindrique inséré entre les lobes du prostomium ; pas de
tubercule facial. — Très
longs palpes filiformes,
lisses. — Soies bien déve-
loppées au segment ten-
taculaire. — Elytres 8
paires, insérées sur les
SÉÉMENt 2,4, D: 7...
13, 15. — Parapodes
allongés, recourbés, à
très long cirre dorsal
inséré loin de la base
— pas de tubercule dor-
sal sur les segments sans
élytres. — Rame dor-
sale petite, aiguë, avec
soles à rangées trans- Fic. 2. — Macellicephala abyssicola, n. sp.,
ass Partien anterieure 0. :,b. Para:
pode X 10. — c, Soie ventrale X 40. —
ad» Sole. dorsale —< 0.
SE
m
=
SS
2 DE Z
STF |
Soe PTT
NES TIL:
D
@
wersales de spinules
comme celle des Harmo-
thoë. — Rame ventrale
recourbée, a extrémité tronquée, renflée en bourrelet, portant
sur sa face dorsale convexe une créte de papilles. Long acicule
saillant, engainé. Longues soies ventrales transparentes, aplaties,
élargies, finement crénelées sur les bords, rappelant les soies
natatoires d’Aeteronereis. Cirre ventral filiforme, plus court
que le pied et inséré loin de sa base. — Papilles néphridiennes
petites, foules semblables. — 2 gros cirres anaux. — Couleur
violet foncé. — Taille, 28 mill. sur ro mill., pieds compris.
Malgré ses affinités avec la Macellicephala violacea dont
(270)
EY MN a Sin ar EU N NER ne Pe na ed 0 a Ed a 72 À A ene
a ; N ba er TA BP En NS LEE RÉ: 6 RE ee,
Dr =
elle a aussi la coloration violette, cette espèce en diffère
nettement par de nombreux caractères.
Atlantique (Golfe de Gascogne).
MACELLICEPHALA Grimatpu, N. Spec.
Station 1302, Banc de la Joséphine, 36° 40’ N., 14° 09° 45” W.,
204 mètres, sable. Chalut.
Diagnose.— Forme courte, large, atténuée aux deux extré-
mités. 21 segments. — Prostomium globuleux, bilobé, sans yeux,
— - A Ae ay eet
a B C D
Fic. 3. — Macellicephala Grimaldi: n. sp., a, Parapode X 40. — b, Soie
dorsale X 140.— c, Ventrale supérieure X 140.— d, Ventrale médiane
X 140. — e, Ventrale inférieure X 140.
sans cornes frontales ; antenne impaire insérée à l'extrémité,
entre les deux lobes. — Pas d'antennes latérales. — Palpes
rapprochés l’un de l’autre. — Segment tentaculaire achète (?).
— 10 paires d’elytres, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7,
9, 11, 13, 15, 17, 19, grandes, imbriquées, recouvrant le dos, .
translucides, sans franges ni papilles. — Tubercules dorsaux
sur les segments sans élytres. — Grands cirres dorsaux,
lisses, épais, acuminés, à gros cirrophore cylindrique sur-
montant la rame dorsale, petite, à acicule saillant, engainé.
Soies dorsales transparentes, presques droites, finement
denticulées au bord. — Rame ventrale très grande, à 2 lèvres
parallèles ; l’une, pointue avec acicule éngainé, longuement
saillant, l’autre, beaucoup plus courte, arrondie. Entre les
deux un faisceau de soies unidentées, les supérieures fines,
allongées, les inférieures plus larges et plus courtes. — Gros
cirre ventral globuleux enchassé dans un volumineux cirrophore.
— Grosses papilles nephridiennes ovoides aux 10°etr1*segments.
— Taille : 6 mill. sur 4 mill. ; pieds compris.
Un seul spécimen.
Atlantique (Açores).
MACELLICEPHALA (?) MACROPHTHALMA, N. Spec.
Station 1554, 45° 27 N., 6° 05’ W., 4780 mètres, vase. Nasse
triangulaire.
woe .
IA EFF I Re RP ee
ose He
Fic. 4. Macellicephala macrophthalma, n. sp. a, Partie antérieure X 6. —
b, Parapode X 10. — c, Pointe d’une soie ventrale X 140.
Diagnose. — Corps court, presque cylindrique, aspect d'Hé-
sionien. — Large prostomium faiblement bilobé, portant 2 yeux
énormes, latéraux. Longs palpes glabres. — 4 mächoires chiti-
neuses. — Segment tentaculaire achète (?). — 29 segments,
= pssres delytres insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, ... 23,
26, les trois derniers sétigères portant tous des cirres. — Longs
parapodes sesquirèmes, rame dorsale réduite à un acicule
(270)
saillant, engainé ; rame ventrale conique, effilée, à long acicule
saillant. Nombreuses soies capillaires, très longues, soyeuses,
argentées, à double limbe très transparent, étroit et finement
dentele. Taille : 22 mill. sur 7 mill., sans les sores:
Un seul specimen ayant perdu presque tous ses appendices.
Atlantique (Golfe de Gascogne).
Genre Scalisetosus, Mc’Intosh
(Hermapion, Claparède, ApyrE, Saint-Joseph)
SCALISETOSUS PELLUCIDUS, Ehlers
Hermadion pellucidum, SaintT-JOSEPH.
Ady te pellucida, Satnt-JOSEPH.
Hermadion fragile, CLAPAREDE.
Scalisetosus communis, Mc’ InTosuH.
Station 614, pres de Fayal, 778 metres — Stn. 633, au large
de Monaco, 69 métres. — Stn. 801, Baie de Porte Santo,
100 mètres. — Stn. 1203, Boa-Vista, 91 mètres. — Port de
Monaco, 16 Décembre 1902, et N° 1609. — Cap d’Ail 17 et 18
Mars 1903. — Stn. 060-0140-0245-0344-01260, environs de
Monaco.
L'identité de la Lysidice communis de Delle Chiaje avec cette
espèce étant des plus douteuse il n’y a pas lieu de reprendre ce
vieux nom, comme le fait Mc’Intosh et mieux vaut conserver
celui de pellucidus correspondant à la première description
détaillée et reconnaissable.
Méditerranée, Atlantique, Manche.
SCALISETOSUS ASSIMILIS, Mc’ Intosh
Hermadion assimile, Mc’InTosH.
Adyte assimilis, SAINT-JoSEPH.
Station 1540, Golfe de Gascogne 140 mètres. — Stn. 2214,
Acores, 914 mètres.
Bétre espèce, voisine de la’ précédente, sen distingue
cependant nettement par ses appendices glabres, ses antennes
plus courtes et ses soies ventrales terminées par un petit bec
caractéristique.
Atlantique, Mer du Nord, Manche.
Genre Robertianella, Mc’ Intosh
ROBERTIANELLA SYNOPHTHALMA, Mc ’Intosh
Polynoë synophthalma, RoULE.
Station 198, au S. de Fayal, 800 m. — Stn. 1114, Maroc,
851 mètres. — Stn. 1344, Acores, 1905 mètres. — Stn. 2214,
Acores, 914 mètres.
Les spécimens, très nombreux, présentent de grandes
variations dans la taille et la position des yeux.
Atlantique (Canaries, Acores, Maroc, Brésil).
Genre Antinoë, Kinberg
ANTINOE Sarsı, Kinberg
Polynoé cirrata, Moswus.
Station 970, Spitsberg, 48 metres.
Un seul spécimen de 2 mill. de long.
Mers Arctiques.
ANTINOE BADIA, Théel
Antinoé Sarsi, MALMGREN, pro parte.
Station 952, près des Iles Lofoten, 1185 mètres. — Stn. 976,
entre les îles Hope et Edge, 186 mètres.
(270)
BF EME VRP PET ET RENE SOM EEE Pr ASE TETE N ER EE
PL FR é US Dr À > RER d ER 4 tL ER >
Les deux spécimens, de grande taille, correspondent bien à
la description de Théel. L’un d’eux a quelques petites élytres
paraissant régénérées.
Mers Arctiques.
Genre Melaenis, Malmgren
MELAENIS Lovenı, Malmgren
Station 997, dans l’Isfjord, 102 mètres.
Deux grands spécimens de 60 à 70 mill. sur 25 et 18 mill.
Cette espèce possède des soies fourchues tout à fait caracté-
ristiques.
Mers Arctiques.
Genre Malmgrenia, Mc’ Intosh
MALMGRENIA CASTANEA, Mc’ Intosh
Leenilla castanea, GIARD.
Harmothoë castanea, SAINT-JOSEPH.
Station 46, Golfe de Gascogne, 155 mètres. — Stn. 1043,
à Est des Orcades, 88 mètres. — Cap d’Ail, 14 Juin 1905. —
Stn. 060, environs de Monaco.
L'insertion des antennes latérales est intermédiaire entre
le type Harmothoé et le type Lepidonotus.
Mers Arctiques, Atlantique, Manche, Méditerranée.
Genre Gattyana, Mc’ Intosh
GATTYANA CIRROSA, Pallas
Nychia cirrosa, MALMGREN.
Station 162, Parages de Terre-Neuve, 155 métres. — Stn.
269, au large de Dartmouth, 63 mètres. — Stn. 922, Norvège.
DOME anal
343 mètres. — Stn. 1074, Treurenberg, Spitsberg, 22 mètres. —
Stn. 1078, Spitsberg, 40-70 mètres. — Stn. 2442, Baie Wijde,
Spitsberg, 20 mètres. — Stn. 2634, Spitsberg, 10-15 mètres. —
Villers-sur-mer (M. Dollfus).
Les spécimens de la Manche, appartenant à la variété
Chetopteri, ont les élytres d'apparence glabre à l'œil nu et
moins épineuses que les exemplaires arctiques.
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique.
Genre Eunoë, Malmgren
EUNOE NODOSA, Sars
Eunoë scabra, MARENZELLER.
Eunoë (Erstedi, MALMGREN.
Station 162, Parages de Terre-Neuve, 155 mètres. — Stn.
952, îles Lofoten, 1185 mètres. — Stn. 960, entre la Norvègeet
Pie aux Ours. 394 mètres. — Stn. 066, Ile aux Ours,
20 mètres — Stn. 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres. —
STH: 1004, lle Amsterdam, 12 mètres. — Stn. 1012, au N. du
Spitsberg, 430 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440 mètres. —
Sum. 2534, Karlso.
Theel a montré que l’Eunoë nodosa et l’Eunoe Œrstedi ne
sont que les deux formes extrêmes d’une même espèce entre
lesquelles on trouve non seulement tous les intermédiaires mais
encore des individus présentant, à la fois, les caractères pré-
tendus distinctifs. J’ai fait également la même constatation.
Mers arctiques, Atlantique Nord, Mer du Nord, Manche.
EUNOË GLOBIFERA, Sars
Nychia globifera, Sars.
Lépidonotus globifer, BipENKAp.
Station 161, Parages de Terre Neuve, 1267 mètres.
Par ses soies et ses autres caractères cette espèce rentre dans
(270)
le genre Hunoé et non dans le genre Nychia. Ce n'est certai-
nement pas un Lepidonotus.
Atlantique Nord, Mers Arctiques.
Genre Acanthicolepis, Norman
(Dasyreris, Malmgren)
ACANTHICOLEPIS ASPERRIMA, Sars
Station 616, Acores, 1022 mètres. — Stn. 618, Acores,
1143 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. — Stn. 838,
Acores, S8o metres. — Stn. 869, Acores, 1240 mètres. — Stn.
1549, Acores, 1250 metres.
Le nom de Dasylepis ayant déja été employé antérieurement
pour un poisson silurien Mc’Intosh lui a substitué celui d’Acan-
thicolepis, proposé par Norman.
Atlantique (Norvége, Ecosse, Acores).
Genre Harmothoé, Kinberg
HARMOTHOË IMBRICATA, L.
Polynoé cirrata, MULLER
Station 594, Acores, 64 mètres. — Stn. 966, Ile aux Ours,
20 mètres. — Stn. 970, pres del Ile Hope, 48 mètres. — Stn.
1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn. 2455, Spitsberg, 18 mètres.
— Stn. 2534, Karlsö. — Stn. 2611, Spitsberg, 10-12 mètres. —
Stn. 2613, Spitsberg, 10-25 mètres. — Stn. 2634, Spitsberg,
10-75 metres.
Cette espèce présente de nombreuses variétés de coloration
des élytres. Quelques jeunes spécimens n'ont encore que 11 à
12 paires d’élytres.
Mers Arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée, Japon.
NS
HARMOTHOË SPINIFERA, Ehlers
Station 801, Acores, 100 metres.— Madère, sur les Spondyles,
— Port de Monaco, 27 Decembre 1902, et 18 Février 1908. —
Cap d’Ail, 17-18 Mai 19033 14 juin 1905. — Baie de Canton,
26 Mai 1906. — Beaulieu, ı8 Fevrier 1903. — Toulon, sur les
huitres. — Stn. 01260 - 01278, environs de Monaco.
Cette espèce, bien caractérisée par ses soies dorsales, paraît
très commune aux environs de Monaco.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
HARMOTHOË LUNULATA, Delle Chiaje.
Harmothoé picta, SAINT-JOSEPH.
Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 193,
Horta, Acores, 20 mètres. — Stn. 196, Horta, 5-6 mètres. —
Stn. 218, Flores, 40 mètres. — Stn. 1152, Iles du Cap Vert,
52 mètres. — Monaco 7 et 28 décembre 1902. — Monaco, 18 février
1908. — Cap d’Ail, 17-18 Mars 1903 et 14 juin 1905. — Baie de
Canton, 12 juin 1908. — Stn. 0140-0196 environs de Monaco.
Cette espèce, très commune dans la Méditerranée, aux
environs de Monaco, ne me paraît se distinguer par aucun
caractère notable de l’Æ7. picta de Saint-Joseph dont j'ai examiné
des spécimens de la Manche et de Saint-Jean-de-Luz. Alaejos
y Sanz partage également cette opinion.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
HARMOTHOË Jousini, N. Spec.
Station 1269, environ 60 milles dans le S. S.-E. du Cap
Saint Vincent, 1473 mètres, vase. Chalut.
Diagnose.— Corps atténué postérieurement, à 38-39 sétigères.
— Prostomium à cornes frontales; 4 yeux très petits, les
(270)
antérieurs latéraux à
subulées, à insertion
C D
Ftc. 5.-— Harmothoé Jou-
bint n. sp. a, Parapode
x 10.— b, Soie ventrale
supérieure <60.—c,Soie
dorsale X 60.—d, Ven-
trale inférieure X 60.
ea de
moitié du prostomium. — Antennes
ventrale, à peu près aussi longues
que le prostomium. Antenne impaire
plus courte que les palpes, à gros
cératophore inséré à la partie dorsale,
antérieure, du prostomium. — Deux
longs palpes glabres. — Cirres ten-
taculaires plus courts que les palpes.
Tous les appendices sans papilles. —
Tubercule facial trilobé. — 15 paires
d’élytres couvrant le dos, blanc de lait,
sans franges, lisses, sauf quelques fines
papilles dans l’angle antérieur ; insérées
sur les segments 2,,4,5,) 7e
Les 6-7 derniers sétigères sans élytres.
Soies dorsales peu nombreuses, presque
droites, à séries transversales de den-
ticules peu marquées, à longue pointe,
lisse. Ventrales supérieures plus grosses,
à extrémité renflée fortement bidentée;
médianes plus petites; ventrales infé-
rieures presque lisses, unidentées.
Deux spécimens mesurant environ 20 mill. sur 8 mill. Le
dos, assez foncé a une coloration rougeätre, lie de vin.
Atlantique (Cap S! Vincent).
HarmorHoËë FrAser-THousoni, Mc’ Intosh
Station 1203, les du Gap Vert, 91 metres:
Plusieurs spécimens de 10 à 15 mill. sur 4 à 5 mill.
Atlantique.
HaARMOTHOE ASPERA, Hansen
Station 960, entre la Norvège et Pile aux Ours, 394 mètres.
— Cette espèce n’est représentée que par un seul spécimen déjà
déterminé par Von Marenzeller.
Mers arctiques (Nouvelle Zemble, Spitsberg, Norvège).
HARMOTHOË HaLrAETI, Mc’ Intosh
Station 1043, à 20 milles environ à l'Est des Orcades, 88
metres.
tim Seul Spécimen. Les élytres portent une frange bien
marquée, comme dans la variété décrite par Hornell.
Atlantique, Mer d'Irlande, Manche, Pacifique (Hawai).
HARMOTHOË LONGISETIS, Grube
Lœnilla glabra, MALMGREN.
Harmothoë Malmgreni, Ray LANKESTER.
Harmothoé setosissima, Mc’ IxTosx.
Station 66, Golfe de Gascogne, 360 mètres.
La description de la Polynoë setosissima de Savigny étant
trop vague et trop incomplète pour en permettre l'identification
il n’y a pas lieu de reprendre ce vieux nom pour le substituer
à celui de Grube.
Mers du Nord, Manche, Méditerranée.
HARMOTHOË RETICULATA, Claparède
1870. Polynoé reticulata, CLAPAREDE, p. 10, pl. I, fig. 1.
1874. — — MARENZELLER, p. 6.
1888. Harmothoë reticulata, SAınt-JosePH, p. 176, pl. VIII, fig. 48-50.
1906. — areolata, ALAEJOS Y SANZ (nec GRUBE, nec auct.) p. 64,
Pl ZT, otre 16, pl. XI.
Port de Monaco 16 décembre 1902 et 18 février 1908.
Stations ogi - 0352 - 01260, environs de Monaco.
La tête et la coloration des élytres correspondent bien à la
description de Claparède. Ces élytres, à réseau orangé, portent
(270)
pe
des papilles chitineuses groupees dans les espaces clairs ayant
au centre un point foncé plus marqué. Les cils du bord des
élytres sont courts ou longs et bien capités. Les soies ventrales
inférieures sont fines et à pointe unidentée, quelques unes
seulement des ventrales supérieures sont bifides, à pointe
secondaire très fine, ce qui explique l'erreur de Saint Joseph
qui n’a vu que les soies unidentées.
C'est bien probablement cette espèce qu’Alaejos y Sanz a
décrite sous le nom d’Æ. areolata qui s'applique, en réalité, :
à une espèce complètement différente.
Méditerranée, Manche, Golfe de Biscaye.
HARMOTHOË LavicATa, Claparède
1870. Polynoé laevigata, CLAPAREDE, p. 14, pl: 7, fig. 3.
Station 0196, environs de Monaco.
C’est à cette espèce que je crois pouvoir rapporter, non sans
quelques doutes, une assez grande Harmothoé, ayant malheu-
reusement perdu ses élytres.
Les yeux antérieurs, sub-lerminaux, sont invisibles d’en
dessus. Les appendices céphaliques portent de longues papilles.
Les soies dorsales sont beaucoup plus grosses que les ventrales, :
ces dernières sont fines, à pointe bifide et ressemblent à celle de
l’Harmothoë impar. Mais cette espèce n'a pas les yeux disposés
de la même facon.
Méditerranée.
HARMOTHOË AREOLATA, Grube
1860. Polynoë areolata, GRUBE, p. 72, pl. mm, fig. 2.
1868. Harmothoë areolata, CLAPAREDE, p. 71, pl. u, fig. 5.
1900. — — Mc’Inrosux, p. 349, pl. xxvu, fig. 15.
1900. — — SAINT-JOSEPH, p. 193, pl. 11, fig. 69-70.
1866. Antinoë nobilis, Ray L.ANKESTER, p. 375, pl. Li, fig. 1-0.
Port de Monaco : 5 Mars 1905. — 18 Février 1908. —
18 Decembre 1908. — Cap Roux, 27 Janvier 1902. — Cap d’Ail,
16 Décembre 1905. — Baie de Canton, 20 Mai 1906. — Stn. 0179
EL6187>.
@eite espèce 4. des élytres tout à fait caractéristiques.
Comme l’a déjà remarqué de Saint-JosepH les cirres peuvent
être, ou non, renflés en quenouille. Un spécimen de la station
01875 présente ce caractère très marqué tandis qu'il fait défaut
aux autres.
L’Harmothoé areolata de Alaejos y Sanz(1) est une espèce
certainement différente, probablement une H. reticulata.
Manche, Méditerranée.
HARMOTHOE ECHINOPUSTULATA, N. Spec.
}
221300899, 37° 27 N., 29° 1445 W. Banc de la Princesse-
Alice, 200 mètres, sable et coquilles. Chalut.
Diagnose. — Corps court, N
aplati, complètement vêtu.
— 40 setigeres. — Prosto-
mium à cornes frontales bien
miaıdliees. —— 4 yeux en tra-
pèze, visibles d’en dessus, les
antérieurs latéraux, à moitié
du prostomium. — Antennes
latérales à insertion ventrale,
filiformes, plus longues que
le prostomium. — Antenne
impaire à gros cératophore
misere entre les deux lobes
du prostomium. — 2 gros
palpes coniques, glabres. —
Des soies à la base des pic. 6. — Harmothoë echinopustulata
eines tentaculaires. — 16 Nesp) a, Barapode »< 10: — D;
paires d’elytres imbriquees, I u erg
X 60. — d, Soie ventrale X 60. —
blanc jaunätre, non frangées, e, Soie dorsale >< 60.
leur partie antérieure porte
FI PAO IE
de petites papilles chitineuses coniques, le tiers postérieur
(1) Polynoinos de las Costas de Santander. 1906, p. 64, pl. x1, fig. 17-18,
plexi.
(270)
PRE De NE Sad MC IC) Ne MEET EDP TS N 1 ehren tS Tet eee
ê RE 154 RR EN TES ER Be ce oh,
’ Lee
x
PESTO Vo es
est couvert de grosses verrues sub-globuleuses, hérissées de
grosses épines reliées à leur base par reticulum grillagé donnant
à l'ensemble l'aspect d’un Radiolaire. Elytres insérées sur les
sétigères 2, 4, 5,7... 25, 20, 32, 55. —="Pongs cire does
à papilles allongées, cirres ventraux courts. — Soies dorsales
finement spinuleuses, peu arquées, plus courtes et beaucoup
plus grosses que les ventrales. Soies ventrales épineuses,
bidentées, sauf les inférieures, unidentées et presque lisses.
Cette curieuse espèce n’est malheureusement représentée
que par un unique spécimen, entier, de 15 mill. sur 7 mill. |
Atlantique.
HARMOTHOË ImpAR, Johnston
Eyarne impar, MALMGREN.
Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 503, Golfe de
Gascogne, 748 mètres. — Stn. 578, Acores, 1165 mètres. — Stn.
584, Acores, 845 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. —
Stn. 866, Acores, 599 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres.
— Stn. 1242, Banc de la Seine. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne,
932-150 mètres. — Stn. 2210, Açores, 1229 mètres. — Stn.
2214, Acores, 914-650 mètres. — Stn. 3046, Atlantique, Epave.
Plusieurs spécimens ayant perdu leurs élytres sont douteux 5
cependant, vu leurs soies, leurs appendices fortement papilleux
et la forme de leur prostomium je crois pouvoir néanmoins les
rapporteria cette espece:
Atlantique, Manche, Mer du Nord.
HARMOTHoE Jounstoni, Mc’Instosh
Evarne Johnstoni, Mc’IntosnH.
? Lagisca tenuisetis, Mc’InTosn.
Station 213, Acores, 1384 mètres. — Stn. 657 ca
880 mètres. — Stn. 874, Acores, 1260 mètres. — Stn. 1114,
4
|
Maroc, 851 mètres. — Stn. 1412,. Atlantique, 2200 mètres. —
Sie 21479, Golfe de Gascogne, 1440 mètres. — Stn. 2990,
Golfe de Gascogne, 2320 mètres. — Stn. 3006, Golfe de
Gascogne, 2779 mètres.
Cette espèce ne paraît pas distincte He la Lagisca tenuiselis
qui a les mêmes soies et qui se montre aussi au voisinage du
Maroc.
Atlantique, Côtes d’Irlande et de Norvège, Maroc, Acores.
Genre Lagisca Malmgren
LAGISCA EXTENUATA, Grube
Lagisca propinqua, MALMGREN.
Lagisca floccosa Mc’Intosn.
Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Stn. 44, Golfe
de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 45, Golfe de Gascogne, 160
mètres. — Stn. 47, Golfe de Gascogne, 130 mètres. — Stn. 48,
Golfe de Gascogne. — Stn. 53, Golfe de Gascogne, 105 mètres.
— Stn. 56, Golfe de Gascogne, 90 mètres. — Stn. 57, Golfe de
Gascogne, 240 mètres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134
mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn. 60
Golfe de Gascogne, 300 mètres. — Stn. 272, Dogger Bank,
52 mètres. — Stn. 273, Manche, 70 mètres. — Stn. 633, au
large de Monaco. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1264,
près de Monaco. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne, 932-150
meses: — Stn. 1535, Golfe de Gascogne, 132 mètres. —
Stn. 1540, Golfe de Gascogne, 140 mètres. — Stn. 3046, Atlan-
tique, Epave. — Monaco, 16 et 28 Décembre 1902, 18 No-
vembre 1908. — Baie de Canton, 26 Mai 1906. — Cap-d’Ail,
17 Mars 1903, — Cap Roux, 27 janvier 1903. — Entre Monaco
et le Cap Martin (M. Marquet). — « Melita » 1890, au S. W.
de Belle Isle. — Stn. 060-068-079-091-0196-0245-0256-0289-
0344-0352-01065-02056. N° 1250.
(270)
a
Aucun caractère constant ne permet de séparer la L. pro-
pinqua et la Lagisca extenuata et ce dernier nom ayant la
priorité doit être préféré. Quant à la Polynoé floccosa de Savigny
à laquelle cet auteur attribue 16 paires d’elytres, qu'il n’a
d’ailleurs pas vues plus que les cirres, il est impossible de
savoir à quelle espèce, ou même à quel genre, elle peut cor-
respondre. La première description reconnaissable reste donc
celle que Grube a donnée de sa P. extenuata.
LAGISCA EXTENUATA, var. spinulosa, #. var.
Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres.
Cette variété diffère du type par la couleur générale du
corps blanchätre mais surtout par ses soies dont les dorsales
sont plus grosses, à courte pointe mucronée tandis que le reste
de leur surface est abondamment garni de couronnes serrées
de courtes épines. Les soies ventrales sont très nombreuses,
minces, avec rangées latérales d’épines fines et longues. Elles
rappellent un peu sous ce rapport celles de la Lagisca Talismani
Roule mais chez cette dernière les épines sont encore soem.
longues et fines et ont une disposition particulière. L’extremite
de ces soies est nettement bidentée, à grosse dent recourbée
et à dent inférieure mince, assez longue. Les ventrales inférieures
sont plus courtes, plus élargies, beaucoup moins épineuses
et aussi bidentées. Ces caractères me semblent insuflisants
pour justifier la création d’une espèce nouvelle, je pense plutôt
que cette forme n'est qu'une simple variété spinulosa de la
L. extenuata, voisine probablement de la L. propinqua var.
abyssorum de Roule, également décolorée mais dont les soies
n'ont pas été décrites.
Atlantique (Terre-Neuve),
LAGISCA RARISPINA, Malmgren
Station 976, entre les îles Hope et Edge, 186 "metres
Stn. 1070, Spitsberg, 175 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg,
22 "Mietres.
I)
Cette espèce, qui n’est probablement qu'une variété de
L. extenuata, ne s'en distingue que par les grosses papilles
brunes, allongées, ovoïdes, de ses élytres dont les cils sont
peut-être un peu plus longs et plus nombreux. Les soies
ventrales sont un peu plus fines.
Mers arctiques.
LaciscA PERACUTA, Mc’ Intosh
Station 1116, Maroc, 2165 mètres. — Stn. 1193, Iles du
Cap Vert, 1311 mètres. — Stn. 2048, Madère, 1968 mètres.
Les soies dorsales et ventrales correspondent bien à celles
de la L. peracuta de M’ Intosh, provenant également des îles
du Cap Vert.
Atlantique, Maroc, Iles du Cap Vert.
Lacısca Tarısmanı, Roule
Station 105, Acores, 927 mètres. — Stn. 244, Acores,
1266 mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mètres. — Stn. 587,
Acores, 793 mètres. — Stn. 597, Acores, 523 mètres. — Stn. 837,
Acores, 880 mètres. — Stn. 838, Acores, 880 mètres. — Stn.
874, Acores, 1260 mètres. — Stn. 1344, Acores, 1095 mètres.
— Stn. 2743, Golfe de Gascogne, 1241 métres.
Cette espèce a des soies ventrales tout à fait caractéristiques.
Atlantique, Acores.
Lacısca Husrecuti, McIntosh
Evarne Hubrechti, Mc’Intosn.
Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. —
Stn. 743, Açores, 1494 mètres. — Stn. 1349, Açores, 1250
mètres. — Stn. 1412, Atlantique, 2200 mètres. — Stn. 2743,
Atlantique, 1241 mètres.
(270)
— 24 —
Les grands spécimens bien complets ont une quinzaine de
segments postérieurs non recouverts par les élytres. Cette espèce
me parait rentrer plutôt dans le genre Lagisca que dans le
genre Evarne. La plupart des soies ventrales sont unidentées,
comme celles des Æunoë, mais quelques unes des ventrales
supérieures sont bidentées sur plusieurs spécimens.
Atlantique, Terre-Neuve, Acores.
Genre Polynoë Savigny
POLYNOE ANTILLICOLA, Augener
Nemidia antillicola, AUGENER.
Station 738, Acores, 1919 mètres.
L’unique spécimen est bien conforme à la description
d’Augener mais cette espèce appartient au genre Polynoë et
non au genre Vemidia, dépourvu d'yeux et a soies différentes.
Atlantique, Acores.
PotynoE Cecitie, N. Spec.
Station 1103, les du Cap Vert, 1311, metres: Sin. 2743
Atlantique, 1241 mètres. (sur Pleurocorallium Johnstoni Gray).
Diagnose. — Corps allongé, presque cylindrique, région
postérieure sans élytres. — Prostomium large, à 2 lobes
arrondis, presque globuleux. — 4 gros yeux en trapèze, visibles
d'en dessus. — 3 antennes, les latérales courtes, sans papilles,
insérées ventralement ; l’impaire insérée entre les deux lobes
du prostomium. — 2 gros palpes courts, renflés, ridés. —
15 paire d’elytres, petites, transparentes, arrondies, sans franges
ni papilles, ne se touchant pas et laissant le dos largement
découvert, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9. 23, 20,20)
32. — Les 15 derniers sétigères ne portent que des cirres. —
;
F
j
i
;
SAR + Ze à "7 Ser Er 4 = 4 T
ale
Parapodes courts, massifs, biremes ; a la rame dorsale une
9 9 Arte)
élytre ou un gros cirre, un petit mamelon avec acicule et 2 a
3 grosses soles aciculaires, recourbées, lisses ; rame ventrale un
’ I z)
peu plus longue, massive, bilobée, avec des soies presque de
même grosseur que les dorsales, les supérieures unidentées,
D
Sica lolynoe Cecilie 1. sp. == a, Partie du dos, X 10. —
b, Parapode, X 40. — c, Soie ventrale médiane, X 140.— d, Soie dorsale,
X 140. |
legerement épineuses, les autres bidentées, presque lisses. —
Cirre ventral plus long que le parapode. — Taille, environ
mil. sur 2 mull.
Atlantique, Iles du Cap Vert, Côtes du Portugal.
Genre Lepidasthenia, Malmgren
LEPIDASTHENIA MACULATA, Potts
Station 616, Açores, 1022 mètres. — Stn. 873, Acores, 1260
mètres. |
Cette espèce, nettement différente de la L. elegans de la
Méditerranée, n’avait encore été rencontrée qu'à Zanzibar.
Océan Indien (Zanzibar), Atlantique (Acores).
(270)
2490 +
TRIBU DES ACOETINÉS
Genre Polyodontes, Renier
PoLYoDoNTES MAXILLOSUS, Ranzani
Panthalis Lacazii, Pruvor et RACOVITZA.
Station 634, au large de Monaco 280 metres. — Au large
de Monaco, 2 Novembre 1904, 60 mètres. Pris à la ligne.
Le spécimen de la station 634 n’est qu'un court fragment
de 20 mill. sur 10 mill. n’ayant presque plus d’elytres mais
à soies caractéristiques. L'autre, est un très bel exemplaire
composé de deux fragments antérieurs mesurant ensemble
220 mill. sur 22 mill. pieds compris. Le bon elar de 207
servation de ce spécimen, ayant gardé encore en partie sa
coloration, m'a permis de l’étudier soigneusement et de le
comparer à un grand spécimen de Naples de ma collection.
Cette étude m'a confirmé dans mon opinion antérieure au
sujet de la présence d'une antenne médiane chezle P.maxillosus,
opinion à laquelle est arrivé aussi de son côté Von Marenzeller
par l’étude des spécimens de Renieri conservés au Musée
de Vienne.
D'autre part mon spécimen de Naples et celui de Monaco
ne different en rien du Panthalis Lacazi de Banyuls et cette
espèce se confond avec le Polyodontes maxillosus.
Le genre Acoetes, synonyme de Polyodontes, et plus récent
doit disparaître ainsi que le genre Eupompe qui n’en est pas
nettement distinct.
Méditerranée, Naples, Monaco, Marseille, Banyuls, Adria-
tique.
Genre Panthalis, Kinberg
PANTHALIS. (Erstenı, Kinberg
Panthalis Marenzelleri, PRUVOT et RACOVITZA.
"Station 1190, [les du Cap Vert, 628 mètres. — Stn. 2717,
Atlantique, 750 métres. — Stn. 2720, Atlantique, 749-310 mètres.
L’examen de ces spécimens confirme l'opinion de Marenzeller
au sujet de l'identité du P. Marenzelleri et du P. Œrsledi.
Atlantique, Méditerranée.
Genre Eupanthalis, Mc’Intosh
(EUARCHE, Ehlers)
EuPANTHALIS Kinperci, Mc’Intosh
Euarche tubifex, EHLERSs.
Station 344, à l'Ouest de Port Empédocle (Sicile), 224 mètres.
Le tronçon antérieur, à trompe dévaginée, est en état de
conservation suflisant pour permettre de l'identifier à l’Fuarche
tubifex et de constater l'identité de cette espèce avec celle de
Mc'Intosh, un peu plus ancienne.
Adventure Banks. — Mer des Antilles, — Méditerranée.
Classification des Acoétinés
/ / Des branchies,
It pied | Poly odontes Renieri
non modifié.
Deux \ uU Pas de branchies,
ır pied modifié, Panthalis Kinberg
Ommatophores des soies pénicillées.
2 antennes |
_ Un petit tentacule a insertion | Eupolyodontes Bu-
\ nucale. Des branchies [chanan
Pas d'Ommatophores | 3 antennes | Eupanthalis Mc'In-
2 Où 4 [tosh
yeux sessiles | Pas d’antennes | Restio Moore
(270)
OS ee
TRIBU DES SIGALIONINÉS, Grube
Genre Pholoë, Johnston
PHoroë minuta, Fabricius
Pholoë inornata, JoHNSTON.
Pholoé baltica, (ERSTEnD.
Pholoé eximia, MicHÆLSEN.
Station 273, Dogger Bank, 70 mètres.
Un seul spécimen.
Atlantique, Mer du Nord, Baltique, Manche.
PHOLOE SYNOPHTHALMICA, Claparède
Station 838, Acores, 880 mètres. — Monaco, 28 décembre
1903. — Stn. 091-01260-01412, environs de Monaco.
Cette espèce, très voisine de la P. minuta, n'en est peut-être
qu'une simple variété. | |
Atlantique, Manche, Méditerranée.
PHOLOË DORSIPAPILLATA, Marenzeller
Station 226, Açores, 130 mètres. — Stn. 1349, Acores,
1250 Metres.
Les nombreux spécimens de la station 226 ont été déter-
minés par Marenzeller. Ceuxde la station 1349 sont semblables.
Méditerranée, Atlantique { Açores).
Genre Sigalion, Audouin et Edwards
SIGALION MATHILDÆ, Aud. Edw.
1834. Sigalion Mathilde, Aupou et M. Epwarps T. II, p. 105, pl. II,
fig. I-10.
1898. Sigalion squamatum, SAınT-JoserH (nec DELLE CHIAJE) p. 239,
pl. XIII, fig. 22-20. :
ei
%
7 é ‘ 4 3
FAP
— 29 —
Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus.
Un spécimen semblable à ceux de Saint-Vaast-la-Hougue,
décrits par de Saint-Joseph sous le nom de Sıgalion squamatum.
D'après Darboux, l’espece de la Manche serait différente de
celle de Naples, Mc’Intosh partage cette opinion mais comme
il a retrouvé aussi dans la Méditerranée le S. Mathilde peut-
être ne s’agit-il que de simples variétés d’une même espèce.
Mer du Nord, Manche, Méditerranée.
Genre Sthenelais, Kinberg
STHENELAIS Boa, Johnston
Sigalion Boa, JOHNSTON.
Sthenelais :Idunæ, RATHKE. - SAINT-JOSEPH.
Station 38, Belle-[sle-en-Mer, ro mètres. — Port de Monaco,
27 décembre 1902. — Stn. 0196, environs de Monaco.
Les deux petits spécimens de la station 38 et ceux du Port
de Monaco sont semblables et ont tous quelques soies simples à
la rame ventrale.
Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée, Cap de
Bonne Espérance.
STHENELAIS MINOR, Pruvot et Racovitza
Station 1114, Maroc, 851 mètres.
L’unique spécimen, tronqué, correspond bien à la description
de Pruvot et Racovitza. A la rame ventrale il n’existe pas de
soles épineuses simples, ce qui le distingue de l'espèce pre-
cédente.
Méditerranée, Atlantique.
STHENELAIS LIMICOLA, Ehlers
Sthenelais leiolepis, CLAPAREDE.
Station 41, Golfe de Gascogne, 19 mètres.
(270)
a
Plusieurs petits specimens presentant encore des traces de
taches brunes sur les élytres antérieures.
Atlantique, Mer du Nord, Méditerranée (Adriatique).
STHENELAIS DENDROLEPIS, Claparede
Leanira Giardi, DARBOUx.
Station 5, Atlantique, Surface ??. — Stn. 35, Atlantique. —
Stn. 47, Golfe de Gascogne, 130 mètres. — Stn. 56, Golfe de
Gascogne, go mètres. — Stn. 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres.
— Stn. Soi, Madère, 100 mètres. — Stn. 1248, Acores, 1250
Meeres.
Comme l’a fait remarquer, avec raison, Von Marenzeller, la
Leanira Giardi de Darboux n'est que le Sth. dendrolepis de
Claparède dont la description a été corrigée et complétée.
L'examen des spécimens ci-dessus confirme cette affirmation.
Atlantique. Méditerranée.
Genre Leanira, Kinberg
LEANIRA HYSTRICIS, Ehlers
Station 553, Acores, 1385 métres.
Ces spécimens ont été déterminés par Von Marenzeller.
Atlantique (Cap Cod, Côtes d'Irlande, Acores).
LEANIRA TETRAGONA, (Ersted
? Leanira magellanica, Mc’INrosx.
Station 581, Açores, 2139 mètres.
La L. magellanica de Mc’Intosh ne me paraît pas différer de
la L. telragona d'une façon notable.
Atlantique Nord, Acores, Magellan (?).
=
3
f
4
=
x
»
a
Famille des AMPHINOMIENS, Savigny
Genre Amphinome, Bruguieres (Char. emend.)
AMPHINOME ParLası, Quatrefages
Pleione tetraëdra, Enwarps (nec Sav.)
Amphinome rostrata, KINBERG.
Amphinome vagans, KINBERG.
Station 699, Acores, Epave. — Stn. 2215, Acores, Epave.
Ces individus ont été recueillis parmi les Lepas d’épaves
flottantes.
Atlantique, Mer des Antilles, Acores.
Genre Hermodice, Kinberg
HERMODICE CARUNCULATA, Pallas
Station 103, Acores,15 mètres. — Stn. 217, Acores, 40 mètres.
sem. 225, Acores, 129 metres. — Stn. 238, Acores, 95 mètres.
Bin. 249, Acores, 120 metres. — Stn. 594, Acores, 54 mètres.
Bille o70, Acores, 20 mètres, — Stn...1355, Acores, 78 metres,
— Mouillage de Fayal. — Funchal, 22-26 Février 1888.
Cette magnifique espèce est abondamment représentée.
Mer des Antilles, Acores, Madère, Méditerranée.
Genre Paramphinome, Sars
PARAMPHINOME PULCHELLA, Sars
Station 952. près des Iles Lofoten, 1185 mètres.
Un seul spécimen.
Mers arctiques, Norvege, Shetlands, Lofoten.
(270)
EEE ER TN EE D PE QE ae OR
% 4 > “ L 2 1 mY al PO REE a TRE VB te ia ER ove =
i 2 PR TR AN DE AT ee RDS Came En Se
BE
Genre Hipponoë, Audouin et Edwards
HırponoE GaAuUDIcHAUDI, Aud. Edw.
Station 94, Atlantique, Epave. — Stn. 181, Atlantique,
Epave. — Stn. 182, Atlantique, Epave. — Stn. 257, Atlantique,
Epave. — Stn. 545, Acores. — Stn. 699, Acores, Epave. —
Stn. 1784, Acores, Epave.
Cette espèce vit parmi les Tone des épaves.
Atlantique, Mer des Antilles, Acores; Pacifique Nord.
Genre Chloeia, Savigny
CHLOEIA VENUSTA, Quatrefages
Station 344, Sicile, 224 mètres.
Horst identifie cette espèce à la Ch. fucata de Mc’ Intosh.
Méditerranée, Alger, Cerigo, Sicile.
CHLOEIA MODESTA, Ehlers
Funchal. — Punta Delgada (Capt. Chaves).
D'après Marenzeller cette espèce n’est pas, comme le pensait
Ehlers, la forme jeune de la Ch. euglochis mais une espèce
distincte.
Atlantique, Floride, Funchal.
CHLOEIA EUGLOCHIS, Ehlers
Station 1:52, Iles du Cap-Vert, 52 metres.
Cette magnifique espèce n'est représentée que par un sem
spécimen.
Atlantique, Mer des Antilles, Ténérife, Dakar, Iles du Cap
Vert.
Genre Notopygos, Grube
NoTopyGos MEGALops, Mc’ Intosh
Station 2034, Banc de la Seine, :85 mètres.
Deux petits spécimens ne differant du type que par leurs
setigeres un peu moins nombreux et leurs branchies moins
développées.
Atlantique, Bermudes, Banc de la Seine.
Genre Euphrosyne, Savigny
EUPHROSYNE FoLıosa, Audouin et Edwards
Euphrosyne mediterranea, GRUBE.
Euphrosyne racemosa, EHLERS.
Euphrosyne Audouini, MARION et BOBRETZKY.
Station 38, Belle-[sle-en Mer, 10 metres. — Stn. 44, Golfe
de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 46, Golfe de Gascogne, 155
mètres. — Stn. 53, Golfe de Gascogne, 135 mètres. — Stn. 58,
Golfe de Gascogne, 134 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne,
248 mètres. — Stn. 358, Sardaigne, Littoral. — Stn. 594,
Acores, 54 mètres. — Monaco, 16 décembre 1902.— Cap Martin,
26 décembre 1902. — Cap d’Ail, 17-18 Mars 1903. — Stn.
0344-01276, environs de Monaco.
Om observe ume certaine variabilité dans la forme de
l'extrémité des filaments branchiaux.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
EUPHROSYNE ARMADILLO, Sars
Station 1242, Banc de la Seine, 240 mètres.
Un seul spécimen. Les branchies sont au nombre de 6 par
parapode.
Atlantique, Lofoten, Norvège, Irlande, Madère.
(270)
Here
Genre Palmyreuphrosyne, n. £.
Diagnose. — Corps ovale, court, bombé. Caroncule allongée.
Branchies pectinées. Parapodes en crêtes transversales avec un
cirre dorsal et un cirre ventral. Soies dorsales élargies en
palées, soies ventrales bifides, de deux sortes. Bouche ventrale.
Grosse ampoule anale ventrale. Deux ventouses ventrales,
latérales, précédant l'anus.
PALMYREUPHROSYNE PARADOXA, N. Spec.
2
Diagnose. — Corps ovale, bombé, concave en dessous et
trilobé. Caroncule allongée, bifurquée antérieurement. Para-
podes à 2 rames confondues en crêtes transversales, ne laissant
Fic. 8. — Palmyreuphrosyne paradoxa n. sp. a, Face ventrale X 8. —
b, Coupe schématique. — c, Soie ventrale bifide X 140. — d, Palée
dorsale X 100. — e, Soie capillaire ventrale X 300.
entre eux qu'un étroit sillon longitudinal au milieu du dos.
Branchies pectinées formant sur chaque crête 3 groupes
espacés. Un cirre dorsal et un cirre ventral. Soies dorsales
en forme de palées aplaties, non dentelées, disposées en rangée
us. Be
transversale sur chaque crête et recouvrant tout le corps, sauf
le sillon dorsal. Soies ventrales de deux sortes : 1° grosses soies
bifides, lisses, 2° fines soies capillaires à extrémité bifurquée.
Bouche ventrale, trompe molle, cylindrique. Une Série d’écus-
sons ventraux. Ampoule anale globuleuse, ventrale. Deux
ventouses ventrales, latérales, volumineuses, précédant l’ampoule
anale. Taille 3 mill. sur 2 mill.
Cette espèce, fort intéressante, est intermédiaire entre les
Amphinomiens et les Palmyriens.
Atlantique, Acores.
Famille des CHRYSOPETALIENS, Ehlers
(PatmMyriens, Kinberg, pro parte)
Genre Ghrysopetalum, Eklers
CHRYSOPETALUM DEBILE, Grube
Chrysopetalum fragile, Enrers.
Chrysopetalum caecum, LANGERHANS.
Palmyrides portus-veneris, CLAPAREDE.
Palmyropsis Eveline, CLAPARÈDE.
Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 1463,
Golfe de Gascogne. — Cap d’Ail, 19 juin 1905. — Stn. 0373,
environs de Monaco.
Le genre Palmyra ayant été réuni à la famille des Aphro-
ditiens depuis que Mc’ Intosh a établi la présence d’elytres
chez la P. aurifera on ne peut conserver le nom de Palmyriens
pour désigner cette famille et il y a lieu de lui substituer celui
de Chrysopétaliens déjà employé par Ehlers.
Méditerranée, Atlantique.
Genre Dysponetus, Levinsen
DysponEtus PyGMæus, Levinsen
Station 970, Ile Hope, 48 mètres.
(270)
ae me
Trois petits spécimens de 72 1,5 mil?
Groënland, Spitsberg.
Famille des SPHÆRODORIENS, Malmgren |
Genre Ephesia, Rathke
EPHESIA GRACILIS, Rathke
Spherodorum flavum, ŒRSTED.
Sphoerodorum peripatus, JOHNSTON.
Sphærodorum papillifer, Moore.
Station 2386, Kaestness, 20 mètres. — Stn. 2534, Karlsô.
Cette espèce n’est représentée à chaque station que par un
seul individu.
Ernesıa PERIPATUS, Claparède nec Johnston
1863. Spherodorum peripatus, CLAPAREDE, p. 50, pl. XI, fig. 8-18.
1894. Ephesia peripatus, de Saint-JosEPH, p. 417.
1911. Ephesia peripatus, P. Fauve, p.17, pl: 15 e168 oe
1882. Sphærodorum abyssorum, Hansen, p. 37, pl. VI, Bie
1883. Ephesia abyssorum, LEVINSEN, p. 97. ~
- Cap-d’Ail, 22 Mai 1905. Drague. 17-27 mètres. Un spécimen.
— Cap-d’Ail, 18 Mars 1903. - | |
Stations 068 (1907) et 6373 (1908), environs de Monaco. Un
spécimen. — 7 décembre 1902. M. Marquet. Un spécimen. |
Cette espèce se distingue de l’Fphesia gracilis par ses soies
composées et une forme un peu différente du pied et du cirre
ventral. Celui-ci mest d’ailleurs qu’une papille un peu plus
as be ere us 1 fon À A
développée que les autres.
C'est, je crois, la‘ premiere Mois sque ceire D est ren-
contrée dans la Méditerranée.
Mers arctiques, Manche, Méditerranée.
re Zah NR, tore Me RUE a re aA Nh
ay cot Man al APE aN : be | x :
= 35
Genre Sphærodorum, (Ersted
(sensu Levinsen, char. emend.)
SPHAERODORUM MINUTUM, Webster et Benedict
Ephesia minuta, WEBSTER et BENEDICT.
miation 1012, au N. du Spitsberg, 430 mètres.
FE Dnigue Spécimen correspond bien à la description de
Webster et Benedict. Cette espece rentre dans le genre Spher 0-
dorum, tel que je l’ai de nouveau défini.
Atlantique Nord (East Port, Maine), Spitsberg.
Kamille des SYLLIDIENS, Grube
Genre Syllis, Savigny
SYLLIS (HAPLOSYLLIS) HAMATA, Claparède
Syllis spongicola, Marion et BoBRETZKY, nec Grube.
Station 44, Golfe de Gascogne, 166 métres. — Stn. 53, Golfe
de Gascosne, 135 metres. = Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134
mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn. 1463,
Golfe de Gascogne, 150 mètres. — Stn. 2034, Banc de la Seine,
Hp metres. — Stn. 2731, Banc Gorringe, 64-90 mètres. —
Port de Monaco, 7 décembre 1902, 30 décembre 1907. — Cap
d’Ail, 14 juin 1905. — Pointe de la Vieille, 27 juin 1905. —
Stn. 091-0245-0344-01276, environs de Monaco. |
De Saint-Joseph n’admet pas l'identité de la S. spongicola
Grube et de la S.hamala de Claparede; Mc’[ntosh, au contraire,
Beunmit les deux espèces.
Mer Noire, Méditerranée, Atlantique, Manche, Ceylan,
(Mer Rouge ?)
(270)
RTE EE
SYLLIS (TyrosyLLiıs) Krounu, Ehlers
Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 191,
Horta (Fayal). Mouillage. — Cap-d’Ail, 18 mars 1903. — Stn.
091-0126, environs de Monaco.
Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée,
SYLLIS (TYPOSYLLIS) PROLIFERA, Krohn
Syllis lussinensis, GRUBE.
Syllis armandi, CLAPAREDE.
Syllis fiumensis, EHLERS.
Station 358, Sardaigne. — Stn. 802, Madère. — Stn. 1463,
Golfe de Gascogne, 932 - 150 mètres. — Stn. 1540.
Port de Monaco, 26 décembre 1902, 28 septembre 1905,
30 Janvier 1908, 18 février 1908, 19 Janvier 1909, 14 décembre
1910. — Cap d’Ail, 18 mars 1903, 19 mai 1905, 22 mai 1905,
14 Juin 1905, 20 Juin 1905. — Baie de Canton, 26 mai 1906. —
Stn. 0125-0140-0212-0245-0289-0344-0373. N° 630, environs
de Monaco.
Cette espèce, très commune et très répandue, a été souvent
décrite sous des noms différents et confondue avec d’autres
en raison de sa grande variabilité.
Méditerranée, Manche, Atlantique.
SYLLIS (TYPOSYLLIS) VARIEGATA, Grube
Syllis oblonga, KEFERSTEIN.
Syllis hexagonifera, CLAPAREDE.
Station 53, Golfe de Gascogne, 135 mètres. — Stn. 226,
Açores, 130 mètres. — Stn. 451, Gibraltar, 10 mètres. — Stn.
467, Banc Gorringe, 60 mètres. Stn, 1104, Monaco. — Stn,
30 —
1145, îles du Cap Vert, 16 mètres. — Monaco, 10 Mars 1909 et
stations : 091-0140-01244-01253-0 1200. |
Méditerranée, Manche, Atlantique, Mer Rouge.
Syrrıs (TYPOSYLLIS) ALTERNOSETOSA, Saint-Joseph
Station 218, Flores, 40 mètres. — Stn. 226, Acores, 130
mètres. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne, 932-150 mètres.
Cette espèce ne peut être assimilée, comme le pensait Giard,
à la S. cornuta dont les soies sont tout à fait différentes.
Manche, Atlantique.
SYLLIS (TyYPoSYLLIS) HYALINA, Grube
Syllis borealis, MALMGREN.
Syllis macrocola, MARENZELLER.
Syllis simillima, CLAPAREDE.
Syllis pellucida, EHLERS.
Station 1203, Iles du Cap Vert, gt mètres. — Cap d’Ail,
18 mars 1903, 24 Mal 1905, 5 et 14 juin 1905, 3 juillet 1905.—
Stn. 091-079-0179-0344-0373-01546, environs de Monaco.
Cette espéce est trés voisine de la S. alternosetosa.
Méditerranée, Manche, Atlantique, Détroit de Magellan.
SYLLIS (TYPOSYLLIS) ARMILLARIS, (Ersted
Station 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 2386, Kæstness,
20 mètres. — Stn. 2534, Karlsö.
Il existe une soie simple aux 8-10 derniers sétigères.
Mers arctiques, Manche, Mer du Nord, Mer de Behring.
SYLLIS (TyrosyLLıs) FAsciata, Malmgren
Station 922, Norvège, 343 mètres. — Stn. 970, pres de l'ile
(270)
Hope, 48 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg, 22 mètres — Sin:
2428, Spits Dene.
Un spécimen de la Station 1074 est régénéré.
Mers arctiques.
SYLLIS (TYPOSYLLIS) VITTATA, Grube
© Syllis aurita, CLAPAREDE.
Baie Pım, Praya Graciosa, port de Flores. — Port de
Monaco, 24 janvier 1903, 10 février 1908, 8 mars 1911. —
Pointe de la Vieille, 10 mars 1903. — Toulon, lavage des
huitres. — Stn. 0125-0212-0585. N° 1458, environs de Monaco.
Cette espèce,très répandue dans la Méditerranée, se rapproche
de la Syllis fasciata.
Méditerranée, Atlantique.
SYLLIS (TYPOSYLLIS) BREVIPENNIS, Grube
Station 226, Acôres. 130 metres,
Méditerranée, Atlantique.
SYLLIS (EHLERSIA) CORNUTA, Rathke
Syllis sexoculata, EHLERS.
? Syllis Œrstedi, MALMGREN.
Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Stn. 184,
Atlantique, 1850 metres. — ‘Stn. 238, Acores, 05 metres.
Stn. 244, Acores, 1266 mètres. — Stn. 743, Acores, 1494 mètres.
— Stn. 2214, Açores, 914-650 mètres. — Cap d’Ail, 24 mai
1905, 14 et 20 juin 1905, 3 juillet 1905. — Cap Martin, 19 mars
1903. — Pointe de la Vieille, 13 mars 1903. — Baie de Canton,
26 mai 1906. — Stn. 01267, environs de Monaco.
Les yeux sont ordinairement au nombre de 6, mais cependant
la paire antérieure, très petite, manque parfois,
Mers Arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée, Océan
Indien, Golfe Persique.
SYLLIS GRACILIS, Grube
Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 467, Banc Gorringe,
60 mètres. — Toulon, février 1907. — N° 1059, Environs de
Marseille. — N° 1458. — Stn. 0179, environs de Monaco.
Cette espèce, à soies ypsiloïdes si remarquables, a une aire
de dispersion extrêmement étendue.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Mer Noire, Mer Rouge,
Golfe Persique, Golfe du Bengale, Océan Pacifique.
Genre Pionosyllis, Malmgren
Pıonosyıııs WEISMANNI, Langerhans
Station 226, Acores, 130 metres.
@e petit Syllidien a cirres très courts, à soles spéciales
caractéristiques, a un aspect d’Oligochéte.
Madère, Acores.
Genre Opisthosyllis, Langerhans
OPISTHOSYLLIS BRUNNEA, Langerhans
Station 216, Acores, Marée.
Madere, Acores.
Genre Eusyllis, Malmgren
Eusyitiis Bromstrannı, Malmgren
Station 970, pres de l’île Hope, 48 mètres. — Stn. 1012,
Spitsberg, 430 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres.
(270)
Cette espèce est abondamment représentée dans ces stations.
Mers Arctiques, Manche, Atlantique (Madère), Méditerranée.
EUSYLLIS MONILICORNIS, Malmgren
Eusyllis assimilis, MARENZELLER.
Station 226, Acores, 130 mètres. — Pointe de la Vieille,
13 mars 1903. — N° 1260. — Stn. ogı, environs de Monaco.
Mers arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée.
Genre Odontosyllis, Claparède
ODONTOSYLLIS CTENOSTOMA, Claparède
Odontosyllis virescens, MARENZELLER.
Station 467, Banc Gorringe, 60 metres.
Port de Monaco, 18 février et 19 Ba 1909. — Stn. 074-
091. N° 1458, environs de Monaco.
Méditerranée, Atlantique, Manche.
ODONTOSYLLIS GiBBA, Claparéde
Odontosyllis gibba, CLAPAREDE.
Syllis brevicornis, GRUBE.
Cap d’Ail, 18 Mars 1903.
Cette espèce, trouvée d’abord dans la Manche par Claparède,
a été observée à Marseille par Marion et Bobretzky et à Cannes
par de Saint-Joseph.
Manche, Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée.
Genre Trypanosyllis, Claparède
TRYPANOSYLLIS ZEBRA, Grube
Trypanosyllis Krohnit, CLAPAREDE.
Station 451, Gibraltar, 10 metres. — Stn. 1145, Iles du
Cap Vert, 16 mètres. — Stn. 1152, Atlantique, 52 mètres. —
« Melita » N° 49. — Port de Monaco, 16 décembre 1902, 24
janvier 1903, 30 janvier 1908. — Stn. 01244, environs de Mo-
naco.
Méditerranée, Manche, Atlantique.
TRYPANOSYLLIS CELIACA, Claparede
Station 226, Acores, 130 métres. — Stn. 1463, Golfe de
Gascogne, 932-150 mètres. — Stn. 0344, environs de Monaco.
Méditerranée, Manche, Atlantique.
TRYPANOSYLLIS GIGANTEA, Mc’Intosh
(?) Trypanosyllis Richardi, GRAVIER.
Station 584, Acores (dans des Polypiers), 843 mètres.
Ce géant des Syllidiens est représenté par trois spécimens
de 75 à 80 millimètres sur 5 à 6 millimètres de large, soies non
comprises.
Atlantique Sud, Océan glacial antarctique, Atlantique
(Açores), Mer Rouge, Golfe Persique.
(270)
ln POS Er a EA A AE A Fe BR is la Ny i as ni RE REN N he
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; é REN. j APA nt PAM CE A
RT *
LR
Genre Eurysyllis, Ehlers
EurysyrLıs parapoxA, Claparéde
Polymastus paradoxus, CLAPAREDE.
Eurysyllis paradoxa, LANGERHANS.
Station 0140 (1908), environs de Monaco. — Stn. 0245.
Ce singulier petit Syllidien rappelle les Sphærodorum par
l'aspect tout particulier de ses cirres et tubercules dorsaux en
forme de sphère.
Méditerranée, Manche, Atlantique.
Genre Sphoerosyllis, Claparède
SPHŒROSYLLIS HYSTRIX, Claparède
Spherosyllis hysirix, CLAPAREDE.
Pointe de la Vieille, 10 Mars 1903. — Cap d’Ail, 18 mai
1905. — N°1458, Port de Monaco, 14 décembre 1910.
A la base de chaque parapode on remarque une grosse cap-
sule arrondie, d’aspect souvent tres foncé, bourrée de petits
batonnets.
Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée.
SPHEROSYLLIS PIRIFERA, Claparede
Spherosyllis pirifera, CLAPAREDE.
Station 0212 (1908), environs de Monaco.
Cette espèce est très voisine du Sp. hystrix, elle s’en distin-
.gue principalement par l'absence de capsules à la base des pieds.
NM Na PO fn ca à aati TE
PS OO TT Mey “aus: ;
x %
a
Viguier, Langerhans, de Saint-Joseph, Soulier considèrent les
deux espèces comme distinctes.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
Genre Paedophylax, Claparède
PAEDOPHYLAX VERRUGER, Claparède
Paedophylax verruger, CLAPAREDE.
— — LANGERHANS.
Pointe dela-Vieille, 13 mars 1903.
Ce petit spécimen est tronqué postérieurement. Le prosto-
mium, dépourvu de pigment, porte 4 gros yeux et trois an-
tennes très petites. Ila exactement la forme figurée par Clapa-
rède. Le proventricule, en barillet, a au moins 25 rangées de
points gris. Les soies en alene existent à tous les pieds, les soies
simples, plus grosses en arrière qua la région antérieure, ne
sont pas bidentees. Les autres soies sont intermédiaires entre
celles figurées par Langerhans pour le P. insignis et le P. ver-
ruger. Mais je me demande sile P. verruger de Langerhans est
bien l’espece de Claparède car Langerhans lui attribue des soies
simples bidentées et un prostomium de forme différente. Quant à
son P. insignis s’il a le prostomium de l'espèce de Claparède et les
mêmes soies, il en diffère par la présence de pigment sur le lobe
céphalique et un nombre moins élevé de rangées glandulaires
au barillet. Ces différences ne sont pas bien importantes d’ail-
leurs et peut-être n'y a-t-1l la que deux simples variétés d’une
ineme espece. |
Mediterrande, Atlantique.
Genre Autolytus, Grube
AUTOLYTUS PROLIEER. .O.2 F.. Müller.
S) Asa
Sacconereis helgolandica, M. MÜLLER.
Polybostrichus Mülleri, KEFERSTEIN. |
(270)
Pi
Station 191, Horta (Fayal). Mouillage. — Stn. 014-0372-
01260, environs de Monaco.
Mer du Nord, Atlantique, Manche, Méditerranée.
Autorytus VERRILLI, Marenzeller
Stephanosyllis ornata, VERRILL.
Autolytus Alexandri, MALMGREN.
Station 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres.
Spitsberg, Groënland, Nouvelle Angleterre.
AUTOLYTUS PRISMATICUS, Fabricius
Autolytus incertus, MALMGREN.
Proceraea gracilis, VERRILL.
Station 970, près de l'Ile Hope, 48 mètres.
Mers Arctiques, Atlantique Nord.
? AUTOLYTUS BRACHYCEPHALA, Marenzeller
Station 227, Açores, 1135 mètres.
Un spécimen en mauvais état, douteux.
Atlantique, Méditerranée.
AUTOLYTUS ORNATUS, Marion et Bobretzky
Autolytus (Proceraea) ornatus Marion et BOBRETZKY.
Sylline rubropunctata, GRUBE.
Proceraea rubropunctata, LANGERHANS.
Autolytus ornatus, SAINT-JOSEPH.
Cap d’Ail, 24 Mai 1905.
Un seul petit spécimen ayant perdu une partie de l'extrémité
postérieure.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
Famille des PHYLLODOCIENS, Grube
Genre Phyllodoce, Savigny
PHYLLODOCE GROENLANDICA, (Ersted
Station 939, Norvège, 177 mètres. — Stn. 970, pres de l'Ile
Hope, 48 mètres. — Stn. 976, entre les îles Hope et Edge,
186 mètres. — Stn. 2442, Spitsberg, 20 mètres. — Villers-sur-
Mer (M. Dollfus).
Les spécimens de la Manche ne diffèrent pas de ceux des
mers arctiques.
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique (Canada).
PHYLLODOCE Mucosa, (Ersted
Station 162, Parages de Terre Neuve, 155 mètres.
Cette espèce, qui existe aussi dans la Manche, est nettement
distincte de la précédente.
Atlantique Nord, Manche.
PHYLLODOCE ciTRINA, Malmgren
Station 970, pres de l’ile Hope, 48 mètres.
Cette espèce. voisine de la P. groenlandica, s’en distingue
pece, 8 ; gue,
cependant, par la disposition des papilles de la trompe.
Mers arctiques.
? PHyLLopocr MACULATA, Malmgren
Station 1180, Iles du Cap Vert, 22 mètres.
(270)
40 £
L’unique exemplaire de cette espèce diffère de la P. maculata
de Malmgren par la forme de ses cirres dorsaux plus carrés.
Les différences, cependant, ne me semblent pas suflisantes pour
en faire une espèce nouvelle. Le spécimen étant unique il n'y
a peut-être là qu’une variation individuelle.
? PHYLLODOCE RUBIGINOSA, Saint-Joseph
+
Station 226, Acores, 130 mètres.
Deux petits spécimens en assez mauvais état.
Manche, Acores.
PHYLLODOCE LAMELLIGERA, Johnston
Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres,
Contrairement à l'opinion de Mc’ Intosh je ne pense pas
que cette espèce doive se confondre avec la P. laminosa dont
la trompe est différente.
Manche, Atlantique, Méditerranée, Pacifique (Fischli).
PHyrLovocE Paretri, Milne-Edwards
Phyllodoce Paretti, Aupouin et M. Epwarps.
Phyllodoce Pancerina, CLAPAREDE.
Phyllodoce splendens, SAınT-JOSEPH.
Stations 0140-0373 et 01277, environs de Monaco.
Les spécimens des stations 0140 et 0575 n'ont quete à
15 millimètres, celui de l’autre station est plus grand.
Je partage opinion de Mc’ Inrosu qui réunit à cette espèce
la Ph. Pancerina et la Ph. splendens. Cette dernmiere a, ere
retrouvée à Cannes par de Sainr-JosEpH qui l'avait d’abord
découverte à Dinard.
Méditerranée, Manche.
re bu tn dE eco
PHYLLODOCE MADEIRENSIS, Langerhans
Phyllodoce Sanctæ-Vincentis, Mc’Intosn.
Station 44, Goife de Gascogne, 166 mètres, — Stn. 57,
Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne,
248 metres. — Stn. 254, Acores, 454 mètres, — Stn. 503,
Golfe de Gascogne, 748 mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mè-
tres. — Stn. 594, Açores, 54 mètres. — Stn. 866, Acores, 599
mètres. — Stn. 1152, Iles du Cap Vert, 52 mètres. — Stn. 1203,
Iles du Cap Vert, gı mètres. — Stn. 2214, Acores, 914-650
mètres. — Stn. 2717, Atlantique, 750 metres. — Stn. 2720,
Atlantique, 749-310 mètres. — Stn. 0340 - 0373 - 01276, envi-
rons de Monaco.
Il ne paraît exister aucune différence constante entre la P.
madeirensis et la P. Sanctæ-Vincentis.
Atlantique, Méditerranée, Océan Pacifique.
Genre Eulalia, (Ersted
BULAETA -viRIDIS, Müller
Phyllodoce claviger, Aunouın et Epwarps.
Eulalia virens, EHLERS.
Eulalia guttata, CLAPAREDE.
? Eulalia aurea, GRAVIER.
Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 216,
Acores. — Stn. 513, Acores. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres.
= tn. 1104, Monaco, Littoral. — -Stn. 1152, Iles du Cap
Vert. — Stn. 1203, Iles du Cap Vert, gt mètres. — Stn. 1702,
Acores, Littoral. — Stn. 2034, Banc de la Seine, 20 mètres.—
Stn. 2534, Karlsô. — Stn. 01253 et 01278, environs de Monaco.
Mers du Nord, Atlantique, Manche, Méditerranée.
(270)
— 50 —
EULALIA PUNCTIFERA, Grube
Station 273, pres du Dogger Bank, 70 mètres. — Stn. 0196, ©
environs de Monaco. | |
Méditerranée, Manche, Mer du Nord.
? EULALIA BILINEATA, Johnston
N° 576, Port de Monaco, 19 janvier 1909. — Stn. 0373.
Genre Eumida, Malmgren
EUMIDA SANGUINEA, (Ersted
Eulalia pallida, SAINT-JOSEPH.
? Eumida communis, GRAVIER.
Station 970, pres de l’Ile Hope, 48 mètres. — Stn. 1012,
Spitsberg. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1145,
Iles du Cap Vert, 16 mètres. — Stn. 2386, Kæstness. — Stn.
074 - 0125 -0212- N° 1600, environs de Monaco, Cap d’Ail. -
Mers Arctiques, Atlantique, Manche, Méditerranée, Golfe
Persique, Nouvelle-Zélande.
EuLALIA (PTEROCIRRUS) MACROCEROS, Grube
Eulalia (Pterocirrus) volucris, EHLERS.
Eulalia (Pterocirrus) velifera, CLAPAREDE.
N° 965, Port de Monaco, 22 novembre 1909. — N° 1920,
Coque de l’Eider, 18 décembre 1911. — Stn. 074 - 0179, en-
virons de Monaco.
— Si
Cette espèce de la Méditerranée a été observée aussi dans
la Manche et dans l'Atlantique.
Genre Eteone, Savigny
ETEONE LENTIGERA, Malmgren
Station 1074, Treurenberg, Spitsberg.
Cette espèce est très voisine de l'E. Leuckarti Mgr. et les
deux ne sont peut-être que de simples variétés de l’Efeone
depressa.
Spitsberg.
ETEONE SIPHONODONTA, Delle Chiaje
Eteone siphonodonta, CLAPAREDE.
Mysta siphonodonta, GRAVIER.
Pointe de la Vieille, 8 mai 1906, 52 mètres. Drague.
Cette belle espèce nest représentée que par un exemplaire
de taille assez modeste.
La description de Claparède a été complétée et précisée par
Gravier.
Méditerranée.
Genre Notophyllum, (Ersted
NOTOPHYLLUM FOLIOSUM, Sars
Notophyllum alatum, LANGERHANS.
Trachelophyllum Lutkeni, LEVINSEN.
Eulalia obtecta, ALLEN.
Station 42, Golfe de Gascogne, 136 metres. — Stn. 44, Golfe
de Gascogne, 166 metres. — Stn. 45, Golfe de Gascogne, 160
(270)
PT RAR. FR OM: TOUT Para na a PE f N
RS RSR it ick
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mètres. — Stn. 46, Golfe de Gascogne, 155 mètres. — Stn. 57,
Golfe de Gascogne, 240 metres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne,
134 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn.
1373, Açores, 1685 mètres. — Stn. 1463, Golfe de Gaseosne
952-150 mètres. — « Melita», 1890 au S. W. de Belle-Ile, 160
mètres. — Cap d’Ail, 22 mai et 14 juin 1905. — Stn. og1 -
0289 - 0344-0373 - 01546, environs de Monaco.
Mers septentrionales, Manche, Atlantique, Méditerranée.
NOTOPHYLLUM CŒCUM, n. Sp.
Station 749, Acores. 00 metres:
Diagnose. — Corps massif, assez allongé, brusquement
Fic. 9. — Notophyllum coecum
n.sp. — a, Partie antérieure X 8.
— b, Parapode < 40. — d, Hampe
d’une soie vue de face X 320. —
c, Cirre dorsal d’un parapode anté-
mS ONE > 40%
atténué en avant et en arrière,
a segmentation tres marqude. —
Prostomium globuleux ou élargi
antérieurement, non échancré
postérieurement. — Pas d’yeux.
— 5 antennes; 4 paires de cirres
tentaculaires articulés à la base,
les plus grands atteignant, en
arrière, le 6° sétigère.— Trompe
garnie à la base de fines papilles
coniques, antérieurement 6
bandes longitudinales de larges
papilles aplaties disposées sur
chaque bande en 2 séries alter-
nantes. — Parapodes biramés ;
à la rame dorsale un acicule et
quelques soies simples ; à la
rame ventrale des soies compo-
sées, — Cirres dorsaux foliacés,
les antérieurs ovales, les mé-
dians larges, eordiformessı
couvrant le dos. Cirres ventraux lancéolés, acuminés. — Urites ?.
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a
— Tube muqueux recouvert de fine vase grise. — Taille : 20 à
pel. sur 1,5 à 2 mill.
Deux spécimens.
Cette espèce, recueillie par 5005 mètres est le premier Phyl-
lodocien véritablement abyssal.
Atlantique.
Genre Mystides, Théel
Mystipes ca@ca, Langerhans
1879. Mystides cœca, LANGERHANS, Wurmfauna von Madeira, 2e part.,
; P-73:10, DEN fe. 42.
1882. Mesomystides cœca, CzierNavsky, (fide de SAINT-JosEPH).
Station 0373 (1908), environs de Monaco.
L’unique individu de cette espèce intéressante est entier, il
mesure 5 mill. sur 0,4 mill. de large, pieds compris.
Le prostomium, plus arrondi que ne le figure Langerhans,
ressemble davantage à celui du Mystides borealis de Theel et
porte également 4 antennes filiformes, assez longues, plus
minces que ne les figure Langerhans. Au lieu des deux gros
eux heures par Fhéel, le prostomium ne porte que 5 petits
points noirâtres disposés en ligne transversale irrégulière à sa
base, presque sur le bord du segment buccal. Ces petits points
de pigment semblables à ceux qui sont distribués irrégulièrement
à la face inférieure du lobe céphalique, ne constituent pas des
yeux à proprement parler.
Les cirres tentaculaires, au nombre de 3 paires, sont renflés
en bouteille à leur base, très glandulaires, et étirés à leur extré-
mité. La première paire est portée par le segment buccal, la
deuxième et la troisième par le segment suivant qui est le pre-
mier sétigère. Les soies composées à hampe un peu renflée et
bifide correspondent bien à celles observées par Langerhans. Il
en est de même des cirres dorsaux et ventraux. Le pygidium
(270)
— 54 — ‘
porte encore un grand cirre foliacé, ovale. L’autre est tombé.
En somme, à part l'absence de la paire de gros yeux et une
très légère différence dans la forme des soies, cette espèce res-
semble beaucoup au Mystides borealis dont elle pourrait bien
n'être qu'une variété méridionale.
C'est le second spécimen du genre Mystides rencontré dans
la Méditerranée. le premier est le Mystides bidentata, trouvé à
Saint-Raphaël par de Saint-Joseph.
Atlantique, Méditerranée.
Genre Paralacydonia, n. gen.
Diagnose. — Prostomium à 4 petits appendices antérieurs.—
Anneau buccal achète et sans cirres. — Premier sétigère
uniramé. — Segments suivants bi-ramés, à rames écartées ; un
cirre dorsal et un cirre ventral non foliacés ; soies dorsales
simples, soies ventrales composées. — Trompe inerme.
PARALACYDONIA PARADOXA, N. SP.
Diagnose. — Corps allongé, un peu aplati, de section pres-
que rectangulaire, segments bi-anneles, sauf les premiers. —
Prostomium conique, avec 4 petits appendices anterieurs sub-
égaux, bi-articulés. — Pas d’yeux. — Segment buccal dé-
pourvu de soies et d’appendices, bouche ventrale en entonnoir.
— Premier sétigère uniramé, un seul faisceau de sois um
cirre dorsal et un cirre ventral. — Sétigères suivants bi-ramés,
à rames très écartées, ciliées ; l’inferieure plus longue que la
supérieure. À la rame dorsale : un petit cirre conique, deux
courtes lèvres, un grand mamelon conique et un faisceau de
soies simples ; à la rame ventrale : un grand mamelon trian-
gulaire, deux lèvres courtes, un cirre ventral cylindrique, un
RENTE eee
faisceau de soies composées, hétérogomphes et 1-2 soies simples.
— Trompe inerme, proventricule musculeux, cylindrique,
s'étendant du 5° au 12° sétigère, environ. — Longueur 8 à
20 mill., largeur 0,7 à 1,5 mill. — 3 spécimens.
Fıc. 10. — Paralacydonia paradoxa n. sp. — a, Partie antérieure X 20.
— b, Parapode X 60. — c, Hampe d’une soie composée, vue de face
X 320. — d, Soie composée X 320. — e, Ventrale inférieure X 320. —
f, Soie dorsale X 320.
Station 1262, à un mille au Sud de Monaco, 48 mètres. —
Pointe de la Vieille, 8 mai 1905, 52 mètres.
Cette espèce présente des caractères tout à fait aberrants pour
un Phyllodocien. C’est une forme intermédiaire entre ce groupe
et les Néphthydiens. On ne peut la classer qu’au voisinage de
la Lacydonia miranda qui n’en est peut-être que la forme
jeune (?).
Méditerranée.
(270)
Famille des HÉSIONIENS, Grube
Genre Hesione, Savigny
HESIONE PANTHERINA, Risso
Hesione sicula, DELLE CHIAJE.
Telamone sicula, CLAPAREDE.
Station 1152, Iles du Cap Vert, 52 mètres. — Stn. 1213, Iles
du Cap Vert. — « Melita » N° 49. — Acores (Capt. Chaves).
Stn. 02056-02096, environs de Monaco. |
Atlantique, Méditerranée, mer Rouge, Golfe Persique.
Genre Castalia, Savigny
CASTALIA PUNCTATA, O. F. Müller
Halimeda venusta RATHKE.
Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. — Stn.
184, Atlantique, 1850 mètres. — Stn. 213, Açores, 1384 mètres.
— Stn. 882, Açores, 1230 mètres. — Stn. 1311, Açores, 1187
mètres. — Stn. 2214, Açores, 914 mètres. — Stn. 2534, Karlsö.
— Stn. 2990, Golfe de Gascogne, 2320 mètres.
Mers du Nord, Atlantique.
Genre Leocrates, Kinberg
LEOCRATES ATLANTICUS, Mc’ Intosh
Tyrrhena atlantica, RouLe.
Station 198, Acores, 8oo mètres. — Stn. 578, Acores, 1165
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Sd RN N Mans Er a EN N nak eee WES le ee
oN ERSTE eae ee ya
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mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mètres. — Stn. 587, Acores,
Du micties. == Stn. 507, Acores, 523 mètres. — Stn. 616,
Acores, 1022 mètres. — Stn. 837, Açores, 880 mètres. — Stn.
1116, Maroc, 2165 métres. — Stn. 1203, Iles du Cap Vert,
OI metres. — Stn. 1344, Acores, 1095 métres. — Stn. 2214,
Açores, 914-050 mètres.
Alantique, Méditerranée.
Genre Dalhousiella, Mc’ Intosh
DALHOUSIELLA CARPENTERI, Mc’ Intosh
Station 838, Acores, 880 mètres.
Deux spécimens ramenés dans des éponges siliceuses.
Cette espèce présente des aflinités avec le Leocrales filamen-
tosus Ehlers qui habite également les éponges siliceuses mais
qui est pourvu de mächoires.
Atlantique (Acores et entrée de la Manche).
Genre Kefersteinia, Quatrefages
KEFERSTEINIA CIRRATA, Keferstein
Psamathe cirrata, KEFERSTEIN.
Kefersteinia cirrata, QUATREFAGES.
Castalia fusca, Mc’ Inrosu.
Port de Monaco, 18 février 1908, 1 petit spécimen.
Mc’ Intosh range cette espéce dans le genre Castalia et
Pidentifie à la Psamathe fusca de Johnston.
Vu l'incertitude qui règne au sujet de la Psamathe fusca
de cet auteur, confondue par lui avec la P. punctata, il me
Eeiable plus prudent de s’en: tenir au nom spécifique de
Keferstein correspondant a une bonne description.
Le spécimen de Monaco, comme ceux de Dinard, porte a
(270)
VENEN AO ots OUR SAR PR RE a m. .
Er £ à h x N : { Ne
Ba ee
la rame dosale un acicule et une grosse soie aciculaire décrite
par de SaINT-JosEPH.
Méditerranée, Atlantique, Manche.
Genre Oxydromus, Grube
(Marenzeller, char. emend.)
OxyYDRoMUS PROPINQUUS, Marion et Bobretzky
Gyptis propingua, Marion et BOBRETZKY.
Oxydromus propinquus, SAINT-JOSEPH.
Pointe de la Vieille, 13 Mars 1903.
Un seul spécimen en assez mauvais état.
Méditerranée, Manche.
Genre Podarke, Ehlers
PoparkE AGILIS, Ehlers
Station og1, environs de Monaco.
Un seul spécimen.
Méditerranée.
Famille des EUNICIENS, Grube
LUMBRICONEREIS GRACILIS, Ehlers
Lumbriconereis gracilis, EHLERS.
Pointe de la Vieille, 10 Mars 1903.
Baie de Canton, 26 Mai 1906. — Stn. 01276, Stn. 01546.
Cette petite espèce se rapproche beaucoup de la Lumbri-
Es: eye) se
conereis coccinea, elle s’en distingue par son prostomium qui
est conique et non arrondi et par ses soles articulées à courte
serpe dont la hampe n'est pas aussi renflée.
Méditerranée, Atlantique (Madère), Manche, Mer du Nord.
Genre Nematonereis, Schmarda
NEMATONEREIS UNICORNIS, Grube
Lumbriconereis unicornis, GRUBE.
Nematonereis unicornis, SCHMARDA.
Nematonereis Grubei, QUATREFAGES.
Nematonereis contorta, QUATREFAGES.
Nematonereis oculata, EHLERS.
Cap d’Ail, 18 Mars 1903, 14 Juin 1905. — Stn. 0373, environs
de Monaco. — Pointe de la Vieille, 8 Mai 1905.
(ene les specimens "recueillis sont de petite taille, 15 à
20 millimètres.
Comme l’a fait remarquer de Saint-Joseph il existe une
erande ressemblance entre les jeunes de cette espèce et ceux
de la Lysidice Ninetta quand ils n'ont encore qu'une seule
antenne.
Atlantique, Manche, Méditerranée.
Famille des NEREIDIENS, Quatrefages
Genre Leptonereis, Kinberg
LEPTONEREIS GLAUCA, Claparède
Leptonereis Vaillanti, SAINT-JOSEPH.
? Nereis Loxechini, EHLERS.
Station 503, Golfe de Gascogne, 1232 mètres. — Stn. 0562,
coque de l’ÉIDER, port de Monaco.
_ La comparaison des spécimens de l'Océan et de la Médi-
(270)
yet! dE RP RENTE UN RT Re PR NE es SM Pat ET A Ch A
: HE an NE EEE BERN So
~ . (AR ply Sie DFA 5 peas =
Zz AOC IE
ErO0. <=
terranée conduit à la conviction de l'identité de l'espèce de
Claparède et de celle de de Saint-Joseph.
Méditerranée, Manche, Océan.
Genre Nereis, Cuvier
Sous-genre Neanthes, Kinberg
NEANTHES FUNCHALENSIS, Langerhans
Station 191, Fayal. — Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral.
Atlantique.
NEANTHES CAUDATA, Delle Chiaje
Nereis caudata, DELLE CHIAJE.
Nereis (Nereilepas) caudata, CLAPAREDE.
Nereis acuminata EHLERS.
Station 01278, environs de Monaco.
Fic. 11. — Nereis caudata. — a, Parapode médian X 60. — b, Parapode
anterieur X 60.
Tous les paragnathes sont coniques et tous les groupes sont
réprésentés. Cette espèce rentre done dans le sous ame
a
x
|
3
4
|
5
N NE AT EEE N RN
Me AR RN ENT 5 Ay: ait
; Em na 7 x
BR
Neanthes. Ce qu'il y a de caractéristique c’est que: les groupes
V, VI, Vi et vin forment à la base de la trompe une ceinture
continue de nombreux denticules sub-égaux disposés sur
plusieurs rangs. Les acicules au lieu d’être noirs, comme chez
la plupart des Néréidiens, sont incolores, transparents, disposés
sur plusieurs rangs. Les soies sont ainsi réparties :
Bm GOS A ni. us he is... Arêtes homogomphes
Faisceau supérieur de oo Die
le | Serpes heterogomphes
Faisceau inferieur \ A Kun SE DEN >
( Serpes hétérogomphes
Les serpes ont une lame très allongée, bien figurée par
Ehlers.
Les parapodes ont une forme tout-à-fait caractéristique.
Les mächoires ont la pointe un peu moins recourbee que ne le
figure Ehlers. A part ce léger detail je ne puis trouver aucune
différence notable entre l’espèce d’Ehlers et celle de Delle Chiaje
décrite par Claparède. |
_ Méditerranée.
Sous-Genre Nereis, s. stric., Kinberg
NEREIS KERGUELENSIS, Mc’Intosh
Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 234, Acores, 454
iMetres:,-— oth. 507, Acores, 523 mètres. — Stn. 749, Acores,
5005 mètres. — Stn. 1994, Monaco, 141 mètres. — Stn. 2720,
Açores, 749-310 mètres.
Atlantique, Méditerranée.
NEREIS RAVA, Ehlers
station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 226,
Açores, 130 mètres. — Stn. 234, Acores, 454 mètres. — Stn.
(270)
SONG ut
866, Acores, 599 mètres. — Stn. 1373, Acores, 1685 mètres. —
Stn. 2034, Banc de la Seine, 185 mètres. — Cap d’Ail, 17 mars —
1903, 22 mai, 5 juin, 12 Juin 1905. — Baie de Canton, 26 mai,
12 juin, 22 septembre 1906. — Pointe de la Viele 2 jam
1905. — Roquebrune, 23 mai 1906. — Stn. 091-0196-0212-
0344, environs de Monaco.
Bien que se rapprochant de la forme rubicunda de la Nereis
irrorala cette espèce s’en distingue par plusieurs caractères
des parapodes et des soies.
Atlantique, Méditerranée.
NEREIS IRRORATA, Malmgren
Nereis rubicunda, EHLERS.
Nereis Schmardæi, Mc’ Intosx.
Station: 193, Acores, 20 mètres. — Stil 1121, 9 preaade
Tenerife, 540 mètres. — Baie de Beaulieu, 18 février 1903. —
Cap d’Aıl, 16 décembre 1905. — Stn. 091-0196-0212-01276,
environs de Monaco. |
La Nereis rubicunda n’est qu'une forme méridionale naine
de la N. irrorata du Nord. C'est, tout au plus, une variete
ou une sous-espèce.
Mers arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée.
NEREIS FUCATA, Savigny
Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Sin. 46,
Golfe de Gascogne 155 mètres. — Stn. 57, Golfe de Gascogne,
240 mètres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134 mètres. —
Dans un Bucein, au large de- Dartmouth. Base Ge
Roquebrune, 21 juin 1905. — Stn. 079, environs de Monaco.
— 28 décembre 1902.
Mers du Nord, Manche, Méditerranée.
Fa
? NEREIS LONGISETIS, Mc’ Intosh
Station 683, Acores, 1550 mètres.
Qelques spécimens en mauvais état, douteux.
NEREIS FALSA, Quatrefages
Nereis parallelogramma, CLAPAREDE.
Nereis perivisceralis, CLAPAREDE.
Nereis luctpeta, EHLERS.
Port de Monaco, 24 janvier 1903, 13 septembre 1905. —
N° 531, sur les chaînes de « I’ Eider ». — Stn. 0125-0585-
0588, environs de Monaco.
La Nereis lucipeta d’Ehlers n’est que la forme Fleteronereis
de la Nereis falsa, ainsi que j'ai pu m’en assurer.
Méditerranée, Atlantique.
NEREIS PELAGICA, L.
Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. — Stn.
226, Açores, 130 mètres. — Stn. 933, Mouillage de Selsövik,
24 metres. — Stn. 900, entre la Norvège et l'île aux Ours,
394 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1052,
Norvège, 440 mètres. — Stn. 2386, Koestness. — Stn. 2428,
Spitsberg. — Stn. 2455, Spitsberg. — Stn. 2534, Karlsô.
Dans le Mémoire in-exienso je donnerai une étude détaillée
de cette espèce et de la suivante.
Mers arctiques, Atlantique Nord et Sud, Pacifique, Japon.
NEREIS ZONATA, Malmgren
Nereis arctica, MICHAELSEN.
Nereis procera, EHLERS.
Nereis cylindrata, EHLERS
(270)
Station 272, Dogger. Bank, 52 mètres sn ae:
Sardaigne, Littoral. — Stn. 960, entre la Norvège et l’île aux
Ours, 394 mètres. — Stn. 1060, Spitsberg, 9-12 mètres. — Stn.
1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn. 1150, Iles du Cap Vert, 3890
mètres, dans un bois perforé. — Stn. 1535, Golfe de Gascogne,
132 mètres. — Stn: 2386, Kosstness, 20 metres. — Sem, 24%,
Spitsberg. — Stn. 2518, Spitsberg, 10-23 metres. — Stn. 2534,
Karlsö. — Stn. 2634, Spitsberg, 10-15 mètres. — Madère,
Mai ı889 sur les Spondyles. — Villers-sur-Mer (Calvados). —
Coffre du port de Monaco, 24 janvier 1901. — Bouée du port
de Monaco, 24 janvier 1903. — Port de Monaco, 7 juin 1905. —
Coque de l’Eider, 18 décembre 1912. — Stn. 074, Monaco.
La Nereis procera n'est que la forme méridionale, non
zonée, de Vespece arctique.
L’aire de dispersion est considérable elle s’etend à tout
l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique, le Golfe Persique.
Sous-Genre Ceratonereis, Kinberg
CERATONEREIS COSTAE, Grube
Ceratonereis guttata, CLAPAREDE.
Ceratonereis punctata, SAINT-JOSEPH.
Ceratonereis brunnea, L.ANGERHANS.
Station 801, Madère, 100 mètres. — Madère, mai 1880, sur
les Spondyles. — Port de Monaco, 31 janvier, 18 et 30 février,
5 mars 1908, 8 janvier 1909. — N° 531, Chaines de Eider. —
Coque de l’Eider, 13 septembre 1905. — Coque de la Physalie.
— Pointe de la Vieille, 8 mai 1908. — N° 1059, Environs de
Marseille. — N° 1458-1609. — Stations : 0125-0585-01358,
environs de Monaco. |
Les spécimens de Monaco correspondent exactement à la
Ceratonereis punctata, trouvée par de Saint-Joseph à Saint-
Raphaël, mais celle-ci n'est pas distincte de la Ceralonereis
Costae de Grube.
Méditerranée, Atlantique (Madère).
NET
BGs a
CERATONEREIS EHLERSIANA, Claparede
Nereis (Ceratonereis) Ehlersiana, CLAPAREDE.
Nereis Ehlersiana, Marion et BOBRETZKY.
Nereis (Ceratonereis) Kinbergiana, CLAPAREDE.
Station 0289, environs de Monaco, 1908. — N° 1458, 14
décembre 1910. |
Les deux spécimens, dont le plus grand, tronqué, mesure
22 millimètres sur 3 millimètres, sont complètement décolorés.
Le corps est plutôt aplati. |
Les antennes sont plus longues que les palpes. Les cirres
tentaculaires sont assez courts, les plus longs atteignant à peine
le 2° sétigère, mais Je ne pourrais garantir leur intégrité. Le
segment achète est notablement plus long que le suivant Les
paragnathes, assez petits, sont disposés en amas aux groupes,
II, III et IV, ils manquent au groupe I.
Les deux languettes de la rame dorsale sont coniques,
plus pointues et plus écartées que chez la Ceralonerers Costae.
Dans les segments antérieurs et moyens elles sont subégales,
la supérieure étant d’un segment à l’autre tantôt plus longue,
tantôt plus courte, que l’inférieure; dans la région postérieure,
cependant, la languette supérieure est, d’une façon constante,
notablement plus courte que l’autre.
Même aux 15 premiers seligeres il n'existe pas de grande
lèvre conique entre les deux languettes dorsales, c'est à peine
Si lon y voit un petit mamelon conique: Le cirre dorsal, de
longueur variable, dépasse toujours la languette supérieure ;
dans la région postérieure 1l est au moins deux fois plus long
que celle-ci. La rame ventrale comprend un mamelon sétigère
à 2 lèvres, une languette ventrale et un cirre ventral plus court
que la languette. Dans le tiers postérieur du corps le cirre
devient peu à peu de même longueur, puis plus long que la
languette ventrale. La rame dorsale dépasse alors notablement
la rame ventrale.
(270)
ae Le ee 14 AE 2: Ne 0 a RS RER SE RS a a Ph EL ASS 4 À à PR
D RE ES dt TR Dee ee a
2 x RER ”
me
EGG Me
A la base du cirre dorsal un renflement en épaulement
renferme deux grosses glandes pédieuses Opaques comme chez.
le Ceratonereis Coste.
Les soies sont distribuées comme l’indique CLAPARÈDE :
Rame dorsale, u. Yen - Arêtes homogomphes
Arétes homogomphes |
=, Le \
| aisceau supérieur ( Serpes heterogomphes
\
(
Rame ventrale à
Arêtes homogomphes
Faisceau inférieur ae
Serpes héterogomphes .
L’absence de lèvre développée entre les deux languettes de
la rame dorsale, même dans les premiers sétigères, ne permet
pas d'identifier cette espece a la: Geraionereis Cosiz cher
laquelle je l’ai toujours rencontrée jusqu'au 18° sétigère, même
sur les plus petits spécimens, de taille bien inférieure à ceux-ci.
Les languettes des parapodes sont aussi bien plus écartées et
plus pointues que chez la Ceratonereis Costæ.
Marion et Bobretzky qui ont rencontré cette espèce aux
environs de Marseille ne la croient cependant pas différente de
la Nereis Cost® mais la brièveté de leur description ne permet
pas de savoir exactement laquelle ils ont eue entre les mains,
les deux éspèces existant dans la région.
Quant à la Ceralonereis Kinbergiana de Claparède elle ne
me paraît différer de la C. Fhlersiana que par des caractères
peu importants en rapport plutôt avec l’âge et la taille. La
coloration, rosée chez la premiere, d'un vert jaunätre chez
la seconde, ne signifie pas grand chose. D’après la diagnose
de Claparède il y aurait une difference dans la forme du lobe
céphalique la longueur des cirres et la taille du segment achète
mais d’après ses figures de la planche 8 ces différences seraient
bien faibles. La différence de grosseur des paragnathes est
toute relative et tient surtout à l’échelle des figures. Claparède
reconnaît, d’ailleurs, que les deux espèces sont fort voisines.
Toutes les deux sont dépourvues de lèvre médiane allongée
entre les deux languettes de la rame dorsale.
Le pied de C. Ehlersiana figuré par Claparède (planche VIII
Bu
AR ET RER ER IE ES ee NE a PR Een N APS
Non: Keer gt vs Pe CEE te EL OR ‘ - %
| zo
fig. 2 C) est tout à fait semblable aux pieds antérieurs d’un
des spécimens de Monaco tandis que celui de C. Kinbergiana
(pl. VIII, fig. 3 B) rappelle assez exactement ses parapodes
postérieurs, sauf en ce qui concerne le mamelon sétigère
inférieur certainement mal représenté sur la figure de Claparède
où il semble coupé transversalement. Dans la fig. 2 D le cirre
ventral du premier sétigère n’est pas représenté; pour le reste,
ce parapode correspond bien à celui d’un spécimen de Monaco.
Jusqu'à preuve du contraire je pense donc qu'il y a lieu
de réunir les deux espèces et de conserver le nom de Ceratonereis
Ehlersiana qui a la priorité linéaire et qui correspond à la
meilleure description d’un individu tout à fait adulte.
Méditerranée (Naples, Marseille, Monaco).
PERINEREIS MACROPUS, Claparède
1870. Nereis (Lipephile) macropus, CLAPAREDE, p. 80, pl. VIII, fig. 1.
1889. Nereis (Perinereis) macropus, Horst, p. 163, pl. VII, fig. 12.
N° 73, Port de Monaco sur des Lithophyllum tortuosum,
6 Novembre 1907. — N° 563, Port de Monaco, 8 janvier 1909.
La Perinereis macropus de la Méditerranée présente, ainsi
que l’avait déjà remarqué de Saint-Joseph, une très grande
ressemblance avec la Perinereis Marionit (P. longipes St-Jos.)
et Mc’Intosh n'hésite pas à réunir ces deux espèces, opinion que
je ne puis partager.
La différence de taille est, il est vrai, sans importance, la
coloration, le port, la forme de la tête, sont bien semblables et
les pieds ont bien le même aspect. C’est à peine si les rames
dorsales de la P. macropus sont encore plus longues et plus
grêles dans la région postérieure et ce détail est d’ailleurs de
mince importance vu les variations que présente à cet égard la
P. Marion.
Chez les deux espèces on constate la même absence de
serpes homogomphes dorsales aux pieds postérieurs et le
défaut de soies en arête au faisceau inférieur ventral (1).
(1) Cependant j'ai parfois observé exceptionnellement à quelques para-
podes une seule soie en arête hétérogomphe au faisceau inférieur chez la
P. Marionu.
(270)
“pe Th
Les autres soies sont semblables chez les deux formes.
D'après Horst (1889) p. 182 la Perinereis Marionii porte
aux groupes VI de la trompe à la fois des paragnathes trans-
versaux et coniques tandis que la P. macropus n’a qu’un seul
paragnathe transversal de chaque côté et pas de paragnathes
coniques. 4
L’armature de la trompe présente, en effet, chez ‘ces
deux espèces, des différences notables qui me paraissent très
constantes et sans formes de transition, autant que j'ai pu
m'en assurer en comparant les spécimens du Port de Monaco
\dDa/0ÿ
Fic. 12. — Perinereis macropus Clap. — a, Tête et trompe >< 8. —
b, Parapode postérieur X 40.
à de très nombreux individus des environs de Cherbourg, du
Croisic et de Noirmoutier.
Chez la Perinereis macropus les paragnathes du groupe I
sont plus nombreux (3 à 7) ainsi que ceux qui flanquent à droite
et à gauche le groupe III.
Le groupe V est formé d’un gros paragnathe conique et
d’une dizaine d’un peu plus plus petits, en ligne transversale
irrégulière. Les groupes VI portent chacun un grand paragnathe
coupant isolé sur un mamelon saillant. Une fois, cependant,
j'en observe 2 à gauche et 1 à droite, une autre fois 1 à gauche
et 2 à droite. Ce sont là des aberrations comme on en rencontre
souvent chez la P. cultrifera. Aux groupes VII-VIII ily a
une bande formée de 4-5 rangs irréguliers de gros paragnathes
se réduisant sur les côtés à 1 seul rang dans le prolongement
des denticules coupants mais sans jamais empiéter sur les
groupes VI. Jamais je n'ai rencontré le semis de paragnathes
très fins et très nombreux qui existent toujours chez la P. Marionii
et qui empiètent sur les groupes VI et V formant ainsi une
ceinture continue à l'anneau oral.
En somme les descriptions de Claparède et de Horst sont
exactes et il y a entre la trompe des deux espèces des différences
assez notables et constantes pour les séparer, aussi longtemps
du moins qu’on n’aura pas trouvé de formes de passage
permettant de considérer la P. macropus comme une variété
méditerranéenne de la P. Marion.
Les différences dans la répartition des paragnathes de la
trompe peuvent se résumer de la façon suivante :
PERINEREIS . MARIONI PERINEREIS MACROPUS
Groupe | = 2 rarement 3. Groupe l==3.a7,rarement 2.
— II — amas. — II — amas.
=. Mamas 2 27 2 — N ee RE,
(rarement 1 ou 3). (rarement 2).
— IV = amas. — [IV — amas.
eV == 1 gros et une ligne ua = Tueroscet, ) ayia, le
sinueuse de gros et de plus souvent 10, sub-
moyens tres variables, égaux, en ligne irre-
plus un semis de nom- gulière ou en groupe —
breux tres fins. pas de semis.
— VI= ı grand transversal — VIz=ı grand transversal.
et quelques coniques
très fins.
artnet. VII = une ligne eevee bbl = une bande
sinueuse de moyens et à 4 ou 5 rangs de para-
de petits précédant une gnathes gros, coniques,
large bande formée d’un sub-égaux. — pas de
semis de très fins; tres semis de fins.
nombreux,faisant le tour
de l’anneau oral.
(270)
PET RE
er UNE
we 70. FRS | Ba
Les soies sont ainsi distribuées : ’
Rame dorsale
Oe) -6, fe: eh 0) es pie relier ©
Arétes homogomphes
( Faisceau supérieur ee em,
( Serpes hétérogomphes
Rame ventrale
Faisceau inférieur Serpes hétérogomphes
Ces deux sortes de soies ont été exactement représentées
par Claparède.
Horst a décrit la forme épitoke, que Je n’aı pas eu entre
les mains, et qui ressemble beaucoup à celle de P. Marionii
que J'ai décrite et figurée (1911).
Méditerranée.
Sous-genre Hunereis, Malmgren
EUNEREIS LONGISSIMA, Johnston
Nereis regia, QUATREFAGES.
Nereis edenticulata, QUATREFAGES.
Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Villers-sur-
Mer, Calvados (M. Dollfus).
Mer du Nord, Pas de Calais, Manche, Atlantique. =~
Genre Perinereis, Kinberg
PERINEREIS OLIVEIRE, Horst.
Station 642 entre Melilla et l'Espagne, Mouillage d’Alboran,
Littoral.
Attantique, Méditerranée. 4
PERINEREIS CULTIFERA, Grube
Perinereis floridana, EHLERS.
— 71 —
Station 216, Acores, Marée. — Stn. 218, Acores, 40 mètres.
— Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral. — Baie Pim, Fayal,
13 août 1888. — Port de Monaco, 10 avril 1911 -24 janvier 1903
- 13 septembre 1905 - 6 novembre 1907 - 30 janvier 1908 -
5 mars, 18 février, 9 décembre 1908-8 mars 1911.— Stn. 0125-
0585. N° 576, 925, 1458, environs de Monaco. — Luc-sur-Mer
(Calvados). |
Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge, Golfe Persique,
Philippines.
Genre Platynereis, Kinberg
Pratynerers Dumzrırı, Audouin et Edwards
Nereis peritonealis, CLAPAREDE.
Platynereis insolita, GRAVIER.
Stn. 226, Açores, 130 mètres. — Stn. 344, Sicile, 224 mètres.
Stn. 451, Gibraltar, 10 mètres. — Stn. 467, Banc Goringe,
60 mètres. — Stn. 550, Les Formigas, Marée. — Stn. 1121,
Ténérife, 540 mètres. — Stn. 1145, Acores, 16 mètres. — Stn.
1203, Iles du Cap Vert, gı mètres. — Stn. 1276, Banc Gorringe,
122 mètres. — Stn. 1311, Acores, 1187 mètres. — Stn. 1373,
Acores, 1685 métres. — Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral.
— Port de Monaco, M. Bedot, 1902. — 24 janvier 1903. —
avril 1904. — 7 juin 1905. — 13 septembre 1905, coque de
la Physalie. -— 18 février 1908. — 18 juin 1908. — N° 576. —
N° 630, 1° Mars 1909. — 8 Mars 1911, sur les radeaux. —
N° 1496. — Cap d’Ail, 5 juin 1905 et 18 mars 1903. —
16 décembre 1906. — Baie Beaulieu, 18 février 1903. — Toulon,
nettoyage des huitres, février 1907. — Stn. 074-0125-01276-
01278-01999, environs de Monaco.
Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge, Golfe Persique.
PLATYNEREIS COCCINEA, Delle Chiaje
Station 216, Acores, Marée. — Stn. 218, Acores, 40 mètres.
(270)
——
— Stn. 2098, Atlantique, Dans les Sargasses. — Stn. 2130, .
Acores, dans les Sargasses.
Les spécimens épitokes provenant des Sargasses étaient
encore renfermés dans des tubes muqueux collés à l’algue. Ils
ne peuvent donc étre considérés comme pélagiques.
Méditerranée, Atlantique.
Famille des NEPHTHYDIENS, Grube
Genre Nephthys, Cuvier
Neputuys MALMGRENI, Théel
Nephthys longisetosa, MALMGREN, nec (ERSTED.
Station 960, entre la Norvège et l’Ile aux. Ours, 394 mètres.
— Stn. 1020, à l’entrée de l’Isfjord, 393 mètres. ‘
Mer de Kara, Spitsberg, côtes de Norvège, Shetlands,
Méditerranée, Détroit de Magellan, Anticosti.
NEPHTHYS RUBELLA, Michaelsen
Station 4o, Golfe de Gascogne, 63 métres. — Stn. 66, Golfe
de Gascogne, 363 mètres. — Stn. 316, Detroit de Messine,
1103 mètres.
Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée.
NEPHTHYS CILIATA, Müller
Nephthys borealis, (ERSTED.
Station 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres. — Stn. 1020,
Isfjord, 393 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn.
2442, Spitsberg, 20 mètres. — Stn. 2619, Spitsberg, 10 mètres.
— Stn. 2630, Spitsberg, ro mètres.
re
Atlantique, Mers Arctiques, Mer du Nord, Pas de Calais.
1 NEPHTHYS INCISA, Malmgren
? Nephthys ingens, VERRILL.
Station 65, Golfe de Gascogne, 165 mètres. — Stn. 66,
Golfe de Gascogne, 510 mètres. — Stn. 292, Corse, 1200 mètres.
es 411, Sielle, .224 metres. — Stn. 2720, Atlantique,
749 mietres.
La N. incisa, forme septentrionale, avait déjà été recueillie
au Cap Finistère, mais, à ma connaissance, elle n’avait pas
encore été signalée dans la Méditerranée.
NEPHTHYS PARADOXA, Malm
Nephthys pansa, EHLERS.
Station 939, Norvège, 177 mètres. — Stn. 960, entre la
Norvège er 1 Tle des Ours, 394 mètres. — Stn. 976, entre les
Iles Hope et Edge, 186 mètres. — Stn. 1012, Spitsberg, 430
mètres. — Stn. 1020, Isfjord, 393 mètres.
Mers Arctiques, Norvège, Mer du Nord, Grande Bretagne,
Amérique du Nord (?).
NEPHTHYS Hystricis, Mc’ Intosh
Station 673, Acores, 2252 mètres. — «Melita», Golfe de Bone,
vase molle, 22 mètres.
Méditerranée, Atlantique, Baie de Dublin, Norvège.
NEPHTHys HomBErGu, Audouin et Edwards
Nephthys scolopendroides, DELLE CHIAJE.
Nephthys assimilis, CERSTED.
(270)
oR, TEEN et D MTS A Oe ee ee CE
> ss cae: Se CE NA eee
i sie ay mane al
Station 62, Baie du Ferrol, 5 mètres.
Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
NEPHTHYS LONGOSETOSA, (Ersted (nec Malmgren)
“3
Nephthys emarginata, Mar.
? Nephthys Johnstoni, EnLers.
Station 1043, Orcades, 88 mètres.
Groënland, Mer du Nord, Orcades, Belfast, Detroit de
Magellan.
- NEPHTHYS crrrosa, Ehlers
Nephthys cirrosa, SAINT-JOSEPH.
a — Mc’ InTosu.
Portelia rosea, QUATREFAGES.
Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus.
- Ces spécimens ne different en rien de ceux deeue 97
de Saint-Joseph et de ceux que j'ai fréquemment recueillis a
S' Vaast-la-Hougue, aux environs de Cherbourg et du Croisic.
Manche, Atlantique, Norvège, Détroit de Magellan, côte Est
d’Amérique Nord.
NEPHTHYs cœcA, Fabricius
Nereis ceca, FABRICIUS.
Nephthys coeca, MALMGREN.
— — SAINT-JOSEPH.
Nephthys margaritacea QUATREFAGES.
Nephthys bononensis, QUATREFAGES.
Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus.
Cette espèce, si commune sur toutes les plages sableuses
de la Manche, est représentée par deux spécimens, un gros
à trompe dévaginée et un petit.
Océan glacial arctique, Mers du Nord, Manche, Atlantique.
395
Famille des GLYCERIENS, Grube
Genre Glycera, Savigny
Giycera Roux, Audouin et Edwards
Glycera Goesi, MALMGREN.
Glycera Mesnili, SAINT-JosEPH.
Station 1116, devant Cannes, 712 mètres. — Stn. 2964,
Golfe de Gascogne, 4380 mètres. — « Melita » Golfe de Bône,
22 metres. — Stn. 0357, environs de Monaco.
Méditerranée, Atlantique, Mers arctiques, Japon.
GLYCERA GIGANTEA, Quatrefages
Glycera fallax, QUATREFAGES.
Rhynchobolus siphonostoma, CLAPAREDE.
Glycera folliculosa, EnLers.
Station 40, Golfe de Gascogne, 63 metres.
Manche, Atlantique, Méditerranée.
GLYCERA CAPITATA, (Ersted, nec Keferstein
Station 1070, Spitsberg, 175 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg.
— Stn. 2386, Koestness, 20 mètres. — Stn. 2442, Spitsberg,
20 mètres. — Stn. 2534, Karlsô.
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique. Ker-
guelen, Detroit de Magellan, Pacifique (?).
GLYCERA LAPIDUM, Quatrefages, nec Ehlers
Glycera alba, JoHNSTON nec RATHKE.
Glycera capitata, KEFERSTEIN nec (ERSTED.
(270)
TRES FN Ent) à LR ME DR PET LE AO A EN AN OST CE PTE Ce PURE Ch ope te ha ciel. eee en
2 y rt EVE ZY, A: Ree fab tr Re ed
a ; a è À roy ‘ es FINE à # ER. ENT as
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— 0 =
Station 40, Atlantique, 63 mètres. — Stn. 112, Acores, 1287
mètres. — Stn 832, Açores, 1230 mètres. — Stn. 874, Acores,
1260 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres.
Atlantique Nord, Açores, Manche, Mer du Nord.
GLYCERA CONVOLUTA, Keferstein
Glycera convoluta, KEFERSTEIN.
? Glycera alba, RATHkE.
Glycera africana Arwınsson.
Glycera tridactyla SCHMARDA.
Villers-sur-Mer (Calvados), don de M. Dollfus. — Station
0373, environs de Monaco, 20 - 35 metres. Chalut.
D'après Marenzeller la Glycera tridactyla de Schmarda est
la même espèce et ce nom ayant la priorité devrait supplanter
celui de Keferstein plus récent.
Je ne partage pas entièrement cet avis. Keferstein, Ehlers,
de Saint-Joseph sont tous d'accord pour figurer les pieds de la
Glycera convoluta avec deux lèvres postérieures dont la
supérieure est pointue tandis que l’inférieure est beaucoup plus
courte et arrondie ; Schmarda figure un pied avec 2 lèvres
postérieures pointues, sub-égales. La mâchoire qu’il représente
ne rappelle que bien vaguement celles de la Glycera convoluta.
En tout cas l'assimilation me paraît tellement douteuse qu’il me
semble inutile de changer un nom accepté depuis longtemps et
correspondant à de bonnes descriptions détaillées pour le rem-
placer par celui d’une espèce très incomplètement décrite et
difficilement vérifiable.
Les Glycera alba Rathke et G. africana Arwidsson sont
tellement voisines de la G. convoluta qu’elle n’en sont peut-être
que de simples variétés.
Manche, Océan Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge ?
GLYCERA TESSELATA, Grube
? Glycera decorata, QUATREFAGES. 4
Station 220, ACores, 130 mètres. — Stn. 254, Açores, 454
mètres. — Stn. 602, Acores, 1230 mètres. — Stn. 616, Acores,
| 1022 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. — Stn. 866,
Acores, 599 mètres. — Stn. 1118, Canaries, 1098 mètres. —
Stn. 1203, Iles du Cap Vert, gr mètres. — Stn. 1344, Acores,
1095 metres. — Stn. 1349, Acores, 1250 mètres. — Stn. 1373,
Acores, 1685: mètres. — Stn. 2210, Açores, 1229 mètres. —
Sen. 2214, 914 metres.— Cap d’Ail, 22 mai, 27- mai, 5 juin,
3 juillet 1905. — Pointe de la Vieille, 10 mars 1903. — Baie de
Canton, 26 mai 1906. — Stn. 091-0196-0289-0344-0373-01260-
01412-01546, environs de Monaco.
Mc’Intosh considère la G. fesselata comme synonyme de la
©. sphonostoma et de la G. gigantea. Cette dernière est
cependant une forme complètement différente.
Méditerranée, Atlantique, Pacifique (Japon).
Genre Glycerella, Arwidsson
GLYCERELLA MAGELLANICA, Mc’ Intosh
Seııon 224, Acores, 736 metres. — Stn. 234, Acores, 454
Mewes. —- Stn, 584, Acores, 843 mètres. — Stn: 2211,
meOres, 1229 metres.
D'après Arwidsson, l’anatomie interne est différente de
celle des Glyceres et cette espèce: forme la transition entre les
Glycera et les Hemipodus et se rapproche des Goniades.
Détroit de Magellan, Acores.
Genre Goniada, Audouin et Edwards
GONIADA NORVEGICA, (Ersted
Station 344, Sicile, 224 mètres. — Stn. 1052, côtes de
Norvège, 440 mètres. — Stn. 2974, Parages de Belle-Ile,
So metres.
Côtes de Norvège, Skagerrack, Belle-Ile, Méditerranée (Sicile).
(270)
Asis rare pts em a RI ti
x r Ree, EN
GONIADA EMERITA, Audouin et Edwards
Goniada eremita, EHLERS.
Station 2720, Atlantique, 749-310 mètres. — Cap d’Ail,
5 et 19 Juin 1905. — Stn. 01253, environs de Monaco.
Méditerranée, Atlantique (St Jean-de-Luz), Floride, Manche.
Famille des ARICIENS
Genre Aricia, Savigny
Arıcıa GRUBEI, Mc’ Intosh
Station 1190, Iles du Cap Vert. |
Un spécimen réduit à 2 fragments antérieurs et tout à fait
conforme à la description de Mc’ Intosh.
Atlantique, Cap Vert.
ARICIA NORVEGICA, Sars
Aricia groenlandica, Mc’ Intos#.
Station 1052, Côte de Norvège, 440 mètres.
Un seul fragment antérieur. Cette espèce est dépourvue
de franges ventrales ce qui la différencie immédiatement de la |
précédente. 3 :
Mers arctiques, Mer du Nord. |
Famille des CAPITELLIENS, Grube
Genre Pseudocapitella, n. gen.
Diagnose. — Région thoracique à 17 sétigères dont les à
premiers n’ont que des soies capillaires dorsales et ventrales,
les derniers, des soies capillaires dorsales et des uncini ventraux.
cn à à
RO OR PT Te PT NU AS De Li a à
FANS EE | NP £ *
à À € LE -
— 79 ie
— Abdomen à tores uncinigères dorsaux et ventraux, les deux
dorsaux assez rapprochés, plus
eeutts que les ventraux et
peu saillants. — Prostomium
conique.
PSEUDOCAPITELLA
INCERTA, N. Spec.
Diagnose. — Prostomium
conique, arrondi. — Trompe
globuleuse, papilleuse. — Te-
gument non divisé en champs
polygonaux distincts. — Buccal
et segment suivant achètes. —
17 sétigères thoraciques, dont
les 14 premiers à soies capil-
laires aux deux rames, les 3
suivants avec soies capillaires
dorsales etdes crochets ventraux.
— Abdomen à tores dorsaux peu.
saillants, courts, assez rap-
prochés ; tores ventraux allongés.
Station 1106, à environ 5
miles “devant Cannes, 712
mètres. Vase grise compacte.
En seul specimen, tronque
Fıc. 13. — Pseudocapitella incerta,
n. spec. — a, Région antérieure
x 6. — b, c, Crochets de face et
deproil<@320:
postérieurement, mesurant
19 millimètres de longueur sur 2 millimètres de large.
Famille des TÉRÉBELLIENS
Genre Amphitrite, Malmgren
AMPHITRITE VARIABILIS, Risso
Terebella viminalis, GRUBE.
Amphitrite viminalis, MALMGREN.
(270)
— SO
Environs de Monaco, 1901.
L’animal était encore renfermé dans un tube kinder
grisätre, recouvert d’une fine couche vaseuse adherente, et
collé sur Acanella furcala. |
Méditerranée.
CAMPAGNES DE L'HTRONDEEPE 71
(1911-1912).
Aphrodite aculeala L., Station 3150, Acores, 1740 mètres.
Lagisca Hubrechti Mc’ Intosn, Station 3150, Acores, 1740
mètres.
Hermodice carunculata ParLas, Station 3121, Funchal.
Nereis rava EHLERS, Station 3293, Açores, 1331 mètres.
Nereis spec. Station 3150, Acores, 1740 mètres.
Eunice pennata O. F. Mutter, Station 3293, Acores, 1331 mètres.
Pecilochelus serpens ALLEN, Station 3118, Madère, 0-2380
metres.
Phalacrostemma cidariophilum 3 MARENZELLER, Station 3114,
Madère, 2139 mètres.
Eupista Dee Fauvez, Station 3113, Madère, 1700
mètres.
Potamis spalhiferus Eurers, Station 3113, Madère, 1700 mètres.
Hyalopomatopsis Marenzelleri LANGERHANS, Station 113,Madère,
1700 mètres. — Station 3144, Acores, 919 mètres.
Le Bulletin est ‘en dépot eher Frisflindse, gy Carlstrasse Se
Berlin et chez M. Le Soudier, #74: 176, ‚boulevard in: fmain
a Paris. Se
Les numéros du Bulletin. se vendent. séparément aux.
suivants et franco M es 3
Nos
239, Emploi de l’électro-aimant dans. Tanalyse Fine ER
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge: - =
de cours de physique industrielle à la Paculté des ~
Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé dés.- travaux 228:
pao de minéralogie a la Faculte des Sciences. de RE
ancy sons esse ere ner rene rear nenne
— L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de!’ Institut, Pro- =
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte geologique de la Frances nn rare
Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfedu ~~
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ =
. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins: - ve
= (Premiere note préliminair e) par Henri MarceLEre u. = he
Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-.
naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. BriaNw......
Les Bromures des Eaux marines, par M. le. Dr Louis
Chefin A Dean ele
Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus. nov. .
_ gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres :
de profondeur dans l'Océan Atlantique par Ss. A. = le
Prince de Monaco; par Lowis-Rovie....-..0.0 000
a — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant
des parages de Monaco et des pêches pélagiques ae Res
_ Princesse-Alice et de l’HirondelleJI en Méditerranée, par
Ed CHEVREUN ne een ver et ea
— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- =
‚color. Mit 4 Textfigur en. (Vorläufige. Mittheilung), von
2x „Blörence PEEBLES, PIE Den. un ee, Ge ee ee
. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cones
par le D° Jules GUIART nu ac nennen nen pe pri) La
— L'arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. “LA
{Deuxième note préliminaire) par Henri MARCEEPTE D mes
— Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN.. re a ee
— La question du Goémon de fond, par Yves. Deiime, es
Directeur de la Station Biologique. de Roscoff.. i ae kale
268. — Vingt- cinquième campagne. scientifique ( Hirondelle II),
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO...
269. — Surla présence, en Méditerranée, d’ ‘une variété de l’Aplidium _
lacteum Huitf., nos ae et Rue que vee
Ernest RRÉMENT is ner
270. — Quatrieme note preliminaire sur es provenant
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice,
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco,
par Pierre FAUVELe.eurssereesnsrseerenensiereneees ee:
+ FA
ITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT Ier, PRINCE DE Monaco)
\
Analyses des. huiles préparées à bord
de: yachts de Ss. A. Ss. le Prince de Monaco
lors de ses croisières scientifiques.
_ (Première note préliminaire).
LS
Par Henri MARCELET. =
Docteur de T'Université de Montpellier.
OOOO
00000
Sun
(0
etes
internationaux. — \ I, =
72 En m
_2° Supprimer autant que possible les abréviations. ne en
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un Re les ‘indications
bibliographiques. eae Eee
40'Ecrire en italiques tout nom huge latin. Se LU Noa
50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf iM. BJ ou
a l’encre de Chine. : en rar
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx 1 mais sur les papiers a
calques les recouvrant. en ee
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon ı noir ir sur à
papier procédé. — ee
ren Remplacer autant que possible les planches par des Be dans. den.
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus ere que =
la dimension définitive qu’on désire. pet eet ee
Les auteurs reçoivent 50 sue wamlaibes de leur mémoire. Ils peuvent, en ;
outre, en faire tirer un nombre ee — faire 19 demande sur le
manuscrit — suivant le tarif suivant : | Sr
cs
50 ex. ree 4150 ex. | 200 ex. 2500x. | 500. ex. Peu
Un quart de feuille .....| 4f » | 5f20| 6f80| 8f40 | 10 40| 17f80| |
Une demi-feuille.. 2:55. 2 70 | 6 76 1 8:80.| 11 Seg 13 402280.
Une feuille ose 2820-9 perl 13 = a 20|19 a oe, 80 i
Il faut ajouter a ces prix celui des planches quand a Le a lieu. & Ate
_ Adresser tout ce qui concerne le Bulletin à a adresse suivante À
Musée océanographique Bulletin), Monaco. . ue
BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco)
No 271. — 6 Août 1913.
Analyses des huiles préparées à bord
des yachts de S. A S. le Prince de Monaco
lors de ses croisieres scientifiques.
(Premiere note préliminaire)
Par Henri MARCELET.
Docteur de l’Université de Montpellier.
Les huiles que nous avons analysées proviennent toutes des
collections de S. A. S. le Prince de Monaco et ont été préparées
lors de ses croisières scientifiques, leur authenticité est donc
absolue. Nous nous sommes borné dans ces analyses à procéder
aux recherches généralement effectuées sur les huiles ordinaires
nous réservant de les poursuivre plus tard. Nos résultats minu-
tieusement vérifiés par de nombreuses opérations contradictoires
présentent, pour certaines déterminations, des chiffres assez
nouveaux ; aussi sommes nous très heureux d'adresser un
hommage de respectueuse reconnaissance à S. A. S. le Prince
de Monaco qui a bien voulu nous autoriser à faire ces inté-
ressantes recherches. |
Les échantillons d'huiles que nous avons analysés ont été
fournis par des Cétacés, des Poissons et des Tortues. Dans cette
note nous rapportons les résultats analytiques qui nous ont été
donnés par les huiles des Cétacés, dans une prochaine note
nous indiquerons les résultats qui nous ont été fournis par les
huiles de Poissons et par l'huile de Tortue.
Notre travail est divisé en deux parties ; dans l’une, nous
indiquons les propriétés physiques, dans l’autre les propriétés
> he ' ye M
et pa
chimiques que nous avons observées. Pour chacunes d’elles
pe ae
nous résumons brièvement la technique suivie pour ces déter-
minations ; cette indication ayant une importance capitale pour 3
l'interprétation des résultats et leur comparaison avec ceux pré-
cédemment obtenus, Nous rapportons ensuite les analyses que
nous avons trouvées dans les ouvrages classiques afin de com-
parer nos résultats avec ceux déjà signalés.
Nous avons groupé en un premier tableau les renseignements
sur le lieu de pêche, la date de récolte, le procédé de capture, etc.
cb) = |
3 0 a, AE LOCALITE Profondeur | Procédé
D } ke ©
9 CETACES ee DATE eu de
J S aS —
° Sr en métres récolte
Zz = 7, Latitude | Longitude
3
1 | Globicephalus melas | Tête | 3050 | 12. ıx. 1910 |360 34’ N| 3007 W | surface | Harpon |
2 | Globicephalus melas | — | 3050 | 12.1x. 1910 |36° 34’ N| 3007’ W | surface Harpon
3 | Globicephalus melas | — 771 | 13. vi. 1897 |38°02’ N| 003915” E | surface Harpon
4 | Pseudorcacrassidens| — 3142 | 25. vu. 1911 | pres Säo-Miguel | surface Harpon
eg
|
|
PREMIERE PARTIE
Propriétés physiques
——
Les propriétés physiques que nous avons déterminées sont:
1° Le poids spécifique.
2° L'indice de réfraction déterminé par :
a) Volgoréfractométre d’Amagat et F. Jean.
b) le réfractomètre de Féry.
3° Le pouvoir rotatoire.
4° La solubilité dans l'alcool. — Température critique de
dissolution. Indice de Crismer.
5° L’échauffement sulfurique.
6° Le point de fusion et de soliditication des acides gras.
1 OIDs SPECIFIOUE
Le poids spécifique a été déterminé par la méthode du flacon
a0 all 15 == 1).
1 Globicephalus melas 0.0215
2 — — 0.9202
3 — — 0.9330
4 Pseudorca crassidens 0.9234
Les densités qui ont été déjà déterminées pour un certain
nombre de Cétacés concordent à peu près (sauf pour la Baleine)
avec les chiffres que nous avons obtenus.
Huile de Phoca groenlandica 0.925
— — fœtida 0.9325
— = — var. saimensis 0.9321 - 0.9336
— Baleine 0.9170 - 0.9272
— — à gros nez 0.870. - 0,880
(271)
Huile de Dauphin 0.9266
2 Marsouin 0.9258
—- — brun 0.9334
— Dugong 0.9203
Il est cependant intéressant de noter augmentation de la
densité par suite du rancissement (échantillon 3 datant de 1907)
fait déja signalé par Thomson et Ballantyne (1) pour les huiles
végétales.
2° INDICE DE REFRACTION
Cet indice est considéré depuis quelques années, a juste titre
d’ailleurs, comme un des moyens de contrôle les plus importants
des huiles. Aussi avons nous observé les huiles de Cétacés a
l’oléoréfractomètre d’Amagat et F. Jean et au réfractomètre de
Reno)
a) Oléoréfractomètre d’Amagat ei F. Jean. — On détermine
à l’aide de cet appareil une différence de déviation évaluée arbi-
trairement par rapport à une huile type. Les déterminations
doivent être faites directement et contrôlées dans une seconde
opération effectuée avec de l'huile lavée à l’alcool bouillant
pour la débarrasser des acides gras libres provenant du rancis-
sement et qui peuvent fausser les résultats. Les observations ont
été faites à 22°
Examen direct Examen après lavage
1 Globicephalus melas — 85 — 79
2 — — —. 8) — oo
3 — — — 80 — 80
4 Pseudorca crassidens ge — 74
(1) Journ. Soc. chem. ind. 1891, 30. — Cf. aussi Sherman et Falk
Journ. amer. chem. Soc. 1903, 711. — Lewkowitch, huiles et graisses, p. 232.
(2) Nous tenons à remercier M. le Professeur H. Imbert de l’École
Supérieure de Pharmacie de Montpellier qui a bien voulu nous déterminer
les indices de réfraction à l’aide du réfractomètre de Féry.
se
Pour faire ces observations nous avons dü decentrer le
volet, la graduation de l’appareil n’atteignant pas ces chiffres.
Aucune huile de Cétacé, à notre connaissance, n’a encore
signalée comme présentant de telles déviations, en effet :
Pd J
ete
Huile de Phoque + 8a + 32
‘baleine + 30 à + 48
D'une façon générale les huiles d'animaux terrestres(mouton,
cheval, suif) dévient à gauche mais aucune de ces huiles ne
présente de telles déviations. Seules les huiles de spermaceti
et de Rorqual rostré, classées par Lewkowitch comme cires
liquides, dévient respectivement :
Huile de spermaceti — 12 à — 17.5
— Rorqual rostré — 13
Nous avons alors vérifié nos chiffres en nous servant de la
formule de MM. Lebrasseur et Grassot (1) qui permet de trans-
former les déviations de l’oléoréfractométre en déviations réfrac-
tométriques :
iH 11000 == 00002 m, 4022, C.
m = déviation lue à l’oléoréfractomètre.
n — déviation refractometrique.
Nous avons obtenu :
1 Globicephalus melas 1.4491
2 — — 1.4488
3 — — 1.4488
4 Pseudorca crassidens 1.4909
Ainsi qu'on le verra plus loin, ces chiffres concordent, à peu
de chose près, avec ceux obtenus à l’aide du réfractomètre de
Eery.
b) Devialion réfractométrique. Indice de réfraction. — Cet
indice a été déterminé à l’aide du grand réfractomètre de Ch.
ery a 15°.
(eivey. gener. Chimie pure et appli t. If, No 4. 20 Février 1900.
(271)
MES
1 Globicephalus melas
2
3 pes es
4 Pseudorca crassidens
1.4505
1.4504
1.4502
1.45244
Si l’on compare ces résultats avec ceux obtenus par le calcul,
à l’aide de la formule de MM. Lebrasseur et Grassot, on ne
constate en somme que des différences presque insignifiantes, si
l’on songe que les lectures dans l’Oléoréfractomètre sont rela-
tivement difficiles lorsqu'on est obligé de decentrer totalement
le volet pour observer des déviations aussi fortes :
Observé
1 Globicephalus melas 1.4505
2 — a 1.4504
3 — — 1.4502
4 Pseudorca crassidens 1.45244
Calculé Différences
1.4491 0.0014
1.4488 0.0016
1.4488 0.0014
1.4503 0.0021
Nous citons pour mémoire les deviations indiquées par les
divers auteurs qui se sont occupés des huiles de cétacés.
Huile de Baleine 40200
— Dauphin d 120
— — 4 202
— Phoque —
3° Pouvoir ROTATOIRE
1.4762
1.4798
1.4682
1.4784
La determination de la deviation du plan de la lumiere
polarisée a été effectuée sous une épaisseur de 200 mm. au pola-
rimètre à champs concentriques de Pellin. Les résultats ont été
transformés en décimales :
1 Globicephalus melas
2
3 De Xu
«
4 Pseudorca crassidens
+ 0.05
+ 0.13
+ 0.10
+ 0.018
4° SOLUBILITÉ
TEMPÉRATURE CRITIQUE DE DISSOLUTION ; INDICE de ÜRISMER.
La solubilité des huiles a été recherchée à l’aide de :
a) Valcool absolu ;
b) Valcool à 90° (a 15°).
a) Alcool absolu. — Les huiles de cétacés qui font l’objet
de cette note sont entièrement solubles dans l’alcool absolu et
en toutes proportions. Le mélange alcool huile a été refroidi
jusqu'à + 5° aucun trouble ne s’est manifesté.
b) Alcool à 90°. Indice de Crismer. — Cet indice a été déter-
mine parle procédé du tube fermé (1) à l’aide de l'alcool à 90°
dont le titre a été minutieusement contrôlé à 15°
1 Globicephalus melas 68.75
2 a — 70.0
3 — — 20 0
4 Pseudorca crassidens 66.5
Il est curieux de noter l’abaissement sensible de l’indice de
l'huile 3, cet abaissement est fort probablement dû au rancis-
sement.
5° ECHAUFFEMENT SULFURIQUE
Le mélange d’une huile avec de l’acide sulfurique provoque
une élévation de température variant avec chaque espèce d’huile
(Maumené). Tortelli (2) a modifié heureusement la technique
de Maumené en se servant d’un appareil spécial constitué par
une cuve de Dewar servant de récipient, et par un thermomètre
muni d’ailettes faisant office d’agitateur ; enfin, en employant
un acide sulfurique d'une densité rigoureusement déterminée
(1) Technique dans Halphen. Huiles et graisses végétales, p. 103.
(2) Annales des falsifications, Mars 1909, p. 133.
(271)
nca
(D—1.8413 à 15°). L'indice est la difference entre la température
de l'huile avant l’addition d'acide et le maximum observé après
le mélange.
1 Globicephalus melas 27.8
2 — — 28.0
3 — — 44.0
4 Pseudorca crassidens 30.0
La rancidité de l'huile 3 a fait élever notablement l’indice
thermique. |
Les indices des huiles de cétacés sont en général beaucoup
plus élevés, ainsi :
Huile de Phoque 92 Techn. Maumene
— — Al — Tortelli
~~ Baleine 61-92 — Maumené
— — 73.0 — Tortelli
— Marsouin 50.0 — Maumené
Les differences que l’on constate pour les m&mes huiles
proviennent des techniques différentes employées par les
observateurs. C’est pourquoi il est toujours nécessaire, pour
éviter toute erreur, de bien spécifier la technique employée.
6° PoINT DE FUSION ET DE SOLIDIFICATION DES ACIDES GRAS
Ces deux determinations ont été faites sur les acides gras
provenant de l'indice de Hehner. Le point de fusion (1) a été
déterminé par le procédé du tube capillaire fermé, tandis que
le point de solidification a été déterminé par le procédé du tube
a essai ouvert (2).
Fusion Solidification
ı Globicephalus melas 21.0 18.1
2 — — 217.0 78.2
5 — — 2320 21.0
A Pseudorca crassidens 91.2 0 21080
On note encore une élévation des constantes pour l'huile
N° 3 datant de 1897.
(TU ALPHEN Woe.icit,, ps 107.
(2) HALPHEN. Loc. cit, p. 112.
Eat (0) eur
DEUXIÈME PARTIE
Propriétés chimiques.
Les quelques constantes chimiques que nous avons cherché
à déterminer sont les suivantes :
1° Acidité.
2Hincice diode:
3° Indice de Saponification.
Aelndice de Hehner.
5° Acides solubles.
6° Insaponifiable.
7° Acides volatils solubles.
8° Acides volatils insolubles.
9° Dérivés bromes.
10° Essai de l’élaïdine.
KENCIDIEER
La technique suivie pour la determination de cet indice est
celle imposée aux laboratoires ofliciels dépendant du Ministère
de l'Agriculture francais (1) : l'acidité est prise au moyen d’une
solution alcoolique titrée de potasse en en presence de phe-
nolphtaléine, l’huile étant dissoute dans de l’éther préalablement
neutralise. L’addition d’alcali a été arrêtée lorsque la teinte rose
a persisté dix secondes environ. Les résultats, exprimés en acide
oléique, ont été rapportés à 100 gr. d’huile. Les essais ont tous
été effectués en double.
(1) Bruno. Beurres et graisses animales, p. 42.
(271)
A B
1 Globicephalus melas of 630°. sidan
2 — — 0. 0,078 0.070
3 — — DO 5:50
4 Pseudorca crassidens 0. 289 0.289
L’acidité très élevée de l’echantillon 3 s’explique natu-
rellement par suite de l’äge de l’huile (1897).
2. INDICE D’IODE
La quantité d’iode fixée par les huiles a été déterminée en
suivant le procédé de Vijs au trichlorure d’iode (1) et les résultats
ont été rapportés à 100 gr. de matière grasse.
A B
t Globicephalus melas 472 14,3
2 — _ 1949 13,45
3 -- — 1145 11,40
4 Pseudorca crassidens 24,0 24,0
La quantité diode absorbée par ces huiles étant très faible
nous avons pensé que le temps de contact était insuffisant, aussi
avons nous procédé à une nouvelle série d’essais en faisant
varier le temps de contact.
Temps de contact A B
15 minutes 19:43 1924
30 — 73:2 19.4
ı heure 1332 13.35
TAB Paid 12
Il résulte donc que la quantité d’iode absorbée n'est pas
modifiée par un contact plus prolongé. Il est interessant de
noter des indices aussi faibles; Lewkowitch rapporte un certain
(1) MArcıLLeE. Annales des falsifications Oct. 1910, p. 418
nombre d’analyses d'huiles de cétacés (1), mais aucune n'indique
des chiffres aussi bas ; seule l'huile de tête de Marsouin s’en
rapprocherait.
Huile de Dugong 66.6
— Phoque 14225-190174
— Baleine 110.1 - 146.6
— Dauphin tête 5220
— — corps 99.3 - 126.9
— Marsouin tête Pleo = 419.6
— — corps 88.3 - 119.4
Le spermaceti ou blanc de Baleine possède un indice d’iode
très faible 3.8 ce qui pourrait faire considérer les huiles que
nous étudions, en se basant seulement sur ces résultats, comme
une transition entre les cires solides et les huiles.
3° INDICE DE SAPONIFICATION
L’indice de saponification ou de Keettstorfer est le nombre
qui exprime, en milligrammes, la quantité de potasse (KOH) qui
peut s’unir aux acides gras libres ou éthérifiés contenus dans
1 gr. de matière grasse. La technique classique (2) a été stric-
tement suivie sans aucune modification.
A B
1 Globicephalus melas 254 254
2 — — 256 255
3 — = 262 262
A Pseudorca crassidens 258 259
Ces résultats se rapprochent beaucoup de ceux observés pour
les huiles de Dauphin et de Marsouin :
Huile de Dauphin corps 197 - 203
== = téte 290
(1) LewkowiItcnH. Technologie des huiles et graisses.
(2)VILLIERS-CoLIN-FAYOLLE. — Aliments lactés et aliments gras, p. 232.
(271)
N
Huile de Marsouin corps 195 - 256
an! — téte 253 - 272
— — brun 224.8
— Dugong 19%2
— Baleine 188.5 - 224.4
_ Phoca groenlandica 178 - 190
— — fœtida 108
— — — var. saimensis 188.5 - 189
4° INDICE DE HEHNER
L’indice de Hehner est le poids des acides fixes et volatils
insolubles dans l’eau; ce poids est rapporté à 100 gr. de
matière grasse. | |
La technique suivie (1) n’a subi aucune modification essen-
tielle, sauf que les acides gras et les filtres ont été desséchés
dans le vide sur l’acide sulfurique au lieu d’être maintenus
à 100° pendant 5 heures. De ce fait la perte de poids pr
volatilisation est réduite au minimum et les résultats sont
constants.
A B
1 Globicephalus melas 64.93 64.95
2 _ — 64.56 64.52
5 — — Ori Gr. 12
4 Pseudorca crassidens 63.23 63.23
Nous n'avons trouvé que trois résultats permettant de
comparer nos résultats :
Huile de Baleine 09
— Marsouin tête 70223
- Dauphin 66.28
_ (1) VILLIERS - CoLin - Fayorre. Loc. cit., p. 235.
3
ad
|
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ER RES
50 ACIDES SOLUBLES
Sous ce titre nous comprenons les acides volatils et fixes
solubles dans l’eau, provenant de la determination de l'indice
de Hehner (1). Ces acides: sont exprimés en acide butyrique
et rapportés à 100 gr. de matière grasse.
N B
ı Globicephalus melas 110.75 16.80
2 ~~ — 17.36 100
3 — — 17.08 17295
4 Pseudorca crassidens 18.41 18.40
Les huiles contiennent, en général, peu d’acides solubles,
il est donc fort intéressant de noter de pareilles quantités qui
feraient rapprocher ces huiles des graisses.
6° INSAPONIFIABLE
Le dosage des matières insaponifiables a été effectué suivant
la methode de M. Halphen (2) qui nous a donné d'excellents
résultats. « Cette méthode est fondée, d’une part, sur la très
grande solubilité des sulfo-acides gras et des sulfo-glycérides
dans l’acide sulfurique, et sur l’insolubilité des huiles minérales
dans ce même réactif, et, d'autre part, sur la solubité des huiles
minérales dans le tétrachlorure de carbone, l'essence de pétrole
et le chloroforme, dans lesquels les sulfo-dérivés sont insolubles
en présence d'acide sulfurique ». Les résultats sont rapportés à
100 gr. de matière grasse.
A B
ı Globicephalus melas Do Doi
2 — — top 1.945
3 = ae 74 1.74
4 Pseudorca crassidens 1.49 1.467
/ .
MEI VERLIERS. = Corvin -FAYOLLE. Loc. cit., p. 238.
(2) HALPBEN,. Loc. eit., p. 217.
— 14 —
Les huiles de cétacés précédemment étudiées contiennent :
Huile de Phoque 0.38 - 1,4
— Baleine 0.92 - 3.72
= Marsouin corps eg
at te 16.4
7° - 8° AcIDES VOLATILS SOLUBLES ET INSOLUBLES
Le procédé employé pour cette détermination est le procédé
Leffmann-Beam (1) adopté par le Ministère de l'Agriculture
francais; il suflit d’ailleurs de multiplier ainsi que l’a montré
Mougnaud (2) par 1,1 les résultats obtenus par ce procédé,
pour les transformer en indice de Reichert.
Ce procédé nous a donné d’excellents résultats, concordant
bien, et chaque dosage a été minutieusement vérifié; nous
rapportons seulement trois séries d'opérations bien que nous
en ayons effectué un plus grand nombre. Les résultats rapportés
à 5 gr. de matière grasse représentent le nombre de centimètres
cubes de solution décinormale de potasse nécessaire à la
neutralisation des acides qui ont été entrainés dans la distil-
lation.
Acıdes volatils solubles
A B C
Globicephalus melas 152.59 152.21 152.40
2 — — 192.94 152.00 152.89
3 — — 156.95 156.91 155.98
4 Pseudorca crassidens - 158.44 158.21 158.07
—
Acides volatils insolubles
A B C
1 Globicephalus melas 3.8 ae 28
2 — — 350 3.9 3.4
8 — = a) 3.0 4.1
4 Pseudorca crassidens 12 AD 4.2
(1) HALPHEN. Toc.-eit. pe) 13.
(2) MouGcnaup. Thèse doctorat Université de Paris 1902.
Re ee
Ces résultats offrent un intérêt tout particulier, car, a notre
connaissance, aucune huile n’a donné de pareilles quantités
d'acides volatils. Si l’on multiplie par 1,1 ces résultats, comme
l'a montré Mougnaud, pour les transformer en indice de
Reichert, on obtient :
Acides solubles Acides insolubles
1 Globicephalus melas 167.62 4.18
2 — — 168.23 3.74
3 — _ 172.68 4.29
4 Pseudorca crassidens 174.28 4.6
Ces chiffres dépassent de beaucoup ceux déjà signalés :
Huile de Phoca groenlandica 0.07 - 0.22
— — fœtida 1.12 - 1.60
— = — saimensis 0.96 - 1.55
— Baleine 0:7) = 2.04
— Dugong 2
— Dauphin corps 5.6
— — téte 65.92
— Marsouin corps ide
— —- tête 47.77 - 65.8
Seules les huiles de tête de Dauphin et de Marsouin se
rapprochent un peu des huiles étudiées.
9° DÉRIVÉS BROMES
Lorsqu'on fait agir sur une huile le réactif d’Halphen (1)
(acide acétique crist. 28 vol., nitrobenzine 4 vol., bröme 1 vol.)
le mélange se fait sans précipité ou avec précipité.
M. Halphen se basant sur ce fait a établi une classification
des huiles en quatre groupes.
«1° Fluiles ne donnant pas de précipité, ni de suite ni plus
tard, limpides, même après une heure de repos.
IM HS EPHEN Loc. cit. p. 192.
(271)
Be Lee AN ala Me SE Sk. oS SS OR ink Ce CP pd er ET fn
: Li Sarvs APS 5 sl CMAP nt Pe AS Ee AA TER
UNE age
2° Huiles ne donnant pas de précipité sensible, même après
une heure de repos, mais donnant une solution légèrement
trouble. 3
3° Huiles donnant un trouble très net se résolvant en un
précipité nageant dans le liquide et se rassemblant, plus ou
moins rapidement, au fond du tube.
4° Huiles donnant de suite un trouble se résolvant, par
le repos, en deux couches liquides et différentes. »
C’est dans le groupe 3 que les huiles d'animaux marins
sont classées : huile de Phoque, de Baleine, de spermaceti.
Or les huiles de Globicephalus melas et de Pseudorca
crassidens au contact du réactif d’Halphen, en se plaçant dans
les conditions rigoureusement indiquées par l’auteur, donnent
un mélange absolument limpide même après douze heures,
sans aucun dépôt. Ces huiles devraient donc être classées
dans la première catégorie qui comprend :
Huiles végétales Huiles animales
Huile d'olive Huile de lard
— d’amande douce — de pied de bœuf
— de ricin — de pied de mouton
— d’arachide — de pied de cheval
— de coton
— d’œillette
En contrôlant l’action du réactif avec de l'huile de Baleine
et de Phoque, nous avons obtenu le précipité caractéristique
des huiles de la 3° catégorie.
10° Essar DE L’ELAIDINE
Cet essai a été effectué en suivant la technique de Poutet
Huile 10 gr.
Acide azotique (D — 1.38) > SF.
Mercure I ST.
agitation de trois minutes suivie d’un repos de vingt minutes,
et de nouveau agitation pendant une minute.
Nous avons observé : ï
Huile de Globicephalus melas très léger trouble
— Pseudorca crassidens trouble net
Sans solidification ni changement de coloration.
Les quelques résultats que nous venons de rapporter
brièvement ont été réunis en un tableau permettant de se rendre
compte de la composition générale de ces huiles. Une étude
plus approfondie nous permettra, peut-être, d’en déterminer
les divers constituants,car nous nous sommes borné dans cette
première note, à procéder aux déterminations généralement
effectuées sur les huiles ordinaires. Il est certain que les huiles
que nous avons étudiées ne ressemblent en rien à celles-ci, elles
se rapprochent, parfois, ainsi qu’on l’a vu, des huiles d'animaux
marins déjà étudiées, mais elles présentent des caractères qui
en diffèrent tellement que des conclusions de ce travail ne
pourront être établies qu'après avoir poussé plus avant ces
recherches : c’est ce que nous tentons en ce moment.
(271)
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Berlin et chez M. Le Soudier, ER sr boulevard 1 Saint G m
a Paris. |
vhs numéros de Bulletin se | vendent {séparément aux prix
suivants et franco : ei,
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Ir Ji Emploi de Velen ‘dans l'analyse x micromine- -
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge
de cours de physique industrielle à la Faculté des
Sciences d’Alger, et A. CuEvaLLıer Chargé des. trayaux
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences. de
Nancy. Se ee ce rar
L’Atlantide, par Pierre Termrer, Membre de l’Institut, Pro-
= fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service ee
de la Carte géologique de la France.........,.......... et
Sur deux nouveaux. Didemnidés (Synascidies) du Golfe du —
Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. . nen
L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. |
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET ....
Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Le
naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. Brıan ........
Les Bromures des Eaux marines, par M. le D° Louis -
CHELLE an ananennensnaenenensenenensesensunsnenennenennen
Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. — =
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A.S. le.
Prince de Monaco, par Louis RODLE ST ai ieee
— Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant
“des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Beer
rer Pa CHEVREUR Sis) ee ae
— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma ae
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige pare von
“Florence Prrpnes Ph D 353 ae ee
— Crustacés commensaux et parasites de la baie de a fe
par le D: Jules GUIART: eee Monger obs grees een N
7 arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. _ re 2
{Deuxième note préliminaire] par Henri az ice
Ein Meeres- -Photometer, Von Klaus GREIN..........,... fe Soe
La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, à
Directeur de la Station Biologique. de Roscoff...... ae
Vingt- einquieme campagne scientifique ( Hirondelle u a
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO... 000000 %
Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de VAplidium =
lacteum Huitf., Synascidie arctique: et subarctique, par
“Ernest BRENT TS ots eee ee
Quatrième note préliminaire sur les PoLyCHÈTES } provenant x
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice,
ou déposées dans le Musée Océanographique: de Monaco,
PA Pierre: PAUVEL. ce der ere nes entente esse parearee
Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S. A.S.
le Prince de Monaco lors de ses croisières. scientifiques
(Première note FEeIDANGIPEN Br MARCKLET. ie
| MONACO. — IMPR, DE MONACO.
ns A
VUE
ie comestibles
d e c Berbers a l'embouchure
= UNE en
VITE À
QU
=
| a
3 Supprimer autant que possible les abréviations.
at | Ra
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique poe 3 :
a l'encre de Chine.
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originaux r mais sur
calques les recouvrant. - A ue ee eee
ees Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au
papier procédé. He . . os e
80 Remplacer autant que possible ie A par a figures |
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d'un quart plus ®
baka dimension définitive qu’on désire. /
cn = suivant Je tarif suivant :
| 1400 ex. | : 450 x. |
Un quart de feuille Pee ae ». | 5620 és À
= Une -demi-feuille.. =... { 70). 6.70.8809.
Une ee ri 10 9 = .13 80
RR
LETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
Ne 272. — 15-Octobre 1915.
Bea Vee Ss
SUR -EES
Gisements de Mollusques comestibles
des Cotes de France
La Méditerranée : de Cerbère a l'embouchure
de l'Hérault.
(AVEC UNE CARTE)
Par L. Joubin.
Professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris
et à l’Institut Océanographique.
Les soins nécessités par la préparation et les publications
du ıx® Congres international de Zoologie de Monaco m'ont
empêché de publier plus tôt cette partie de mon travail sur
les Mollusques comestibles des côtes de France ; la carte qui
l'accompagne donne l’état des gisements à la fin de 1911 et
‘au commencement de IQI2.
Pour mener à bien ce travail, qui a nécessité de nombreux
et coûteux voyages, J'ai pris pour centre de mes opérations
le Laboratoire Arago à Banyuls sur mer; j’y ai fait plusieurs
séjours pendant lesquels j'ai fouillé la côte en détail. D’autre
part les nombreux documents qui depuis longtemps sont
conservés au Laboratoire m'ont été d’une grande utilité,
ainsi que les ressources de toutes sortes en embarcations et
en personnel que l'on trouve dans cette admirable station.
Je tiens à remercier tout particulièrement mes excellents amis
le Professeur Pruvot et le D' Racovitza, Directeur et sous
Directeur du Laboratoire Arago, ainsi que M. Fage, naturaliste
du service des pêches, qui m'ont accueilli si cordialement à
Banyuls.
Je tiens aussi à exprimer à l'Administration de la marine
ma gratitude pour la bienveillance avec laquelle elle a bien
voulu mettre comme autrefois à ma disposition le personnel
des gardes maritimes et les syndics de la côte méditerranéenne.
Beaucoup des renseignements que j'ai obtenus dans la région
sont dus à leur grande obligeance.
J'ajoute que, pour ce travail comme pour.les précédents,
je dois à la libéralité de S. A. S. le Prince de Monaco la
publication de la carte en couleurs qui l’accompagne. Les
frais en sont fort élevés et je tiens à exprimer au Prince tous
mes remerciements. =
Cette carte, comme les précédentes, a été exécutée sur mes
minutes, sous la direction de M. Tollemer, par l’habile dessi-
nateur hydrographe M. Morelli, que je remercie aussi de son
beau travail.
La description géographique de la côte qui s’étend de la
frontière d’Espagne à l’étang de Thau a été suflisamment faite
par divers auteurs pour qu'il soit inutile d'y revenir. La
nature des fonds a été étudiée principalement par le Professeur
Pruvot qui a publié une étude de première importance sur le
Golfe de Lion, et par le Professeur Thoulet au point de vue
lithologique. Nous n'y reviendrons donc pas, renvoyant le
lecteur à ces ouvrages fondamentaux qui ont.un grand intérêt
pour la répartition des animaux marins.
Au point de vue spécial qui nous occupe on doit faire la
distinction de plusieurs régions très différentes les unes des
autres : la côte rocheuse, la plage, les étangs.
La côte rocheuse est presque entièrement formée par les
derniers contreforts de la chaine des Albères, terminaison
orientale des Pyrénées. Ce massif, si beau et si pittoresque, est
_ partagé à peu pres par moitié par la frontière entre l'Espagne
et la France; la partie sud va du Cap Cerbère à la Baie de
: * | Rosas, la partie nord du Cap Cerbère a Argeles-sur-Mer. Tout
ce massif, très abrupt et découpé, ne comprend que de très
petites plages qui occupent le fond de baies étroites. Nous ne
nous occuperons que de la partie française de cette région
montagneuse entièrement comprise dans le département des
Pyrénéés Orientales. Sur tout le reste du littoral étudié dans ce
mémoire on ne trouve plus que quelques points rocheux isolés,
par exemple le Cap Leucate ; mais sa nature calcaire le fait
complètement différer de celle des Pyrénées qui sont entiè-
Bement formées sur la côte de schistes Archéens plissés et
parcourus par des filons quartzeux.
A partir d’Argelès-sur-Mer commence la grande plage qui
contourne tout le Golfe du Lion et s'étend presque sans inter-
ruption jusqu'à l'embouchure du Rhône, dépasse la Camargue
et s'approche de Marseille. Nous laisserons, actuellement, de
côté toute la partie nord de cette grande plage à partir de l’em-
bouchure de l'Hérault ; elle sera étudiée dans un prochain
mémoire. La forme de cette côte sablonneuse est fort différente
de celle de la région rocheuse ; nous y trouverons quelques
mollusques exploités par les pêcheurs.
la troisième partie est celle qui comprend la série des
étangs allant d’Argeies Jusqu'à Cette.
Nous les étudierons rapidemment en laissant de côté l'étang
de Thau, trop au nord, qui fera l'objet d’un prochain mémoire.
Tous ces étangs ont, à des époques plus ou moins reculées,
fait largement partie de la mer dont ils se sont trouvés séparés
par des cordons littoraux appuyés sur les rares parties rocheuses
qui coupent ce littoral bas. Dans ces étangs débouchent les
Bewieres tonrentielles qui descendent. des Pyrénées et des
Corbières ; à certaines époques de l'année elles sont com-
plètement à sec; à d’autres, en particulier au printemps par la
fonte des neiges, elles apportent un fort contingent d’eau douce
dans les étangs. D'autre part la mer passe souvent, aux
moments des tempêtes d’Est, par dessus le cordon littoral et
l’eau salée est refoulée par les orifices de communication avec
la mer, augmentant la salure de ces étangs.
(272)
Fee ae
at ST br
Il s’en suit que dans ces étendues limitées d’eau les variations
de la salure sont très considérables selon les saisons. —
D’autre part le climat de ces provinces est extrémement
chaud en été; alors, sous l’influence de la température élevée
de l’air et des vents dominants qui viennent du Nord et du
Nord Ouest, la température de l’eau s'élève d'autant plus que sa
profondeur diminue. Ces vents tendent en effet à chasser l’eau
vers la mer. Au contraire au printempsil arrive que des coups
de vent d’Est refoulent l’eau de la mer dans les étangs, ce qui
coïncide souvent avec les apports d’eau douce des torrents
dont il vient d’être question. Le niveau des étangs monte alors
beaucoup et la température de l’eau est assez basse; celle-ci
est fortement moins salée qu’en été.
Ces variations considérables dans la composition, la salure,
la température de l’eau des étangs dans l’espace d’une année
éliminent une foule d'animaux qui ne peuvent les supporter ;
aussi la faune de ces étangs est elle extrêmement peu variée.
D'autre part, dans un même étang on peut constater que
la portion voisine de son ouverture dans la mer est presque
complètement marine tandis que, tout au contraire, la partie
éloignée de la mer, celle qui est en rapport direer aver le
continent, située souvent au pied même des montagnes,
comme c'est surtout le cas pour les étangs des Corbières, est
presque exclusivement remplie d’eau douce ; cela est tellement
vrai que. lon y pêche industriellement les carpes, et Jes
invertébrés d’eau douce y pullulent au milieu des roseaux
et autres plantes des lacs franchement continentaux.
Le résultat est que dans ces étangs la pêche des animaux
marins est souvent nulle, souvent très médiocre et que c’est
seulement dans la partie la plus voisine de leur orifice de com-
munication avec la mer que l’on trouve les éléments d’une
pêche marine.
Il y a aussi des étangs dont les graus se sont bouchés et qui
ont perdu définitivement leur communication avec la mer; ils
sont en voie de dessication ou transformés en marécages qui
dépassent rarement un mètre d’eau ; les herbes y foisonnent
et les moustiques y pullulent ; l’odeur de putréfaction végétale
y est insupportable en été. C’est vraiment un travail pénible
pour le naturaliste de circuler dans ces parages à la saison
chaude pour y faire des constatations trop souvent négatives.
i faune erdla flore de ces étangs sont fort curieuses ; elles
ont été étudiées par divers auteurs, mais Je crois devoir ren-
voyer de préférence le lecteur au volumineux rapport du regretté
Gourret qui, en vue de l’etude de la pêche, des Poissons surtout,
4 “radiée le resime de Ces. étangs, Jes variations de com-
position saline et la faune.
Au point de vue administratif la région de Cerbère à Agde
comprend les quartiers maritimes de Port Vendres au Sud
jusqu’à l'embouchure du Tech ; puis le quartier de Narbonne
jusqu’à l'embouchure de l’Aude, enfin le quartier d'Agde dont
la partie méridionale seule, de l’Aude à l'Hérault nous intéresse
en ce moment.
Cette cote est. subdivisée en syndicats dépendant de
Chaque quartier ; 11 est sans intérèt d'en publier la liste.
Dans toutes cette région il n’y a pas à proprement parler
d'industrie employant les coquillages ; ils sont.tous pêchés
par diverses méthodes, mais ne sont ni parqués ni reproduits,
la consommation sur place ou l'expédition sur divers marchés
voisins ayant lieu immédiatement.
Ia carte qui accompagne ce mémoire a dû être. divisée
en deux parties placées parallèlement l’une à l’autre; la confi-
guration de la côte ne permettait pas de les laisser dans leurs
rapports normaux, ce qui aurait nécessité l'emploi d’un format
et de pierres incompatibles avec les presses en usage. J'y
ai figuré les coquillages qui sont les plus importants pour la
pêche. |
Je dois faire une mention spéciale pour l'étang de Gruissan ;
sa pantie sud désignée sous le nom d’etang de l'Ayrolle,
s'ouvre dans la mer par la Grau de la Vieille Nouvelle. Je me
suis vu obligé de laisser en blanc cet étang par suite de la
diversité des signes superposés qu'il aurait fallu y mettre;
Bam de cet étangs est en effet presque aussi salée que celle
de la mer et on y trouve de nombreux coquillages, des Moules,
des Clovisses, des Tenilles, des Cardium edule, des Cardium
(272)
x ge
WEN" > ee
echinatum; on m'y a signalé quelques huitres, mais je n'ai pu
en avoir de preuve. Tous les signes superposés correspondant à
ces divers mollusques rendaient cette portion de la carte illisible,
aussi J'ai dû les supprimer c'est ce qui explique l’apparente
lacune relative à cet étang, au contraire fort riche.
OSTREA EDULIS L.
Les Huitres sont peu abondantes sur le littoral roussil-
lonnais ; les rares points où l’on en trouve encore sont les
vestiges d’un banc naturel autrefois beaucoup plus important
et dont on ne trouve plus aujourd’hui que des lambeaux. Ils
ne peuvent fournir les éléments d’une exploitation régulière,
et c'est dans les chaluts à poisson, en compagnie d’Ascidies,
d’Eponges, d’Hydraires, que dans les meilleurs endroits, l’on
prend quelques douzaines d’huitres, le plus souvent moins.
M. Fage qui a étudié cette question estime que cette huitre de
la Méditerranée n’est pas l'Osfrea edulis typique, mais plutôt
une variété qui se rapproche de l’Östrea hippopus Lamarck de
l'Océan et de la mer du Nord, celle que Brocchi considère
comme une espèce distincte qu’il a nommée Ostrea lamellosa.
Je ne crois pas qu'il y ait lieu d’en faire une espèce particulière
et que c'est tout simplement une variété méditerranéenne de
l'Ostrea edulis un peu différente du type comme cela arrive
pour beaucoup d’autres animaux de la même mer. M. Fage
indique qu'elle est remarquable par son adaptation à vivre
en eau profonde et par la rapidité de son accroissement.
J'emprunte à M. Fage les renseignements qu'il a obtenus
sur l’ancien banc de Collioure et qu'il a publiés dans le Bulletin
de la marine marchande T. X. N° 10, 1908. |
Cet ancien banc formait une large surface ovale en face de
l'embouchure du Tech. En 1864 un levé topographique fut
établi, dont le contour est reproduit sur ma carte, en une ligne
de traits rouges pour la partie sud; il était situé à moins de
trois milles de la côte et avait environ 8 milles de long.
Ce banc fut jadis exploité avec intensité, et lorsqu'il fut
EHEN
| en partie détruit, une réglementation fut établie qui autorisa
la pêche seulement de Septembre à Avril. Une partie était
| réservée comme cantonnement destiné à assurer la repopulation.
Mais tous ces règlements furent lettre morte; le banc diminua
si bien qu'il fut abandonné au point de vue administratif et
il n’y a plus eu depuis d’exploitation régulière.
Les endroits où actuellement les dragages donnent encore
des huîtres, dit M. Fage, correspondent précisément à l’ancien
cantonnement dans le Sud Ouest. « Il semble, dit cet auteur,
que l'extension de ce gisement se fait encore maintenant vers
le Sud et il m’a été donné de capturer bon nombre d'individus
par le travers de Port Vendres ». |
A ces renseignements J'en ajoute quelques autres que je
trouve dans les notes que j'ai prises autrefois lorsque j'étais
préparateur du Laboratoire de Banyuls; ils sont corrobores
par les enquêtes que jai faites récemment u des pêcheurs
et des agents de la marine.
L'ancien banc se prolonge directement vers le-Sud par
deux annexes, l'une en face d’Argeles au large de la roche
Saint André ; l’autre plus près de la côte, en face de Collioure
de Port Vendres, au nord du Cap Bear. Encore plus. au
Sud on trouve quelques huîtres devant le Cap Oullestreil et
le Cap L’Abeille ; mais elles sont tout à fait sporadiques et
ne peuvent compter pour un banc. |
Au nord du Banc de Collioure il y a une large interruption,
puis un autre banc pauvre reprend autour des roches de
Saint-Laurent et de Torreilles, au niveau des étangs de Salses
et de Saint Nazaire. Ce banc ne donne qu’un très petit nombre
d’huitres et ne vaut pas la peine d'être exploité. En remontant
per le -Nord on ne trouve plus aucune trace dun banc. ni
même d’huitres disséminées.
J'ai remarqué plusieurs fois, notamment en 1910, que
plusieurs dés huitres. capturées .à la fin de:Septembre et au
commencement d'Octobre étaient en pleine reproduction et
contenaient des embryons blancs et gris presque près d’être
expulsés. |
M. Fage estime que si le haut de l’ancien banc de Collioure
(272)
a disparu c’est à la suite des envasements du Tech. Il me ®
parait possible que ce soit la cause de la fragmentation et de
l’appauvrissement de la partie sud du banc; mais ce serait —
aux envasements de la ‘let que serait due la disparition de
la partie nord. Il ne me semble pas que ce soit là l'explication
définitive de la disparition des bancs car les alluvions des rivières
torrentielles descendant des Pyrénées se déversaient dans la
mer il y a 40 ans comme aujourd'hui; l’envasement du fond
n'a pas changé d'intensité depuis ces dernières années. Je crois
que l'intensité de la pêche ayant amené la disparition presque
totale du banc et par conséquent ayant détruit les reproducteurs
est une cause plus importante de la disparition du banc que
celle due aux apports fluviaux.
M. Fage d’ailleurs, dans la suite de son rapport, semble
accepter cette hypothèse pour une autre partie de l’ancien banc
aujourd’hui totalement disparue. Je cite textuellement le très
intéressant et très instructif passage du rapport du savant natu-
raliste.
« Sile banc de Collioure a subsisté en partie à l’envasement
et à une pêche intensive 1l ne paraît pas en être de même des
autres gisements situés plus au Nord, dépendant du quartier
de Narbonne et d'Agde.
Il y a 4o ans environ un banc d’huitres considérable
s'étendait presque sans interruption du Cap d'Agde à la
Nouvelle. Les points les plus exploités se trouvaient d’une
part à l'embouchure de l'Hérault et à celle de l'Aude, d’autre
part près du Grau dit de la Vieille Nouvelle. Les mollusques
vivaient là par des fonds de 30 à 40 mètres et étaient d’une
prise facile; on en draguait jusqu'à 700 douzaines par jour,
vendus au prix de 15 à 20 centimes la douzaine. L’appauvris-
sement de ce banc est allé en s’accentuant ; l’envasement s’est
fait peu à peu grâce aux alluvions charriés par l’Aude et
l'Hérault. Actuellement on ne trouve plus que quelques rares
échantillons, mais dont certains, au dire des pêcheurs, ne pèsent
pas moins de cinq kilos. Toutefois, près de la Nouvelle, on
prend encore assez souvent de beaux individus et d’autres
plus jeunes dont la présence d’ailleurs peut être due au
voisinage des étangs qui en furent autrefois peuplés ».
a 4 rt | 4
4 x : »
0% ar f { -
_ J'arrête là cette longue citation du remarquable rapport de M.
Fage. Il signale ensuite la présence des bancs d’huitres florissants
de l'étang de Thau; mais nous les laisserons de côté actuellement
car j'en parlerai longuement dans le prochain mémoire. M. Fage
rappelle encore la présence de nombreuses traces de cultures
d’huitres et d’huitrieres romaines dans les étangs de Sigean
et de Bages. Tout cela a disparu. Les renseignements que j'ai
obtenus dans les localités de pêche de la côte et des étangs
m'ont confirmé dans l'opinion qu'il n'existe plus du tout
d’huitres dans les étangs et que si on en prend encore quelques
unes isolées au Nord du banc de Collioure il y en a si peu que
cela ne vaut pas la peine de signaler des cas accidentels.
Cette disparition du banc d’huitres très riche et probablement
ininterrompu ne s'explique pas suflisamment, à mon avis, par
des envasement d’origine fluviale. L'exploitation intensive de
bancs qui ne peuvent se repeupler avec une vitesse égale à
ee de leur destruction. est une cause plus active et plus
eflicace de cette usure. |
Mais elle n’est pas encore suflisante pour expliquer une
disparition aussi radicale. L'exploitation ayant cessé il devrait
s'être reformé ca et là des noyaux de bancs qui, essaimant aux
alentours, auraient plus ou moins reconstitué quelques parties
@e bancs. Cest d'ailleurs ce qui se produit faiblement sur
quelques points devant Collioure, puisque sur l’ancien banc
on prend encore des huîtres ; elles n’ont pas toutes disparu
comme elles l'ont fait dans la partie nord; la il devrait s’étre
maintenu ou reformé des lambeaux comme au Sud. Or il n’en
est rien. Il me semble qu'il se produit un mouvement général
de dislocation puis d’appauvrissement et finalement de dispa-
rition des bancs d’huitres dans la Méditerranée tout à fait
semblable au mouvement analogue et symétrique qui s’est
produit dans les mers occidentales de l’Europe ; l'ancien banc
continu qui de la côte danoise descendait sur les côtes anglaises
hollandaises, belges et françaises est réduit maintenant à
quelques rares vestiges qui persistent dans certaines baies
abritees comme _Cancale, Tréguier, Auray, 'etc., recevant
quelques apports d’eau douce. Ce phénomène général de retrait
(272)
mais dont les explications De sur l'exploitation tue § im
les dépôts vaseux, me semblent insuflisantes pour expliquer
l'ampleur. Nous sommes peut-être là en présence d’un phéno- —
mène biologique d'ordre général, tel par exemple que l’affai-
blissement, l'usure d’une espèce animale en voie de disparition,
qui jadis robuste et s’accomodant de milieux variés est devenue
susceptible, fragile, et ne peut plus vivre que dans certains
endroits particulièrement favorables. II me semble que nous
assistons à la disparition d’une espèce zoologique qui est, en
quelque sorte, proche d’avoir « fini son temps ». Il est probable
que beaucoup d’autres espèces animales sont dans le même cas;
mais nous ne nous en apercevons pas n'ayant pas les mêmes
raisons utilitaires de suivre leur évolution. Au contraire pour
les huîtres nous pouvons constater régulièrement depuis un
nombre important d'années leur marche régressive par suite des
observations nécessitées par les enquêtes, les statistiques
officielles, les plaintes des industriels et des pécheurs. L’huitre
native diminue partout et a disparu en maints endroits. Au
point de vue commercial cette disparition est compensée pal
les produits de l'élevage artificiel. Lui aussi peut-être, si le
mouvement régressif continue, cessera dans un avenir plus ou
moins éloigné faute des reproducteurs nécessaires à son
entretien.
Il reste un mot à dire des tentatives d’acclimatation
d’huitres faites par H. de Lacaze Duthiers de 1892 à 1895
dans l’étang de la Nouvelle. Des huîtres furent déposées
sur le fond près d’un très curieux petit village, la Nadière,
isolé sur une motte de terre au milieu de l'étang et qui rappelle
l'aspect des villages lacustres préhistoriques. Les tentatives
ne furent pas heureuses et les huîtres périrent toutes, soit à
cause des variations de la température dans ces eaux très
peu profondes, soit à cause des apports trop brusques d’eau
douce et d’eau dé mer selon la direction du vent, soit faute
de soins et de précautions. Des caisses ostréophiles, d’ailleurs
mal construites, furent aussi installées près du pont du chemin
de fer, dans le canal qui fait communiquer la mer et l'étang
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près de la gare de la Nouvelle. La les huitres furent en partie
_ volées, en partie étouffées, dit le vieux marin qui était chargé
de leur surveillance et qui vivait encore en 1911, par les débris
d'herbes (posidonies) qui pénétraient entre leurs valves. Ce
qui en reste ce sont quelques huitres isolées qui se sont fixées
sur les enrochements des piles du pont du chemin de fer. Il
LL nn . : :
y en a si peu que cela ne vaut pas la peine de les indiquer
sur la carte.
Quoiqu'il en soit elles suflisent à démontrer l'existence
possible d’huitres en ce point et l'intérêt qu’il y aurait à reprendre
ces essais d’une façon plus pratique et plus suivie.
Quelques autres essais d’acclimatation ont été faits aussi
dans le bassin du Laboratoire Arago à Banyuls-sur-mer ;
mais il ne donnèrent pas de résultats pratiques n'ayant pas
2
été poursuivis assez longtemps.
On a signalé des huîtres dans l'étang de Salses jusqu'en
1870; elles semblent maintenant avoir complètement disparu.
Gourret en signale aussi dans l'étang de l’Ayrolle (Gruissan)
je n’ai pu avoir aucune preuve qu'il en existe encore.
MyYTiLus EDULIS - MYTILUS GALLOPROVINCIALIS
je sronpe sous le meme titre ces deux moules; elles ne
me paraissent pas différer suflisamment pour justifier deux
espèces ; la Mytilus galloprovincialis est la variété méditerra-
néennne de la Mytilus edulis océanienne; sa coquille diffère
par la forme légèrement bossue de son bord. Mais on en trouve
beaucoup qui ne diffèrent en rien de la forme edulis, de même
que sur la côte de la Manche, notamment dans les bassins
de Saint Malo on trouve de nombreuses moules ressemblant
à s'y méprendre à la galloprovincialis du golfe du Lion.
Les moules-abondent sur la eöte rochéuse des Pyrénées
Orientales; elles sont fixées au niveau de la mer par petits
groupes parmi les algues calcaires qui, en certains points,
forment des trottoirs. Elles ne sont presque jamais par grandes
plaques et le plus ordinairement ce sont des individus isolés.
. (272)
< a B . {7
x = I x »
occupées par une plage. Toute la côte abrupte des Monts
Alberes, depuis Cerbère jusqu'à Argelès, est ainsi disposée;
quelques points: le Gap Peyrefite, le Cap l’Abeille, le Cap
Bear présentent plus particulièrement des moulières bien
développées. Puis la grande plage roussillonnaise commence
à Argeles et il faut remonter jusqu’au Cap Leucate pour
retrouver des moules disposées par petites plaques comme à
la côte des Alberes. Il y a une moulière assez riche sur la côte
nord du Cap, à la pointe des Frères et près de la Franqui.
La plage recommence jusqu’à l'entrée du port de la Nouvelle
où les moules sont assez abondantes sur les enrochements
des jetées. On en trouve aussi quelques unes dans le canal qui
sert de port à la Nouvelle et à l'entrée de l'étang. Au delà
on ne trouve presque plus de moules, et l'on ne pourrait guère
en citer que sur les petits pointements rocheux ou sur des
enrochements artificiels au Grau de Crazel, au Rocher Saint
Pierre, au Grau de la Vieille Nouvelle. Aux environs de
l'embouchure de l'Hérault en aval d'Agde, dans la ville d'Agde
même aussi ma t'on dit, au Nord, à la Longue Roche, au
fort Brescou, on en trouve en petite quantité, mais pas assez
cependant pour donner matière à une exploitation.
Les étangs de Salses, de Leucate, sont assez riches en
moules ; elles ne sont pas fixées sur des rochers mais sur de
petits cailloux ou des débris de coquillages où elles attachent
les fils de leurs byssus. Elles ne sont pas en bancs compacts
mais disséminées par individus isolés et plus abondants aux
abords des gratis de communication avec la mer. On les pêche
à pied, ce sont surtout les femmes qui se livrent à cette récolte.
On signale aussi des moules dans l'étang de la Palme; mais
elles y ont certainement beaucoup diminué car cet étang parait
‚en voie de comblement rapide. Celles de l’etang de Gruissan
doivent être encore moins nombreuses; je n’en ai pas vu de
vivantes. Il y en avait cependant il y a peu d'années ; on les y
pêchait en tätant le fond avec les pieds.
non accolés à d’autres par un byssus étalé. Ces moules ne se
trouvent guère que dans les endroits très exposés aux chocs des
vagues et ne pénétrent pas dans le fond des petites criques —
LENS HS ad 7 -
Le Te WR
sé SEEN
L'an APTE 1.
NN Re Te
:
eae ae
6
Bp
CARDIUM EDULE, L.
Dans le pays on nomme Besourdes ou Bourdos le Cardium
edule ; on le trouve dans la plupart des étangs près de leur
grau de communication avec la mer et sur la plage. Mais il est
petit et dédaigné par les pêcheurs ; presque nulle part on ne le
récolte. Il abonde dans les étangs de la Palme et de Leucate ;
il y en a aussi sur la grève de la Franqui ; on en trouve en très
petite quantité dans l'étang de S'-Nazaire et autour du grau
qui l’avoisine. Enfin ils sont abondants tout le long de la plage
qui borde les étangs de Leucate, de Salses.
On en trouve très peu dans l'étang de la Nouvelle. Pour la
raison que J'ai indiquée plus haut ils n’ont pas été figures dans
l'étang de l’Ayrolle (Gruissan) où ils sont assez abondants, mais
où on ne les récolte pas.
Dans les environs d'Agde on en trouve en assez grande
quantité dans l’étang de Vias et dans le Grau de Maïré ; ils ne
paraissent pas faire l’objet d'une pêche ni d’un commerce dans
ces localités, (Voir la carte particulière page 17).
PECTEN OPERCULARIS, L.
On connaît généralement sur la côte ce coquillage sous le
nom de Pageline. Il semble former un grand banc sur les fonds
sablo-vaseux de 15 à-20 mètres de profondeur parallèlement
au rivage. Ce banc semble continu depuis la hauteur de
Perpignan jusqu’à celle de la Nouvelle. Il parait s’appauvrir
ou être discontinu au delà, en remontant vers le Nord. Il
reprend avant d’arriver à Agde vers le Grau de Maïre et se
dirige vers Cette. Les documents que j'ai pu obtenir sur cette
espece de coquillage comestible sont insuflisants pour la partie
nord. Cela tient surtout à ce que dans cette région, notamment
dans le syndicat de Sérignan, les pêcheurs ne recueillent pas
ee coquillage qui est au contraire très estimé vers le’ Sud,
(272)
dans les Pyrénées Orientales. J'en ai indiqué la
ximative dans le carton spécial page 17. oe
Dans le Sud le bane disparait au niveau de la côte rocheuse, |
et l’on ne trouve plus ce Pecten qu'isolé sans qu = soit rare
cependant.
C'est également sous“ cette forme sporadique que ee
trouve ca et la quelques exemplaires de Pecten maximus,
‘ majs si peu qu'il n’est pas possible de l’indiquer sur la carte; "|
ilyenaau large de la baie de Banyuls et du Cap Leucate.
Donax TRUNCULUS, L. oe
Ce petit coquillage, qui n'a guère que 3.céentimetmes de
long, est connu sous le nom de Textile sur la core On cu
quelquefois T'elline ou Quelline ou Quenille. Il vit dans le sable
des plages depuis 0"50 jusqu’à 1"50 de profondeur ; on le pêche
à pied ou avec des räteaux. Il n'est pas partout également
abondant. On le trouve surtout en face des étangs de Leucate
et de la Palme. On en vend à la Nouvelle qui proviennent
surtout de la plage voisine, et notamment de la region qui
avoisine la Franqui au Nord du Cap Leucate.
Dans les environs d’Agde ils paraissent assez abondants
depuis le Grau de Maïré jusqu'au fort de Brescou. Dans cette
partie du pays on appelle ces coquillages Lucelte ou Pignon.
On exporte en assez grande quantité ces Donax sur les
marches des villes du voisinage; on les melange quelquefois
EUR, UL
aux petites clovisses.
7
TAPES PULLASTRA, L. var. GEOGRAPHICA et TAPES DECUSSATUS.
C'est le petit Tapes que l’on connait sous le nom de Clovisse ;
mais il est assez difficile de faire préciser dans le pays ce qu'on
entend sous ce nom car d’autres mollusques sont appelés de la
même façon. On trouve parmi eux quelques exemplaires du
gros Tapes decussalus pareil à celui de l'Océan; il vit enfoncé is
dans la vase, assez profondément ; sa couleur est plus ou moins — |
Res uns dans l'embouchure de I’ Hérault, dans le Grau de
la Nouvelle, dans l'étang de Gruissan (étang de l’Ayrolle).
Quant a lan @lovisse proprement dite elle est plus petite
que la précédente. C’est le Tapes pullastra, variété géographica.
D’autres auteurs la nomment T°. aureus, ou encore T°. petalinus.
Ces coquillages sont dragués au moyen de räteaux munis d’une
poche dans la partie des étangs qui avoisine les graus et dans
ces graus eux mêmes. On les trouve surtout dans l'étang de
l'Ayrolle-Gruissan, ils abondent par le travers de Saint-Martin
dans la partie de l'étang de la Nouvelle qui est voisine de la
gare du chemin de fer, dans l’étang de la Palme voisine du
grau de la Franqui, dans l'étang de Leucate, surtout au Nord
près de cette ville, à l'entrée du grau de communication. La
partie sud voisine de Salses n’en contient que très peu ou Es
même pas du tout dans les parties éloignées du grau. Be:
ie CARDIUM ECHINATUM, L.
Ces magnifiques coquillages abondent dans un seul point, .
au Nord du Cap Leucate dans le canal de la Franqui et sur
la plage qui s'étend dans cet angle jusqu'à moitié chemin de
la Nouvelle. Ce Cardium echinatum se trouve assez souvent
gams-les chaluts des pêcheurs au large d’Argeles, de Port
Vendres et de Banyuls, mois ils ne sont pas assez abondants
pour faire l’objet d’un commerce et Je n'ai indiqué sur la carte
que le gisement de la Franqui.
Murex BRANDARIS, L.
Ce Murex, connu sous le nom de Bigorneau, n’est pas assez
abondant pour faire l’objet d’une pêche. Il se trouve sporadi-
. quement dans les fonds de 10 à go mètres ; les pêcheurs au
2 | chalut en prennent quelques uns ; ils sont He abondants au
(272)
Ina: L.) qui dépasse souvent 30 ven J
mangent, bien qu’il soit fort coriace, mais il ne fait pas a
d’un commerce. } ae
cartes, les Patelles qui se trouvent sur tous les rochers ; on les
qu'ils les recueillent et ne les vendent pas.:
Il faut encore signaler dans les trottoirs d’Algues calcaires
d’aucune pêche, bien que fort recherchés des pêcheurs de
moules et d’Arapédes qui les dégustent quand ils ont l'occasion —
d’en rencontrer.
nomme Arapèdes. Les pêcheurs les mangent d’ailleurs à mesure
de la côte des Albères la présence d’assez nombreux Lithodomes,
mais la difficulté de se les procurer fait qu'ils ne sont l’objet —
Je laisse de côté, comme je l’ai fait pour toutes NS autres °
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30° ap Oullestnd? —— 7 —— 7 Ki | | | Professeur au Museum d'Histoire Naturelle de Paris
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| | eta l'Institut Océanographique.
| 4 | | |
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| | | La Carte représente l'état des Gisements en Novembre 1912.
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Grave: et Improne par Erhard FV! _ Pris, ,
e Le Ballen. est en dépôt her Fhedander ae tr:
‚Berlin et chez M. Le Soudier, 742176, eee Sain -Germ
a Paris. ce
Les numéros du Balletin se : vendent séparément. aux prix
suivants et franco : Le io a?
bog. ailrarac, par Dies TERMIER, Membre del Institut, Pro--
fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Se
de.la Carte géologique de la France: «i to 000%
Sur deux nouveaux Didemnidés LS ynasc died du Golfe du ees
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 1.
L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 5
(Première note préliminaire) par Henri ‘MARCELET . idée
Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- Re
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. BRran ....... .
Les Bromures des Eaux marines, par M. le D" Louis ©
CHELLE (0. rence do eee et DE
— Notice préliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus. HOV... |
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres.
de profondeur dans l'Océan Atlantique par > AY Se
Pringe de: Monaco, par Louis ‘ROULBi said, a. sence eee
Sur quelques interessantes especes d’ Amphipades engere Pre
des parages de Monaco et des pêches pelagiques de a
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, par PA er
Ed. NS RS ee Rd PIÈCE: PE
Regeneration acôler Plate: i Aphanostoma deme! SRE CE
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Nana von a ON,
Florence PEEBLES, Ph: Dio... re rer
264. - — Crustacés commensaux et parasites de la de Concarneau,
par te: D’ Jules- GE Ta ee
265. _— Larsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins.
{Deuxième note préliminaire) par ma, BEER oe
pr
266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN.. a ewe eee i
267. — La question du Goémon de fond, par Yves Detace, | en
- Directeur de la Station Biologique de Rosé ar ne
268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle u =
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco. ae
269. Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, …
Ernest BREMENT. + eeescee cede cess eects seesetaeeeeeee
270. — Quatrième note préliminaire sur les PoLycHèTEs provenant —
Are des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice,
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco,
par Pierre: FAUVEL s+. c esc eseseeresenres sentence “ 2
— Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S.
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques
(Première note préliminaire), par Henri MARCELET ......
Études sur les Gisements de Mollusques comestibles. des
Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l'em-
bouchure de l'Hérault nee une carte), De u Jounin...
MONACO. — IMPR. DE MONACO. —
(Fondation ALBERT Ter, ‚Prince DE 2 Monaco)
on some Myxosporidia
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collected at Monaco.
By A. PRINGLE. JAMESON
(Biology Department, Imperial College of Science and Technology,
_ South KRenem ater, London).
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20 het autant que possible les abréviations. Ba eS
3e Donner en notes au bas aes pages ou dans un index les | ndicat
as bibliographiques. | ice
vie Ecrire en italiques tout nom erh latin. ER
50 Dessiner sur papier ou bristol bien we au ‚täyon Wolf. (La B. Jo
en de Chine. Ss | Se 2 ot
76° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur r les papiers
\
ie PTS
texte en donnant es dessins faits Pune tiers ou d’un quart grands que
da. dimension définitive qu’on désire.
| 400 ex. 450 ex. | 200 ex. | 250 ex | 500: ex. +.
Une quart de elle fo» | 5F20 6F80 |. 8f40 10. 40 | 17680 |
Ine demi- feuille... .."..." 6 70 | 880 |'1r »| 13 40. 22 80
9 80 | 13 80 a 19 ee 35 20,
nu faut ajouter a ces prie celui des planches quand ie ae a tien, foe
eas ALBERT Ir, Prince de Monaco)
No 273. — 25 Novembre 1913.
A note on some Myxosporidia
collected at Monaco.
By A. PRINGLE JAMESON
(Biology Department, Imperial College of Science and Technology,
South Kensington, London).
The myxosporidian parasites of the fishes from the Medi-
terranean in the neighbourhood of Monaco have not, as far
as I know, been previously studied. I therefore took the
opportunity of making some observations on these organisms
during a short stay which I made recently in the beautiful
Musée Océanographique. I am deeply indebted to the Museum
for its hospitality, and especially to Dr. Oxner for his courteous
kindness in placing, during the absence of the director, all
the resources of the laboratory at my disposal, and for his
untiring efforts to obain the necessary material for me.
In all 138 fish, comprising 22 species, were examined.
Unfortunately they were not as a rule infected with parasites,
and in many cases where I found an infection it was only
very slight. Despite this fact it seems to me that my results
are worth publishing, not only because there are evidently
no other notes on the Myxosporidia from this area, but also
because there are five new records of occurrences to be recorded.
My results will be best set down in a table, but before
doing this I may make one or two observations on the parasites
which I found. I have able to identify all bit ae Th
mobranchs.
an extremely peculiar organism which occurred in the gall-
bladder of Box salpa. It has something of the appearance
of a Leptotheca, but seems to produce a variable number of
spores, from one or two to several. In no case were fully
formed spores found, and as. the number of parasites was
limited I have been unable as yet to come to any definite
opinion about it. It is, however, almost certainly neither
of the two Myxosporidia — Ceratomyxa pallida Thél. and
Henneguya neapolitana Par. — which have been already
described from this host. The other parasites are well known.
1. CERATOMYXA ARCUATA Thél.
This organism occurred in the gall-bladder of one specimen
of Heliases chromis, from which it has already been recorded.
It occurred only in small numbers. It was also found in the
gall-bladders of four specimens of Ophidium vasalli, a host
from which hitherto no Myxosporidia seem to have been
reported.
2. CHLOROMYxUM LEYDIGI Ming.
A few examples of this species were found in the gall-bladder
of the common dog-fish, Scyllium canicula. It has already
been reported from this host and from several other Elas-.
3. SPHAEROMYXA SABRAZESI Lav. et Mesn.
This was the only form that occurred in any abundance.
It has previously been recorded from the gall-bladder of
Hippocampus guttulatus and Hippocampus brevirosiris. 1 found
it not only in Hippocampus guttulatus, but also in the gall-
bladders of four other fishes, — Motella tricirrata, Nerophis
annulatus, Siphonostoma rondeletti, and Syngnathus acus.
I believe this is the first record of any Myxosporidia being
| d in a member of the genus. Siphonostoma or in Nerophis
annulatus. From the other two hosts several parasites belonging
_to this order have been described.
I wish to thank Mr. C. Tate Regan of the British Museum
(Natural History) for help in the identification of the fishes,
and Mr. Dobell for confirmation of my identification of the
parasites. |
1
Table showing the numbers of fishes examined and the
occurrence of the parasites.
| = =
AE NAME OF FISH = ZE NAME OF PARASITE
5 |
D zZ >)
ı | Blennius tentacularıs Brünn. ) 1
4 | Box salpa L. 2 2 3
3 | Conger vulgaris Guv. ) 3
5 | Coris julis Gthr. O 5
3 | Crenilabrus pavo C. V. O 3
2 | Gobius paganellus L. O 2
27 | Heliases chromis Gthr. 1 | 26 | Ceratomyxa arcuata Thél.
6 | Hippocampus guttulatus Cuv. 5 I | Sphaeromyxa sabrazesi L.& M.
1 | Labrus merula L. O I
: 7 | Motella tricirrata Nilss. 4 3 | Sphaeromy.xa sabrazesiL. &M.
2 | Mullus barbatus L. O 2
6 | Nerophis annulatus Kp. 5 I | Sphaeromy.xa sabrazesi L.&M.
8 | Ophidium vasalli Risso 4 4 | Ceratomyxa arcuata The.
| 6 | Sargus rondeletii C. V. O 6
12 | Scorpaena porcus L. 0,12
4 | Scyllium canicula Cuv. I 3 | Chloromyxum leydigi Ming.
5 | Serranus cabrilla Cuv. O 5
2 | Serranus scriba Cuv. O 2
19 | Siphonostoma rondeletii de la R.| 17 2 | Sphaeromyxa sabrazesi L. & M.
6 | Smaris vulgaris C. V. O 6
5 | Syngnathus acus L. 2 3 | Sphaeromyxa sabrazestL.& M.
4 | Trygon pastinaca L. O 4
138 4h07
All the parasites were found in the gall-bladders of the fishes ;
none were found elsewhere.
(273)
A ©
AUERBACH M.) Die Cnidosporidien. Leipzig, 1910. Ai
ed “08; Anz. Vol. 35, ie
Verbreitung der Myxosporidien. Zool. 1h
Abt. f. Syst. Bd. 30, 1911. ee ey
_ CARUS (V.) — Prodromus Faunae Mediterraneae.
.
DOFLEIN (F). — Studien zur Naturgeschichte der Protozoen. III Uber =
Myxosporidien. Zool. Jahrb. Abt. f. Anat. Bd. I,
| 1808. |
LABBE (A.). — Sporozoa. Das Tierreich. 5 Liefg. Berlin, 1800.
MOREAU (E.). — Histoire naturelle des Poissons de la France.
PARISI (B.). — Primo contributo alla distribuzione geografica dei, 4
sosporidi in Italia. Att. d. Soc. nal &
Nat. Vol. 50. 1912.
= “Le Bulletin est en dépôt. chez Friedlander,
Berlin et chez M. Le Soudier, Ba, boulev:
2 a Paris.
Les numéros 3u Bulletin se. vendent séparément aux prix
Suivants et franco: |
=
| 290. L'Atlantide, par Pierre ken, Membre de P sde ies a
> fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service
de la Carte géologique de la Francé............
257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfe du ie
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. . Siew
~258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins, a
= = (Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET .... 1
259. Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen ‘de Ler- nee
= . naeopoda longibrachia Brian, par le DA. Brian... 0.000
260. Les Bromures des Eaux marines,’ par M: es Dr Louis
261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys none nov. wes
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli 4,6.035 mètres.
de profondeur dans l’Océan Atlantique par. 2 Be Se Te re:
Prince de Monaco, par Louis Retna. nn
— Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes Pe Ser
des parages de Monaco et des pêches pélagiques. de?la>
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Pare
Ed. CHEVREUR:. ol u AU ere ee Bi
— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- Se
‚color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige. Mau von. Een
Florence PEEBLES, PhD... aan ern Oat ee
— Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cora à
par le D’ Jules GOIART. cc vers cen ten ie a eee
— L’arsenicet le manganèse dans quelques végétaux: marins.
=. (Deuxième note préliminaire) par Henri MarCELET.
Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN. en gi
La question du Goémon de fond, parc Yves. DELAGE, at
Directeur de la Station Biologique de. Roscoff...
Vingt-cinquième campagne scientifique - ( Hirondelle 123,5,
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco. ...uen.e,
— Surla présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique par
Ernest BRAND: cu. en ee
— Quatrième note préliminaire sur les PoLYCHÈTEs provenan
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice,
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco,
par. Pierre PAUVRE. ae ie ee
— Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S..
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques _
- (Première note préliminaire), par Henri MARCELET ......
— Études sur les Gisements de Mollusques comestibles des
Côtes de France. La Mediterranee : Fa en a vem-
ae A note on some. . Myxosporidia collected |
A PRINGLE JAMESON: + eect eee e eee ee
_ MONACO. — IMPR. DE MONACO.
1 x
bar L ij : ÿ
(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) —
CAMPAGNE SCIENTIFIQUE DE L’HIRONDELLE II
\
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(AVEC UNE CARTE)
=
alt
Ca ein LEE
— RER
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Lt,
IF,
. MONACO
Naat aah) RPA A à lee ERA
Es RAR
Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes :
1° Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès
internationaux.
20 Supprimer autant que possible les abréviations.
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications :
bibliographiques.
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. -
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (m. B.) o
a l’encre de Chine. fi | |
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les papiers.
calques les recouvrant. Re
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur |
papier procédé. |
80 Remplacer autant que alle les planches par des ho dans le
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus BERNER | que
la dimension definitive qu’on desire. '
Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le,
manuscrit — suivant le tarif suivant : RN,
50 ex. 100. ex: | 150 ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500 ex.
In "quart-derfenille 507 4f » | 5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | 17f80 is
Une demi-feuille... 7724 4:70. [16 704.8 804 ri" wi Bao] 22 80)
Une feuille entiere...... “| 8.10: 9 80 | 13 80 | 16 20.) 19 40 1 9580
Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu.
Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a l'adresse suivante :
Musée océanographique (Bulletin), Monaco.
L'an 7 LS ger |
ty
’
CEANOGRAPHIQUE
FREE 3 $ AS à : :
F;
—
Ne 274. — 3o Novembre 1913.
(1913)
Liste des Stations.
(AVEC UNE CARTE)
NUMÉRO
de
STATION
8356
8557
3358
3359
3360
3361
336%
3363
8364
3365
3366
8367
3368
3369
3370
3371
837%
3373
33234
3375
8376
8377
3378
3379
3380
3381
338%
3383
3384
3385
KT
DAME
1913
23.juillet
24 Juillet
25 juillet
26 juillet
2 aller
28 juillet
juillet
O5
(®)
31 juillet
31 juillet rer août
1-21aOût
5 août
LATITUDE
49° 31° N.
480 50° N.
47° 30’ N.
479400” SOINS
46° 45’ N.
45° 20° N.
44° 50° N.
44° 10° N°
43° 20° N.
420 N.
410 25’ N.
40° N.
390 10’ N.
380 25’ N.
370 40° N.
310 tai N.
380 03’ N.
380 22’ N.
LOCALITE
Tr ne |
LONGITUDE (Greenwich)
N
IE:
£223
W.
Mouillage de Calheta (S. Jorge)
380 30’
380 30’
380 30’
380
380
380 40’
380 40
380 42’
29°
05’
50’
2 Ff BPA ASR Ale PCA S
25.222 2 3
PROFONDEUR
MÈTRES |
en
+
Surface —
4149
0-3500
Surface
Surface
4
Surface
PROCÉDÉ |
des OBSERVATIONS . a
RECOLTE 2
Filet fin étroit — 11 nœuds (12 h. — 12 h. 30) |
= 11,30, — 4 (LOU —— ro hse) |
: | = 1598. (7h. — 7h.3o) |
à globigérines Tube sondeur Buchanan ,
Filet Bourée en vitesse | Atolla, Bathytroctes, Gennadas
Filet fin étroit 11,5 nœuds (1g h. — 19 h. 30) |
— | 72, ah. = t 7h45) |
me 1297... = (Tih, = 19 bo) |
= 12,7 4 st 1 (10.10 he Je) |
1 A | = 12,8 — (7h. — 7h. 30) |
in 12,5 — (12h. — ı2h. 30)
2 = 10 — (igh. 30 — 20h.) |
.. — 10,24%... (ah. 37 he so)
4 1 — 10,5 = Hem h0
| = 10,5 — (igh. — 19h. 30)
7 vor — (7h. — 7h.3o)
: + 10 — (12h. — 12h. 50)
se sabl. volc. 3 lests |
Palancre Lota lepidion, Centroscymnus, Spinax
Filet fin etroit 10 nœuds (7 h. — 7h. 30)
Tremails Scarus, Box, Serranus, Onos
— Galeustcams, Jultss. etc.
Filet fin étroit 4 nœuds (oh. — oh. 30)
— 7 — (7h. — 7h.3o)
a 8 — {12 h. — 12h. 30)
= 10 — {1gh. — 19h. 30)
a 10 — (oh. — oh. 30)
a 10 — (70h52 71h80) |
Haveneau Tortue (Th. caretta) de ıokg 250
Filet fin étroit 10,3 nœuds (12 h. — 12h. 30)
LI
ss — —
(274)
=
hy
N
u
ER
EPA
Rs
NUMERO
de
STATION
DATE
LOCALITÉ
——————
LONGITUDE (Greenwich)
8856
3358
336%
3363
3364
3365
3366
8367
3368
3369
3370
3371
337%
3373
3374
3375
8376
er
1913
23 juillet
juillet
25 juillet
26 juillet
27 juillet
28 juillet
30 juillet
31 juillet
31 juillet 1er août
Boe
es)
222222
AA AE
110 44° W.
120 50’ W
130 55’ W
150 257 W
17° 40° W
19° 10° W
219 05° W.
220 20) W.
230 40° W.
250 10! W.
250 54° W.
260 47° W.
270 31° Mo
Mouillage de Calheta (S. Jorge)
299 05! W.
290 50! W.
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
OBSERVATIONS
Filet fin étroit
Tube sondeur Buchanan
Filet Bourée en vitesse
Filet fin étroit
lests
Palancre
Filet fin étroit
Trémails
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
10,3 nœuds (12h. — 12h. 30)
11 nœuds (12 h. — 12 h. 30)
(19 h. — 19 h. 30)
(7h. — 7h. 30)
Atolla, Bathytroctes, Gennadas
11,5 nœuds (19 h. — 19h. 30)
(7h. — 7h. 30)
(12h, — 12h. 30)
(19h. — 19h. 30)
(7h. — 7h. 30)
7
|
)
(12h. — 12 h. 50)
Lota lepidion, Centroseymnus, Spinax
10 nœuds (7 h. — 7h. 30)
Scarus, Box, Serranus, Onos
Galeus canis, Julis, ete.
4 nœuds (oh. — oh. 30)
(7h. — 7h. 30)
(12 h. — 12h. 30)
{19 h. — 19h. 30)
(oh. — oh, 30)
(7h. — 7h. 30)
Tortue (Th. caretta) de ı0kg 250
(274)
ER EPP =
Be. SS
LOCALITE
NUMERO PRO
de DATE RT en
Hl STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES
1913
3386 4 août 380 55 N. 370 W. Surface
3387 5 aoüt 390 N. 370 55 W. ES.
3388 Fr 380 50’ N. 39° 30’ W. —
3389 = 380 54’ N. 40° 06° W. —
33930 =z 380 54 N. 40° 06’ W. ce
— 380 55’ N. 410 31’ W. =
6 aott 39° N. 420 55’ W.
= 390 03 N. 43° 20° Ww. 0
== 390 10° N. 45° 08 W. os
= 39° 09 N. 44° 56’ Ww. Er
— 39° 10° N. 460 25’ W. art
7 août 39° 10° N. 47° 22’ Ww. =
== 390 10’ N: 48° 08’ W. =
— 392 10’ N. 49° 30’ NY; en
>> 39° 10° Me 49° 30’ W. =
= 39° 10’ N. 50° 50’ W. —
8 août 39° 10 N. 510,38 W. =
Er 39° 10° N. 520 28 W. =
390 N. 530 25 . W. 2
9-10 aoüt )
10 août
2222
OBSERVATIONS
= RECOLTE |
Filet fin etroit 10,3 nœuds (1g h. — 19h. 30) |
— 10 — (oh. — oh. 30) |
— 9,3 = (7h. — 7h. 3o)
— g — (12h. — 12 h. 30)
Haveneau | Sargasses
Filet fin étroit g nœuds (19 h. —. 19 h. 30)
— pr (oh. — oh. 30}
— 9,8 — (7h. 47h60)
— | 10,5 — (12h. — 12h. 30)
Haveneau Sargasses
Filet fin étroit 9 nœuds (19 h. — 19h. 50)
= — 9 — (oh. — oh. 30)
— 10 ==. (7h. — 7h80)
— 10 — (12h. — 12h. 30)
Haveneau Sargasses
Filet fin étroit 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
— | a ee
= ; 8 — (7h. — 7h. 30)
à RS | 8,5 = ,%(12h — 12h30)
Haveneau Sargasses
Filet fin étroit 5 nœuds (19 h. — 19 h. 30) :
— ‘ 5 — (oh. — oh. 30) |
= 7 — (7h. — 7h. 30)
== 8,7.» — "(12 hi = 12 h.30)
Haveneau 5 Sargasses
rgile rouge 1 olive sur fil d’acier (Fosse Sigsbee)
3 4 Chalut =. Sipunculus, Ophiures, Cirroteuthis
Haveneau © | Sargasses
Filet Bourée en vitesse Gastrostomus, Tetragonurus,Ceratias,
(Ethoprora, etc.
(274)
NUMERO
de
STATION
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
OBSERVATIONS
3356
3387
3388
34107
1913
4 aoüt
aoüt
aoüt
©
9-10 août
10 août
Ve
W.
W.
W.
rgile rouge
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
Haveneau
1 olive sur fil d'acier
Chalut
Haveneau
| Filet Bourée en vitesse
10,3 nœuds (19 h. — 19h. 30)
10 — (oh. — oh. 30)
093 — (7h. — 7h.30)
9 — (12h. — 12h. 30)
Sargasses
9 nœuds (19 h. — 19h. 30)
9 — (oh. — oh. 30)
98 — (7h. — 7h. 30)
105 — (12h. — rh. 30)
Sargasses
9 nœuds (19h. — 19h. 50)
W = (oh. — oh. 30)
10 — (7h. — 7h. 30)
1 — (12h. — 12h. 30)
Sargasses
10 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
8 — (oh. — oh. 30)
a — (7h. — 7h.30)
8,5 — (12h: — 12h. 3o)
Sargasses
5 neeuds (19 h. — 19 h. 30)
5 — (oh. — oh. 30)
7 — (7h. — 7h.30)
Sn sasha 3a)
Sargasses
(Fosse Sigsbee)
Sipunculus, Ophiures, Cirroteuthis
Sargasses
Gastrostomus, Tetragonurus, Ceratias,
(Ethoprora, etc.
(274)
RTE A,
NUMÉRO
de
STATION
DATE
1913
10 août
II août
12 août
13 août
14 août
15-23 août
24 août
24-25 août
24 août
25 août
26 août
LOCALITÉ _
ee
LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) |
40° 15 N. 560 17° W. _0-2000!
400 35’ N. 570 10° W. Surface |
400 40’ N. 570 30’ w. +
40° 45’ N. 580 20° W —
409 35’ N. 59° 10° W Bat
40° 50’ N. 59° 45° W —
410 N. 60° 17’ W —
ALO SDE. N. 60° 55’ W —
429 30’ N. 61° 30° W. —
44° 35’ N. 626 27 30 W. — 1)
44° 10° N. 620.27 30. W. 73 ;
— — Surface
430 36° N. 63005 W. we
Rade d’Halifax Nee
zeke 7-15
Mouillage près l’Ile George | 25
= 8 4
Bae 3 25
= Surface
EN En 63815" ae — +
300°. N. | 6:55 OW, —_ 4
429 40’ N. 49° 30” W.
420 44 N.
42° 37’ N
420 52’ N.
43° 02’ N
er OBSERVATIONS Me
we de | RÉCOLTE :
Filet Bourée en vitesse Acanthephy-ra, Sergestides, etc.
| Filet fin étroit 6 nœuds (oh. — oh. 30)
| — PRES (7h. — 7h36)
= 4 — (19h. — 19h. 30)
4 = ech oe
4 js Ss (7h. -- 7h. 30)
4 | _ To (12: De = 72.108970)
= ‘ 7,5 —, (19h. — 19 h. 30)
— — (oh. — oh. 3o)
— 0,8. — (7h. — 7h.3e)
3 lests et palancre Gadus æglefinus
Haveneau Molva ? (jeunes)
Filet fin étroit 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
Haveneau sous projecteur Calmar
Ligne Urophycis
4 Ligne |
3 Tremails Gadus, labrides, etc.
FA 3 Palancre Raja
& { Haveneau Beroë
| Filet fin etroit 7,5 nœuds (19h. — 19h. 30)
— 7 = (oh. — oh. 30)
(Tube sondeur Buchanan)
l Bouteille Richard \
2 Chalut Colossendeis, Sipunculus, Holothuries
| Tube sondeur Buchanan
Filet Bourée en vitesse Stomias sp. ?, Chiroteuthis, Serrivomer
Filet fin etroit 9 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
= “10 — (oh. — oh. 30)
SA (7h EE)
Nuno re | Min PROCEDE
de DATE rc FOND de OBSERVATIONS
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) MÈTRES RÉCOLTE
—
1913 |
3115 10 aoüt 40° 15) N. 56° 17) Ww. | 0-260 Filet Bourée en vitesse Acanthephy-ra, Sergestides, etc.
3116 11 août 400 35? N. 57° 10! Ww. | Surface Filet fin étroit 6 nœuds (oh. — oh. 30)
3417 = | 40° 40! N. 570 30! w. | ny = 5 — (7h. — 7h. 30)
34118 = 400 45° N. 580 20° Wie || 4 — 4 — (tgh. — 19h. 30)
34119 12 août 400 35! N. 590 10° W. > — 4 — (oh. — oh. 30)
3120 = 400 50° N. 500 45! W. | = = 5 — (7h. — 7h. 30)
sa21 = quo N. Goo 17 SW. | a = | 75 — (12h. — 12h. 30)
3122 = 410 32 N. 600 55) W. | a | = ‘| 75 — . (tgh. — 19h. 30)
34123 13 août 42° 30° N. | = | — | Q = (oh. — oh. 30)
8424 = 4e 35 N. | = = | 9,8. — (7h. — 7h.3o)
3425 — (Re 10! N. | 2 3 lests et palancre | Gadus wglefinus
34126 = | _ _ | Surface Haveneau | Molva ? (jeunes)
3127 — 430 36) N. 630 05° Non | = Filet fin étroit | 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
3423 14 août | Rade d’Halifax = Haveneau sous projecteur Calmar
34129 15-23 août — | 7-5 Ligne Urophycis
3430 24 aout Mouillage près l'Ile George 25 Ligne
32131 24-25 août — 8 Trémails Gadus, labridés, etc.
3432 24 août E | 25 Palancre | Raja
3433 25 août _ Surface { Haveneau | Beroé
84134 == 430 55! N. 630 15) W. | = Filet fin etroit | 7,5 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
3135 26 août 43° 05° N. 620 55! W. = — | N = (oh. — oh. 30)
aus 2 we ON. | crag arr. | Mn een
3137 — — _ | 138 7 Chalut Colossendeis, Sipunculus, Holothuries
3138 = 420 44° N. 620 56! W. 1230 Tube sondeur Buchanan
3139 = - — 0-1000 7 Filet Bouree en vitesse Stomias sp. ?, Chiroteuthis, Serrivomer
3440 = 420 37 N. 620 50° WwW. Surface | Filet fin étroit 9 nœuds (20h. — 20 h. 50)
3441 27 août 420 52) N. 620 10! W. Surface = mo) — —(() 1 le #0]
8412 = 430 02° N. Go || - 38 8 — j7h. — 7h. 30)
3413 = 430 17) 30
~ NUMERO
de
STATION
3444
3445
3446
3447
3448
BALD
34530
3451
3152
3153
84154
3155
3156
3457
3458
34159
3160
3461
3462
3163
3464
3465
3466
8167
3168
3469
3470
34171
DATE
1913
27 aoüt
28 aoüt
2) aoüt
30 août
31 aoüt-2 septemb.
1er septembre
4 septembre
5 septembre
6 septembre
LATITUDE
430007 N 59° 50’
43° 18 N 60° IV
430 24 N 59° 25’
430 25: à N 590 1G’
43° 26° N 59° 03°
— ee
430 28° N. 59° 03’
430 18 N. 590 03°
458 N. | Sapo
42° 49 30” N. 580 19
430 27 N. 580 35°
44° 15 N. 580 52’
45° 10° N. 59° 18
Mouillage de Cap Dauphin
Mouillage de Baddeck (Cap Breton)
Ona
45° 05°
30°
LOCALITÉ
60° 12°
AR DE
LONGITUDE (Greenwich)
W.
MY.
ee
22%
einen
wi
f
930 3
Surface
0-2500.
0- 1000!
Surface
4140 à
0-3500
Surface
OBSERVATIONS ;
RECOLTE
° nr SP alanicre Etmopterus pusillus, Antimora k,
Filet fin étroit = Ou noeuds:(12-h. == 12 1239)
(Tube sondeur Buchanan)
\
! Bouteille Richard )
4 Filet Bouree en vitesse Stomias, Periphylla, Serrivomer, etc.
1 Filet Richard à grande ouverture | Copépodes, Chétognathes, etc.
u. EN Filet un etrom > 7 nœuds (o h. — oh. 30)
a = Se =), (7h. = Fh,.30)
(Tube sondeur Buchanan)
ie { Bouteille Richard |
‚Filet Bourée en vitesse | Gastrostomus, Direimus, Nemichthys,etc.
= Caulolepis, Nemichthys, Gastrostomus, etc. |
Filet fin étroit el oo
3 = DT er ae)
4 = BE 0)
4 Vase Tube sondeur Buchanan
Filet Bourée en vitesse Perdu
Filet fin étroit 9,2 nœuds (19 h. — 19h. 30)
— 99. = (oh. — oh. 30)
> 98 — (7h. — 7h.3o)
Ligne
Ligne et trémails Raja, Pleuroneetes, ctc:
Haveneau Meduses
Filet fin étroit 9 nœuds (rg h. — 19h. 30)
— 95 — (oh. — oh. 3o)
— g — (7h. — 7h.3o)
= One ets, STG)
= 93 ig he = 10"h; 30)
Palancre (3 lests) |
Filet fin étroit | 9 nœuds (oh. — oh.3o)
|
NUMÉRO
de
STATION
DATE
a —
LOCALITE
LATITUDE
27 aout
43°
430
17
LONGITUDE (Greenwich)
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
OBSERVATIONS
18!
28 aout
Vase
3155
34162
34163
3464
3465
3466
24) aout
30 août
31 aout-2 septemb.
1er septembre
4 septembre
5 septembre
450
Mouillage de Baddeck (Cap Breton)
Vase
co
10° N. 59°
Mouillage de Cap Dauphin
60° 12?
35’
W.
2222
6 septembre
Palancre
Filet fin étroit
(Tube sondeur Buchanan)
/ Bouteille Richard \
Filet Bourée en vitesse
Filet Richard à grande ouverture
Filet fin étroit
(Tube sondeur Buchanan)
/ Bouteille Richard 5
g 4 |
Filet Bourée en vitesse
Filet fin étroit
Tube sondeur Buchanan|
Filet Bouree en vitesse
Filet fin étroit
Ligne
Ligne et trémails
Haveneau
Filet fin étroit
Palancre (3 lests)
Filet fin étroit
Etmopterus pusillus, Antimora
: 8 noeuds (12h. — 12h. 30)
Stomias, Periphylla, Serrivomer, etc.
Copépodes, Chétognathes, etc.
nœuds (o h. — oh. 30)
7
78 — (7h.
(7h. — 7h. 30)
Gastrostomus, Diretmus, Nemichthys, etc.
Caulolepis, Nemichthys, Gastrostomus, tte.
2,5 nœuds (19 h. — 19 h. 30)
25 = (oh. — oh. 30)
5 — (7h. — 7h. 30)
Perdu
9,2 nœuds (19h. — 19h. 30)
(oh. — oh. 30)
0,8 — (7h. — 7h. 30)
Raja, Pleuronectes, ete.
Méduses
9 nœuds (rg h. — 10 h. 30)
95 — (oh. — oh. 30)
9 — (7h. — 7h.30)
g — (12h. — 12h. 30)
93 — (19h. — 19h. 30)
9 nœuds (oh. — oh. 30)
NUMÉRO
1. de DATE
| | STATION
: | 1913
: © 317% 6 septembre
A 3473 -
Se 3174 a
Er 34375 &
3176 =
we 3497 a
3478 7 septembre
; 34179 —
3480 a
3481 —
._ 348% —
By 3483 =
oh ; BASA 8 septembre
f 3485 —
3186 =
\ 3487 Le
3488 9 septembre
34189 ee
34190 ar
34191 2%
3492 21 septembre
3493 a
3494 22 septembre
3495 —
3496 —
3497 22-23 septembre
3498 22 septembre
3499 23 septembre
3500 =
420
420
410
410
410
410
410
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40°
40° 20
40°
40° :
40°
40°
LATITUDE
160 43047 Ne
Fa
2222
ee We es
Es ae
:EOCALITEZ
LONGITUDE (Greenwich)
630 36° 30” W:
630 40’ W
630 42’ W.
64° 05° W.
65° 18 W.
650 18 W.
65° 19 W.
650 W.
660 ©
670 W.
68° W.
69° W.
71 W.
720 W.
73° W.
730 W.
720 W.
70° W.
680 W.
680 W.
680 W.
640 W.
W.
W.
659 W.
Tes
=
tM! | ernennen
Surface
—
1970
1970 à
Surface
1690 \
Surface
+ PROCÉDÉ ” |
ea. | OBSERVATIONS
de PE
RÉCOLTE
|
Tube sondeur Buchanan | ;
Chalut - Harriotta, Sipunculus, Fiabellum, etc. A
Haveneau 2 Fucus, hydraires etc. E.
3=jests 7
Chalut Halosaurus, Glyphocrangon,Calliteuthis ?
Palancre | Antimora
Filet fin étroit 9 nœuds (oh. — oh. 30) =
23 Off aah gel, BO) :
Tube sondeur Buchanan
Chalut à plateaux Atolla, Eucopia, Cyclothone
| Haveneau — Sargasses |
: “HE er Palancre Macrurus, Antimora, Ophiure
3 Filet fin étroit 9,5 nœuds (0 he neu 30)
1 Er AR: 9 — (7h. — 7h.3o)
| À = BST vw (Tech... 012 h°50)
. | = a ugs. gh >0)
'% a pets toh hotel
2 -- 9 — (7. En Se)
Ss — 0,8 gees cfr2-h.:—" 72h; 30)
ri — 1001-19 h 210 4.50)
— 10,9 ser, (teh. 12.650)
= 10,8 — (19h. — 19h. 30)
— ign ee (oh. — oh. 30)
— I Sn (7h. — 7h.50)
= ia hy 12.80) |
a ieee . Haveneau Sargasses
Filet fin étroit g nœuds (19 h. — 19 h. 30)
os a2 4. (eh. —."o:h. 30) ;
Den (7 bee vhs 30) | =
ie : ;
(274) ‘
: ie ie
URE où FOND
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
OBSERVATIONS
NUMÉRO LOCALITÉ
de DATE SS =
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) |
1913
8122 6 septembre 420 36’ 30” N. 630 36° 30” W
3173 = > =
3474 = = =
3475 = 420 31’ N. 630 4o! W.
8126 — = =
3477 = 429 307 N. 630 42! M
3478 7 septembre 420 20' N. 64° 05 W.
3479 = 410 Sy? N. 650 18 W.
3480 = 419 52) N. 650 18! W,
3481 — = =
8182 _ = =
3483 = 410 54? N. 65° 19 W.
3484 8 septembre 410 42” N. 650 31’ W.
3485 = 41° 07 N. 660 25! W.
3186
84188
3489
34190
3491
3197
3498
34199
|
9 septembre
21 septembre
22 septembre
\
22-23 septembre }
22 septembre
23 septembre
2
22222
Wie
W.
W.
1562
Surface
| a
| 1970
| 1070
Surface
| 1690
Surface
{Tube sondeur Buchanan
|Tube sondeur Buchanan
Chalut
Haveneau
3 lests
Chalut
Palancre
Filet fin étroit
Chalut à plateaux
Haveneau
Palancre
Filet fin étroit
Haveneau
Filet fin étroit
Harriotta, Sipunculus, Fiabellum, etc.
l"ueus, hydraires etc.
Halosaurus, Glyphocrangon,Callıteuthis?
Antimora
9 nœuds (oh. — oh. 30)
(7h. — 7h. 30)
9 —
Alolla, Eucopia, Cyclothone
Sargasses
Macrurus, Antimora, Ophiure
9,5 nœuds (oh. — oh. 30)
9 — (7h. — 7h. 30)
8,8 — (12h. — 12h. 30)
88 — (19h. — 19h. 30)
gy = (oh. — oh. 30)
. 30)
. 30)
. 30)
. 30)
Sargasses
9 nœuds (19 h. —
NUMÉRO
de
STATION
i
3501
3502
2503
3504
3505
3506
350%
3563
3509
3510
3511
3512
3513
3514
3515
3516
351%
3518
+ 3519
5 3520
3521
3522
3523
3524
3525
3526
3527
3528
3529
3520
24
25
26
27
28
30
DATE
1913
septembre
septembre
septembre
septembre
septembre
septembre
septembre
septembre
a u;
LOGKITE me
Pr
Maar
LATITUDE LONGITUDE (Green wich)
40° 23’ N. 64° 15° W.
40° 16? N. 620 05’ Ww.
40° 15° N. 610.35, W.
40° 10° N. 60° 25? W.
400 08 Ne 59° 25° W.
39° 59’ N. 580 23 W.
390 50’ N. 5593 29 W.
39° 45’ N. 56° 17’ W.
390 35° N. 50 15° W.
39° 30° N. W.
39° 30’ N. W.
390 26’ N. W.
39° 20 N. Ww.
390 15” N. W.
39° 08 N. W.
39° 06° N. W.
39° 03° N. W.
380 58° N. W.
380 50° N. W.
380 50’ N. IN
380 48 N. W.
380 45’ N. W.
380 42’ N. W.
380 40° N ne
380 35 Ne W.
380 30’ N. W.
380 28 N. a
38° 24’ N. W.
380 20° N. WW.
38° 07° N.
“PRO
CEDE
de |
RÉCOLTE
Filet fin étroit
Filet Richard à grande ouverture
Filet fin étroit
Filet Richard à grande ouverture
Filet fin étroit
OBSERVATIONS
7,2 nœuds (12h;
Derichthys, Eryoneicus, Nemerte, etc.
g nœuds (oh.
9,8
0,7
10
057
Io
10
(tae
(2 tye
(ro Be
(Osh.
(7 h.
(12h.
To) nœuds: (oh.
10
10
10,3
(22e
(1g hs
Atolla, Eucopia, Gennadas
oO lie
ro, Hi
On:
#
AR;
NUMÉRO LOCALITÉ
de DATE ue =
STATION LATITUDE LONGITUDE (Green wich)
1913 |
3501 23 septembre 400 23° N 64° 152 W. |
350% _ 400 16 N 620 05’ W.
3503 24 septembre 400 15! N 610 25? W.
3504 — 409 10° N Goo 25’ W.
8505 — 409 08! N. 590 25° W.
3506 — 39° 59 N. 580 23° W.
3507 25 septembre 399 50! N. 570 25) W.
3508 = ago 45° N W.
3509 = 30° 35 N. W.
3510 = 39° 30 N. W.
3511 26 septembre 300 30! N W.
3512 — 390 26! N. 510 52” W
3513 = 39° 20° N. 509 50 W.
3514 _ 300 15° N. 490 15° W.
3515 27 septembre 39° 08° N. 48° 20! M
3516 _ 39° 06 N. 460 45° W.
3517 = 39° 03” N. 45° 39) W.
3518 = 380 38° N. 44e 55! W.
3519 28 septembre 380 50 N. 420 277 W.
8520 = 380 50’ N 410 30! W.
3521 — 380 48 N 400,55 W.
Bate = 380 45° N. 399 10) W.
3523 29 septembre 380 42! N 380 30! W.
3524 = 380 40" N. 360 yo’ «= W.
3525 = 380 35! N. 350 45° W.
3526 = 380 30) N. 340 40’ _ W.
35237 30 septembre 380 28 N.
N.
N.
380 07!
0-2000
Surface
PROCEDE
de OBSERVATIONS
RECOLTE
Filet fin étroit nœuds (12h. — 12h, 30)
-- — (19h. — 19h. 30)
_ | = (oh. — oh, 30)
— | — (7h. — 7h. 30)
— — (12h. — 12h. 30)
= | — (19h. — ı9h. 30)
= | 8 — (oh. — oh. 30)
— | 87 — (7h. — 7h.30)
= | 75 — (12h — 12h30)
— 8 — (rgh. — gh. 30)
— | 8 — (oh. — oh. 30)
Filet Richard à grande ouverture
Filet fin étroit
Filet Richard à grande ouverture
Filet fin étroit
9:7
Derichthys, Eryoneicus, Nemerte, etc.
oh. 3
9
10
nœuds
(7h. —
(12h, —
(19 h. —
(oh. —
(7h. --
(12h. —
(oh. —
(7h. —
(12h. —
(19 h. —
(oh. —
(12h, —
Atolla, Eucopia, Gennadas
10 nœuds
10
10
(oh. —
(7b. —
12 N.
30)
, Némerte, etc.
oh.
30)
NUMÉRO
ab DATE mae
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) |
zt 3531 rer octobre 380 02’ N. 280 30’ W. a
Do 3532 = 37253. N. 260 57’ W. =
i. ss Mi m. Près S. en = Fa
Bs 3534 3 octobre 370 36’ N. HER W 3 |
a 3535 4 octobre 360 20° N. | ghey w. | Be
3536 EZ 30022’ N. 220 10’ W — |
a | 3537 | = 36° 20’ N. 200 58 W. —
ei 3538 ae 360 15” N. 19° 12’ W. De,
a 3539 5 octobre 360 12’ N. de W. cl
on 85410 = 360 0° N. 160 03 W. =
re 3541 = | 350 5b N. 150 05 W. a
3542 ——— 350 55 N. 130 30 W.
he | 3543 6 octobre 350 50’ N. 120 20’ W. EN
= 3544 = 350 50° N. 100 08 W. Œ
| 3545 Bi 11/3050 D2 N. go 18 W. ne
| 3546 - + jee 350 52? N. 70 18 W. =
D 3547 7 octobre 350 53 N. 50 59 ESP: _
3548 8 octobre 360105 en 40 A NS a
ER 3549 VER 360 34 N. 20 47e = Rg —
ey 3550 = 360 46 N. 10 44’ Ww. ai
ie 3551 - Sno ag ean 55-36 SON =
= 355% 9 octobre 380 20° N.
| 3558 | = a Ne Er:
| | 3554 = 40° 18° N. 20 23
| 3533 a 419 15 ING
| 3556 10 octobre 410 56°. N.
= 355% a joo Sane Se
| 3558 = 430 28° N.
Preorpe | en, 4
or e TE OBSERVATIONS Be
RECOLTE =
Filet fin étroit 9,3 nœuds (oh. — oh. 30) À
— (7.1. 47h36) :
— (12h. — 12h. 30) 8
— (tgh. — 19h. 30)
= (oh. — oh. 30). :
— he 7h50) ;
— (t2h. — 12h. 30)
— (19h. — 19h. 30)
— (oh: %oth 730};
= (7h. — 7h. 30)
ao 9 ibe 30) r
— (19h. — 19h. 30) |
— .. (oh... on. 30)
— (7h. — 7h. 30)
— (12h. — 12h. 50)
— (igh. — 19h. 50)
— (oh. — oh. 3o)
= (oh. — oh. 30)
— (7h. — 7h. 30)
Sie Do Geo)
— (19h. — 19h. 30)
— (oh. — oh. 30)
— (7h. — 7h.3o)
— (12h. — 12h. 30)
— (19h. — 19h. 30) |
— (oh. — oh.3o)
— (7h. — 7h.3o)
— (12h. — ı2h.3o)
(274)
mm m
rare LOCALITÉ
de DATE a
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
8531 1er octobre 380 02’ N. 280 30° W
3532 _ 370 53! N. 260 57’ W
3533 = ; an Br S. Miguel #
3534 3 octobre 370 36’ N. 240 31° W
3535 4 octobre 360 20' NE 230 10° W
3536 = 360 22) N. 220 10 W
3537 = 36° 20 N. 200 58! W
3538 = 360 15} N. 199 12 W.
3339 5 octobre 360 12” N. 179 57° W
8510 — 36° 05° N. 160 03° W
3541 = | 350 55! N. 150 05° W
3542 = | 350 55 N. 130 30° W
3543 6 octobre 350 50! N. 120 20° W
3544 = 350 50 N. 100 08’ W.
3545 = | 350 52’ N. ge 18 W
35416 | = I} si N. 79 18" W
3547 | 7 octobre 350 537 N. 50 56) W
3548 | 8 octobre 360 05° N. 4° 42! W
3529 | _ Aa IN 204 W
3550 = 36° 46 N. 10 44 W
3551 = | 370 37! N. 09 30° W.
3552 | 9 octobre 380 20° N, 00 15° E
3553 | _ 390 32” N. 10 26! F
3554 | = 400 18 N. 20 25)
3555 = 410 15° N. 30 45) D
3556 10 octobre | 410 56! N. qv
3552 | = | 420 52° 3?
3558 = 430 28
|
de
JRE ou FOND
RECOLTE
PROCEDE
OBSERVATIONS
fin étroit
9,3 nœuds (oh.
(19h.
(oh.
h.
(12 h.
(tg h.
(oh.
(7h.
(12h.
(1g h.
(oh.
(7h.
(12 h.
(igh.
(oh.
(oh.
(7h.
(12 h.
(19h,
(oh.
(7h.
(12 h.
(19h.
(oh.
70°W.6r. É = G02 = = 40° 30° 20° 10°
Im: xr =:
CAMIPAGNIE SCIENTIFLOUE
DE
| SE HER © Neo ELE”
22 Juin — 6 Juillet 1913
IRLANDE
Dublin
| 23 Juillet _ 10 Octobre 1913
| ITINERAIRE
JAMSTERDAM ~“
Sa »
LONDRES
zZ ao,
€,o BRUXELLES
6, u
o > Il |
GR © |
Numéros des Stations : chiffres droits .............. 3356 3558
Sondes : chiffres penchés ..........-.- 5270 Arg.r.
TERRE NEUVE
2
pte St Mathieu at |
oO,
“Prince Edouard
5365
3564
5445-443
ES 3365
3445
3457-58 SS C. Finisiterre |
4140 Pr 2 ||
3470 3438 à 5440
| 230
BUT à S414 CH zz, a DEN
|
F EME RIRE AEG |
3488 3487
— © o
5 350% MADRID ;
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Grave’ et Imp. par Erhard ETS’ Paris
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jee Butler, est en dépôt: chez Eriedländer, Eh Carlstra: :
Berlin et chez M. Le Soudier, 174- Le boulevard ees n
a Paris. | | LAN PRES
Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux en
‘suivants et franco : | Ma di
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Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. .:...... an
‚258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. *
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET whiny wok
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- |
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan.......
260. Les Bromures des Eaux marines, par M. le Ds Louis”
207, Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov.
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilh a 6.035 mètres
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À. S. le,
Prince.de Monaco, ‘par Louis;RouLEr „222 aeons BE
a Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant
des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la
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— Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma iderele
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(Deuxième note préliminaire) par Henri Marcenkt..... _
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La question du Goémon de fond, par Yves DeLace, |:
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— Vingt-cingnicme campagne scientifique ( Hirondelle II),
Note des. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO...
Surla présence, en Méditerranée, d'une variété del’ Aplidium —
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Quatrième note préliminaire sur les de erovenant ë
des campagnes de l’Hironaelle et de la Princesse- Ales, à Ps ween,
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par.Pierne PAD VETS. se 0 ene se o's gow PERS ots wines ne
Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S.A. Si
-le Prince de Monaco lors de ses croisières: scientifiques
(Premiere note preliminaire), par Henri MaRCELET .... ye
Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles dés pies
Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à lem-
_ bouchure de l'Hérault (avec une carte), par.L. Jounin... ae 2
- À note on some Myxosporidia collected at Monaco, By
A PRINGLE JAMESON. ses ee esse cere cece eet e nce earceecene |
Campagne Scientifique de fii endette IT (1913) Liste des.
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(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco)
ETUDES PRELIMINAIRES
SUR LES
_ Céphalopodes recueillis | au cours _
des Croisieres de S. Ay à le Prince dé Monaco.
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Par LP. JOUBIN
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et à l’Institut Océanographique.
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"Les auteurs reçoivent 50 eXemplaires de leur mémoire. Us peuvent, €
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur Sr >
manuscrit — suivant le tarif suivant : Pe ee er ea
50er. 100 ex. 450 ex. |
Un quart de feuille. :.... > Aa 5f20 | 6f80
Une demi-feuille.........| 470] 6 70 | 8 80
Une feuille-entière.. -:5; T8; 170 |. 9 80 | 13 80.)
| L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT Le, Prince de Monaco)
Ne 2724 wer Decembre. 1913.
ETUDES PRELIMINAIRES
SUR LES
Céphalopodes recueillis au cours
. des Croisières de S.A.S.le Prince de Monaco.
3° Note: Mastigoteuthis magna nov. sp.
Par Le JOUBIN
Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle.
et à l’Institut Océanographique.
———_—___—
Le très beau Céphalopode qui fait l’objet de cette note fut
_ capturé à la station 2108, dans la mer des Sargasses, au moyen
- d’une nasse triangulaire qui resta sur le fond de vase à globi-
_ gérines par 3465 mètres pendant 4 jours consécutifs. (Stn. 2108,
E 12-16 aoüt 1905, 31° 44 30” N , 42° 39 W.)
Quand la nasse fut ouverte on trouva auprès de l'animal un
. tentacule séparé qui, par sa surface de section, se raccorde bien
| avec le moignon resté adhérent à la couronne brachiale du
. Céphalopode. L'autre tentacule avait disparu. D'autre part la
| couleur et la nature de la peau du tentacule correspondaient
1 bien à celles du reste du corps de l'animal ; il y a donc tout lieu
_ dé croire qu'il lui appartenait.
J'ai cru tout d’abord que, de ce fait, allait se trouver élucidé
un petit problème qui, depuis nombre d'années, excite la
_ curiosité des naturalistes qui suivent les croisières de S. A. S.
~ be
+
de” Cépha- 72
lopode dont, à maintes reprises, on a trouvé des tentacules 4
enroulés autour du fil de la sonde, sans jamais pouvoir le
le Prince de Monaco, à savoir : Quelle est l'espèce
capturer.
J'ai décrit en 1895 ce « tentacule inconnu » et notamment
la palette couverte de petites ventouses qui le termine. Voyant,
cette fois, un tentacule d’aspect tout à fait semblable en com-
pagnie du Céphalopode auquel ıl appartenait selon toute proba-
bilité, j’ai pensé d’abord que je me trouvais en présence du
Céphalopode, enfin capturé, auquel on peut rattacher les très
nombreux tentacules récoltés depuis 20 ans. Mais voici qu'en
examinant les choses de plus près j’ai reconnu que le tentacule
pris avec le Céphalopode dans la nasse n’est pas le même que
ceux qui ont été récoltés sur le fil de sonde à maintes reprises.
Comme on va le voir dans la description qui suit, le tentacule
du Mastigoteuthis magna a une palette qui le couvre presque
en entier, mais elle est formée de ventouses tellement petites
qu’elles sont invisibles à l’œ1l nu ; au contraire le tentacule du
Céphalopode inconnu a une palette plus courte, plus large, à
ventouses nombreuses mais parfaitement visibles à l’œil nu. De
plus le cerclé orné des ventouses du tentacule mean:
pourvu de dents, tandis que celui du Mastigoteuthis magna est
complètement lisse. Pour ces raisons le tentacule inconnu reste
inconnu ; cependant, comme depuis ma publication de 1895 on
a décrit plusieurs espèces de Mastigoleuthis ayant des tentacules
analogues, mais non identiques, on peut un peu mieux préciser
et dire que le «tentacule inconnu» appartient à un Céphalopode
du genre Mastigoteuthis.
Il y aurait bien encore une hypothèse admissible, c'est que
la différence entre la palette tentaculaires des deux espèces est
due à une différence de sexes ; mais il est naturellement im-.
possible de rien aflirmer puisque je n’al eu qu'un seul échan-
tillon de Mastigoleuthis magna et que je ne l’ai pas disséqué
pour le laisser intâct ; jighere done son: sexe, IP sau done
attendre encore d’avoir d'autres matériaux pour savoir si cette
hypothèse se réalisera et jusque là on ne peut faire agire
Mastigoteuthis magna, n. sp.
(275)
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chose que de laisser dans deux espèces states le Mastigo-
leuthis magna et les tentacules du Mastigoteuthis d'espèce Fe.
inconnue.
Cette petite discussion préliminaire étant épuisée jusqu'à —
nouveaux documents je vais décrire cet échantillon. Après
étude de la bibliographie il me parait certain que l'animal
appartient au genre Mastigoleuthis mais que pas une des espèces
qui en ont été décrites Jusqu'à présent ne répond complétement
à l'animal que j'ai sous les yeux. | |
D'abord il faut éliminer toutes les espèces actuellement.
décrites qui possèdent des organes lumineux, car la mienne
n'en possède pas. Parmi les autres il faut éliminer Mastigo-
teuthis cordiformis Chun, dont la nageoire est de forme très
différente et dont les ventouses portent un cercle corné denté,
alors que, dans la mienne, le cercle corné est lisse. Pour cette
même raison elle ne se rapporte pas à M. dentata Hoyle
d’ailleurs insuflisamment décrite ; elle s’ecarte enfin de M. leri-
mana Lönnberg parce que celle-ci a des cercles cornés dentés et
parce que ses bras ventraux portent, à partir de la bouche, 8
ventouses sur une seule ligne avant les ventouses en 2 rangées,
tandis que dans mon espèce 1l y a tout de suite deux rangées de
ventouses à partir de la bouche.
Pour ces diverses raisons je crois devoir considérer cette
espèce comme nouvelle et je lui donne le nom de Mastigoleuthis
magna pour indiquer que c'est, actuellement du moins, le
Mastigoteuthis le plus grand que lon connaisse.
Une aquarelle a été faite par M. Tinayre au moment de la
capture de l'animal, et elle a servi à Ml!e Vesque à l'exécution
du très beau dessin qui accompagne cette note.
L'ensemble de l’animal devait. être d'une couleur our.
brique, mélangée de violet ; malheureusement la peau a
beaucoup souffert, soit par la préparation, soit par les chocs
de l'animal dans la nasse, car son épiderme a en grande partie
disparu ; de plus il avait si fortement enroulé un de ses ten-
tacules autour de sa tête, que l’on en voit la trace en blanc, tant
la peau dans les régions étreintes par lui avait été endommagée.
Void. tout d’abord les principales mesures relevées sur le corps
E dece Céphalopode : {en millimètres).
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Longueur totale comptee du bout du bras ventral 382
Pen du 1° bras (dorsal) So
— 2° bras 105
— 3° bras 82
— 4° bras (ventral) 172
Longueur (face ventrale) du sac visceral Lon
= (face dorsale) — | 160
Hauteur de la nageoire 105
Diamètre — 127
— de la tête, au niveau des yeux 34
— de la tête, au dessous des yeux 45
Hauteur de la tête 42
La formule des bras est donc, d’après ces mesures, 4, 2, 3, I
Les caractères des différents organes externes peuvent être
résumés de la manière suivante :
Le manteau a la forme générale d’un cornet régulièrement
retrect jusqu à la pointe postérieure du corps ; celle-ci était
brisée au ras de la nageoire; un bout de la plume. sous forme
d’une tige brune en sortait, il est donc impossible de préciser
de quelle longueur cette pointe du sac dépassait les nageoires ;
il est cependant vraisemblable que cette pointe ne devait pas
être longue. La couleur de la peau du manteau est violet-
marron foncé, s’atténuant vers la pointe inférieure ; la peau est
lisse, elle contient un nombre immense de très petits chroma-
tophores.
Dorsalement il y a 54 millimètres entre la pointe supérieure
du bord palléal et l'insertion supérieure de la nageoire ; celle-ci
@eeupe 116 millimetres de la. hauteur palléale dorsale ; le
rapport 24 est voisin de un tiers pour la partie du ae
non soudée à la nageoire contre deux tiers pour la partie
soudée. On ne peut préciser d’une façon rigoureuse parce
que la pointe libre inférieure du sac palléal est endommagée.
L'ouverture du sac palléal a environ 42 millimètres de
(275)
Ne *
„a
we eG
K a
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BEA ae peas oa et hae I
diamètre, ses bords latéraux et ventraux retroussés ne permettent |
pas une mesure bien précise.
Les cartilages adhésifs palléo-céphaliques sont bien nets.
Les deux latéraux sont en forme de crête rectiligne verticale
sur le manteau, étroite en haut, légèrement renflée en massue
en bas. Elles s’articulent avec deux boutonnières auriculiformes,
bordées d’un liseré violet-rouge, dont la concavité répète en
creux le relief du bouton palléal correspondant.
Le bouton palléal impair dorsal, de même que la bouto-
nière céphalique ont la forme de crêtes parallèles ; sur la tête
deux crêtes saillantes verticales sont séparées par un fin sillon,
et bordées par deux larges sillons ; le tout est entouré par une
fine membrane à liseré violet. Se le manteau le bouton corres-
pondant, entouré lui aussi d’une membrane à liseré violet,
comprend une fine saillie médiane entrant dans le sillon cépha-
lique, bordée par deux fortes rainures. Les boutonnières
ventrales ont 11 millimètres de long sur 7 de largeur maximum,
la dorsale a 17 millimètres de long sur 7 de large.
Le siphon a une vaste collerette s'étendant de part et d autre
sur la tête jusqu’à la boutonnière palléale dorsale; mais son
tube médian est court, recourbé, et n’atteint par le niveau
des yeux. Sa hauteur médiane n’est que de 18 millimètres.
Les clapets latéraux sont très développés, aimsr gue des
piliers qui portent des cartilages adhésifs. Les clapets descendent
obliquement le long du bord du cartilage adhésif dorsal et
s’y insèrent en une membrane triangulaire fortement pigmentée
en brun rouge. |
La nageoire est forte, très épaisse, fortement musclée; elle a
105 millimètres de hauteur et 127 millimètres de diamètre maxi-
mum. Elle est donc un peu elliptique; elle s’etendait proba-
blement légèrement en bas sur la pointe de la plume qui dépassait
le manteau. Elle est entièrement recouverte d’une peau fine
violet-brun rougeätre, malheureusement en lambeaux, un peu
plus claire que le Sac ventral.
La tête a une forme assez singulière due à sa longueur et
à son étroitesse au niveau de l'insertion des bras. Elle est renflée
en bas, sous les yeux, de chaque côté, au-dessus de chacun des
ee
de
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EEE dre tt
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-
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a = ° , MZ —
… deux clapets du siphon ; ces deux grosses joues sont des poches
dans lesquelles sont descendus les deux yeux. J’ai cru d’abord
que, comme cela arrive souvent, les yeux avaient disparu au
. moment de la capture, et.que les deux orbites étaient vides;
mais en y regardant de plus pres on trouve les yeux dans ces
deux grandes poches, bien intacts. Ils sont trés gros, aplatis,
et l’ouverture de la cavité orbitaire arrondie, sans sinus bien
marqué. L'intérieur de la cavité orbitaire est teinté de violet.
Juste au-dessus de l'orbite on voit le petit fragment de
tentacule qui est resté adhérent à la tête, sortant du repli cutané
qui rejoignait les bras 3 et 4. Ce troncon de tentacule, qui peut
avoir 5 ou 6 millimètres de long, est sectionné franchement,
sa peau est violet-brun, sa forme cylindrique; il est musculaire
et s'adapte comme taille, forme, couleur et section au tentacule
isolé trouvé avec lui dans la nasse.
Le tentacule trouvé dans la nasse avec ce Céphalopode a
Be oneneiı de 45 centimetres; sa couleur générale est
rouge-brun clair. Il est cylindrique et peu à peu se termine
en pointe eliriée, sa largeur ne dépasse pas 4 millimètres,
et cela dans sa partie la plus renflée; partout ailleurs il a environ
qoum>yer devient filiiorme à sa pointe. Sauf 4 centimètrés qui
appartiennent à la portion du tentacule intermédiaire à la tête
Eta la palette, tout le reste, soit 39 centimètres: appartient a
Game palette. „Elle est tellement peu distincte du reste du
tentacule, aucune membrane n’entourant la région cupulifère,
qu'il semble au premier aspect que l’on a affaire à un tentacule
sans ventouses. Il faut y regarder de très près pour distinguer
à la surface de la peau une région légèrement grenue, et c’est
seulement au microscope que l’on peut voir que ce grenu est
formé par des milliers de ventouses excessivement petites. La
surface occupée par ces ventouses commence tout près de la
tête comme une bande étroite qui va en s’elargissant à mesure
que l’on s'approche de la pointe du tentacule ; au milieu de
cette palette les 3/4 de la surface du tentacule sont couverts de
ventouses, et vers sa pointe sa surface entière est cachée sous
ce tapis de petits points Jaunes.
Chun a représenté quelque chose d’analogue pour son
(275)
TF abe apr Ste} re Deer Ee BSR CT | FPE
PA A tee D ba Poh 9 pa CA die: s ARE
sas Rae er eis ANR RES : ‘
Mastigoteuthis cordiformis ; dans la fig. 8 de sa planche 35 on.
voit une couronne brachiale pourvue de l’un des tentacules.
A peu pres vers son milieu commence la palette couverte de
petites ventouses qui se termine en pointe comme dans notre
espèce. Mais ici la proportion de la palette et du tentacule n’est
plus la même, puisque dans mon espèce presque tout le ten-
tacule est transformé en palette, tandis que dans l'espèce de
Chun il n’y en a que la moitié. D’autre part les ventouses de
M. cordiformis, tout en étant petites, sont cependant bien plus
grosses et tout en étant nombreuses ne sont pas innombrables
comme dans M. magna. Dans la même planche xxxv, fig. 16,
Chun a représenté un fragment de palette de M. glaukopis, qui
donne mieux l’idée de ce qu'est la foule des ventouses chez M.
magna. Il est impossible de représenter les ventouses de ce
tentacule dans leur dimension réelle, on ne verrait plus rien du
tout puisqu'elles ne sont pas visibles à l’œ1l nu et que le tenta-
cule ressemble à un cordon lisse. Une très petite membrane
entoure la région des ventouses dans la palette, mais elle est si
peu marquée qu elle paraît à peine exister ; il aurait fallu pour la
voir à l'œil nu, fixer l'échantillon aussitôt après sa capture, caril
est en assez mauvais état, et son épiderme a en partie disparu.
Ces minuscules ventouses, sont probablement les plus petites
qui aient Jamais été vues chez aucun Céphalopode adulte, car
même celles de Mastigoteuthis glaukopis que Chun a représentées
dans la fig. 16 de sa planche xxxv paraissent avec leur grossis-
sement de 20 diamètres des géantes à côté de celles de M.
magna.
Les ventouses sont pourvues d’un pédoncule grêle, trans-
parent, fixé sur la .surface du tentacule, qui suppome un
appareil chitineux semblable à une petite lanterne. La partie
cornée est d'un beau jaune et consiste en deux parties bien dis-
tinctes ; l’une est une sorte de boîte vaguement cubique où pénètre
la tige molle par une de ses faces; l’autre est um emtommor
évasé, à tube étroit qui s’insère sur une des faces de la boîte a
angle droit avec la base. Cet entonnoir parfaitement rond, large,
peu profond, est marqué par des ornements polygonaux,
disposés comme une marqueterie autour de l’orifice tubulaire;
nat er ait man EE a PASS D EEE UN EEE cc de dr Éd ia
il y en a un premier rang qui comprend une dizaine de pen-
tagoues autour du trou central ; un second rang de pentagones
_ plus petits et plus nombreux, un troisième de pentagones
encore plus petits et encore plus nombreux ; enfin au bord de
l'entonnoir un rang étroit de tout petits polygones entoure toute
cette rosette ; une mince ligne decorne lisse cercle le tout comme
une lame coupante. Chacun des polygones est marqué en son
centre d'une saillie en forme de perle ou de tubercule. Il n'y a
aucune dent saillante, ni au bord ni au centre de l’entonnoir,
lee mbercules des polygones sont tres peu: élevés. Ces
ventouses si curieuses diffèrent beaucoup de celles de toutes les
autres espèces de Mastigoteuthis, ainsi que de celles du ten-
tacule inconnu que J'ai décrit en 1900.
_ Il n'y a pas de papille (olfactive } sur la peau au-dessous
des. yeux, comme on en trouve chez divers autres espèces du
même genre.
Es bias, comme on’ a pu le voir dans. Je tableau des
mesures, sont très inégaux, les ventraux étant beaucoup pius
grands que les autres, ce qui est la règle dans l'ensemble des
espèces du genre Mastigoleuthis.
Pape de ces bras est. plus claire: à leur surface externe
que dans la partie qui supporte les ventouses, où elle est violet
once Elle est molle, comme infiltrée d'eau: Ces bras sont
flasques, ct la seule paire ventrale a une consistance musculaire
bien marquée.
Il n’y a pas de membrane saillante en forme de crête sur
la peau, autant du moins que permet de le constater la mauvaise
conservation des téguments. La surface qui porte les ventouses
est limitée par une très légère surélévation de la peau, mais
@ He peut pas la qualifier de crête membraneuse, tant elle
est peu saillante. La coupe du bras montre qu'il n'est pas
complètement arrondi; la partie portant les ventouses est
légèrement aplatie, celle qui lui est opposée est un peu en saillie,
presque carénée sur le bras ventral.
Les ventouses sont disposées sur deux rangs, assez espacées
les unes des autres, sur les 3 premiers bras; sur le bras ventral
elles ne sont en deux rangs que sur la moitié de sa longueur,
(275)
sur sa pointe elles sont en un seul rang légèrement sinueux. —
Le bras ventral porte 18 paires de grosses ventouses en
2 rangées écartées; à partir de la 19° elles sont en une seule.
ligne jusque vers la 8o°; à partir de là il y en a une douzaine
environ de très petites, mais je ne puis en préciser le nombre,
la pointe de ces bras étant endommagée. | >
Le 3° bras a 56 paires de ventouses, nettement sur deux
rangées ; les dernières sont très petites. Le 2° en a 65 paires
bien nettes et quelques-unes en plus tres petites a la pointe,
dont je n'ai pu compter le nombre exact. Le 1°" en a 65 paires
bien nettes et 5 ou 6 en plus à la pointe, très petites. —
Les ventouses brachiales sont à peu près sphériques ; elles
vont en augmentant de la base du bras jusque vers la 12° ou
15° paire, ensuite elle se maintiennent au \méme-thamente
pendant une quinzaine de rangs, après quoi elles diminuent
jusqu'au bout du bras. Leur p<doncule est court ; elles semblent
au premier aspect presque sessiles ; leur surface est pigmentée
en rouge-violacé, un peu plus clair que la peau du bras; leur
pédoncule est incolore. Leur cercle corné brun foncé, à bandes
nombreuses plus claires, est complètement dépourvu de dents,
ce qui ne se trouve chez aucune autre espèce de Mastigoleuthis,
il n'V a même pas d'apparence de petites ondulations sur le
bord de l’orifice qui est absolument lisse. I ’interieur de la
ventouse est blanc. L'orifice est à peu près arrondı, un peu
plus long que large, cependant.
Les bras sont reliés à la membrane péribuccale par des
brides qui partent du bord dorsal de la base des deux premiers —
bras et du bord ventral. de la base des deux d2rmiers, Sur da
ligne médiane les deux brides dorsales se réunissent au contact
de la membrane péribuccale, et il en est de même pour les deux
brides ventrales. Le contour de cette membrane représente un
hexagone dont les angles sont formés par l'insertion des brides
brachiales. A chaque angle une saillie du bord de la membrane
forme une sorte de crête triangulaire, le reste du bord mem-
braneux de la lèvre est légèrement denticulé ; toute sa surface
est lisse; elle est de couleur violet-foncé comme la peau des
bras. vet
an aeteriorer trop complétement Punique eciantillon de ce
Céphalopode déjà endommagé, qui doit figurer dans les
collections du Musée de Monaco.
SC
x
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Le Bulletin est en dépôt chez Friediander de Casta
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint ermain :
à Paris. | ey
Les numeros de Bulletin se vendent Séparément : aux prix.
suivants et franco | Ue SES CREME
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L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. GERS
(Première note préliminaire) par Henri MAaRCELET . LIDL,
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de La UN REN
_naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. Brian... ı» |
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis.
261. — Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofindissimus ae RENE
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres 22>
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S: A. S. Be BR
Princéde Monaco; par Louis ROULE. 2: nn m
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la A
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en MESSE par
Ed. CHÉVREDXS a. a et er
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Apdine a diversi- |
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264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie ee EEE.
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(Deuxième note préliminaire] par Henri MarCeL BT soy ieee nd M
266. — Ein: Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN./:.....0. 2.0 00
267. — La question du Goémon de fond, par = DELAGE, |
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271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S.A. = ee
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques | Fe
(Première note préliminaire), par Henri MARCELET vb, 250. Gy
272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des _ Pa Le
Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l'em- AI
bouchure de l’Her ault (avec une carte), par L. Jousin.... ‘2507 >
273. — A note on some Myxosporidia collected at Monaco. By ” av
A PRINGLE UE ir Se
274. — Campagne Scientifique de l’'Hirondelle 77 (1913), Liste des
es Stations (AVEC UNE CARTE)... HS cos RD eee ee SR NN SN
me >
275. — Etudes préliminaires sur les Céphalopodes : Se au
cours des Croisières de S. A. S. le Prince de Monaco.
3° Note: Men al CB, nov: s. PAPA Jousin. ole
MONACO,
— IMPR. DE MONACO.
NOGRAPHIO
(Fondation ALBERT Ier, Prince pe Monaco)
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D A Spar Maurice ROSE
Agrégé de l'Université
_ Professeur au Prytanée Militaire
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‚2° Supprimer autant que possible les abréviations. PAT hi
3° Donner en notes au bas sé pages : pu ı dans. un. index les ne ations
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pes auteurs s reçoivent 50 lei dé leur mémoire. Ils peuvent, en
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outre, en faire tirer un nombre. quelconque — HAE la. demande sur le :
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Une demi-feuille). 243.40 670! 8 80] 11 » f 13 40 | 2:
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Adresser tout ce qui concerne le Bulletin à à i l'adresse | sui
Musée océanographique (Bulletin), Monaco, 5
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PeSULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
Ne: 276. == 15 Decembre 1913.
Recherches Biologiques sur le Plankton.
Par Maurice ROSE er ya
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Agrege de l’Universite FAN 4?
Professeur au Prytanée Militaire /*>°
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(Deuxième note) \ ei
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Dans une note antérieure (1), nous avons exposé le résultat
de nos recherches sur le plankton d’eau douce, en particulier
sur les Daphnies (Daphne longispina). Cette année, pendant un
assez long séjour a la station biologique de Roscoff nous avons
étudié un certain nombre d’animaux planktoniques marins
appartenant a des groupes assez variés. Nous nous sommes
plus particulièrement adressé aux Copépodes parmi les Crus-
tacés, aux Cydippides parmi les Cténophores, aux Sagittas
parmi les Chétognathes et aux méduses d’hydraires. Nous
avons aussi expérimenté sur diverses larves d’annelides et de
Crustacés (Zoés, métazoés), sur des nauplii de Balanes, des
Annelides planktoniques adultes (Tomopteris).
Les résultats obtenus ont été condensés dans la note
suivante où nous examinerons successivement les divers animaux
planktoniques étudiés.
Durant les premières semaines de notre séjour, nous n'avons
recueilli que du plankton diurne de surface, pêché à 4 kilomètres
(1) Recherches Biologiques sur le Plankton (ire note). — Bulletin de
l’Institut Océanographique, no 237. 10 juillet 1912. Monaco.
PEACE SEEN RE + 2 ee D CS
au moins des îles avancées de la côte et toujours dans les mêmes
parages. Tous les jours nous recevions du plankton frais dès le
retour à terre de la vedette chargée de la pêche. Plus tard, nous
avons fait effectuer simultanément trois pêches de méme durée
(une demi-heure) avec des filets identiques ; l’une en surface,
l’autre à dix mètres de profondeur, la troisième à vingt mètres.
Nous obtenions alors des formes différentes, des planktons assez
dissemblables. Enfin, nous avons nous-mêmes dirigé deux
sorties de nuit où nous avons travaillé dans les mêmes con-
ditions. Nos expériences ont porté le plus souvent sur le
plankton diurne de surface, surtout en ce qui concerne les
Copépodes.
I. COPÉPODES.
ACTION DE LA LUMIÈRE.
A. HÉLIOTROPISME.
Les Copépodes sont doués d’un héliotropisme positif, très
net à la lumière solaire directe, comme on peut s'en rendre
compte en les plaçant dans un vase cubique normal aux rayons.
A l'obscurité prolongée, les animaux tombent sur le fond et se
tassent en une couche presque invisible. Si on rend la lumière,
ils s'élèvent et grouillent sur la face la plus éclairée. Pour
étudier les variations de la réaction sous l’action des agents
physico-chimiques, nous employions le dispositif suivant,
commode pour les mesures. Les animaux, prélevés à la pipette,
sont mis dans de petites cuves de verre rectangulaires dont une
petite face est normale aux rayons. Sur le fond, on a tracé des
traits équidistants, parallèles entre eux et perpendiculaires aux
grands côtés. On compte les animaux dans les divers échelons
et on a ainsi un moyen d'évaluer l'intensité de la réaction. Un
ou plusieurs vases contenant de l’eau normale dans les con-
ditions habituelles servent de témoins. | |
Influence des agents physiques. — Température. —
Au dessus de 25°, les Copépodes sont négatifs. De 25422
u
ER REN
ils paraissent indifférents ; à 22° ils sont nettement positifs et le
deviennent de plus en plus à mesure que la température
s’abaisse.
Concentration. — Dans de l’eau de mer surconcentree,
soit par évaporation, soit par addition de substances chimiques
NE] >>, slucose 2°/,, etc.), ul ya renforcement du tropisme,
quelle que soit la nature de la substance dissoute.
Dans l’eau de mer diluée, ıl y a désensibilisation progressive
et, pour une valeur déterminée de la dilution, renversement
du sens de la réaction. Comme l’a montré Lab ; les animaux,
de positifs deviennent négatifs.
Influence des agents chimiques. — Un fait assez remar-
quable, c’est le peu d’action que présentent ces agents. Contrai-
rement à ce qu'à vu Loeb sur les formes américaines, nous
n'avons pu trouver, quelles que soient les concentrations
employées et la technique suivie, une influence nette des acides
(CO? - HCl - CH? CO? H-SO* H° etc.) ni des bases (KOH-Na
OH) L’ammoniaque paraît cependant douée d’une action très
intense comme désensibilisateur, très toxique d’ailleurs.
Les sels n’agissent guère, sauf peut-être NaCl et KCl
qui semblent antagonistes. Le premier sensibilise, le 2° agit
en sens inverse et se montre très toxique.
Le glucose, l’albumine, l’urée n’ont guère d'action. Le
sulfure dammonium à l’état de traces sensibilise légèrement,
mais 1l est très vénéneux. Les oxydants, comme le perman-
ganate, le bichromate sont toxiques, sans action bien nette,
sont peut-être de légers sensibilisateurs.
L'eau de mer privée de sulfates par un sel de baryum se
comporte comme l'eau normale. Les animaux y vivent très
bien et y présentent les mêmes réactions que dans leur milieu
habituel. L’ion SO* ne paraît pas indispensable à leur vie.
Par contre, dans l’eau de mer privée de calcium par un
oxalate, il y a d’abord désensibilisation ; puis les Crustacés
présentent des mouvements convulsifs intenses, tourbillonnent
sur eux-mêmes et meurent très vite. Sion les reporte, avant
la mort, dans l’eau de mer ordinaire ou si l’on ajoute un peu
de chlorure de calcium, ils reprennent leur vie et leurs réactions
(276)
7 {re RER Cal ONC NRL a iE ot ADE a CAE D
EHE, HR Aa LER Lu SEN
EN piper LOU MER ON
ET yi
mn ica
habituelles. L’ion Ca est donc nécessaire et son absence
déclanche des contractions musculaires violentes. Il est peut-
être intéressant de remarquer que, chez les Mere : (ia
thyroïdectomie totale provoque une tétanie intense, améliorée
ou guérie par ingestion de chlorure de calcium.
B. SENSIBILITÉ DIFFÉRENTIELLE LUMINEUSE.
Elle est nette chez les Copépodes marins, mais beaucoup
moins prononcée que chez les Daphnies et se prête difficilement
aux mesures. Pour que les réactions soient bien visibles, il
faut attendre, dans un éclairage constant, au moins une heure
pour que les animaux soient bien adaptés à l'intensité lumineuse
choisie. Si on la fait varier lentement, les crustacés ne réagissent
pas.
Si la variation est brusque, quel que soit son signe, il
y a chute. Des copépodes sont placés dans un bocal à une
lumière très atténuée. Ils prennent une répartition fixe, sont
assez condensés à la surface. Si on allume brusquement une
lampe électrique, ils tombent inertes pendant quelques centi-
mètres, puis remontent activement sous l'influence de leur
phototropisme positif et prennent une répartition plus super-
ficielle. A l'extinction de la lampe, il y a encore chute, mais
moins accentuée.
Si l’on place les animaux dans un champ lumineux
hétérogène, ils présentent toujours une réaction manifeste au
passage des zones claires dans les régions sombres et vice versa,
pourvu que la différence entre leurs éclairements atteigne une
valeur minima, d’ailleurs assez forte.
ACTION DE LA TEMPÉRATURE.
Nous avons vu qu’elle peut agir sur l’héliotropisme pour
en modifier l'intensité et même en renverser le sens. Mais elle
agit aussi sur la répartition verticale.
On peut placer les animaux dans une série de tubes de
Borel, rangés à la lumière solaire diffuse, mais à des tempé-
©
à
4
eRe STATIK
ratures différentes. A 21°, les crustacés ont une répartition
a
uniforme, à 27° il commencent à s’accumuler au fond, à 28°5
ils y sont presque tous, a 31° ils y sont tous, 4 32°5 ils forment
au bas du vase une couche très mince. A mesure que l'eau se
memrordit, on les voit s’elever et reprendre leur répartition
primitive, quelle que soit la direction de la lumière afférente.
SENSIBILITE THERMIQUE DIFFERENTIELLE.
On l’étudie a l’aide d’un tube à température variable. C'est
un tube de verre assez large, long d’un mètre environ et fermé
par en bas. Il porte à deux endroits différents, un manchon de
verre extérieur qui peut recevoir de l’eau chaude ou froide. On
place dans le tube central de l’eau de mer contenant des Copé-
podes. Les crustacés se répartissent en deux groupes, l’un
superficiel, l’autre profond à formes peu phototropiques. Puis,
on verse dans le manchon supérieur de l’eau à 35-40° en
s’arrangeant pour que les niveaux coincident. On arrive ainsi
à chauffer régulièrement la partie supérieure du tube central,
sans déterminer de courants de convection appréciables. On
voit alors, sila variation thermique atteint une certaine valeur,
le groupe supérieur descendre et se maintenir au dessous de la
zone chauffée. Il remonte plus tard, quand l'écart de tempé-
rature réalisé, est tombé par refroidissement au dessous de la
valeur minima nécessaire pour provoquer la chute.
Les résultats sont nets, mais les mouvements sont sensi-
blement moins rapides que chez les Daphnies.
Dans le tube central, placons de l’eau de mer normale
chargée de copépodes à 18°, température du laboratoire. Le
tube porte en son milieu une gaine de papier noir, maintenue
par une pince. Les animaux se répartissent en quatre groupes ;
l’un superficiel, le 2° immédiatement au-dessus du papier, le
3° juste au dessous et le 4° au fond. Le manchon supérieur est
alors rempli d’eau à 34° ce qui porte à 29° la température de l’eau
du tube intérieur. Le groupe superficiel tombe lentement, se
confond avec le groupe 2, sans franchir le papier noir car il est
(276)
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V2 ane ' age Ih eer ki
RS +4 RR RUFT. = x Fan
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PERTE
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arrêté par sa sensibilité différentielle lumineuse. On voit ainsi
nettement l’action de la température et celle de la lumière.
Si on réalise dans un tube de Borel, deux couches d’eau
superposées à des températures différentes, 15° en bas, 20° en
haut ; on voit les copépodes se maintenir dans la deuxième.
Lorsqu'ils pénètrent trop dans la zone froide, leurs mouvements
se ralentissent et ils tombent passivement sur le fond, comme
inhibés par le froid. Si l’écart thermique est moins prononcé,
ils ont le temps de se défendre, de remonter dans la couche
chaude et de s’y maintenir. Leur sensibilité et leurs réactions
vis-à-vis du froid paraissent moins délicates que pour les
hautes températures.
ACTION DE LA CONCENTRATION ET DE LA DENSITE.
Les copépodes sont très sensibles aux variations de concen-
tration, qu'elles s'effectuent en plus ou en moins. Il est facile
de le démontrer par l'expérience suivante.
Dans un tube de Borel, on superpose trois couches d’eau de
densités différentes. Par exemple, au dessous on peut mettre
de l’eau de mer chargée d’une substance dissoute non toxique
(Na CI - K Ci - glucose etc. Nous prenions en général de l’eau
sursalée à 2 °/, ou glucosée au même titre. On dépose au-dessus,
de l’eau normale; puis une couche d’eau de mer additionnée
de 2/5 d’eau distillée. On colore légèrement les deux couches
extrêmes, ou la couche médiane seule, avec dw bien 4eme
thylène, colorant physiologique qui n’altére pas la réaction. Les
copépodes se trouvent dans l’eau normale et ils s’y maintiennent
des heures tant que la diffusion (très lente dans ces conditions)
n'a pas homogénéisé le milieu. Par conséquent, une variation en
plus ou en moins dans la concentration, lorsqu'elle atteint une
certaine valeur, agit très nettement sur la répartition des
crustacés.
Il n’en est plus de même des larves d’annelides, des meta
nauplii, des protozoés et zoés qui ne pénètrent jamais dans
l’eau désalée, mais s'adaptent très bien aux fortes concentrations.
Peut-être est-ce sous cette forme larvaire que les espèces des
a
&
pe
ie
&
N.
1
en
mers à forte salure se sont adaptées au milieu concentré où on
les trouve. Elles y auraient alors évolué d’une manière distincte
des formes océaniques libres dont elles seraient un phylum
adaptatif. Il est à noter en outre, que ces larves se montrent
héliotropiquement négatives dans la zone concentrée, tandis
qu’au dessus les copépodes sont nettement positifs.
SENSIBILITÉ CHIMIQUE DIFFÉRENTIELLE
Elle se montre très intense vis-à-vis de certaine substances
en général très toxiques (Mn OK - (Az Hf)°S - (Az H*) OH
etc).
On peut la révéler de la manière suivante. Dans une grande
éprouvette, on verse de l’eau normale chargée de Copépodes.
Puis à l’aide d’une pipette très eflilée, on dépose sur le fond
une trace de substance et on attend. On voit bientôt les animaux
s'élever à mesure que la diffusion se produit et la limite infé-
rieure de leur zone de répartition semble coupée au couteau,
tellement elle est tranchée.
Tous ces faits s'appliquent aux copépodes diurnes de surface.
Ceux qui furent péchés à 10" de profondeur, se sont montrés
faiblement positifs vis-à-vis de la lumière et contiennent de
nombreuses formes indifférentes. On peut les sensibiliser, d’une
mamtere fugace d'ailleurs, par de l'eau marine chargée de
NaCl 2°/,. glucose 2°), etc. en un mot de l’eau surconcentree.
On les rend négatifs par addition d’eau douce. Ils meurent avec
convulsions dans l’eau privée de Ca et réagissent comme ceux
de surface en présence de la chaleur et des variations de
concentration.
Ceux de 20" sont pour la plupart franchement négatifs sous
l’action de la lumière. D'ailleurs, les formes de profondeur
appartiennent à des espèces et à des genres bien distincts de
celles de surface.
Les copépodes nocturnes de o à 20" sont pour la majorité
identiques aux espèces de jour pêchés profondément et pré-
sentent les mêmes réactions, en particulier un phototropisme
(276)
EM BER
négatif puissant. Places à la lumière faible, ils tombent au
fond des vases et s’y maintiennent. A l'obscurité, ils s'élèvent
à la surface.
Si on les met dans un milieu formé de trois couches de
concentrations progressivement croissantes, l’eau normale étant
au milieu, on constate que jamais ils ne pénètrent dans la
zone diluée. Au contraire, ils envahissent très vite la couche
dense et y meurent. Au contact de la zone surconcentrée, ils
ont un violent mouvement de recul qui traduit leur sensibilité, :
mais poussés par leurs réactions héliotropiques très puissantes,
ils s’enfoncent bientôt après plusieurs « essais » qui semblent
fort peu volontaires. Une fois dans la couche dense, ils n’en
peuvent plus sortir, leur sensibilité différentielle intervenant
dans le même sens que leur héliotropisme.
Comme il fallait s’y attendre, le plankton de nuit présente
de grandes affinités avec le plankton de jour de profondeur. Les
espèces sont les mêmes, mais les individus sont beaucoup
plus nombreux. On y trouve aussi quelques formes que nous
n’avons jamais capturées le jour, très probablement parce que
nos engins ne descendaient pas assez profond.
Il. NAUPLII DE BALANES.
Ces larves, à l’éclosion, sont douées d’heliotropisme positif
très intense que les agents chimiques : acides, bases, sels etc.)
ne peuvent guère modifier. Mais addition d’eau douce renverse
immédiatement le sens de la réaction.
A l'obscurité, les animaux tombent au fond ;1ls s'élèvent
avec la lumière. Vis-à-vis de la température, des variations
de concentration; ils se comportent comme les Copépodes.
Quand l'intensité lumineuse est faible, les nauplii restent
toujours positifs (lampe électrique, lumière diffuse très douce).
Si l'intensité lumineuse augmente, le phototropisme se renverse
au bout d’un temps plus ou moins long. Sa durée est en
relation avec l'intensité; plus elle est forte, plus il est court.
Mais le sens de la réaction est aussi fonction de la température.
5
:
h
$
|
+
Le froid retarde très sensiblement le renversement de l’hélio-
tropisme dont le sens dépend de deux variables. 1° l’Eclai-
rement; 2° la température. La nature de la lumière semble
aussi intervenir, les radiations bleues et violettes étant les
plus actives. Pour toutes les intensités habituelles, on peut
réaliser des températures telles que la réaction soit toujours
positive, toujours négative, nulle ou oscillante. De même, on
peut prendre une température fixe et obtenir des réactions
différentes ou inverses en faisant varier l'intensité lumineuse.
On peut encore obtenir les mêmes variations en modifiant la
concentration du milieu.
III. ANNELIDES.
Tomopteris. — Ces vers élégants sont doués d’un photo-
tropisme négatif très intense et réagissent nettement aux
variations de densité. On peut les enfermer comme dans une
cage, au sein d’une couche d’eau normale, reposant sur de l’eau
surconcentrée et recouverte d’eau diluée.
Dans celle-ci, ils sont arrêtés par le mécanisme suivant.
Les parapodes cessent de battre et l'animal tombe passivement
dans la couche normale où les mouvements reprennent. S'ils
arrivent dans la zone concentrée, ils présentent un violent
mouvement de recul, suivi d’une nage rapide en arrière et
d’un demi-tour.
S1 on les met dans l’eau normale à 18-20° sur laquelle repose
une couche plus chaude, ils n’entrent pas dans celle-ci qui
fonctionne comme une barrière, si l'écart thermique est égal
ou supérieur à 5°.
En arrivant dans la couche chaude, les annélides font demi-
top et rentrent dans la zone froide. Si, à la suite d’un
mouvement très violent, elles ont pénétré loin dans l’eau
chaude, la nage cesse tout à coup, les animaux tombent
passivement et les mouvements ne reprennent que dans l’eau
froide.
Bourgeons sexués de Syllidiens. — Ils possèdent un
(276)
phototropisme positif très intense avec sensibilité différentielle
lumineuse très accentuée. On peut dans le vase ou on les a
placés, envoyer des rayons de lumière dans plusieurs directions
obliques les unes par rapport aux autres, ils se dirigent suivant
leur résultante.
IV. SAGITTAS.
Ces animaux ne présentent vis-à-vis de la lumière, aucune
réaction bien nette, ni phototropisme, ni sensibilité différentielle
lumineuse. Leurs yeux énormes semblent surtout adaptés à
discerner les objets avec un éclairage très faible.
Par. contre, vis-à-vis de la chaleur, ils se montrent assez
sensibles. Réalisons dans un vase, deux couches thermiques
différentes, 28° en haut, 20° en dessous. Les sagittas se tiennent
presque toutes dans la zone chaude. Il semble qu'entre 24 et 28°
se trouve la couche thermique optimum. Au dessus de 30°, l’eau
chaude paraît fonctionner comme une barrière infranchissable.
Avec des formes aussi transparentes, observation est très
difficile. On arrive aisément à des mesures en employant du
bleu de méthylène pour colorer très légèrement une partie du
milieu. Les sagittas fixent énergiquement et très vite (moins de
dix minutes) le colorant, et l’on n’a plus qu'à faire le rapport
des animaux colorés à ceux qui ne le sont pas, pour avoir une
idée assez exacte de la répartition.
V. CYDIPPIDES:
Par rapport à la lumière, il n’y a pas de réaction importante
a signaler; ni phototropisme, ni sensibilité différentielle.
Cependant, au soleil, les animaux s'élèvent et se maintiennent
à la surface, quelle que soit la direction des rayons lumineux. Il
n'y a pas la de réaction tropique directrice, mais une action
tonique. La lumière vive augmente la vitesse et l'intensité des
battements des palettes ciliées et l'animal s'élève. A l’obscurite,
les palettes s'arrêtent presque complètement et le cténophore
tombe sur le fond.
Vis-à-vis de la température, les cydippes paraissent un peu
plus sensibles. Si on les jette dans un milieu à deux couches
sicnmmiquement différentes, 32° en haut, 22° en bas ; on les
voit, en général, tourbillonner très vite dans la zone chaude et
descendre en tournant sur eux-mêmes. Puis, il ya arrêt
brusque au contact de l’eau froide et ensuite chute lente passive
avec reprise des mouvements après un temps plus ou moins
long. Assez souvent, les individus de grande taille ne présentent
pas les rotations du début. |
Une couche chaude flottant a la surface d’une eau froide
fonctionne comme une barrière plus ou moins eflicace suivant
la valeur de l’écart thermique.
Jetés dans l’eau chargée d’albumine, les cydippes tombent
inertes sur le fond. Au bout d’un temps très long, les palettes
se mettent à battre très vite pendant des heures, sans déplacer
l'animal qui finit par mourir. Dans l’eau de mer glucosée à 5 °/,
l'arrêt initial est plus court, les cils vibrent à très grande vitesse
et l'animal arrive à nager. Il diminue de volume par plasmolyse
et semble s'adapter très bien à son nouveau milieu.
Dans un vase présentant une couche inférieure surcon-
centrée recouverte d’eau normale, on voit les cténophores arrêtés
par la couche dense. Ils peuvent y plonger par le jeu de leurs
palettes ciliées, mais leur densité les ramène à la surface de la
zone concentrée ou ils tourbillonnent. Ils finissent par mourir
el Festent inertes au fond de la couche légère. L'eau de mer
diluée flottant sur l’eau normale joue le rôle de barrière.
Enfin les cydippes ne présentent pas de sensibilité chimique
différentielle, même vis-à-vis de substances très toxiques pou-
aux (Mn Of K - (Az H*)S.-etc.
VI. MEDUSES D’HYDRAIRES.
Elles se comportent comme les cydippides, en presence de
la lumière. On n’observe ni phototropisme, ni sensibilité diffe-
(276)
¥e
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ee A ne ae
is k Pr >: oe, ir et x NE 523 5r«
rentielle. Mais la lumière solaire directe augmente la vitesse et
la puissance des contractions ombrellaires et l’animal s’eleve
sans être influencé par la direction des rayons lumineux. À
l'obscurité les méduses tombent sur le fond et y restent étalées. —
L’eau de mer diluée les arrête ainsi que l’eau surconcentrée,
quelle que soit la substance dissoute. La réaction s’accomplit
de la manière suivante. En arrivant dans la zone concentrée,
animal exécute une série de contractions très violentes qui
le font s'élever. S'il pénètre dans la zone diluée, il réagit par
une contraction unique, qui reste permanente et réduit l’om-
brelle à un petit grumeau, tant elle est énergique. Or da
densité s’exprime par l'expression D = ou M représente la
masse, V le volume. La première reste constante, le second
diminue fortement, donc la densité s'élève dans de grandes
proportions, dépasse de beaucoup celle de l’eau et l'animal
tombe. En pénétrant dans les couches normales, l’ombrelle
se déplisse lentement par relâchement progressif de la contrac-
ture. La densité décroît peu à peu et l’animal flotte bientôt
en équilibre. Il reprend ses mouvements ordinaires sous
l’action des stimuli extérieurs et les phénomènes recommencent.
La méduse est donc amenée à osciller entre deux couches de
densités différentes, qui s'opposent aussi bien à sa descente
qu’à sa montée. Une trop forte concentration provoque des
mouvements natatoires plus actifs, une dilution trop accentuée
détermine une contraction unique, intense, permanente qui
entraîne une augmentation de la densité et une chute passive.
Vis-à-vis des couches chaudes, les méduses se comportent
d’une manière assez analogue. Elles semblent normalement
adaptées à une température optimum, oscillant entre 24 et 28°.
C’est toujours dans les zones à cette température qu’on les
voit plus abondantes.
Réalisons dans un vase une couche supérieure à 30° au
moins, une zone inférieure à 16°. Il s'établit entre elles toute
une gamme de températures intermédiaires. On peut constater
que les animaux se maintiennent en équilibre vers le milieu
du vase. En effet, lorsqu'ils s'élèvent, ils renconn au I:
couches de plus en plus chaudes. Leurs contractions augmentent
ny B
progressivement de vitesse et d'intensité, mais surtout de
vitesse. Il arrive un moment où celle-ci est si grande que la
déconcentration n’a plus le temps de s'achever. Les secousses
musculaires se fusionnent et les méduses sont le siège d’une
véritable contracture tétanique, annoncée par quelques courtes
et rapides contractions. Le volume devient très faible la
densité augmente et l'animal tombe passivement. Mais, il
pénètre dans des couches de plus en plus froides, la contracture
cesse peu à peu, l’ombrelle se déplisse lentement. Le volume
grandit, la densité diminue, l’animal flotte et les contractions
reprennent avec leur allure normale ; puis les phénomènes
se reproduisent. La méduse est ainsi amenée à osciller entre
deux couches dont la distance est fonction de leur différence
thermique. On voit donc que suivant sa valeur, la température
des couches d’eau successives peut agir soit comme accélérateur
des mouvements, soit comme une barrière; mais toujours
comme un régulateur du niveau de flottaison.
VII. RESUME ET CONCLUSIONS.
En coordonant tous les faits expérimentalement recueillis
dune part; d’autre part en notant la composition moyenne
du plankton pêché dans .des conditions météorologiques
différentes, nous avons essayé de déterminer à l’avance, la
composition qualitative et quantitative du plankton que les
hommes du laboratoire étaient allés recueillir, tandis que nous
restions à terre. Pour cela nous notions : l’état du ciel et de
la mer, la température de l’eau, l'heure de la pêche, la hauteur
du soleil sur l’horizon, la valeur et la direction de la marée etc.
Nous sommes arrivés à des résultats trés précis à chaque
tentative et souvent nous faisions examiner le plankton recueilli
par d’autres travailleurs afin d'éviter toute suggestion. Le
tableau suivant est un exemple typique des résultats obtenus.
(276)
ANSE A Re SP RER AS te IR TS QE ER RE ie PSC TEE CR PS 28 RES a Pl
= BER EMT RSET eS Spt se Maes FE a UE an RT He GE eA 1
# St PAT BR eh ee re Vas
— 14 —
Plankton du 23 Août
Surface 10 metres 20 mètres
= =
1 . . iy; OO À . =
Prévisions | Chiffres réels | Prévisions | g | Prévisions | 2
= =
3 S
Cydippides 20 18 15 12 8 10
Sagittas Rares 5 Quelques unes | 10 | assez nombreuses | 25
Méduses Rares 2 assez nombreuses | 18 rares 7
Copépodes assez nombreux {assez nombreux Nombreux. Mélange de
formes superficielles positives
et profondes négatives surtout
atom, Quelques larves élevées
de crustacés supérieurs. Alevins
de poissons.
La pêche a eu lieu à 10 heures environ au large. Les pré-
visions ont été établies à terre vers 10 heures et demie. Les
faits prévus pour les copépodes de 10 et 20 mètres se sont exac-
tement vérifiés à l'examen du plankton recueilli. Chaque fois
que nous avons recommencé l'expérience nous avons eu le
même bonheur. Par conséquent pour un plankton bien connu,
bien étudié on peut arriver à savoir à l'avance ce que va donner
une pêche exécutée dans des conditions déterminées. Si donc,
on veut s’astreindre à noter soigneusement les variations
saisonnières de la composition du plankton dans les différentes
mers, les réactions des animaux planktoniques vis-à-vis des
agents physico-chimiques on doit arriver à connaître les lois
particulières qui règlent les mouvements des animaux flottants.
Ce n’est que plus tard, lorsque les documents recueillis dans
les diverses régions seront assez nombreux, qu’on pourra
chercher à exprimer des lois générales suflisamment précises.
Le plankton végétal joue un grand rôle sur la répartition du
plankton animal qui le suit dans ses migrations. Les végétaux
flottants marins interviennent dans la répartition des animaux
pélagiques, comme la flore terrestre dans celle de la faune des
ae oe —
continents, et le problème le plus important est peut-être de
déterminer les actions qui font monter les végétaux plank-
toniques 4 la surface ou les font s’enfoncer.
Nes recherches permettent de comprendre l'action des
courants chauds et froids sur le plankton animal étudié,
comment suivant les températures on peut avoir des effets
différents ; la pauvreté relative des eaux sursalées où saumätres ;
l’origine possible de leurs faunes. Elles nous font saisir une
partie du mécanisme régulateur du niveau de flottaison, et
comment des actions accélératrices exagérées peuvent aboutir
à un arrêt total.
Quant aux résultats pratiques, ils intéressent à la fois le
zoologiste qui économisera du temps dans la recherche et la
capture des animaux pélagiques qu'il désirerait étudier et le
pêcheur qui peut espérer connaître un jour des lois simples et
suflisamment générales pour lui faciliter la recherche des
poissons dont la majeure partie suit les oscillations du plankton.
(276)
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, Hours Saint-Germain |
à Paris. N
suivants et franco 3 oa 3 pi N NS
es Piet | - “à Fr. ea
268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle 273): Hour A. - À
269. — Surla présence, en Méditerranée, d’ une variété de I’ Aplidium — ECS
274. = Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1913), Liste dés uf >> ae
Le Bulletin est en dépôt Lies Friedlander, 1k; Lt
Les numéros du Bulletin se vendent séparément. aux. prix
‘i
*
299: — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- I N #2
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. BRIAN,...... I »
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis
CHELLE. 4. scene sense eee esse eeesesce | I » WN
261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus : NOV ee
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres Dour
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le ee
Priñce.de Monaco, par Lonis Rouis:.5.12 tm... ee ee
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant |
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Paty, Sen cae
Ed." CHEVREUX.. oles o's ee de oie le SE Ne NO saa ae
263. — Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi-
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von
Florence PEEBLES, Ph.
264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Concarneau,
sete cece creer essere cess esreenae. ow
par le D: Jules GUTART 6 oss dye th dede Sots bee aio eee ee | ry
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. = = =~
{Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET...... — Re a
266. — Ein. Meeres-Photometer, Von Klaus Grein........... 040 um 0.
267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, 4
Directeur de la Station Biologique de Roscoff.......... 1 ».
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO..,....... 0 50. D DE
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, pars 1] D
- Ernest BREMENT 0 Weil ce ao oe ee RE ATE Bam,
x:
270. — Quatriéme note préliminaire sur les PoLycHETES provenant __ DS
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, =
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, | AE cas
par Pierre Fa vevvsesstseecetertestestssattees 2 80 oe
271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S. tue
! le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques eh SE
(Premiere note préliminaire), par Henri MARCELET ...... | ree EN
272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des TAMIR, gh:
a Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à Vem-
bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Joupin.. ee 250 ‘
273. — A note on some: Myxosporidia collected at Monaco. Brit ns fo |
A’ PRINGLE: JAMESON. N dp en Ne he ane SOON
Stations (AVEC UNE CARTE) Se sen nn patentee me ab DE
275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes recueillis au
cours des Croisières de S.A. S. le Prince de Monaco.
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s. p., par L. Jousin. * x DR
276. — Recherches Biologiques sur le. Plankton pars en REN
par Maurice cls EE ee us ni
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MONACO. — IMPR. DE MONACO.
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CÉANOGRAPHIQUE
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la dimension definitive qu'on désire. |
Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de u mémoire. ils peuvent, er
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire “a demande sur le
manuscrit — suivant le tarif suivant : | \
100 ex. 150 € ex. | | 200 ex. er
Un quart de teuulle =... JAN ar il 520 680. Bf 40. rd
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Musée océanographique (Bulletin), Monaco. %
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco)
4
4 No 277. — 25 Décembre 1913.
3
|
Quelques expériences sur la croissance
des algues marines à Roscoff.
(Note préliminaire)
par Mme Paul LEMOINE
Docteur ès-sciences
La vitesse de croissance des algues n’a fait jusqu'ici l’objet
d'aucune recherche méthodique, ni en France: (r), ni à notre
connaissance à l’étranger. Monsieur L. Mangin, Professeur au
Muséum d'Histoire Naturelle, a souvent attiré l'attention sur
l'intérêt de cette question au point de vue de la biologie des
diverses espèces d'algues et sur son importance pratique par
suite de l’exploitation régulière et autorisée, d’une part du
goémon (Fucus, Ascophyllum, Laminaria (2}), d'autre part du
‘maérl (Lithothamnium).
: J'ai entrepris une série d'expériences sur ce sujet et j’al
été amenée à les poursuivre à Roscoff (Finistère). Grace a
(1) Il faut signaler une expérience très intéressante de M. Paul Hariot
| (C. R. Acad. Sciences CIL, 2 Août 1909, p. 352), faite à Saint-Vaast-la-
> Hougue (Manche), mais elle ne concerne que les Fucus.
(2) Voir en particulier Yves DELAGE. La question du goömon de fond.
Bull. Institut Oceanographique, 30 juin 1913.
Fertilizer resources of the United States. Senate 62° Congress, 2e
Session, Document no 190, Washington 1912, 290 p., 18 pl.
a = : E
ART
l’organisation de la station, cette localité est privilégiée pour
l'observation des algues ; aussi suis-je particulièrement recon-
naissante à M. Yves Delage, Directeur de la Sation, de m'avoir
autorisée à y poursuivre des expériences d’une longue durée
qu'il veut bien suivre avec intérêt.
Grace au dévouement que J'ai rencontré dans le personnel
du Laboratoire, j'ai pu organiser, d'une part des expériences au
Laboratoire, d'autre part des expériences en pleine mer, dans
un parc dépendant du Laboratoire, sur le rivage de l'Ile Verte.
Au début, mon intention était d'étudier seulement la
croissance des algues calcaires, et, a cet effet, j'avais organisé
comparativement des expériences au Laboratoire et à l'Ile
Verte ; par la suite, il s’est trouvé que, sur les paniers sem
pour les expériences, de nombreuses algues se sont développées,
ce qui m'a conduite à étendre les observations de croissance
à un certain nombre d'espèces. Ces observations ent
complétées par des indications que J'ai relevées sur diverses
digues ou tourelles de Roscoff, sur lesquelles les algues en
expérience avaient été repérées avec soin. |
D’autres expériences sont organisées ; mais j'ai pensé qu'il
était préférable de donner déjà les résultats obtenus, en
expliquant pourquoi ils ne sont pas plus complets.
D'ailleurs, comme dans toutes les expériences, les résultats
n’ont porté que sur la moitié environ des individus en obser-
vation ; certaines algues ont disparu, d’autres sont mortes. Je
ne me dissimule pas d’ailleurs, que, pour avoir des résultats
absolument précis, il faudrait surveiller les expériences sinon
chaque jour, du moins chaque semaine. Mais, comme jusqu'ici
personne n’a eu l’occasion de faire ce travail, je pense qu'il n’est
pas inutile de présenter ces observations telles qu’elles ont été
faites. |
Les expériences ont été commencees en Juillet-Aoüt 1912;
puis les algues ont été visitées à nouveau en Juin 1913, Août
1913, Octobre 1913 ; il. a’ été possible ainsi, non seulement de
mesurer la vitesse de croissance, mais aussi de noter l’apparition
d’un certain nombre d'espèces.
Dans l'intervalle des visites, des envois des algues calcaires
à
— 9 —
en expérience furent faits par le personnel du Laboratoire pour
me permettre de suivre avec plus de précision la croissance en
hiver.
On peut, dès à présent, séparer au point de vue de la vitesse
de croissance les algues crustacées : Mélobésiées, Ralfsiacées et
Squamariacées, dont la croissance est infiniment plus lente que
celle des autres algues ; les expériences poursuivies pendant
15 mois sur plusieurs espèces, montrent que la croissance est
en général de moins de I centimètre par an, et seulement de
quelques millimètres pour la plupart des individus.Au contraire,
dans |z plupart des autres algues marines, il semble :que
la croissance soit au moins de 1 centimetre par mois, fré-
quemment de 2 à 3 centimètres ; le maximum observé jusqu'ici
est de 5 centimètres par mois pour certains individus de
Fucus et de Laminaria.
CROISSANCE DES ALGUES BRUNES.
1) Fuevs.
Les observations sur les Fucus ont été faites d’une part sur
la nouvelle digue du Port de Roscoff, digue qui se détache près
de la chapelle Marie-Stuart et que j’appellerai Digue Marie-
Stuart, d’autre part sur un panier en osier à l'Ile Verte, enfin
sur plusieurs tourelles de Roscoff.
I. Sur la portion de la digue Marie-Stuart dont la cons-
truction était terminée le 15 Decembre 1912,0n n’observait aucun
Fucus le 15 Juin 1913; le 15 Août la surface de la digue était
couverte dun tapis de jeunes Fucus de 4 à 20 millimètres de
longueur, à hauteur du premier caniveau ; on remarquait
d’ailleurs deux zones très nettes dans cette végétation de jeunes
Fucus ; ceux de la partie inférieure (a), placés à environ ı mètre de
la base de la digue mesuraient de 1,6 centimètre à 2 centimètres,
_ tandis que ceux de la partie supérieure (b), situés environ 40 cen-
timétres plus haut, mesuraient 0,4 centimètre. Le 30 Octobre,
les Fucus avaient grandi de 4 à 8 centimètres ; la différence de
(277)
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taille entre les deux zones de Fucus subsistait toujours: les
uns avaient 7 à 10 centimètres de hauteur, les autres 4 centi-
metres 4/5 centnnètres.
II. Des échäntillons de Fucus serratus (?) se sont développés
entre le 15 Août et le 30 Octobre et atteignaient à cette date
12 centimètres de longueur (panier de l’Ile Verte).
Ill. Des Fucus vesiculosus se sont développés sur un bloc
qui a servi à la construction de la Digue Marie-Stuart et qui a
été recouvert ensuite ; ces Fucus ont atteint la taille de 30 centi-
mètres pendant un laps de temps de g mois au maximum (Sep-
tembre à Juin).
IV. Dans d’autres expériences (panier de l'Ile Verte) des
exemplaires de Fucus vesiculosus, ayant 6 centimeres de lon-
sueur le 15 Juin, ont grandi de 6,5 centimètres entre le 15 Juin
et le 15 Août, soit en deux mois; l’un d’eux, montrait deux
vésicules. En prolongeant hypothétiquement la courbe de
croissance (en pointillé sur le tableau page 17) on voit que
la date d'apparition de ces Fucus a été sans doute la fin d'Avril.
V. Enfin des Fucus vesiculosus de 10 a 12 centimètres
x
de longueur ont grandi de ı centimètre à 1,5 centimètre en
2 mois ou 2 mois 1/2, suivant les échantillons considérés
(tourelle de Pighet).
Resume. — On constate, dans les expériences I, III, IV,
une croissance de 2,5 centimètres à 3,3 centimètres, par mois,
soit que la croissance ait été calculée depuis l'apparition de la
fronde (I et III) soit qu'il s'agisse de la croissance d’une algue
ayant déjà une certaine dimension (IV).
Au contraire d’autres expériences ont donné des résultats
moins bons {expériences V, tourelle de Pighet) ; la croissance
n'aurait été dans ce cas que de 0,4 centimetre a 0,7 centimenne
par mois; l'observation a eu lieu, comme dans la plupart
des expériences précédentes, pendant les mois d'été, mais il y
a lieu de se demander s'ils ne se sont pas trouvés dans des
conditions défavorables, la tourelle ayant été passée à la chaux
dans l'intervalle. | se
Enfin certains Fucus (Fucus serratus, expérience IT) ont
montré une croissance de 5 centimètres par mois.
4
à
H
+
À
X
Expériences faites sur les Fucus par d'autres observateurs.
— En France la seule observation faite sur les Fucus (Fucus
vesiculosus et Fucus plalycarpus) est celle effectuée il y a
quelques années par M. P. Hariot (1), Assistant au Museum,
à l'Ile Tatihou, près Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).
1) Des rochers situés du côté de la terre ont été grattés avec
soin en automne ; les jeunes Fucus n'ont apparu qu'au début
de Juin et mesuraient au début de Juillet 0,3 centimètre à
0,6 centimètre.
2) Des Fucus adultes coupés en automne ont recommence
à pousser en Janvier et atteignaient en Juillet 4 à 5 centimètres.
La première expérience est à rapprocher de l'expérience I
ue jai faite a Roscoff, où, sur une paroi de pierre neuve,
les jeunes Fucus n'ont apparu que vers la fin de Juin et
atteignaient 2 centimètres le 15 Août.
La deuxième expérience montre pour les Fucus de St Vaast
une croissance de moins de ı centimètre par mois ; ces résultats
seraient inférieurs à ceux que Jai obtenus pour plusieurs Fucus
à Roscoff, mais ils se rapprochent de ceux de l’expérience V ;
il est possible que, comme dans cette dernière expérience, les
rochers se soient trouvés dans des conditions défectueuses
pendant l'hiver.
2) LAMINAIRES.
Les observations sur les Laminaires n’ont eu lieu jusqu'ici
que sur le panier d’osier de l'Ile Verte; elles n’ont été effectuées
que sur le Laminaria saccharina.
I. Deux individus se sont développés entre le 15 Juin et le
Aout et mesuralent a cette date, l'un a) 5,5 centimetres,
l’autre b) 7,5 centimètres ; ce dernier b) mesurait 21 centimètres
le 30 Octobre. |
II. Une Laminaire s’est développée entre le 15 Août et le
30 Octobre et mesurait à cette date 6 centimètres. |
En résumé, pour des algues de moins de 8 centimètres la
(i), FIARIOT. Sur la Croissance des. Fucus. C. R. Acad. Sciences CIL,
2 Août 1909, p. 252-354.
(277)
croissance 4 été de 2,4 centimètres, 2,7 Centimettes Mens
centimètres par mois; pour des algues ayant dépassé cette
dimension la croissance parait plus rapide: elle a été de
5,2 centimètres par mois (I, b).
III. J’ai fait également il y a quelques années une autre
expérience au Laboratoire de Tatihou a Saint-Vaast-la-Hougue
(Manche). Une Laminaire (L. saccharina) qui mesurait 27 centi-
mètres de longueur le 7 Avril 1910 avait grandi d’environ
10 centimètres le 7 Septembre ; la croissance avait donc été
dans ce cas de 2 centimètres par mois; la croissance aurait
été un peu plus faible que ‘dans les expériences /précedentes
mais il faut noter d’autre part que, l'expérience ayant eu lieu
en Laboratoire, les conditions étaient moins bonnes que dans
les experrences let Ie Rescot
Il faut faire remarquer, d’une façon générale que les algues
ne pouvant pas être visitées continuellement, la date précise
d'apparition est inconnue ; les chiffres de croissance sont
donc toujours des minima dans ce cas ; au contraire lorsque
des algues sont mesurées et qu'elles continuent à croître, le
chiffre indiqué est rigoureusement exact.
Toute une série d'expériences sont actuellement organisées
à Roscoff et aux rochers de Duon sur les Laminaires (L. saccha-
rina, L. digitata, Saccorhiza bulbosa) en vue d'étudier com-
parativement la vitesse de croissance de la première feuille et
celle des feuilles de remplacement qui d’après les auteurs
apparaissent tous les ans en hiver au sommet du stipe et qui
repoussent la feuille existante laquelle se détache au printemps.
Autres expériences sur les Laminaires. — Les premiers
stades de la croissance des Laminaires ont été observés par.
M. Drew (1) qui a étudié, au Laboratoire de Plymouth, les
phénomènes de reproduction, de fécondation, et le dévelop-
pement des jeunes plantes de Laminaria digitata et L. saccha-
rina. Les jeunes plantes, nées en hiver au Laboratoire, me-
suraient en Juillet 0,6 centimetre à 1,3 centimetre, gaomer
(1) H. Drew. The reproduction and early development of Laminaria
digitata and Laminaria saccharina. Annals of Botany, xxiv, Janvier
1910, P. 177-190, pl. xiv, xv.
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elles mesuraient 4 centimètres à 6,5 centimètres. M. Drew
fait remarquer la lenteur de cette croissance en aquarium; en
effet on a vu plus haut que, en pleine mer, à Roscoff les Lami-
naires atteignent 6 centimètres en deux mois au maximum.
Une autre observation fort intéressante fut faite il y a un
siècle dans l'Est de l'Écosse (1); deux ingénieurs ont observé,
au moment de l'érection d’une balise, la croissance de Lami-
naria digitata et Alaria esculenla sur une roche située au large
des Firth of Forth ; cette roche, couverte d'algues, fut travaillée
et entièrement débarassée des algues en Novembre. Or en Mai,
soit après 6 mois, on a constaté une croissance de 2 pieds (60
centimètres) pour Laminaria digitata et de 6 pieds (1 mètre 83)
pour Alaria esculenta. La croissance aurait donc été d'environ
10 centimètres par mois pour l’une et de 30 centimètres pour
l'autre.
3) AUTRES ALGUES BRUNES.
Himanthalia lorea. Cette espèce a été observée sur le panier
doser dé lle Verte: entre le 15 Juin et le 15 Août des
thalles se sont développés et étaient le 15 Aoüt constitués par
appareil veoetatit : tige de 3 centimètres et cupule de 2:à 3
centimètres; entre le 15 Août et le 30 Octobre la fronde a
apparu et mesurait 11 centimètres ; la croissance avait donc
été pour la fronde de 4,4 centimètres par mois.
Dictyota dichotoma a atteint la taille de 3,5 centimètres et
de 4 centimètres, d’une part sur des pierres attachées au panier,
entre le 15 Août et le 30 Octobre, d’autre part sur le panier
d’osier, entre le 15 Juin et le 15 Août (Ile Verte). La croissance
a donc été d’environ 1,6 centimètre par mois.
Leathesia difformis. Cette espèce est une. des premières
qui apparaissent sur les paniers d’osier. Certains individus
se sont déyeloppés-entre le 15 Juin et le 15 Août et ont atteint
(1) in SetcnHeLt. The Kelps of the coast of United States and Alaska.
Meriilzer resources of ihe United States, (voir p. 170-171). Senate 62e
Congress, 2e Session, Document no 190, 290 p., 18 pl., Washington 1912.
(277)
Na, + ee N ey
D LA) Me SE F "Ne #
x sy
Ne: en ;
la dimension maximum de 3 centimètres >< 2 centimètres ;
l'un d’eux, qui mesurait 0,5 centimètre le 15 Août, mesurait —
1,3 centimètre le 30 Octobre; la croissance aurait été très
faible pour cet échantillon ; en effet, pendant le même laps de
temps du 15 Août au 30 Octobre, d’autres Leathesia se sont
développées et ont atteint 3 centimètres (les dimensions res-
pectives sont 0,9 centimètre sur une des faces du vieux panier,
2 centimètres sur le couvercle du vieux panier et 3 centimètres
sur le panier neuf).
De ces observations il résulte que la moyenne de croissance
des Leathesia est de un peu plus de 1 centimètre par mois.
Asperococcus sp. s'est développé sur le panier du parc de
l'Ile Verte entre le 15 Juin et le 15 Août et mesurait 2 centi-
mètres à cette date.
4) RALFSIACÉES.
La croissance d'algues crustacées fixées sur cailloux m'avait
paru utile à étudier en comparaison de celle des algues
calcaires.
Au Laboratoire la croissance maximum observée pour l’année
a été de 1,5 cehtiMetre >< 1,5 céñtimetré pour un thalies am
les autres elle n’a pas dépassé 0,6 centimètre à 0,9 centimètre.
La croissance est un peu plus rapide que celle des algues
calcaires, mais elle est beaucoup plus faible que celle des autres
algues marines. Comme pour les algues calcaires elle paraît
avoir lieu uniformément toute l’année. Des thalles ont pris
naissance en aquarium et se sont bien développés ; jusqu’à
7)
présent il n’en a pas été de même pour les Mélobésiées.
CROISSANCE DES ALGUES ROUGES.
Rhodymenia palmata. — Ces algues se fixent très facilement
sur les paniers de l'Ile Verte.
I. Des Rhodymenia se sont développés avant le 15 Juin sur le
panier et mesuraient 5 centimètres à cette époque.
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Il. D'autres Rhodymenia se sont développés entre le 15 Juin
et le 15 Août et avaient atteint à cette date la taille de 4 centi-
mètres ; on a pu suivre leur croissance jusqu’au 30 Octobre,
AB été de 3,5 centimètres.
III. Du 15 Août au 30 Octobre de nombreux Rhody mena se
sont développés sur le panier et ont atteint 1,5 centimètre sur
une des faces du panier et 7 centimètres sur le couvercle.
En résumé la croissance aurait été, pour l’experience II,
de 1,6 centimètre par mois (2 centimètres pendant les deux
premiers mois et 1,4 centimètre pour les deux suivants), tandis
que pour l'expérience ‘III la croissance aurait été de pres de
3 centimètres par mois.
Chylocladia Kaliformis a atteint la taille de 2,9 centimètres
em le 15 Juin et le 15 Août, un autre échantillon s'est
développé entre le 15 Août et le 30 Octobre et mesurait 2,2
centimètres.
Un certain nombre d’autres espèces ont apparu sur le panier
de l'Ile Verte pendant l'été, mais elles n’ont pu être déterminées,
soit qu’elles aient disparu depuis le début des expériences, soit
qu'elles soient actuellement encore trop jeunes pour pouvoir
être déterminées. C’est ainsi que des Ceramium se sont déve-
loppés les uns entre le 15 Juin et le 15 Août, les autres entre le
15 Aout et le 30 Octobre et ont atteint dans chaque cas 7 centi-
mètres de longueur. Des Nilophyllum sp. ont montré une
croissance de 3 à 4 centimètres en 2 mois.
CROISSANCE DES ALGUES CALCAIRES
(Mélobésiées)
Aucune donnée ne permettait jusqu'ici de se faire la moindre
idée de la croissance des algues calcaires. Il semblait a priori
que la nécessité de fixer le calcaire au fur et à mesure de la
croissance dût la rendre plus lente; mais d'autre part l’edi-
fication des récifs coralliens, à laquelle contribuent pour une
si grande part les algues calcaires, paraît se faire assez rapi-
dement.
(277)
Un petit nombre d'observations ont été faites sur la crois-
sance des Coraux ; mais des expériences méthodiques sont
actuellement organisées en Floride (1); il semble résulter,
malgré la contradiction de certaines expériences, que la crois-
sance des coraux est très lente. Aucune expérience n’a été
faite sur les Corallinées et je ne connais qu’une seule observation
sur la croissance des algues vertes incrustées de calcaire :
c’est celle de Finck ‘sur les flalimeda. Cet auteut a oe
des Halimeda ayant fourni une croissance de 5,5 centimétres
de hauteur et de 8 centimètres de largeur en six semaines,
soit en somme une croissance de 3,6 centimétres >< 5,3 centi-
métres par mois. Cette unique expérience tendrait 4 montrer
que les Halimeda croissent beaucoup plus rapidement que les
Mélobésiées, ou plutôt que les algues calcaires des régions
chaudes poussent plus rapidement que celles des régions tem-
pérées ?; mais il ne faut pas oublier d'autre "partilPemetence
d'énormes bancs de Mélobésiées dans les régions froides.
Conditions de vie. — Les expériences que J'ai faites à
Roscoff ont été poursuivies pendant quinze mois, simultanément
au Laboratoire de Roscoff et au parc de l'Ile Verte.
Au Laboratoire, ces algues ont parfaitement vécu dans des.
bacs exposés au Nord, avec une faible profondeur d’eau (environ
10 centimètres) et avec un renouvellement d'eau constant;
l'agitation de l’eau ne paraît pas être une condition indispen-
sable, ainsi que Noll (2) l’a d’ailleurs déjà fait remarquer pour
les algues cultivées en aquarium dans de l’eau douce additionnée
de solutions salines. D’autre part la profondeur de l’eau et
par suite la pression ne parait pas jouer non plus de role.
Des expériences’ furent faites aussi en été pour se rendre”
compte de l'influence de la lumière ; certains thalles étaient
placés dans des bacs éclairés au Nord, d’autres dans des bacs
au Midi, mais abrités des rayons du soleil par des écrans;
au bout d’un mois des algues vivaient aussi bien dans les deux
conditions. |
(1) Voir le resume in Gravier, Revue Generale des Sciences, 15 Dé-
cembre 1913.
(2) Noir. Ueber die Cultur von Meeresalgen in Aquarien. Flora, II. 1892,
p.287.
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Dans le parc de l’Ile Verte les algues calcaires ont été mises
dans des paniers d’osier constamment immergés ; un premier
panier tout en osier s’est montré relativement défectueux pour
a vie des algues; le couvercle en osier rendait l'intérieur
du panier trop sombre et permettait le développement d’une
foule d'animaux qui recouvraient les algues calcaires ; les
gigmwes ont pris une teinte rouge tres foncé. Aussi après cet
essai les algues ont-elles été transportées en partie dans un
panier à couvercle de fil de cuivre ; la lumière a mieux pénétré,
il n’y a pas eu développement d'animaux, et le renouvellement
de l’eau paraît également avoir eu lieu dans de meilleures con-
ditions. Des algues ont été mises de Août à Novembre dans -
les deux paniers et les résultats ont été plus satisfaisants dans
le panier à couvercle de cuivre.
Il a été mis en expériences les trois espèces les plus com-
munes des côtes de Bretagne : Lithothamnium Lenormandi et
Lithophyllum incrustans, espèces crustacées littorales, qui
forment, sur les cailloux etles rochers, des croütes, peu épaisses
lorsqu'elles sont jeunes et Lithothamnium calcareum espèce
ramifiée qui repose librement sur les fonds sableux des environs
de Roscoff. Ces trois espèces ont vécu aussi bien au Laboratoire
que dans les paniers de l’Ile Verte. Les espèces littorales vivent
au Laboratoire dans quelques centimètres d’eau et à l’Ile Verte
sous 1 mètre d’eau environ à marée basse et sous quelques mètres
d'eau à marée haute. L'espèce sublittorale L. calcareum
(maerl) qui vit habituellement dans des fonds de 5 à 30 mètres
paraît vivre assez bien en Laboratoire. A l'Ile Verte il s’est
trouvé que, dans l’un des paniers, la boue s’etait accumulée
si bien que les individus de L. calcareum étaient englobés dans
une boue vaseuse noire; or la majeure partie était vivant,
ce qui confirme des observations faites antérieurement à
Concarneau (Finistère) (1) où de nombreux dragages avaient
montré fréquemment la présence de L. calcareum dans des
(1) Mme Paul Lemoine. Répartition et mode de vie du Maérl (Litho-
thamnium calcareum) aux environs de Concarneau (Finistère). Annales
Institut Océanographique J, fasc. 3, Monaco 1910, 28 p., ı pl.
(277)
fonds de boue. Dans l’autre panier les individus étaient tous
vivants.
En résumé les algues calcaires peuvent vivre en aquarium et —
certaines y vivent déjà depuis 15 mois ; elles vivent a fortiori à
l'Ile Verte dans des conditions qui se rapprochent de leurs con-
ditions naturelles.
Il est presque impossible de songer à organiser des expé-
riences de croissance en pleine mer pour les algues calcaires.
Elles poussent dans des anfractuosités ou sur les crêtes des
rochers et y affectent des formes si irrégulières qu'il est très
difficile dans la plupart des cas de les mesurer avec précision ;
d'autre part ces algues né découvrent en principe qu’aux très
fortes marées, ce qui augmente encore la difficulté. Après avoir
souvent cherché des échantillons faciles à mesurer, vivant dans
la zone accessible aux marées moyennes, sur des rochers
bien repérés de facon à pouvoir être retrouvés facilement, J'ai
dû y renoncer. Il est donc plus pratique de recueillir, à marée
basse, des thalles fixés sur de petits cailloux mobiles, qu’on
trouve dans une profondeur de quelques centimètres d’eau
seulement par les marées moyennes et d'organiser des expériences
ainsi qu'il a été dit plus haut.
Vitesse de croissance. — Pour mesurer la vitesse de crois-
sance je me suis adressée aux deux espèces littorales communes
a Roscoff : Lithothamnium Lenormandi et Lithophyllum in-
crustans, qu'on trouve à marée basse entre le Laboratoire et
l'Ile Verte. De nombreux échantillons de ces espèces ont été
mesurés et photographiés à diverses reprises de facon à mettre
en évidence leur croissance. Ainsi qu'il a été dit, les expériences
se sont poursuivies à la fois au Laboratoire et à l'Ile Verte. Par
suite de divers accidents, il n’a pas été possible jusqu'ici de
mesurer la croissance du Lithothamnium calcareum ; à cause de
sa forme ramifiée la croissance ne peut être mise en évidence
que par la photographie et non par des mesures directes.
La plupart des thalles de Mélobésiées mis en expérience,
soit au Laboratoire, soit dans le panier de l'Ile Verte, ont
montré une croissance de 0,2 centimètre à 0,3 centimètre
pour l’année entière (fin Juillet 1912 à Août 1913); le maximum
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de croissance a été, pour un thalle de Lithophyllum incrustans
du Laboratoire, de 0,6 centimètre à 0,7 centimétre. D'une
maniére générale dans ces expériences la croissance a été plus
lente pour Lithothamnium Lenormandi que pour Lithophyllum
incrustans. Sur les parois du panier d’osier les conditions
ont été très favorables pour Lithothamnium Lenormandi; de
. nombreux thalles ont apparu entre Août 1912 et Juin 1913
et mesuraient déjà à cette époque 2 à 6 millimètres pour la
plupart et même 1,4 centimètre >< 0,8 centimètre pour l’un
d’eux; pour ce dernier thalle la croissance a continué et en
Août 1913, au bout d’un an au maximum il mesurait 2 centi-
mètres X 0,9 centimètre. Lä croissance aurait été de 0,3 centi-
mètre par mois pendant les deux derniers mois et de au
moins 0,1 centimètre par mois pendant les mois précédents ;
cependant il est possible que le thalle observé soit le résultat
de la confluence de plusieurs petits thalles.
En général la croissance a lieu simultanément ou alterna-
tivement suivant les deux diamètres de sorte que, surtout chez
L. incrustans, le thalle conserve toujours à peu près sa forme
arrondie. 3
En vue de déterminer l'époque a laquelle a lieu cette
croissance les algues ont été observées en Août, Novembre
1912, Janvier, Juin, Aout et Octobre 1913 ;lacroissance paraît
avoir lieu toute l’année, à des époques différentes suivant chaque
individu, si bien qu’à chaque mensuration une partie seulement
des thalles ont grandi.
ll semble cependant que la croissance soit plus rapide en
ce de Juin a Octobre ; pendant 4 mois 1/2 d'été du 15 juin
au 30 Octobre, un certain nombre de thalles ont grandi de
2, 5, 4 millimetres et mème pour l'un d'eux de 7 millimètres
dans un des deux diamètres, soit jusqu’à 1,5 millimètre par mois.
Il ne ma pas semblé jusqu'ici qu'il y ait une différence
dans la rapidité de croissance des algues du Laboratoire
comparées à celles de l'Ile Verte. Ces études sont poursuivies
et apporteront sans doute des résultats nouveaux l'été prochain. .
La croissance a été également observée dans une espèce du
genre Melobesia : M. zonalis qui couvre, par ses thalles très
(277)
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minces de couleur rose, les parois de verre de l’Aquarium
de Roscoff. En deux mois, du 15 Juin au 15 Août, des spores
se sont fixées sur des lames de verre neuves et ont donné
naissance à .des thalles de 250:à 300 x de diametre » sur ume
même lame lesthalles sont très nombreux et très rapprochés et
se fusionnent rapidement, de sorte qu’à partir de la dimension
de 300 y la croissance devient difficile à suivre.
CROISSANCE DES ALGUES VERTES
Parmi toutes les algues ce sont certainement les Ulva et les
Enleromorpha, si communes, qui paraissent pousser le plus
rapidement ; elles montrent aussi une grande adaptation à se
fixer sur les supports les plus variés: pierres. osier, ardoise,
cable en fil de fer. Les Ulva et les Enteromorpha sont les
premières algues de taille visible, qui se fixent sur un support
quelconque ; une digue récemment construite, ainsi que Je l’ai
observé à Roscoff pour celie de Marie-Stuart, est d’abord recou-
verte d’un tapis de ces algues ; la végétation de Fucus ne
s'établit qu'après celle des algues vertes. C’est d’ailleurs ce que
M. Hariot avait déjà remarqué à S!-Vaast. Sur le panier d’osier
immergé le 15 Août, on observait, fin Octobre, principalement
des Ulva et des Enteromorpha ; en dehors de ces espèces il
s'était développé des Leathesia, Dictyota, Himanthalia et Litho-
thamnium. Les algues vertes envahissent à tel point les paniers
d'expériences qu'il faut les supprimer avec le plus grand soin à
chaque visite.
Ulva lacluca. — Les Ulves atteignent facilement la taille de
10 centimètres en 2 mois ou 2 mois et 1/2 pendant l'été (de Juin
à Aout ou de Aout à fin Octobre), (panier de Vile Verte). Dans
d’autres expériences la durée de la croissance n'a pas pu être
précisée exactement ; par exemple des algues de 15 à 16 centi-
mètres le 15 juin auraient eu au maximum 6 mois d’äge, mais
il est probable qu'elles n'avaient que 2 à 3 mois.
D'une facon générale, à la fin d'Octobre elles paraissaient
_moins grandes et en moins bel état qu’en été.
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Enteromorpha compressa. — Cette espece se mesure diflici-
lement à cause de sa fragilité. Des exemplaires de 30 centimètres
de la digue Marie-Stuart et de la digue de l'Ile Verte avaient,
le 15 Juin, au plus 6 mois d’äge, et sans doute moins ; d’autres
ent atteint 10 à 15 centimètres-sur le panier de l'Ile Verte entre
le 15 Juin et le 15 Août et entre le 15 Août et le 30 Octobre.
Codium tomentosum. — Un pied de Codium s’est développé
entre le 15 Juin et le 15 Août et a atteint 1,8 centimètre sur le
panier d'oster de l'Ile Verte.
DATE D'APPARITION DES ESPÈCES
EN EXPÉRIENCES.
Des observations, comme celles qui font l'objet de cette note,
mettent en évidence l'époque à laquelle se sont développées
un certain nombre d'espèces. Bien que ces renseignements
ne soient qu’approximatifs, il peut cependant être utile de les
NÉlEVCr:
Greet ainsi. qu il apparait d'une facon très nette que le
Lithothamnium Lenormandi se développe à toutes les époques
de l’année. On notera aussi que les Laminaria saccharina
emt apparu entre le 15 Juin et le 30 Octobre, alors que leur
date de reproduction est d’après les auteurs les mois de
Novembre-Décembre.
La liste suivante comprend les algues qui se sont développées
sur les deux paniers de l'Ile Verte ; dans le cas où l'observation
a lieu ailleurs je l’ai indiqué par un renvoi.
J’ai pu également réunir des renseignements complets sur
les dates d'apparition du Melobesia zonalis ; les spores de cette
espece se sont fixées tres facilement sur des lames de verre
mises dans les bacs de !’Aquarium de Roscoff où elle vit.
D'après observation de lames placées à des dates différentes
pendant une année entière, il résulte que les spores se fixent
toute l’année et par suite que l’espece émet toute l’année des
spores) capables de sermer. Ges spores ont été observées sur
(277)
D TON ae
des lames mises dans les bacs respectivement aux dates
suivantes : du 18 Juillet au 25 Août, du 15 Août au 30 Octobre,
du 10 Septembre au 8 Novembre, du 15 Novembre au
20 Janvier, du 20 Janvier au 15 Juin, du 15 Juin au 15 Août.
Algues ayant apparu Algues ayant apparu Algues ayant apparu
avant le 15 Juin entre le 15 Juinetle 15 Août | entre le 15 Août et le 30 Oct.
Ulva lactuca (1) Ulva lactuca Ulva lactuca
Enteromorpha compressa(1)| Enteromorpha compressa | Enteromorpha compressa
Codium tomentosum
Fucus vesiculosus Fucus vesiculosus (5) pas de Fucus vesiculosus ?
Fucus serratus
Himanthalia lorea Himanthalia lorea Himanthalia lorea
Laminaria saccharina Laminaria saccharina
Dictyota dichotoma Dictyota dichotoma (6)
Leathesia difformis Leathesia difformis
Asperococcus sp.
Nitophvllum sp. (2) Nitophyllum sp.
Rhodymenia palmata Rhodymenia palmata Rhodymenia palmata
Ceramium sp. Ceramium sp.
Chylocladia Kaliformis Chylocladia Kaliformis
Lithothamnium Lenormandi | Lithothamnium Lenormandi | Lithothamnium Lenormandi
et Melobesia sp. (7)
Ralfsia sp. (3)
Porphyra atropurpurea (4)
(1) Panier. de: l'Ile Verte, Digue de PTle (6) Sur pierres, Ile Verte.
Verte et de Marie-Stuart.
(7) Panier de l’Ile Verte et ardoise. — De
2)’ Sur pierres,.Lle Verte:
plus au Laboratoire un thalle de L. Lenor-
(3) Sur caillou, Laboratoire. mandi s'est développé entre le 27 Août et le
(4) Gros bloc de la digue Marie-Stuart. 10 Novembre.
(5) Panier de l'Ile Verte et Digue Marie-
Stuart.
RESUME
J'ai résumé sur le graphique ci-joint les observations que
j'ai faites à Roscoff sur la croissance des Fucus, des Laminaria
et des algues calcaires Mélobésiées en y ajoutant celles des
autres observateurs pour les Fucus et les Laminaria.
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Courbes de croissance de quelques genres d'algues.
(— Fucus ; mm Laminaria; — — — — Mélobésiées)
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(277)
On remarquera que dans l’ensemble des expériences, la
vitesse de croissance des Fucus et des Laminaria est du même
ordre de rapidité.
Pour les Mélobésiées J'ai indiqué sur ce tableau le maximum
de croissance qui ait été observé dans toutes les expériences
de Roscoff ; la différence de vitesse entre ces algues calcaires
et les autres algues est d'autant plus frappante.
Il semble évident que la vitesse de croissance est fonction
d’un certain nombre de facteurs :
1) Influence des conditions extérieures. — On remarque
dans le tableau ci-joint la présence de courbes de vitesse assez
différentes les unes des autres pourles Fucus ; il y aurait en
somme deux vitesses de croissance : soit 3 à 4 centimètres par
mois, soit 1 centimètre par mois dans quelques expériences.
Il semble jusqu'ici que les Fucus dont la croissance a été la
‚plus lente se soient trouvés dans des conditions defectueuses ;
c'est ce qui a eu lieu probablement pour ceux de la Tourelle
de Pighet qui, mis en grand nombre en expérience, ont tous
montré une croissance très lente ; or cette tourelle für passee
à la chaux dans le courant des expériences.
Sur la digue Marie-Stuart, j'ai insisté plus haut sur la
différence très nette que présentent les Fucus situés à 50 centi-
mètres de distance verticale les: uns’des autres tes 17275
situés plus haut restent plus longtemps & sec, et eesi ns
doute cette seule condition qui est cause du ralentissement
de croissance qui apparaît très nettement sur le graphique.
I] serait intéressant d'établir un grand nombre d’expériences
pour comparer la croissance des Fucus d’une part dans les
ports, à l'embouchure des rivières et d’autre part sur les rochers
exposés à la pleine mer. Pour les Laminaires qui vivent plus
loin du rivage et sont toutes placées dans des conditions à peu
près analogues il n'y aura sans doute pas les mêmes différences
de croissance entre les individus.
2) Influence du substralum ; ıl semble que le substratum ait
eu dans plusieurs cas une influence assez nette sur la rapidité
de croissance: c’est ainsi que les Ulva lactuca, développées à
la même époque sur le panier de l’Ile Verte et sur des mer
woos Es
— 19 —
attachées au panier, mesuraient 15 à 16 centimètres sur le panier
et 10 à 11 centimètres sur les pierres (Juin 1913). De même
à la fin d'Octobre, les Ulves du panier mesuraient 7 à 10 centi-
mètres et seulement 6 centimètres sur une ardoise fixée au
panier.
En résumé ce nest que par de très nombreuses expériences
portant sur diverses espèces que l’on arrivera à se rendre
compte exactemennt de l'influence des divers facteurs. sur la
croissance des algues. Les expériences que j'ai actuellement
en cours à Roscoff me permettront sans doute d'apporter dès
Yan prochain de nouvelles contributions à ces problèmes
d’oc&anographie biologique.
(277)
LE Bulletin est en end chez Radio vie |
. Berlin et chez M. Le Soudier, 747 os De Saint Germai
a Parls: Tad ty, | ee lo
Les numéros. du Bulletin ‚se vendent séparément aux prix
suivants et franco el CUP à à M, URL RU RS
) Ki se he EURE" eu J à Br
Nes “pe SRE ve
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. he De ae RR à
CBELLE «ré nnengsunernsanhennssnetsnsanuennensehahsgrsan] M
261. — Nötice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus noy. +.
| gen., nov. sp. Poisson. abyssal recueilli à 6.035 mètres cae
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S.le
Prince de Monaco, par Louis ROULE, AE yb ee ores eee
262. — Sur quelques intéressantes espéces d’ Amphipodes provenant |
| des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la ne
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, par N
Ed. CHEVREUX.. 2... cess eee eee cece penne eee ees tec eeeeneas
: en — ‚Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi-
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mita es von ane
Florence PEBBLES, Ph.D). ae yt ees US AS Se us
264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Creatas
"par le D: Jules GUIART. re reereenn re nerrenannns se |
1265. —— L’arseniceet le manganèse dans quelques végétaux marins. | ek HA
(Deuxième note préliminaire) par Henri MaRCELET. se. 1:8 |,
Es
266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN................ 1 DB ur
267. —. La question du Goémon de fond, ‘par aes ‘DeLee PA A:
Et Directeur de la Station Biologique de Röscolt, rs Sage x, a, PRIE
268. — Vingt-cinquième campagne Scientifique ( Hirondelle Il aie 4, cia
a Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO. ae "so
269. — Surla présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium ve Sr
_lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, : Ban VE UE
Ernest Ba en on, ». -
290. Quatriéme note préliminaire sur les POLYCHÈTES provenant —
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princésse-Alice,
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monae,
‘par ‚Bierre. BAUNEN aie au tt. a ISSUE PNA
"271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S..
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques _
„(Premiere note préliminaire), par Henri MARCELET | messes)
‘272. — Études sur les Gisements de Mollusques comestibles des «Run
- Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbére a heme, 02
‘bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Jourin... Da a 5c
273. — A note on some Myxosporidia collected at. Monaco. By
Bi A PRINGLE JAMESON 2. NDS UE. AN DRE Aa ee yr nee LO,
274. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle IT (1913), Liste des = …
Stations (AVEC UNE CARTE). se essuie sa sew es pese mate en ;
27a. Erde preliminaires sur les Céphalopodes recueillis. aut,
ah: cours des Croisieres de S. A. S: le Prince de Monaco.
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s. p. , par L. Jousu
276. — Recherches le sur le Lo (Deuxième Be
par Maurice RosE........,....,.........essieeeee
27 fie Quelques expériences sur ig croissance des algues marines ;
a Beste (Note Re )s ade Mm" ‚Pauli Lemome oe
CAN INSIDE : je À j Ent
MONACO. — IMPR. DE uen By
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BULLETIN
DE
INSTITUT OCEANOGRAPHIOUE
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CAMPAGNE DU SYLVANA
(Fevrier-Ju in 1913)
À Mission Comte JEAN pe POLIGNAC, Louis GAIN.
Pe Liste des Stations
| er Par L. GAIN
Docteur &s-sciences
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10: At les oe de la nomenclature > adoptées par ‘
intérnationaux. ath N à iy à
12 Supprimer autant que e possible les abréviations. a
| bibliographiques.
4° Ecrire en italiques tout nom en latin. |
5e Dessiner sur papier ou bristol Dee blanc au crayon Wolf A Je
a} l'encre de Chine. es | |
| 60 Ne pas mettre la lettre sur les dessins. originaux mais sur cles papiers
“calques les recouvrant. 44002 MN | (hae I SE
Te, Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au | crayon noir sur
| papier procédé. Er REN A
80 Remplacer autant que tbe les du par ace quires dans le if
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ un 1 quart pine grands q
la dimension definitive qu’on EL, on
| manuscrit | — suivant le tarif suivant : x
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ls ch Alben 400 ex. 450 ex. 200 0x.
Un quart de ae. a “gts |: 5f20'| bo 8f40 |
„Une démi-féuille. „ers, 1" 670.) 8.80 [tr Ande
‚ Une feuille entiere.......|.8 10 | a ee
Il. faut ajouter à ces prix celui d
| Aäresser tout ce. qui concerne Bulletin a Padresse ‘suivant
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CAMPAGNE DU SYLVANA
(Février-Juin 1913)
Liste des
Stations
Par L. GAIN
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SE on LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913
fl 28 février Au large de Lorient
2 = 46° 54’ N. 30 48 W.
3 1er mars 46° 23’ N 4° 37 We
4 == 46°. 17° N 50 13 Ww.
> == 46° 16° N 50.33) W.
6 2 mars 450 37 N 70239. W.
7 = 450 25? N TON SEE We
Bi — 449 45? N 7° 12? W.
9 3 mars 44° 27 N 7° 31° W.
10 == 44° 24 N 7° 48 W.
aa — 430 45’ N So 31° NV:
iz 4 mars 430 34’ N 80 32 W.
13 — 43° 49 N 80 35 W:
14 = 430 43 N ge 33° W.
15 5 mars 42° 56? N 9° 49° W.
1G a 42° 30 N 100 05’ W.
17 = 42° 06’ N 9° 48 W.
is 6 mars 419 18 N 10° 08 W.
19 = 419 11° N 9° 54’ W.
20 = 40° 41’ N 10° 2Q’ W.
21 7 mars 400 13 N 90 52° W.
22 = 39° 48’ N 9° 43 W.
23 — 39° 20° N 100 14” W.
24 8 mars 380 54 N 100 31° W.
25 = 380 52° N 100 17 W.
20 Er N 40 boss ae Tage) N
27 — Par le travers de la tour St Juliao et du Fort Bugio
28 == Au large de la pointe Covo
29 — En face la tour de Belem
BE Nn TRES Sn MA er a a a + 3
jet a Kap LT Ve Sih on ” vA . a Ne SERRE LET ts ; i REX 3: BUTS
wR
+ 2 , =
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‘URE ou FOND de = OBSERVATIONS
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Filet fin étroit 1,5 nœuds (15 h. — 15h. 30)
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‘ | — Eau surf. 5 — (21h. 30 — 22h.
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— 2 — (21h. — 21h. 30
— 3 == (8h. — 8h. 30
— — 7,5 — (12h, — 12h. 30
— 3-4 — (20h. — 20h. 30)
— . 4 — (8h. — 8h. 30)
_ = je) (oh. = Toe 30)
Filet fin étroit, haveneau 3 noeuds (20 h. — 20h. 30), méduses
Filet fin étroit 3 nœuds (8h. — 8h. 30)
— — 3%. (rach == 12h 30)
— 5 — (20h. — 20h. 30)
Filet fin étroit, haveneau 2,5 nœuds (8h. — 8h. 30), physalie
a — 3 nœuds (12h. — 12h. 30), salpes
Filet fin étroit 1,5 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
— 4 — (8h. — 8h. 30)
Bae (ah 100,30)
— 5 — (20h. — 20h. 30)
5 — (8h. — 8h. 30)
5 — (12h. — 12h. 30)
8 — (19h.30 — 20h.)
8 — (20h. — 20h. 30)
— (2th. — 21h. 30)
8 — (22h. — 22h. 30)
(278)
a A ER
— > = z ———
NUMÉRO LOCALITÉ en PROCEDE 2 y
a DATE —_—— = en M RE ou FOND ce E à OBSERVATIONS
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES pee Ora 5 A
1913
1 28 février Au large de Lorient Surfac Filet fin etroit 1,5 nœuds (15h. — 15h. 30)
2 en 460 54 N. 30 48? W. = = Bau surf. 5 — (ath. 30 — 22h.)
3 1er mars 46° 23 N. 4 37 W. — = > — (8h. — 8h. 30)
4 = | 40° 17 N. come W. = = = 8 — (12h, — 12h. 3o)
5 = 460 16 N. 50 33} W. & _ Ro zone
= (537 N. TNA = — § = (ei ie
2 Le 450 25° N. 70 27) W. = — = 3 — (12h. — 12h. 30)
5 = 440 45 N. 7° 12 W. = = 2 — (21h. — 21h. 30)
9 3 mars 44° 27 N. Po We = = 3 — (8h. — 8h. 3o)
10 Sr 440 24) N. 70 48° W. = = = 72 — (12h. — ı2h. 30)
11 = | 43045 N. BST VV = = = 3-4 — (20h. — 20h, 30)
An 4 mars 430 34 N. 8032? MW: = = 4 — (8h: — 8h. 30)
ae me 430 49) N. | W. = _ = 5 — (12h. — 12h. 30)
14 = 430 43° RS TE 33) Ww. = Filet fin étroit, havencau 3 nœuds (20 h. — 20 h. 30), méduses
15 5 mars 420 56° N. 9° 40! W: = Filet fin étroit 3 nœuds (8h. — 8h. 30)
16 = 420 36 N. 100 05° W. = = = 3 — (12h. — 12h. 30)
17 = yoo o6 N. gorse WW: = = 5 — (20h, — 20h. 30)
18 6 mars 410 18! N. | 109 08! W = Filet fin étroit, hayeneau 2,5 nœuds (8h. — 8h. 30), physalie
19 = gro 10 N. 90 54’ W. 5 — _ 3 nœuds (12h. — 12h. 30), salpes
20 _ 400 41 N. 100 20) W. 7 Filet fin etroit 1,5 nœuds (20h. — 20h, 30)
2ı 7 mars 400 13 N. | ge 52” W. =3 = 4 — (8h. — 8h. 30)
22 = 390 48! N. 943° W. = = — 3 — (el — roth, 2h)
es = 39 26! N. roo TA W.. = = 5 — (20h. — 20h. 30)
24 8 mars 380 5y N. jo a 5 = in Et ct)
es re 380 52’ N. roo 17" W. 7 = = 5. — (2h. — 12h20)
26 a ; > M Embonalitte ae Tage) N 4 = 8 — (19h. 30 — 20h.)
27 = Par le travers de Ja tour St Juliao et du Fort Bugis od — 8 — (20h, — 20h. 30)
28 = Au large de la pointe Covo = 8 — (ath. — 21h. 30)
29 = En face la tour de Belem = > ale
PE re
(278)
vn
STATION
LOCALITE
À
LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
large de l’embouchure du Tage
09’ N. 100 36’ W.
39, "N. 100 55’ W.
50’ N. 110 44 W.
04’ N. 120 44 W.
557 N. 139 12 W.
ar N. 150 W.
35° N. 150 28’ W.
45° N. 190,32 W.
52° N. 160 17 W.
35, N. 16° 50’ Woy
Pointe est de Madére )
36’ N. “GONG W.
09? N. 160 37 W.
56° N. 160 25? W.
20? N. 16° 20’ W.
Ténériffe : dans l'est de la pointe Antequerra
Au large de Santa Cruz de Ténériffe
Au large de la pointe Sardina, Grande Canarie
Port d’Arrécife (La Luz), Grande Canarie
AS Je à
DATE
1913
Io mars Au
II mars 380
as 37°
re 360
¥2 mars 369
Br 350
13 mars 34°
ts 34°
“sh 330
I4 mars 320
> age
t
17 mars 310
ı8 mars 30°
oat 20°
a 20:
19 mars
20 mars
21 mars
22 mars 27?
23 mars 250
si 250
aa? 24°
24 mars a
ee 220
rhe 210
24-25 mars
She N 159° 29) W.
42’ N 150 59 W
20° N 160 29’ W.
02’ N. 16° 56? W
43 N 170 50’ W
02’ N —
07 N 170 18 W.
Baie du Lévrier (Port Etienne)
BRR cs dre pi
|
Sees
FAT NE, en
mS
mee
—
IA OR Se sou at ai | ER 4 us sn HEA ea
®
ss Se ine N (a Se ss
: op Fa RAA USA
& v ba ie THE ;
W AN." =
ES
- ee
ae PROCÉDÉ. =.
"URE ou FOND de E à OBSERVATIONS
RÉCOLTE = a
Filet fin étroit 4 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
— = 7 — (8h. — 8h. 30)
a Eau surf g — (12h. — 12h. 30)
oe 7 — (20h. — 20h. 30)
— a (8h. — 8h. 30)
Filet fin étroit, haveneau 2a ne es 0
( Mollusques, anatifes, arthropodes
_ 5 nœuds (8h. — 8h.3o)
Pris, 6 — (12h. — 12 h. 30)
— 6 — (20h. — 20 h. 30)
wi 7 — (8h. — 8h. 30) |
— 7 — (12h. — 12h. 30)
_- 10 — (20h. — 20h. 30)
— 3 — (8h. — 8h. 3o)
— — 4 — (12h. — 12h. 30)
— 4 — (20h. — 20h. 30)
gee sth ae
cay un 6 — (12h. — 12h. 30)
= 6 — (17h. — 17h. 30)
Divers Sable desdunes, algues rejet. alacöte
Filet fin étroit — 10 — (20h. — 20h. 30)
— 10 — (8h. — 8h.3o)
— = LOW Et ic)
— nr A (20 h. — 20 h. 30)
— 10 — (8h. — 8h. 30)
— _ 10 — (12h — ı2h.3o)
ER 5 — (21h. — 2r h. 30)
Echantillon de vase, poissons :
ibleuse, coquilles brisées | Ligne et trémail Selaciens, silurides, Lichia, Lentex.
Pagrus, etc:
(278)
noweno LOCALITE
de DATE ee
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913
30 10 mars Au large de l'embouchure du Tage
31 11 mars 38° og? N. 10° 36’ W.
32 = 37° 35° N. 100 55° W.
33 = 36° 50° N. 110 44 W.
31 12 mars 36° 04° N. 120 44 Wis
35 = 350 55? N. 130 12? W.
36 13 mars 340 31” N. 150 Ww.
37 = 340 35° N. 150 28? W.
38 — 330 45? N. 150 32’ W.
39 14 mars 320 52? N. 169 177 W.
40 == LA ee de Mas Le
41 17 mars 310 36° N. 160 57’ W.
| Az 18 mars 30° 09’ N. 160 37° W.
| As = 290 56° N. 160 25’ W.
| 44 — 299 20) N. 16° 20° W.
| 45 19 mars Ténérifle : dans l'est de la pointe Antequerra
| 46 20 mars Au large de Santa Cruz de Ténériffe
| 47 — Au large de la pointe Sardina, Grande Canarie
48 21 mars Port d’Arreeife (La Luz), Grande Canarie
49 22 mars 270 31 N. 150 29° W.
50 23 mars 250 42” N 150 59! W.
51 — 250 20! N 16° 29? W.
52 — 240 02’ N 16° 56’ W.
53 24 mars 220 43 N. 170 50! W.
54 _ 220 02’ N =
55 _ 219 07! N 170 18? W.
56 24-25 mars Baie du Lévrier (Port Etienne)
My taquilles brisées
Filet fin étroit, hayenean
Divers
Filet fin étroit
Ligne et trémail
PROCÉDÉ SE
jRE Dt FOND ge ES
RÉCOLTE = 9
=
Filet fin étroit
= Eau surf
OBSERVATIONS
4 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
7 — (8h. — 8h. 30)
9 — (12h. — ı2h.3o)
7 — (20h. — 20h. 30)
eine ana
\ 2-3 — (12h. — 12h, 30)
t Mollusques, anatifes, arthropodes
5 nœuds (8h. — 8h. 30)
6 —. (12h. — 12h. 30)
6 — (20h. — 20h. 30)
7 — (Sh. — Sh.30)
(12h. — 12h. 30)
10 — (20h. — 20h. 30)
3 — (8h. — 8h. 30)
4 — (12h. — 12h. 30)
4 — (20h. — 20h. 30)
3 — (8h. — Sh. 30)
6 — (12h. — 12h. 30)
6 — (17h. — 17h. 30)
Sable desdunes, algues rejet alacöte
|
10 — (20h. — 20h. 30)
10 — (8h. — Sh.30) |
10 — (12h. — 12h 30)
10 — (20h. — 20h. 30)
10 — (8h. — 8h. 30)
10 — (12 — 12h. 30)
5 — (21h — 2rh. 30)
( Echantillon de vase, poissons: |
Selaciens, silurides, Lichia, Dentex.
Pagrus, etc.
NUMÉRO LOCÄLITE | PROFONDE
de DATE a en.
DIRE LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) | de
1913 | 1
>, 25 mars Baie du Levrier (Port Etienne) 7-8
58 see — 5-6
59 26 mars == —
60 = — A terr
61 = ® #5
6? — 200 19 N. 170719 W. Surfac
63 27 mars 190, 22, N. 170 25° W. 34
GA me 180 50? N. .170 30° W. ae
65 2% 180 20’env. N. 170. 33-00%. NV: =
66 — 170 49’ N. 170 372 RE a
63 28 mars 16° 12’ N. 170 51 W. Be
6s — 150 94 N. 170 54 W. —
69 — 150 18 N. "| pe ae We —
70 a 3 milles au sud du Cap Manuel (Dakar) =
of 2 avril 140 48 N. 170 48 W —
7% — 140 56 N. 170 23) W _
73 = 150 02’ N. Io 530°
74 — 150 ol N. 170 24. 30 WN, 350
75 = 140 39’ N. 17739? W Surfac
76 3 avril 14° 10’ N. 170 28 W _
73 — 130 47’ N. 17° 26 W a
78 — 12097: N. 170 29’ W _
79 4 avril 120 16° N. 17° 03 WV. —
so — 120 10° N. 160 52 Ww —
Si Ga | 110 50 N. 160 24 Wi _
( (En face l’Ile Cago, rivière Jeba) ) =
8% = — I
{TURE ou FOND
sableuse, coquilles brisées
1, sable, coquilles brisées
{
Roche et sable
“rare
Dr ME NN De
M vaseux, coquilles brisées
ki Vase verte
PROCEDE
de
RECOLTE
Trémail
: Divers
Trémail
Filet fin étroit
Ligne à thon
Filet fin étroit
—
Sondeur Léger
Bouteille Richard
Filet fin etroit 6 nœuds (20h. — 20 h. 30)
— 2,5 — (8h. — 8h. 30)
— — 3,5». —,t (12 hw 12h; 30)
— 4 — (20h. — 20h. 30)
— 3 — (8h. — 8h. 3o)
— — 7 — (18h. — 18h. 30)
— — 3 nœuds (18h. 30 — 18h. 45)
Ligne de fond ; (22h. 0), Silurides
ÉCHANTILLONS
D'EAU
Squales (pêche de nuit)
Siluridés, Solea, Sargus, Diagramma
Lichia, Dentex, etc. (Pêche de jour)
|
Sepia, Panulirus regius, Morone,
Diagramma, Lichia, Dentex, Sargus,
Umbrina, Corvina, siluridés, etc:
|
Sable et coquilles de mollusques
ig h. - 12h.) — Caranx, Sciona,
Pagrus, Dentex, Solea, Psettodes,
Cynoglossus, rajidés.
4 nœuds (21 h. — 21h. 30)
6 — (8h. — 8h. 3o)
Eau surf. 7 — (12h. — 12h. 30)
8 nœuds(16 h.), Thynnus Thunnina
8-9 nœuds (20 h. — 20h: 30)
8,5 — (8h. — 8h.3o)
a g. — -(12h. — ı2h.3o)
\ aa UI Lan)
( Eau trouble d’un vert olivatre sombre
4 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
Sen (a be 8 nese
LE (11h. 30)
(15h. 30 — 16h. o)
— (16h. 30 — 17h. 0)
OBSERVATIONS |
NUMÉRO
de
STATION
LOCALITÉ
LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913
25 mars
Baie du Lévrier (Port Etienne)
W.
W.
12”
342
18 W.
N
N
N
N
N
N
N
N
3 milles au sud du Cap Manuel (Dakar)
N 17° W.
N. W.
N W.
N 170 30” W.
N 170 W.
N 17° W.
N 17° W.
N 17°
N 17°
N 16°
N
110 50? é 160 24° Vis
(En face l'Ile Cago, rivière Jeba)
)
ss eS
PROCEDE
de
RECOLTE
OBSERVATIONS
yp, coguilles brisées
lt, caguilles brisées
fe et sable
a, aguilles brisées
Trémail
Divers
Trémail
Filet fin étroit
Ligne à thon
Filet fin étroit
Sondeur Léger
Bouteille Richard
Filet fin étroit
Ligne de fond
Squales (pêche de nuit)
(Siluridés, Solea, Sargus, Diagramma
{ Lichia, Dentex, etc. (Pêche de jour)
Sepia, Panulirus regius, Morone,
Diagramma, Lichia, Dentex, Sargus,
Umbrina, Coryina, silurides, ete.
Sable et coquilles de mollusques
(9 h.- 12h.) — Caranx, Sciena,
Pagrus, Dentex, Solea, Psettodes,
Cynoglossus, rajidés.
4 nœuds (21 h. — 21h. 30)
6 — (8h. — 8h. 30)
(12h. — 12h, 30)
8 nceuds (16 h.), Thynnus Thunnina
Bau surf, 7 —
8-9 nœuds (20h. — 20 h. 30)
8,5 — (8h. — 8h. 30)
9 — (12h. — 12h. 30)
(= mi =
75 (14h. — 14h. 15)
( Eau trouble d'un vertolivâtre sombre
4 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
§ <> (Gly Gin, aa)
(11 h. 30)
(15h. 30 — 16h.
(16 h. 30 — 17h. 0
6 nœuds (20h. — . 30)
2,5 — (8h. — . 30)
3,5 — (12h. — 12h.30)
4 — (20h. — 20h, 30)
3 — (8h. — 8h.3o)
7 — (18h. — 18 h. 30)
3 nœuds (18h. 30 — 18h. 45)
(22h. o), Silurides
LA ir à Si ee ; jr, 2
ne gc BR are Er es so 5:
i : re 5 VERS à Se oe a
— 8 — , er
NUMERO LOCALITE ee 2
de DATE rn
Son LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913
i MS N. 160 15’ wo
s3 Sarl} (Dans le sud du feu de Vile de Jate) |
sa Ae (7.200 Ar’ N. | 16° 04’ We
| ( Au sud de Vile Ancora (Chenal Jeba) )
s5 swe ( se N | oo ne
! Ausud de la Pointe Martinho (ile Bissao) |
og (ergo 47” N. | 159-3826 Wi
st eae ( Près de Vile Passaro, au sud de Bissao
8G his — Mouillage de Bissao |
(110 35° N. | 150 29° Wa!
=. F7 ( Mouillage de Bulama ae
ss 7 avril Plage de Bulama |
i's 00:24 N. | 150 21° W. =
89 8 avril N Riviere Bolola (Rio Grande) )
( Sorte 130 N. | 150 19 W.
90 = ” (Rio Grande)
1.107 38 env. oN. | 150 13’env. W.
91 ms ? Riviere Bolola (près de Mato Grande)
2 g avril An
93 = ; Fr
941 10 avril Côté ouest de Biafares, en face de Bulama A tell e
1840 07 N. | 150 46° Ws a0) a
“is # Au sud de Kanabak y Pe
(“110207 ON. | 150 5?
m ri avril ! Plage ouest de l’île Rouban PES
DRE (= <1 be; ae) envy. N. | 150 4o’env. W =
ar rl ! Chenal entre Rouban et Bubak ! Be
3 - = =
99 — un
100 | 13 avril . : =
101 14 avril Plage de Soga, en face Rouban
ÊTURE ou FOND
| compacte brun-rougeälre
%-
Vase, cailloux
able, coquilles, roches
sable, coquilles brisées
Sab'e, roche
le, cailloux, roche
she, coraux, sable
Roche, coraux
Rochers
Sable
PROCEDE
de
RECOLTE
Filet fin etroit
Haveneau
Senne
Chalut
Sondeur Léger
Filet fin etroit
Tremail, senne
Drague
Divers
Filet fin etroit
Divers
Tremail, senne
Drague, faubert
Filet fin étroit
Divers
Senne
D EAU
un
=
[==]
=
=
—
=
CA
=
=
<=)
Eau surf.
\
l
(
(
/
(
(
(
(
\
(
(
OBSERVATIONS
9
3 nœuds (12h. — 12 h. 30)
2 — (15h.30 — 16h.)
Eau d’un vert bleute laiteux
Au mouillage (21h. — 21h. 30)
4 nœuds (9h. — oh. 30)
(che)
(22 h. — 23h.), Poissons
(17h. — ı8h.), Sargus, Mugil,
Caranx, Psetiodes, Raja, etc.
(10 h ), Chalut perdu, dynamometre
brisé
(12 h.)
2 nœuds (12h. — 13h.)
( (17h. 30—18h. 30), Sargus, Mugil, |
(Solea, Balistes, silurides,selaciens,etc.|
(De nuit et de jour), Sargus, Solea,
Balistes, etc., invertébrés.
(roh. 30 — 11h: 30), coelenteres;
spongiaires, échinodermes
(gh. — 11 h.) Dans la brousse :
coléoptères, lépidoptères, etc.
3 nœuds (8h. — 8h. 30)
(14h.— 16h.) Coqu. de Mollusques
(Nuit et jour)
Clupeides, Balistes, Mugil, Raja
Surtout coralliaires et spongiaires
2 nœuds (8h. — Sh. 30)
(6h.— 7h) Invertébrés, algues
(gh.—11h.), Balistes, Mugil,
clupeidés, rajidés
(278)
NUMERO
de
STATION
DATE
LATITUDE
LOCALITE
lo —
LONGITUDE (Greenwich)
PROFONDEL
en
RE DU FOND
84
85
86
SGbis
87
LE)
sa
90
91
95
9
101
10 avril
13 avril
14 avril
{Dans le ah du feu de l'ile de Jate)
Ww.
ncora (Chenal Jeba)
110 45’
110 41” N.
Au sud de l'ile A
110 43 INTs
Au sud de la Pointe
16° 15°
16° 04’
150
150 387 -
W.
W.
W.
Martinho (ile Bissao)
Près des l'ile Passaro, au sud de Bissao
Mouillage de Bissao
110 47° N.
110 35! N.
Mouillage
15° 29)
de Bulama
Plage de Bulama
110 34° N. 150 21”
Riviere Bolola (Rio Grande)
119 367 N. 150 19)
(Rio Grande)
110 38’env. N.
150 13/env.
Riviere Bolola (pres de Mato Grande)
W.
W.
W.
VE
Côté ouest de Biafares, en face de Bulama
119 07’ N.
150 46?
Au sud de Kanabak
110 207 N.
Plage ouest de l’île Rouban
110 18*en. N.
159 50°
150 env.
| 150 49:
W.
Ve
W.
Chenal entre Rouban et Bubak
Plage de Soga, en face Rouban
/
\
/
)
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
D EAU
OBSERVATIONS
papacte bran-rougeälre
2-0
fase, cailloux
Hh, caquilles, roches
It, coquilles brisées
10
Sable, roche
10 env”
Surface
A marée bi
Rochers
0-2
Sable
‚callloux, roche
Filet fin etroit
Haveneau
Senne
Chalut
Sondeur Leger
Filet fin étroit
Tremail, senne
Drague
Divers
Filet fin etroit
Divers
Trémail, senne
Drague, faubert
Filet fin etroit
Divers
Senne
Eau surf, N
3 nœuds (12 h. — 12h, 30)
2 — (15h. 30 — 16h.)
l Eau d'un vert bleuté laiteux
Au mouillage (21h. — 21h. 30)
4 nœuds (9h. — gh. 30)
(tth.)
(22 h. — 23h.), Poissons
\ (17h.—18h.), Sargus, Mugil,
l Caranx, Psettodes, Raja, etc
( (roh ), Chalut perdu, dynamomètre
l brisé
\ (12 h.)
( 2 nœuds (12h. — 13h.)
( (17h. 30—18h.30), Sargus, Mugil,
(Solea, Balistes, silurides, selaciens, etc,
(De nuit et de jour), Sargus, Solea
j 4
! Balistes, etc., invertébrés.
toh. 30 — 11 h. 30), coelentérés
ae ei 7
! spongiaires, echinodermes
( 6 h. — 11h.) Dans la brousse :
N coleopteres, lépidoptères, etc.
3 nœuds ($h. — 8 h. 30)
(14h.— 16h.) Coqu. de Mollusques
(Nuit et jour)
Clupeides, Balistes, Mugil, Raja
Surtout coralliaires et spongiaires
2 nœuds (8h. — Sh. 30)
(6h.—7h) Invertebres, algues
( (gh.—1th,), Balistes, Mugil,
( clupéidés, rajides
: Re : A a: = I
; x du, , Ware
NUMERO | LOCALITÉ
de DATE Ee ce rea ————|
STATION à LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913
( 110 20’env. N. 190.92 WW.
por: 14 avril / Chenal entre Soga et Rouban
1028 — Chenal (plus près de Soga)
103 15 avril Près la côte de Bubak
104 — Au large de la cote est des iles Rouban et Bubak
105 — Chenal entre Rouban et Bubak
106 16 avril
107 — 10° 29 N 150 33° W
108 17 avril 9° 44 N 140 41° W
109 — 9° 42’ N, 14° 39 W
110 — | ge 37’ N 140 33 W. Surface
à
faa | 9° 28 N. 130, 59 W —
| ga
( 9° 28° N. 130 49’ W. 5
21% Eee ‘ Au sud de Vile Roume (Iles de Los)
113 22 avril 9° 50° N. 140 22’ W.
114 23 avril 10° 05’ me 140 43’ W.
fis — — ae
116 — 100 12’ N 149 44 W.
217 — O° 49° N 150 O4 W.
118 24 avril 0° 34’ N 150 56° W.
149. — 9° 16’ N 16° 14’ W.
120 _ Ge N 160 43 W.
124 — 9° 04” N 16° 54’ W.
122 25 avril 100 20° N 170 34’ W.
123 - — 100 39 N 180 18 W.
12£ 26 avril 100 50? N 180 59’ W.
125 — 100 54 N 19° 38 UE
126 — 110 18 N 200 10? NR
he | PROCÉDÉ
\TURE ou FOND de
RÉCOLTE
: ‚le legerem. vaseux,
Coquilles brisées Drague
Gravier, sable, )
quelques cailloux \ DE
Tremail
Drague
Filet fin etroit
av., petits cailloux Drague
Filet fin étroit
Roche Drague, trémail
Filet fin étroit
—
Roche, coraux
ible, gravier, roche
Haveneau
Filet fin étroit
Pilet fin étroit, ligne de traine
Filet fin étroit
Ligne de traîne
Filet fin étroit
ÉCHANTILLONS
D'EAU
Eau surf,
OBSERVATIONS
(8 h.—gh.), quelques Mollusques
(gh.—1oh.), spongiaires, Sa
mollusques, crustacés décapodes
\
(
| (Nuit), Squales, Mugil, etc.
((8h.—11h.), spongiaires, coralliaires,
(
|
|
|
ophiures, annélides, pycnogonides ©
2 nœuds (12h. — 12h. 30)
5 — (12h. — 12h. 30)
7 =... (oh 20H80)
( (Sh, 30 — 9h30);
spongiaires, coralliaires
2 nœuds (12h. — 12h. 50)
6 — (20h, -- 20h. 30)
(7 h.— 8h.), quelques siluridés, Raja,
coralliaires, échinodermes ,mollusq.
(
(
3 noeuds (20 h. — 21 h.)
0,5-1 — (8 h. 9 h.)
(Matin), crustacés, poissons
0,5 nœuds (12h. — 13h.)
nœuds (20/h. 21.) Pas
\
/
4 nœuds (8 h. — 8h. 30)
4 — (12h. — 12h. 30)
4-5 nœuds (16h. — 17h.)
Thynnus pelamys, Cybium
6 nœuds (20 h. — 20h. 30)
7 — (12h. — 12h. 30)
5. — (20h. — 20h. 30)
5 — (8h. — 8h. 30)
6 — (12h. — 12h. 30)
6 —— (20h. — 20h. 30)
ET ee
|;
: LOCALITÉ PROCÉDÉ ar
an = =
a DATE ———— a en TURE ou FOND mas Ea OBSERVATIONS
SER N LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES Br 3 rs
1913
R ao 20!en. N. 150) 52} W. i glégerem. vaseux, ) D - :
A sex ral N least et N Br Milles AS À rague (8 h.—gh.), quelques Mollusques
| à favier, sable, À 7 \ (gh,—ıoh.), spongiaires, coralliaires,
102» = Chenal (plus prés de Soga) 8-10 élques cailloux ) Drague | mollusques, crustacés décapodes
103 15 avril Près la côte de Bubak 4 üche, coraux Trémail (Nuit), Squales, Mugil, etc.
. 7 ((8h.—1rh.), spongiai lliai
104 = Au large de la cote est des iles Nouban et Bubak 25-30 ML, gravier, roche Drague ee dnnelides, yo I
105 = Chenal entre Rouban et Bubak Surface Filet fin étroit Fan surf, 2 nœuds (12h. — 12h. 30)
— — 5 — (12h. — 12h, 30)
= 7 — (20h. — 20h, 30)
pe (8h. 30—gh. 30),
petits cailloux Drague ; spongiaires, Coralliaires
Filet fin étroit _ 2 neuds(ı2h. — 12h. 30)
AAR = | go 28° N. 130 53! W. — 6 — (20h. — 20h. 30)
I E a er pes)
I Sn N. 130 40) Wan = ug: _ ((7h-—8h.) quelquessilurides, Raja, |
112 ı8 avril ; ie sud de Vile Roume (Iles de Los) |, 6-10 Roche Drague, trémail { coralliaires, échinodermes, mollusq. |
140 22° We OT Filet fin étroit 3 nœuds (20h. — 21h.) |
140 43 AV. | = = 0,5-1 — (8h. — oh.)
Haveneau (Matin), crustacés, poissons
140 44! W. _ Filet fin étroit = 0,5 nœuds (12h. — 13h.)
Filet fin étroit, ligne de traine = 5 nœuds (20 h. — 21 h.), Pagrus
Filet fin étroit 4 noeuds (8 h. — Sh. 30)
= — 4 — (12h, — 12h. 30)
0 2 \ 4-5 nœuds (16h. — 17h.)
Ligne de traine ( Thynnus pelamys, Cybium
Filet fin étroit 6 nœuds (20 h. — 20 h. 30)
_ — 7 — (12h. — 12h. 30)
= 5. — (20h. — 20h. 30)
= 5 — (8h. — 8h, 3o)
== 6 — (12h. — 12h, 30)
(20h. — 20h.
NUMERO
de
STATION
129
128
129
130
154
133
134
135
136
133
138
139
140
141
142
143
DATE
1913
27 aw ral
28 avril
‘29 avril
29-30 avril
3 mai
4 mai
eee or o_O 806 8 Oe 7 ns
5 mal
6 mai
6-7 mai
7 mai
8 mai
9 mal
LOCALITE © PROFONDEUR
|
LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
19 50 N. 200 59’ W.
120 07 N. 2 10 2m W.
120.33. N. 210 42’ W.
190.24) N. 220 2} W.
130 33. N. 220 54” W
150 02’ N. 230 0: W.
150 08 N. 230 39 W.
Porto Ingles (ile Maio)
Ile Maio
Porto Ingles (Maio)
140 56 N.
Porto Praia (ile Santiago)
140 52’ N. | 230.333 W.
Sud de Porto Praia
14° 50’ N. 230 50’ W.
230 59! W.
Entre Santiago et Fogo
110052) N. 240 33° W.
Ile Fogo, mouillage de San Fillipe
140 50° SON. | 240 36,307
Entre Fogo et Brava
140, 50 IN, | SR
Ile Brava, mouillage de Furna
—
140 55 N.
Entre Brava et les ilots Seccos
140 5 N. |
Ilots Seccos
Ilots Seccos
230 32’ W.
240 42’ 30”: W.
24° 41° w.
' 3000, pas del
\
|
\
|
)
)
)
|
!
)
)
|
!
)
)
en 2
MÈTRES
a
Surface
22
A terre
15-18
Plage
6
Surface
a
20
D An PROCEDE
MATURE ou FOND | de.
rn RECOLTE
Filet fin étroit
Filet fin éroit, haveneau
É | Filet fin etroit
m Filet fin étroit, ligne de traine
Filet fin étroit
| Roche et sable Ligne de fond
Divers
Roches Tremail, drague
— Divers
if = Tremail
Filet fin étroit
Sondeur Buchanan
sche, algues calc. | Trémail, ligne de fond
— Drague
|. Sable noir Sondeur Léger
able noir, gravier Ligne de fond
Filet fin étroit
le jaune-noirätre, gravier Sondeur Leger
® . Roche Ligne de fond
— Divers
Divers
Ro |
E É OBSERVATIONS
Zee
5 nœuds (8h. — 8h.3o)
Eau surf. 4 — (12h. — 12h. 30)
3 — (20h. — 20h. 30)
6,5 nœuds (8h.— 8 h. 30), Exocetus
\ 7,5 nœuds (12h. — 12h. 30)
Be Thynnus pelamys
6 noeuds (20 h. — 21 h.)
(18h. — 22h.) Pagrus, Trigla, etc.
| (14h- 18h), Insec., roch. calc., fossiles
( (Nuit), Poissons, stellérides,
{ corallidires, actiniaires, algues
(oh — ııh.), Stellérides, actiniaires
5 nœuds (22h. — 23h.)
1 nœuds (8h. — gh)
(11 h. — 13h.)
(Après-midi), Monacanthus,
Murena, Trigla
(5h.30 — 6h. 30), Echinodermes,
coralliaires, algues calcaires
(16h. — 20h.), Pagrus, Trigla
\
(
\
(
6h. 45 — 7h. 45)
Poissons
= 2 nœuds (22 h. — 22 h. 30)
Prises (8 h. 30 — 9 h. 30) Prises d’eau :
d'eau 450,230, 100,.90)/:29, Oùmetres:
Trigla, Pagrus, Balistes
Algues, stellérides, gastéropodes
Embryons et poussins de Sula
(278)
— 13 —
En
oo =
R où PROCÉ Ä s
NUMERO LOCALITE PROFONDEU i PDE EME
de DATE ee rs : = 8 OBSERVATIONS
io RECOLTE = a
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwicli) METRES =
1913
127 27 avril 10 56" N. 209 50° Ww Surface Filet fin étroit 5 nœuds (Sh. — Sh, 30)
128 = 129 07 N. 210 277 Ww = Filet fin étroit, haveneau Eau surf. 4 — (12h. — 12h. 30)
129 — 120 33 N. 210 42) W. x Filet fin étroit 3 — (20h. — 20h. 30)
130 28 avril 130 24) N. 220 21? W — gi 6,5 neeuds (Sh.— 8 h. 30), Exocetus
= ’ 220 54 2 Filet fin étroit, ligne de trai Bee, 7,5 nœuds (12 h. — 12h. 30)
181 130 33 KE PP eh WE = a en ( Thynnus pelamys
133 = 150 02! N. 230 26! W = Filet fin étroit 6 neeuds (20h. — ath)
: 5” N. 230 15? W. r Q Fe
134 29 avril ; Se N Ingles file Maio) N 22 hche et sable Ligne de fond (18h.— 22h.) Pagrus, Trigla, etc.
185 — Ile Maio | A terre Divers (146 - 18h), Insec., roch. calc., fossiles
oil <, È Se A xl \ (Nuit), Poissons, stellerides,
136 CFE Porto Ingles (Maio) nee Roches Jaen hy Cheyne { corallidires, actiniaires, algues
3 5 \ 56) N. 230 32’ W. PR : nee aoe
132 3 mai } 14° a Praia (ile Sa) { Plage _ Divers (gh —ııh.), Stellerides, actiniaires
138 a = 6 = Trémail | (16h. — 20h.), Pagrus, Trigla
a, \ 140 52 N. | 230 35’ WwW. ) Sura 7: ee 5 ae “a
nee l Sud de Porto Praïa \ Be Filet fin étroit 5 nœuds (22h. — 23h.)
110 4 mai 14° 50’ N. 230 50! W. = — — 1 nœuds (8h. — oh)
a = \ = | 230 59) WoW) Bere —
141 j Entre Santiago’et. Fopo \ 3000, pat de Sondeur Buchanan (11 h. 13 h.)
142 5 mai ( 140152) Ne | DOG? NN )) : en - Tremail.lie \ (Après-midi), Monacanthus,
? UE, ( Ile Fogo, mouillage de San Fillipe | 20 Balgues calc. |Trémail, ligne de fond ( Murena, Trigla
113 Gimai bt = { (5h.30 — 6h. 30), Echinodermes,
are | ; Irene { coralliaires, algues calcaires
( 140 50! N. 240 36’ 30” W: Pan A
aes = ( Fok Entre a et Kan \ 1535 able noir Sondeur Leger 6h.45 — 7h. 45)
ee 14° 50! N. | 240 42 Wo) be + 5 < E
pa anal ! Ile Brava, mouillage de Furna ) aa noir, gravier Ligne de fond | Poissons
146 7 mai _ | Surface Filet fin étroit = | 2 nœuds (22 h. — 22 h. 30)
147 : ( 140 55° N. | 24° 42) 30”. W. ) en Ae à 3 ee Prises | (Sh. 30 — gh. 30) Prises d'eau :
Bm ( Entre Brava et les ilots Seccos \ ite Mt-noirälre, gravier Sondeur Léger d'eau 450, 250, 100, 50, 25, o mètres
LA ( 140 57? N. 240 41’ W. a 3 2 3
tig ( 7 Ilots axe 4 | 1020 Roche Ligne de fond Trigla, Pagrus, Balistes
149 = = Plage a Divers Algues, stellérides, gastéropodes
150 9 mai Ilots Seccos A terre Divers Embryons et poussins de Sula
a eee
(278)
zu
ee 14 Eur, =
un LOCALITE
SDS ON LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913 :
151 9 mai | 150 43’ N. 240 56? W.
160 55? N. 250 22° W.
>. Be er Sud de Santo Antao
a ( r0057 N. | 259 27° W.
ds { Santo Antao (Mouillage de Tarrafal)
154 ea | Ns
(-* 160 5630? No | ete w.
19 PR ( Sud de Santo Antao
156 —- —
157 ı3 mai 170 12’ N. 250 05’ W.
250 08 W.
1e zn Ponta do Sol (Santo Antao)
159 14 mai Santo Antao (rivière du Paül)
160 15 mai 170 16° N: 2530. OF W.
161 16 mai 180 21’ N 250 20° W.
162 _ 180 49 N 250 23’ W.
163 — 19° 47 N. 250 33 W.
164 17 mai 200 56? N 250 50° W;
165 — 210 18 N 26° 12’ W.
166 a 220 04’ N 260 24 W.
167 ı8 mai 230 T2, N 260 43’ Wr
168 — 230 43 N 260 55’ W.
169 — 240 45’ N 270.19) W.
170 19 mai 260 14 N 270 38’ W.
171 — 260 31’ N 280 - W.
122 — 270 20° N 280 21’ W.
173 20 mai 280 40° N 29° 06° W.
174 — 280 56’ N 29° 19’ W.
175 — 29° 45’ N 30° 04’ W.
176 21 mal 310 32% N 300 32’ W.
199 — 310 44 N. 300 27° W.
a ee N Ne Se On eel
PROFONDEUR
en à
MÈTRES.
Surface
10-20.
Eau douc
altitude ; 1!
Surface
—
Di
4
Roche
Pierres
ible, gravier, roche
m...
U
_ Sable vaseux
PROCÉDÉ
de
RÉCOLTE
Filet fin étroit
Divers
Ligne de fond
Sondeur Léger
Filet Richard
Filet fin étroit
Ligne de Fond
Main
Filet fin étroit
ÉCHANTILLONS
D'EAU
Eau surf.
OBSERVATIONS
3 nœuds (20 h. — 20h. 30)
4
(12h. — 12h. 30)
Algues d’eau douce, insectes aquat.
e
Pagrus, Trigla, Murcena
(8 h. — 9h.)
(gh. 30 — 11h. 30), ptérop., copép.
5
Poissons
(12h. — 12h. 30)
Crustacés décapodes
4 nœuds (20h.
COMENT | ey Moy TON 965) son Re) Mo), en dS ny = iy he ON)
(8 h.
(12h.
(20 h.
(Sh.
(12h
(20 h.
(8 h.
(rah:
(20 h.
(8h.
(2:
(20h
(8 h.
(12h.
(20 h.
(8 h.
(200
20 h. 30)
8 h. 30)
12H30)
20 h. 30)
8 h. 30)
12 h90)
20 h. 30)
8 h. 30)
12 h. 30}
20 h. 30)
8 h. 30)
12 h. 30).
20 h. 30)
8 h. 30)
ho)
20 h. 30)
8 h. 30)
12 ly. 30)
> LOCALITÉ PROFONDEIM PROCEDE 2.
UD wae SS ta ATURE ou FOND „de = 5 OBSERVATIONS
TON LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES BESSERE Sn
151 9 mai 150 43° N. aie 56° W. Surface Filet fin etroit 3 nœuds (20h. — 20h. 30) |
152 10 mai N «Go 55 Sud DE es > \ = = 4 — (12h. — 12h. 3o)
153 — } A Ne | À terre Divers Algues d’eau douce, insectes aquat,
A _ af 10-40 Je, gravier, roche Ligne de fond Pagrus, Trigla, Murena
155 11 mai (1658 ch N: Je soe N 1390 Sable vaseux Sondeur Leger (8 h. — gh.)
156 = _ 0-470 Filet Richard Bau surf. | (gh. 30— 11h. 30), ptérop., copep.
157 13 mai 179 12’ N. 250 05’ Wie Surface Filet fin étroit = 5 — (12h. — 12h. 30)
158 = \ ponta do Sol iSentovanteo)) | oma Recke mise ee Pen | Poissons
459 14 mai Santo Antao (rivière du Paül) AR Pierres Main Crustacés decapodes
160 mai 170 16' N. 250 o1’ W. Surface Filet fin étroit 4 nœuds (20 h. — 20h. 30)
161 16 mai 180 21’ N. 250 20' W. _ _ aos (8h. — 8h; 30)
162 = 180 49) N. 250 23 VW. = = — 7 — (12h. — 12h. 30)
163 = 19° 47’ N. 250 33’ Vz — = | 7 — (20h. — 20h. 30)
164 17 mai 200 56! N. 250 So! | W. = = 6 — (8h.— 8h.30
165 = 210 18) N. 260 12’ W = = | DR — yh, Sh)
166 = 220 04° N. 260 24! WwW = = — 4 — (20h. — 20h. 30
167 18 mai 230 12’ N. 260 43 W. = = — | De seh)
168 = 230 43 N. 260 55’ W a = | 9 — (12h. — 12h. 30)
169 _ 240 45! N. 270 137 WwW = = _ 9 — (20h. — 20h. 30
170 19 mai 260 14! N. 27° 38 W = == —_ | 6 — (8h. — 8h. 30
171 _ 260 31’ N. 280 W. — = 8 — (12h. — 12h. 30)
172 = 27° 20! N. 280 21’ W = _ = | 9 — (20h. — 20h. 30)
178 20 mai 280 40! N. 29° 06’ W = — | 9 — (8h. — 8h30
174 — 280 56’ N. 290 19’ W Fi = — | 8 — (12h. — 12h. %
175 _ 29° 45’ N. 30° 04° W = = | 7 — (20h. — 20h. 30)
176 21 mai 310 12” N. 300 32? W. = = = || 9 — (8h. — 8h. 30
177 = 310 44 N. 300 27! W = — 3 — (ein = eût |
NUMÉRO LOCRETIE. MS
de. de DATE a
= STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich)
1913 |
. 158 21 mai 320, 38 Ni 300 17 W. fa e
179 22 mai 330 43 N. 209 21’ W. 1
180 — 34° 07 N. 29° 19’ W, | ;
181 — 34.32 N. 280 54.3. Mi
182 23 mai 350 09’ N. 280 19 W. 4
183 = 350 29’ N. 270 50° W. 4
184 a 350 58 N. 270 20? W. 4
185 24 mai 36° 20’ N. 270 OL W, |
186 — 370 22’ N. 260 15’ W.
187 — 370 29’ N. 260 05’ W.
188 26 mai 370 39 N. 230.28’ W.
189 27 mal 370 45 N. 250 05? W.
190 = 370 53 N 240 41° W.
191 =. 380 27’ N. 230.37 Ww.
192 28 mai 39° 05’ N. 220.29 W.
193 == 39° o1” N. 22070. Ne
194 = 390 22° ING 210 36’ W.
1935 | 29 mal 40° 03’ N. 200 28 W.
196 30 mai 420 13° N. 140 50’ W.
197 31 mai 449 43’ N. 120 16° W.
198 — 450 18 N 100 32’ W.
199 er juin 45° 49’ N 80 14’ W.
200 — 46° 19? N° 80 12’ W.
201 — 46° 10? N. 70 24 W.
20? 2 juin 46° 197 N 6° 36? W.
203 — 460 20’ N. 6° 01’ W.
204 — 47° 04’ N. 4° 51 W.
205 3 juin ae Cree Gon et ene te
|
de
PROCÉDÉ
~ RÉCOLTE
Filet fin etroit
Filet fin etroit,
haveneau
Filet fin étroit
Filet fin étroit,
haveneau
Filet fin étroit
Filet fin élroit,
haveneau
Filet fin etroit
D’EAU
ECHANTILLONS
Eau surf.
OBSERVATIONS | +
4
8,5
5
3”
6
5
5
5
nœuds (21 h.
— (8 h.
(21 h.
(8 h.
— (12h.
(Pre
nd te
(12h.
— 21 h. 30)
8 h. 30)
-- 12 h. 30)
— 21 h. 30)
8 h. 30)
12 h. 30)
21.030)
— 8h. 30)
7 nœuds (18h.), Thynnus alalonga,
(
(
8
3,5
6
(
(
II
II
6
5
6
2
7
nœuds (21h. — 21h. 30)
— - (21h. == 27.030)
— (8h. — 8h. 30)
12h04 1 2she 00)
Meduses, salpes |
nœuds (21 h. — 21h. 30)
— (8h. — 8h. 30)
— (12.4. — 12.0830)
— (20 h. 30 — 2rh.)
= (8h. — 8h. 30)
— (12h. — 12h. 30)
— (12h. — 12h. 30)
— (20 h. 30° s2rch,)
— (8h. — 8h. 3o)
— (12h. — 12h. 30)
— (20h. 30 — 21h.)
— (8h. — 8h. 30)
5 nœuds (12 h. — 12 h. 30), Béroë
— (20h. 30 — 21h.)
— (6h. 30 — 7h.)
4
amphipodes, isopodes
(278)
NUMERO
de
STATION
DATE
LATITUDE
LOCALITE
Sr 2
——
LONGITUDE (Greenwich)
PROFONDEUR
en
MÈTRES
26 mai
27 mai
Entre Groix et Lorient
222
re ee pet
300 17" W
290 21° W
290 19° W
280 54 W.
280 19) W
270 50° W
270 20’ W
2770 W
260 15? W
260 05! W
250 28? W
250 05? W
240 41° W
230 31’
210 36°
200 28?
140 50° W
120 16) W
100 32? W
8o 14 W
So 12’ W
4° 51
30 25’
Surface
PROCEDE
de
RECOLTE
Filet fin étroit
|
Filet fin étroit, havensau
Filet fin étroit
Filet fin étroit, haveneau
Filet fin étroit
Filet fin étroit, haveneau
Filet fin étroit
Eau surf.
(
4 noeuds (21 h. — 21h, 30)
8,5 — (8h. — 8h, 30)
5 — (12h. — 12h, 30)
35 — (ath, — arh. 30)
6 — (8h. — 8h. 30)
3 = (ain = rain, 30)
5 — (ath. — arh, 3o}
35 — (8h. — Sh. 30)
( 7 nœuds (18h.), Thynnus taten
amphipodes, isopodes
8 noeuds (21 h. — 21h. 30)
35 — (erh. — 21h. 30)
6 — (8h. — 8h. 30)
He kein == 12 h. 30)
Meduses, salpes
8,5 nœuds (2ı h. — 21h. 30)
5 — (8h. — 8h. 30)
5 — (12h, — 12h. 30)
4 — (20h. 30 — 2rh.)
10 — (8h. — 8h. 30)
8 — (12h. — 12h. 30)
Ir — (12h. — ı2h. 30)
I1 — (20h. 30 — 21h.)
6 — (8h. — 8h. 30)
5 — (12h. — 12h. 30)
6 — (20h, 30 — 21h)
2 — (8h. — 8h. 30)
5 nœuds (12 h. — 12 h. 30), Béroë
7 — (20h. 30 — 21h.)
4 — (6h.30 — 7h.)
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278. “can tee du Sylvana (fevrier-juin 1913). Mission ComteJean
Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander, Lis
Berlin et chez M. Le poe 174-176, De as Saint Ca
‘a Paris.
Les numéros du Bulletin se vendent séparément, aux prix à
Suivants et franco : | . LT EE
| Carlstrasse, a
Nes Fr.
261. — Notice préliminaire sur Cros Pe nom
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres —
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À S. rs Minera.
! Prince de Monaco, par Louis ROULE............,..40.. 1».
_262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant ne
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de ‘a CYR Ai 8
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, LC Bi:
SR Ed. GHEVREUK.9 ss. 6 40 nn ee Re RES
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diver Si- ie
. color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Me VOR ar!
APE Florence PEEBLES, Ph. ch ee Selo PR RE TE
-.. 264. — Crustacés commensaux PAU de la baie de Concarneau, REA
: parle Dt Jules GUIART, 22% Zu... 2 ln ois ale meas PE a tn
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. Rn
= (Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET...... I » :
266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREgIN:........4.... DB
267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, Tape Pr
Directeur de la Station Biologique de Roscoft... .. N Neue
268. — Vingt-cinquième campagne scientifique { Hirondelle I), 1. 4"
: Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO.......... © 90: ae
26g. — Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de l’Aplidium |
lacteum Huitf., Synäscidie arctique et subarctique, DAT En ter
Ernest BRÉMENT Lee. ANR a
270. — Quatrième note led sur les PoLYCHETES provenant 5 Bir
| des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alic, 11
ou déposées dans le Musée Océanographique de Menace, Sane
D AA par Pierre YFauveL.. 1.1. RS PONS
271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts des. as. er à
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques BASE
. (Première note préliminaire), par Henri MArcELET ...... 1 50
272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles dest nr ae
et Côtes de France. La Méditerranée’: ‘de, Cerbére-a Lem 7,
bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Jousin.... 2 50
a - A note on some Myxosporidia collected at Monaco. Bye, Wels
Ir N. PRINGLE JAMESONG 6. cite ols want nee ee One
x 274. — Campagne Scientifique de l’'Hirondelle IT (1913), Listesdesy. 1
{ Stations (AVEC UNE CARTE)....he.ssssessecseoseresessenes ED
. 275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes recueillis u
cours ‚des Croisiéres de. SAS. le Prince de’Menace. terres
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s.p., par L. Jousn, 1 » —
276. — Recherches Biologiques sur le Plankton (Deuxième note), ==
par Maurice ROSE... | ÿ
277. — Quelques expériences sur la croissance des algues marines.
à Roscoff (Note préliminaire), par M” Paul LEMOINE ....
de Polignac, Louis Gain. Liste des Dai par Le Gain.
MONACO. — IMPR. DE MONACO.
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